Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חֲדָא מִינַּיְיהוּ רַב פָּפָּא אַמְרַהּ.L'une d'entre elles, c'est Rav Pappa qui l'a dite, et non Abayé.
- רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל הֶעָתִיד לָבֹא. תָּנוּ רַבָּנַן: ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – אֵין לִי אֶלָּא דְּבָרִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן הֲרָעָה וַהֲטָבָה; שֶׁאֵין בָּהֶן הֲרָעָה וַהֲטָבָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אוֹ נֶפֶשׁ כִּי תִשָּׁבַע לְבַטֵּא בִשְׂפָתַיִם״.La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné : Rabbi Ichmaël dit : on n'est passible que pour un serment portant sur ce qui est à venir. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) à propos de la chevouat bitouï (serment sur une parole énoncée) : du verset « pour faire du mal ou pour faire du bien » (Lévitique 5, 4), je n'ai appris que les choses qui comportent un mal ou un bien ; pour celles qui ne comportent ni mal ni bien, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « Ou si une personne jure en énonçant de ses lèvres », ce qui inclut toute autre chose.
- אֵין לִי אֶלָּא לְהַבָּא, לְשֶׁעָבַר מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְכֹל אֲשֶׁר יְבַטֵּא הָאָדָם בִּשְׁבֻעָה״. דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – לְהַבָּא.Je n'ai encore appris que pour l'avenir ; pour le passé, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « en tout ce que l'homme énoncera par un serment » (Lévitique 5, 4). Telles sont les paroles de Rabbi Akiva. Rabbi Ichmaël dit : « pour faire du mal ou pour faire du bien » désigne exclusivement l'avenir.
- אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: אִם כֵּן, אֵין לִי אֶלָּא דְּבָרִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן הֲטָבָה וְהָרָעָה, דְּבָרִים שֶׁאֵין בָּהֶן הֲרָעָה וַהֲטָבָה מִנַּיִן? אָמַר לוֹ: מֵרִבּוּי הַכָּתוּב. אָמַר לוֹ: אִם רִיבָּה הַכָּתוּב לְכָךְ, רִיבָּה הַכָּתוּב לְכָךְ!Rabbi Akiva lui dit : s'il en est ainsi, je n'ai appris que les choses qui comportent un bien ou un mal ; les choses qui ne comportent ni mal ni bien, d'où les savons-nous ? Rabbi Ichmaël lui dit : nous les savons de l'extension du verset. Il lui dit : si le verset a étendu pour cela, aux choses sans mal ni bien, alors le verset a étendu pour cela aussi, aux serments sur le passé !
- שַׁפִּיר קָא אָמַר לֵיהּ רַבִּי עֲקִיבָא לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל!La Guemara s'étonne : c'est bien ce que Rabbi Akiva a dit à Rabbi Ichmaël ! Pourquoi Rabbi Ichmaël ne se range-t-il pas à cet argument ?
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל – שֶׁשִּׁימֵּשׁ אֶת רַבִּי נְחוּנְיָא בֶּן הַקָּנָה, שֶׁהָיָה דּוֹרֵשׁ אֶת כָּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ בִּכְלָל וּפְרָט – אִיהוּ נָמֵי דּוֹרֵשׁ בִּכְלָל וּפְרָט. רַבִּי עֲקִיבָא – שֶׁשִּׁימֵּשׁ אֶת נַחוּם אִישׁ גַּם זוֹ, שֶׁהָיָה דּוֹרֵשׁ אֶת כָּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ בְּרִיבָּה וּמִיעֵט – אִיהוּ נָמֵי דּוֹרֵשׁ רִיבָּה וּמִיעֵט.Rabbi Yo'hanan a dit : Rabbi Ichmaël, qui a servi comme disciple Rabbi Ne'hounia ben HaKana, lequel interprétait toute la Torah entière selon le principe du kelal ouferat (une généralité et un détail), lui aussi interprète selon le kelal ouferat. Rabbi Akiva, qui a servi Na'houm Ich Gam Zo, lequel interprétait toute la Torah entière selon le principe du ribouï oumi'out (une extension et une restriction), lui aussi interprète selon l'extension et la restriction.
- מַאי רַבִּי עֲקִיבָא דְּדָרֵישׁ רִיבּוּיֵי וּמִיעוּטֵי? דְּתַנְיָא: ״אוֹ נֶפֶשׁ כִּי תִשָּׁבַע״ – רִיבָּה, ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – מִיעֵט, ״לְכֹל אֲשֶׁר יְבַטֵּא הָאָדָם״ – חָזַר וְרִיבָּה; רִיבָּה וּמִיעֵט וְרִיבָּה – רִיבָּה הַכֹּל.Quelle est l'interprétation par laquelle Rabbi Akiva applique extensions et restrictions ici ? Car il a été enseigné dans une baraïta : « Ou si une personne jure » : le verset a étendu ; « pour faire du mal ou pour faire du bien » : il a restreint ; « en tout ce que l'homme énoncera » : il a de nouveau étendu. Il a étendu, restreint et étendu : il a étendu à tout, sauf ce qu'exclut la restriction.
- מַאי רִיבָּה? רִיבָּה כֹּל מִילֵּי, וּמַאי מִיעֵט? מִיעֵט דְּבַר מִצְוָה.Qu'a-t-il étendu ? Il a étendu à toutes les choses sur lesquelles on peut jurer. Et qu'a-t-il restreint ? Il a exclu le serment portant sur une chose de mitsva (commandement).
- וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל דָּרֵישׁ כְּלָל וּפְרָט: ״אוֹ נֶפֶשׁ כִּי תִשָּׁבַע לְבַטֵּא בִשְׂפָתַיִם״ – כְּלָל, ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – פְּרָט, ״לְכֹל אֲשֶׁר יְבַטֵּא הָאָדָם״ – חָזַר וְכָלַל; כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל – אִי אַתָּה דָן אֶלָּא כְעֵין הַפְּרָט; מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ – לְהַבָּא, אַף כֹּל לְהַבָּא.Et Rabbi Ichmaël interprète selon le kelal ouferat : « Ou si une personne jure en énonçant de ses lèvres » est une généralité ; « pour faire du mal ou pour faire du bien » est un détail ; « en tout ce que l'homme énoncera » : le verset a de nouveau généralisé. Une généralité, un détail et une généralité : tu ne peux déduire que ce qui est semblable au détail. De même que le détail explicite porte sur l'avenir, de même tout serment concerné doit porter sur l'avenir.
- אַהֲנִי כְּלָלָא, לְאֵתוֹיֵי אֲפִילּוּ דְּבָרִים שֶׁאֵין בָּהֶן הֲרָעָה וַהֲטָבָה לְהַבָּא; אַהֲנִי פְּרָטָא, לְמַעוֹטֵי אֲפִילּוּ דְּבָרִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן הֲרָעָה וַהֲטָבָה לְשֶׁעָבַר.La généralité a eu son effet : inclure même les choses qui ne comportent ni mal ni bien, lorsqu'elles portent sur l'avenir ; le détail a eu son effet : exclure même les choses qui comportent un mal ou un bien, lorsqu'elles portent sur le passé.
- אֵיפוֹךְ אֲנָא!La Guemara objecte : j'inverse, moi ! Disons que la généralité inclut le passé et que le détail exclut les choses sans mal ni bien.
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק: דּוּמְיָא דִּ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ – מִי שֶׁאִיסּוּרוֹ מִשּׁוּם ״בַּל יַחֵל דְּבָרוֹ״; יָצָאתָה זוֹ, שֶׁאֵין אִיסּוּרוֹ מִשּׁוּם ״בַּל יַחֵל דְּבָרוֹ״, אֶלָּא מִשּׁוּם ״בַּל תְּשַׁקְּרוּ״.Rabbi Its'hak a dit : le serment doit être semblable à « pour faire du mal ou pour faire du bien » : il s'agit de celui dont l'interdit vient de « il ne profanera pas sa parole » (Nombres 30, 3), puisqu'un serment sur l'avenir peut être tenu ou rompu ; est exclu celui dont l'interdit ne vient pas de « il ne profanera pas sa parole », mais de « vous ne mentirez pas » (Lévitique 19, 11), c'est-à-dire le serment sur le passé.
- רַב יִצְחָק בַּר אָבִין אָמַר, אָמַר קְרָא: ״אוֹ נֶפֶשׁ כִּי תִשָּׁבַע לְבַטֵּא בִשְׂפָתַיִם״ – מִי שֶׁהַשְּׁבוּעָה קוֹדֶמֶת לַבִּיטּוּי, וְלֹא שֶׁהַבִּיטּוּי קוֹדֶמֶת לַשְּׁבוּעָה; יָצָא זֶה ״אָכַלְתִּי״ וְ״לֹא אָכַלְתִּי״, שֶׁהַמַּעֲשֶׂה קוֹדֵם לַשְּׁבוּעָה.Rav Its'hak bar Avin a dit : le verset dit : « Ou si une personne jure en énonçant de ses lèvres », ce qui vise celui dont le serment précède l'énoncé, c'est-à-dire l'acte visé par ce qu'il énonce, et non celui dont l'énoncé précède le serment. Est exclu ce cas : « j'ai mangé » ou « je n'ai pas mangé », où l'acte précède le serment.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״הָאָדָם בִּשְׁבוּעָה״ – פְּרָט לְאָנוּס. ״וְנֶעְלַם״ – פְּרָט לְמֵזִיד.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « l'homme par un serment » (Lévitique 5, 4) : à l'exclusion de la personne contrainte par les circonstances ; « et que cela lui ait été caché » : à l'exclusion de celui qui agit délibérément.
- ״מִמֶּנּוּ״ – שֶׁנִּתְעַלְּמָה מִמֶּנּוּ שְׁבוּעָה. יָכוֹל שֶׁנִּתְעַלְּמָה מִמֶּנּוּ חֵפֶץ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בִּשְׁבוּעָה וְנֶעְלַם״ – עַל הֶעְלֵם שְׁבוּעָה הוּא חַיָּיב, וְאֵינוֹ חַיָּיב עַל הֶעְלֵם חֵפֶץ.« À lui » : cela enseigne qu'est visé celui à qui le serment a été caché, qui l'a oublié. On pourrait penser qu'il en va de même de celui à qui l'objet du serment a été caché ? Le verset dit : « par un serment, et que cela ait été caché » : pour l'oubli du serment il est passible, et il n'est pas passible pour l'oubli de l'objet.
- אָמַר מָר: ״הָאָדָם בִּשְׁבוּעָה״ – פְּרָט לְאָנוּס. הֵיכִי דָּמֵי?Le Maître a dit : « l'homme par un serment » : à l'exclusion de la personne contrainte. Quel est le cas ?
- כִּדְרַב כָּהֲנָא וְרַב אַסִּי, כִּי הֲווֹ קָיְימִי מִקַּמֵּי דְּרַב, מָר אֲמַר: שְׁבוּעֲתָא דְּהָכִי אֲמַר רַב, וּמָר אָמַר: שְׁבוּעֲתָא דְּהָכִי אֲמַר רַב. כִּי אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַב, אֲמַר כְּחַד מִינַּיְיהוּ. אֲמַר לֵיהּ אִידַּךְ: וַאֲנָא בְּשִׁיקְרָא אִישְׁתְּבַעִי?!Comme Rav Ka'hana et Rav Assi : lorsqu'ils se levaient de devant Rav, à la fin de la leçon, l'un disait : « Serment que Rav a dit ainsi ! », et l'autre disait : « Serment que Rav a dit ainsi ! » Lorsqu'ils sont venus devant Rav, il a parlé comme l'un d'eux. L'autre lui a dit : « Et moi, ai-je donc juré un mensonge ?! »
- אֲמַר לֵיהּ: לִבָּךְ אֲנָסָךְ.Il lui a dit : « Ton cœur t'a contraint. » Tu étais persuadé de dire la vérité : ce n'est pas un faux serment.
- ״וְנֶעְלַם מִמֶּנּוּ״ – שֶׁנִּתְעַלֵּם מִמֶּנּוּ שְׁבוּעָה. יָכוֹל שֶׁנִּתְעַלֵּם מִמֶּנּוּ חֵפֶץ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״בִּשְׁבוּעָה וְנֶעְלַם מִמֶּנּוּ״ – עַל הֶעְלֵם שְׁבוּעָה הוּא חַיָּיב, וְאֵינוֹ חַיָּיב עַל הֶעְלֵם חֵפֶץ.La baraïta a enseigné : « et que cela lui ait été caché » : celui à qui le serment a été caché. On pourrait penser qu'il en va de même de celui à qui l'objet a été caché ? Le verset dit : « par un serment, et que cela lui ait été caché » : pour l'oubli du serment il est passible, et il n'est pas passible pour l'oubli de l'objet.
- מַחֲכוּ עֲלֵיהּ בְּמַעְרְבָא: בִּשְׁלָמָא שְׁבוּעָה – מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בְּלָא חֵפֶץ, כְּגוֹן דְּאָמַר: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל פַּת חִטִּין״, וּכְסָבוּר ״שֶׁאוֹכַל״ קָאָמַר – דִּשְׁבוּעֲתֵיהּ אִינְּשִׁי, חֶפְצָא דְּכִיר; אֶלָּא חֵפֶץ בְּלֹא שְׁבוּעָה, הֵיכִי דָּמֵי?On en riait en Occident (en Erets Israël) : certes, le cas d'oubli du serment se rencontre sans oubli de l'objet, par exemple s'il a dit : « Serment que je ne mangerai pas de pain de blé », et a cru avoir dit « que je mangerai » : il a oublié son serment et se souvient de l'objet. Mais l'oubli de l'objet sans oubli du serment, quel en est le cas ?
- כְּגוֹן דְּאָמַר: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל פַּת חִטִּין״, וּכְסָבוּר ״שֶׁל שְׂעוֹרִים״ קָאָמַר – דִּשְׁבוּעֲתֵיהּ דְּכִיר לֵיהּ, חֶפְצָא אִינְּשִׁי. כֵּיוָן דְּחֶפְצָא אִינְּשִׁי לְהוּ, הַיְינוּ הֶעְלֵם שְׁבוּעָה!On pourrait proposer : par exemple s'il a dit : « Serment que je ne mangerai pas de pain de blé », et a cru avoir dit « de pain d'orge » : il se souvient de son serment et a oublié l'objet. Mais on rejette cela : puisqu'il a oublié l'objet, c'est bien un oubli du serment !
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: דָּא וְדָא אַחַת הִיא.Mais Rabbi Elazar a dit : l'oubli de l'un et de l'autre, c'est une seule et même chose.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: אַלְמָא חֵפֶץ בְּלֹא שְׁבוּעָה לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? וְהָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ – כְּגוֹן דְּאָמַר ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל פַּת חִטִּין״, וְהוֹשִׁיט יָדוֹ לַסַּל לִיטּוֹל פַּת שְׂעוֹרִין; וְעָלְתָה בְּיָדוֹ שֶׁל חִטִּין, וּכְסָבוּר שְׂעוֹרִים הִיא וַאֲכָלָהּ; דִּשְׁבוּעֲתֵיהּ דְּכִיר לֵיהּ, חֶפְצָא הוּא דְּלָא יָדַע לֵיהּ!Rav Yossef a objecté : ainsi, l'oubli de l'objet sans oubli du serment ne se rencontrerait pas ? Mais il se rencontre : par exemple s'il a dit : « Serment que je ne mangerai pas de pain de blé », a tendu la main vers le panier pour prendre du pain d'orge, qu'il en a remonté du pain de blé, qu'il l'a cru d'orge et l'a mangé : il se souvient de son serment, et c'est l'objet qu'il n'a pas reconnu !
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: כְּלוּם מְחַיְּיבַתְּ לֵיהּ קׇרְבָּן – אֶלָּא אַמַּאי דִּתְפִיס בִּידֵיהּ; הֶעְלֵם שְׁבוּעָה הוּא!Abayé lui a dit : ne le rends-tu pas passible d'un sacrifice uniquement pour ce qu'il tient en main ? Or, à l'égard de ce pain, il croit qu'il n'est pas interdit : c'est un oubli du serment !
- לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא – אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: סוֹף סוֹף, קׇרְבָּן דְּקָא מַיְיתֵי עֲלַהּ דְּהַאי פַּת מִיהַת, הֶעְלֵם שְׁבוּעָה הוּא!Autre version : Abayé a dit à Rav Yossef : en fin de compte, le sacrifice qu'il apporte pour ce pain-ci, en tout cas, est dû à un oubli du serment !
- וְרַב יוֹסֵף אָמַר לָךְ: כֵּיוָן דְּכִי יָדַע לֵיהּ דְּחִטִּין הוּא – פָּרֵישׁ מִינֵּיהּ, הֶעְלֵם חֵפֶץ הוּא.Et Rav Yossef te dira : puisque, s'il savait que c'est du blé, il s'en abstiendrait, c'est un oubli de l'objet.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: הֶעְלֵם זֶה וְזֶה בְּיָדוֹ, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: הֲרֵי הֶעְלֵם שְׁבוּעָה בְּיָדוֹ, וְחַיָּיב. אַדְּרַבָּה, הֲרֵי הֶעְלֵם חֵפֶץ בְּיָדוֹ, וּפָטוּר!Rava a demandé à Rav Na'hman : en cas d'oubli de l'un et de l'autre, du serment et de l'objet, qu'en est-il ? Il lui a dit : voici qu'il a en main l'oubli du serment, et il est passible. Au contraire, voici qu'il a en main l'oubli de l'objet, et il est exempt !
- אָמַר רַב אָשֵׁי: חָזֵינַן; אִי מֵחֲמַת שְׁבוּעָה קָא פָרֵישׁ – הֲרֵי הֶעְלֵם שְׁבוּעָה בְּיָדוֹ, וְחַיָּיב; אִי מֵחֲמַת חֵפֶץ קָא פָרֵישׁ – הֲרֵי הֶעְלֵם חֵפֶץ בְּיָדוֹ, וּפָטוּר.Rav Achi a dit : nous regardons : si c'est à cause du serment qu'il s'abstient lorsqu'on le lui rappelle, voici qu'il a en main l'oubli du serment, et il est passible ; si c'est à cause de l'objet qu'il s'abstient, voici qu'il a en main l'oubli de l'objet, et il est exempt.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: כְּלוּם פָּרֵישׁ מִשְּׁבוּעָה – אֶלָּא מִשּׁוּם חֵפֶץ! כְּלוּם פָּרֵישׁ מֵחֵפֶץ – אֶלָּא מִשּׁוּם שְׁבוּעָה! אֶלָּא לָא שְׁנָא.Ravina a dit à Rav Achi : s'abstient-il du serment autrement qu'à cause de l'objet ? S'abstient-il de l'objet autrement qu'à cause du serment ? Il n'y a donc pas de différence.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן:Rava a demandé à Rav Na'hman :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.