Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא וְרַבָּנַן קָמִיפַּלְגִי? דִּתְנַן: נִשְׁבַּע לְבַטֵּל אֶת הַמִּצְוָה וְלֹא בִּיטֵּל – פָּטוּר. לְקַיֵּים אֶת הַמִּצְוָה וְלֹא קִיֵּים – פָּטוּר. שֶׁהָיָה בַּדִּין שֶׁיְּהֵא חַיָּיב, כְּדִבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָא; דְּאָמַר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָא: וּמָה אִם הָרְשׁוּת, שֶׁאֵינוֹ מוּשְׁבָּע עָלֶיהָ מֵהַר סִינַי – הֲרֵי הוּא חַיָּיב עָלֶיהָ; מִצְוָה, שֶׁמּוּשְׁבָּע עָלֶיהָ מֵהַר סִינַי – אֵינוֹ דִּין שֶׁיְּהֵא חַיָּיב עָלֶיהָ?de Rabbi Yehouda ben Beteira et des Rabbanan (les Sages) qu'ils divergent ? Car nous avons appris dans une Michna (27a) : s'il a juré d'annuler la mitsva (commandement) et ne l'a pas annulée, il est pétour (exempt). S'il a juré d'accomplir la mitsva et ne l'a pas accomplie, il est pétour, alors qu'il serait logique qu'il soit 'hayav (passible), selon les paroles de Rabbi Yehouda ben Beteira. Car Rabbi Yehouda ben Beteira a dit : si pour ce qui est facultatif, à propos de quoi il n'est pas sous serment depuis le mont Sinaï, il en est passible, alors pour une mitsva, à propos de laquelle il est sous serment depuis le mont Sinaï, n'est-il pas logique qu'il en soit passible ?
- אָמְרוּ לוֹ: לֹא; אִם אָמַרְתָּ בִּשְׁבוּעַת הָרְשׁוּת – שֶׁכֵּן עָשָׂה בָּהּ לָאו כְּהֵן; תֹּאמַר בִּשְׁבוּעַת מִצְוָה – שֶׁכֵּן לֹא עָשָׂה בָּהּ לָאו כְּהֵן?!Ils lui ont dit : non ! Si tu le dis du serment facultatif, où la Torah a rendu la forme négative comme la forme positive, le diras-tu du serment de mitsva, où elle n'a pas rendu la forme négative comme la forme positive ?! Car celui qui jure d'annuler une mitsva est exempt.
- נֵימָא רַב דְּאָמַר כְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָא, וּשְׁמוּאֵל דְּאָמַר כְּרַבָּנַן?Dirons-nous que Rav a parlé selon Rabbi Yehouda ben Beteira, qui n'exige pas que le serment existe dans les deux sens, et Chmouel selon les Rabbanan, qui l'exigent ?
- אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָא – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי; הַשְׁתָּא לָאו וָהֵן לָא בָּעֵי, לְהַבָּא וּלְשֶׁעָבַר בָּעֵי?!Selon Rabbi Yehouda ben Beteira, tout le monde est d'accord pour rendre passible : maintenant qu'il n'exige pas la forme négative et positive, exigerait-il l'avenir et le passé ?!
- כִּי פְּלִיגִי – אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן. שְׁמוּאֵל – כְּרַבָּנַן; וְרַב – כִּי לָא מְחַיְּיבִי רַבָּנַן בְּלָאו וָהֵן, דִּכְתִיב ״לְהָרַע אוֹ לְהֵיטִיב״ בְּהֶדְיָא; אֲבָל לְהַבָּא וּלְשֶׁעָבַר, דְּמֵרִיבּוּיָא דִּקְרָאֵי אָתוּ – מְחַיְּיבִי.Ils divergent selon les Rabbanan. Chmouel suit les Rabbanan ; et Rav dit : quand les Rabbanan ne rendent pas passible en l'absence de forme négative et positive, c'est parce qu'il est écrit explicitement : « pour faire du mal ou pour faire du bien » (Lévitique 5, 4) ; mais l'avenir et le passé, qui viennent de l'extension des versets, ils rendent passible même lorsque l'un d'eux manque.
- מֵתִיב רַב הַמְנוּנָא: ״לֹא אָכַלְתִּי הַיּוֹם״ וְ״לֹא הִנַּחְתִּי תְּפִילִּין הַיּוֹם״; ״מַשְׁבִּיעֲךָ אֲנִי״, וְאָמַר ״אָמֵן״ – חַיָּיב. בִּשְׁלָמָא ״לֹא אָכַלְתִּי״ – אִיתֵיהּ בְּ״לֹא אוֹכַל״; אֶלָּא ״לֹא הִנַּחְתִּי״ – מִי אִיתֵיהּ בְּ״לֹא אַנִּיחַ״?!Rav Hamnouna a objecté à Chmouel à partir d'une Michna (29b) : si quelqu'un a dit : « Je n'ai pas mangé aujourd'hui » ou « Je n'ai pas mis de tefilin aujourd'hui », et qu'un autre lui a dit : « Je t'adjure », et qu'il a dit : « Amen », il est 'hayav (passible). Certes, « je n'ai pas mangé » existe sous la forme « je ne mangerai pas » ; mais « je n'ai pas mis », cela existe-t-il sous la forme « je ne mettrai pas » ?! Ce serait jurer d'annuler une mitsva.
- הוּא מוֹתֵיב לַהּ וְהוּא מְפָרֵק לַהּ – לִצְדָדִין קָתָנֵי: ״לֹא אָכַלְתִּי״ – לְקׇרְבָּן, ״לֹא הִנַּחְתִּי״ – לְמַלְקוֹת.C'est lui qui a objecté et c'est lui qui a résolu : le Tanna enseigne selon deux aspects. « Je n'ai pas mangé » concerne le sacrifice ; « je n'ai pas mis » concerne les coups de fouet, qui n'exigent pas que le serment existe pour l'avenir.
- מֵתִיב רָבָא: אֵיזוֹ הִיא שְׁבוּעַת שָׁוְא? נִשְׁבַּע לְשַׁנּוֹת אֶת הַיָּדוּעַ לָאָדָם – וְאָמַר עַל עַמּוּד שֶׁל אֶבֶן שֶׁהוּא בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי, שֶׁהוּא שֶׁל זָהָב. וְאָמַר עוּלָּא: וְהוּא שֶׁנִּיכָּר לִשְׁלֹשָׁה בְּנֵי אָדָם. טַעְמָא דְּנִיכָּר; הָא לֹא נִיכָּר – עוֹבֵר מִשּׁוּם שְׁבוּעַת בִּיטּוּי. וְאַמַּאי? הָא אֵינוֹ בִּ״יהֵא שֶׁל זָהָב״!Rava a objecté à Chmouel : Qu'est-ce qu'un serment vain ? Il a juré de changer ce qui est connu des hommes, et il a dit d'une colonne de pierre, qui se trouve à tel endroit, qu'elle est en or. Et Oula a dit : il faut que ce soit connu de trois personnes. La raison est donc que c'est connu ; si ce n'est pas connu, il transgresse le serment prononcé par les lèvres. Mais pourquoi ? Ce serment n'existe pas sous la forme « qu'elle soit en or » !
- הוּא מוֹתֵיב לַהּ וְהוּא מְפָרֵק לַהּ: נִיכָּר – עוֹבֵר מִשּׁוּם שְׁבוּעַת שָׁוְא, לֹא נִיכָּר – עוֹבֵר מִשּׁוּם שְׁבוּעַת שֶׁקֶר.C'est lui qui a objecté et c'est lui qui a résolu : si c'est connu, il transgresse le serment vain ; si ce n'est pas connu, il transgresse le serment mensonger, passible du fouet s'il est volontaire, mais sans sacrifice, puisqu'il n'existe pas pour l'avenir.
- אָמַר אַבָּיֵי: וּמוֹדֶה רַב בְּאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״שְׁבוּעָה שֶׁאֲנִי יוֹדֵעַ לְךָ עֵדוּת״, וְאִשְׁתְּכַח דְּלָא יְדַע לֵיהּ – דְּפָטוּר, הוֹאִיל וְלֵיתֵיהּ בִּכְלַל ״שֶׁאֵינִי יוֹדֵעַ לְךָ עֵדוּת״.Abayé a dit : Et Rav reconnaît, pour celui qui dit à son prochain : « Serment que je connais pour toi un témoignage », et il s'avère qu'il n'en connaissait pas pour lui, qu'il est pétour (exempt) du sacrifice pour le serment prononcé par les lèvres, puisque ce serment n'est pas inclus sous la forme « que je ne connais pas pour toi de témoignage » : celle-ci relève du serment de témoignage, et non du serment prononcé par les lèvres.
- ״יָדַעְתִּי״ וְ״לֹא יָדַעְתִּי״ – מַחְלוֹקֶת. ״הֵעַדְתִּי״ וְ״לֹא הֵעַדְתִּי״ – מַחְלוֹקֶת.Mais pour « j'ai su » ou « je n'ai pas su » un témoignage, il y a machlokèt (divergence) entre Rav et Chmouel. De même pour « j'ai témoigné » ou « je n'ai pas témoigné », il y a machlokèt.
- בִּשְׁלָמָא לִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר: מִילְּתָא דְּלֵיתֵיהּ בִּלְהַבָּא לָא מְחַיֵּיב עֲלֵיהּ לְשֶׁעָבַר; לְהָכִי אַפְּקַהּ רַחֲמָנָא לִשְׁבוּעַת עֵדוּת מִכְּלַל שְׁבוּעַת בִּיטּוּי. אֶלָּא לְרַב, לְמַאי הִלְכְתָא אַפְּקַהּ רַחֲמָנָא?Certes selon Chmouel, qui dit : une chose qui n'existe pas pour l'avenir, on n'en est pas passible pour le passé ; c'est pour cela que le Miséricordieux a fait sortir le serment de témoignage de l'ensemble du serment prononcé par les lèvres, en lui consacrant un verset. Mais selon Rav, pour quelle halakha le Miséricordieux l'a-t-il fait sortir ? Car il y serait déjà inclus.
- אַמְרוּהָ רַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּאַבָּיֵי: לְאִיחַיּוֹבֵי עֲלַיהּ תַּרְתֵּי.Les Sages l'ont dit devant Abayé : c'est pour le rendre passible de deux sacrifices, l'un pour le serment prononcé par les lèvres, l'autre pour le serment de témoignage.
- אֲמַר לְהוּ: תַּרְתֵּי לָא מָצִיתוּ אָמְרִיתוּ, דְּתַנְיָא: לְאַחַת מֵאֵלֶּה – לְאַחַת אַתָּה מְחַיְּיבוֹ, וְאִי אַתָּה מְחַיְּיבוֹ שְׁתַּיִם!Il leur a dit : vous ne pouvez pas dire deux, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « de l'une de ces choses » (Lévitique 5, 5) : pour une seule, tu le rends passible, et tu ne le rends pas passible de deux !
- וּלְאַבָּיֵי, לְמַאי הִלְכְתָא אַפְּקָיהּ רַחֲמָנָא?Et selon Abayé, pour quelle halakha le Miséricordieux l'a-t-il fait sortir ?
- לְכִדְתַנְיָא: בְּכוּלָּן נֶאֱמַר ״וְנֶעֱלַם״, וְכָאן לֹא נֶאֱמַר ״וְנֶעְלַם״; לְחַיֵּיב עַל הַמֵּזִיד כַּשּׁוֹגֵג.Pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : Pour tous les autres, il est dit « et cela lui a été caché » (Lévitique 5, 2-4), et ici il n'est pas dit « et cela lui a été caché » : c'est pour rendre passible pour l'acte volontaire comme pour l'inadvertance.
- אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְאַבָּיֵי: אֵימָא בְּמֵזִיד מִיחַיַּיב חֲדָא, בְּשׁוֹגֵג מִיחַיַּיב תַּרְתֵּי!Les Sages ont dit à Abayé : dis donc que pour le volontaire il est passible d'un sacrifice, et pour l'inadvertance il est passible de deux !
- אֲמַר לְהוּ: לָאו הַיְינוּ דַּאֲמַרִי – ״לְאַחַת״, אַחַת אַתָּה מְחַיְּיבוֹ וְאִי אַתָּה מְחַיְּיבוֹ שְׁתַּיִם; וְאִי בְּמֵזִיד, מִי אִיכָּא תַּרְתֵּי?Il leur a dit : n'est-ce pas ce que j'ai dit : « de l'une » : pour une seule tu le rends passible, et tu ne le rends pas passible de deux. Et si c'est pour le volontaire, y a-t-il là deux ? Puisque le serment prononcé par les lèvres volontaire ne comporte pas de sacrifice, le verset ne peut viser que l'inadvertance.
- רָבָא אָמַר: מִשּׁוּם דְּהָוֵה דָּבָר שֶׁבַּכְּלָל וְיָצָא לִידּוֹן בְּדָבָר הֶחָדָשׁ – אֵין לְךָ בּוֹ אֶלָּא חִידּוּשׁוֹ בִּלְבַד.Rava a dit : il n'y a pas besoin de verset pour cela : parce que c'est une chose qui était incluse dans un ensemble et qui en est sortie pour être jugée selon un élément nouveau ; tu n'as pour elle que sa nouveauté seule : le serment de témoignage n'est donc plus du tout soumis à la règle du serment prononcé par les lèvres.
- מִכְּלַל דְּאַבָּיֵי סָבַר: אִיתַהּ לִשְׁבוּעָה בָּעוֹלָם?!On en déduit qu'Abayé pense que le serment existe de façon générale ?! C'est-à-dire que le nom de serment prononcé par les lèvres demeure pour le serment de témoignage.
- וְהָאָמַר אַבָּיֵי: מוֹדֶה רַב בְּאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״שְׁבוּעָה שֶׁאֲנִי יוֹדֵעַ לָךְ עֵדוּת״, וְאִשְׁתְּכַח דְּלָא יְדַע לֵיהּ – דְּפָטוּר, הוֹאִיל וְלֵיתֵיהּ בְּאֵינִי יוֹדֵעַ לָךְ עֵדוּת!Mais Abayé n'a-t-il pas dit : Rav reconnaît, pour celui qui dit à son prochain : « Serment que je connais pour toi un témoignage », et il s'avère qu'il n'en connaissait pas pour lui, qu'il est pétour, puisque cela n'existe pas sous la forme « je ne connais pas pour toi de témoignage » !
- הֲדַר בֵּיהּ אַבָּיֵי מֵהַהִיא. וְאִיבָּעֵית אֵימָא:Abayé est revenu sur cela. Et si tu veux, dis :
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