Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְתִירוֹשׁ חַמְרָא הוּא, וּכְתִיב: ״וְאָכַלְתָּ״.Or le tirosh mentionné dans le verset est du vin, et il est écrit : « Et tu mangeras ».
- וְדִלְמָא עַל יְדֵי אֲנִיגְרוֹן? דְּאָמַר רַבָּה בַּר שְׁמוּאֵל: אֲנִיגְרוֹן – מַיָּא דְּסִילְקֵי, אַכְּסִיגְרוֹן – מַיָּא דְּכוּלְּהוּ סִילְקִי.La Guemara objecte : peut-être est-ce par le moyen d'un anigaron, un plat où l'on verse du vin ? Comme l'a dit Rabba bar Chmouel : l'anigaron est un bouillon de bettes, l'akhsigaron est un bouillon de toutes les bettes, c'est-à-dire de tous les légumes cuits.
- אֶלָּא אָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב, מֵהָכָא: ״וְנָתַתָּה הַכֶּסֶף בְּכֹל אֲשֶׁר תְּאַוֶּה נַפְשְׁךָ, בַּבָּקָר וּבַצֹּאן וּבַיַּיִן וּבַשֵּׁכָר״; יַיִן חַמְרָא הוּא, וּכְתִיב: ״וְאָכַלְתָּ״.Mais alors, Rav A'ha bar Yaakov a dit : on l'apprend d'ici : « Tu donneras l'argent pour tout ce que désirera ton âme, pour le gros bétail, pour le petit bétail, pour le vin et pour la boisson enivrante, et pour tout ce que te demandera ton âme, et tu mangeras là devant Hachem ton D.ieu » (Deutéronome 14, 26). Le yayin est du vin, et il est écrit : « Et tu mangeras ».
- וְדִלְמָא הָכָא נָמֵי עַל יְדֵי אֲנִיגְרוֹן?Mais peut-être ici aussi est-ce par le moyen d'un anigaron ?
- ״שֵׁכָר״ כְּתִיב, מִידֵּי דִּמְשַׁכַּר.La Guemara répond : il est écrit « boisson enivrante », c'est-à-dire une chose qui enivre ; or le vin mêlé à un plat n'enivre pas.
- וְדִלְמָא דְּבֵילָה קְעִילִית? דְּתַנְיָא: אָכַל דְּבֵילָה קְעִילִית וְשָׁתָה דְּבַשׁ וְחָלָב, וְנִכְנַס לַמִּקְדָּשׁ וְעָבַד – חַיָּיב.Mais peut-être s'agit-il de figues pressées de Keïla ? Comme il a été enseigné dans une baraïta : un Cohen qui a mangé des figues pressées de Keïla ou a bu du miel et du lait, puis est entré dans le Temple et a officié, est passible au titre de l'interdit d'officier en état d'ivresse.
- אֶלָּא גָּמַר ״שֵׁכָר״–״שֵׁכָר״ מִנָּזִיר; מָה לְהַלָּן יַיִן, אַף כָּאן יַיִן.Mais alors, on apprend « boisson enivrante », « boisson enivrante », du nazir (celui qui a fait vœu d'abstinence), par une guezéra chava (analogie textuelle) : de même que là-bas c'est du vin, de même ici c'est du vin.
- אָמַר רָבָא, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל״, וְאָכַל וְשָׁתָה – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא שְׁתִיָּה בִּכְלַל אֲכִילָה, אִיצְטְרִיךְ לֵיהּ לְתַנָּא לְאַשְׁמוֹעִינַן דְּאֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ שְׁתִיָּה לָאו בִּכְלַל אֲכִילָה, ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל״, וְאָכַל וְעָשָׂה מְלָאכָה – מִי אִיצְטְרִיךְ לְאַשְׁמוֹעִינַן דְּאֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת?!Rava a dit : nous aussi, nous l'avons appris dans la Michna : « Serment que je ne mangerai pas », et il a mangé et bu : il n'est passible que d'une seule offrande. Si tu dis que le boire est inclus dans le manger, on comprend qu'il ait fallu au Tanna nous apprendre qu'il n'est passible que d'une seule. Mais si tu dis que le boire n'est pas inclus dans le manger, c'est comme « Serment que je ne mangerai pas », et il a mangé et accompli un travail : avait-on besoin de nous apprendre qu'il n'est passible que d'une seule ?!
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא מַאי, שְׁתִיָּה בִּכְלַל אֲכִילָה?! אֵימָא סֵיפָא: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל וְשֶׁלֹּא אֶשְׁתֶּה״, וְאָכַל וְשָׁתָה – חַיָּיב שְׁתַּיִם. כֵּיוָן דְּאָמַר ״שֶׁלֹּא אוֹכַל״ – אִיתְּסַר לֵיהּ בִּשְׁתִיָּה; כִּי אָמַר ״שֶׁלֹּא אֶשְׁתֶּה״ – אַמַּאי חַיָּיב? אִילּוּ אָמַר ״שֶׁלֹּא אֶשְׁתֶּה״ תְּרֵי זִימְנֵי, מִי מִיחַיַּיב תַּרְתֵּי?!Abayé lui a dit : mais alors quoi, le boire est inclus dans le manger ? Dis la clause finale : « Serment que je ne mangerai pas et que je ne boirai pas », et il a mangé et bu : il est passible de deux. Puisqu'il a dit « que je ne mangerai pas », le boire lui est devenu interdit ; lorsqu'il a dit « que je ne boirai pas », pourquoi est-il passible ? S'il avait dit deux fois « que je ne boirai pas », serait-il passible de deux ?!
- אֲמַר לֵיהּ: הָתָם דְּאָמַר ״שֶׁלֹּא אֶשְׁתֶּה״, וַהֲדַר אָמַר ״שֶׁלֹּא אוֹכַל״; דִּשְׁתִיָּה בִּכְלַל אֲכִילָה אִיתַהּ, אֲכִילָה בִּכְלָל שְׁתִיָּה לֵיתַהּ.Il lui a répondu : là-bas, il s'agit du cas où il a dit « que je ne boirai pas », puis a dit « que je ne mangerai pas » ; car le boire est inclus dans le manger, mais le manger n'est pas inclus dans le boire.
- אֲבָל אָמַר שְׁבוּעָה ״שֶׁלֹּא אוֹכַל וְשֶׁלֹּא אֶשְׁתֶּה״, וְאָכַל וְשָׁתָה, מַאי – אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת? אִי הָכִי, אַדְּתָנֵי רֵישָׁא: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל״ וְאָכַל וְשָׁתָה אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת; לִיתְנֵי: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל וְשֶׁלֹּא אֶשְׁתֶּה״ אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת – וְכׇל שֶׁכֵּן ״שֶׁלֹּא אוֹכַל״ לְחוֹדֵיהּ!La Guemara demande : mais s'il a dit : « Serment que je ne mangerai pas et que je ne boirai pas », et qu'il a mangé et bu, qu'en est-il : n'est-il passible que d'une seule ? S'il en est ainsi, au lieu d'enseigner dans la clause initiale : « Serment que je ne mangerai pas », et il a mangé et bu, il n'est passible que d'une seule, qu'il enseigne : « Serment que je ne mangerai pas et que je ne boirai pas », il n'est passible que d'une seule, et à plus forte raison « que je ne mangerai pas » seul !
- אֶלָּא לְעוֹלָם כִּדְקָתָנֵי; וְשָׁאנֵי הָכָא, כֵּיוָן דְּאָמַר ״שֶׁלֹּא אוֹכַל״ וַהֲדַר אָמַר ״שֶׁלֹּא אֶשְׁתֶּה״ – גַּלִּי אַדַּעְתֵּיהּ דְּהָךְ אֲכִילָה דְּאָמַר, אֲכִילָה גְּרֵידְתָּא הִיא.Mais en réalité, la Michna est comme elle l'enseigne ; et ici c'est différent : puisqu'il a dit « que je ne mangerai pas », puis a dit « que je ne boirai pas », il a révélé son intention : ce manger dont il a parlé est un manger seul, qui n'inclut pas le boire.
- אָמַר רַב אָשֵׁי, מַתְנִיתִין נָמֵי דַּיְקָא: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל״, וְאָכַל אֳוכָלִין שֶׁאֵין רְאוּיִן לַאֲכִילָה, וְשָׁתָה מַשְׁקִין שֶׁאֵין רְאוּיִן לִשְׁתִיָּה – פָּטוּר. הָא רְאוּיִן – חַיָּיב; וְאַמַּאי? הָא ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל״ קָאָמַר!Rav Achi a dit : la Michna aussi est précise en ce sens : « Serment que je ne mangerai pas », et il a mangé des aliments impropres à la consommation, et bu des boissons impropres à la boisson : il est patour (exempt). Donc, s'ils sont propres à la consommation, il est 'hayav (passible). Et pourquoi ? Il a seulement dit : « Serment que je ne mangerai pas » ! C'est donc que le boire est inclus dans le manger.
- דִּלְמָא דְּאָמַר תַּרְתֵּי: ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל״, ״שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אֶשְׁתֶּה״.La Guemara rejette : peut-être s'agit-il du cas où il a dit les deux : « Serment que je ne mangerai pas », « Serment que je ne boirai pas ».
- שְׁבוּעָה שֶׁלֹּא אוֹכַל, וְאָכַל פַּת חִטִּין כּוּ׳. וְדִלְמָא לְמִיפְטַר נַפְשֵׁיהּ מֵאַחְרָנְיָיתָא קָאָתֵי?La Michna a enseigné : « Serment que je ne mangerai pas », et il a mangé du pain de froment, etc. La Guemara demande : mais peut-être en détaillant vient-il s'exempter des autres aliments, et non multiplier les serments ?
- הֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר ״חִטִּין וּשְׂעוֹרִין וְכוּסְּמִין״. וְדִלְמָא לָכוֹס?Elle répond : dans ce cas, il aurait dû dire « froment, orge et épeautre ». Elle rejette : mais peut-être cela aurait-il signifié croquer les grains ?
- דַּהֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר ״פַּת חִטִּין וּשְׂעוֹרִין וְכוּסְּמִין״. וְדִלְמָא ״פַּת חִטִּין״ – לֶאֱכוֹל, ״שְׂעוֹרִין וְכוּסְּמִין״ – לָכוֹס?Car il aurait dû dire « pain de froment, d'orge et d'épeautre ». Elle rejette : mais peut-être cela aurait-il signifié : « pain de froment » pour manger, « orge et épeautre » pour croquer ?
- דַּהֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר ״פַּת חִטִּין וְשֶׁל שְׂעוֹרִין וְשֶׁל כּוּסְּמִין״.Car il aurait dû dire « pain de froment, et d'orge, et d'épeautre ».
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.