Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דַּוְקָא גְּמִירִי, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?Mais si tu dis qu'on a reçu la règle telle quelle, de sorte que celui qui reste le temps d'une prosternation est passible même s'il sort aussitôt, comment peux-tu trouver ce cas ?
- אָמַר אַבָּיֵי: מַאי קוּשְׁיָא? מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ כְּגוֹן שֶׁבָּא בִּקְצָרָה וְהִפֵּךְ בְּצִינּוֹרָא, וְכִדְרַב הוּנָא – דְּאָמַר רַב הוּנָא: זָר שֶׁהִפֵּךְ בְּצִינּוֹרָא, חַיָּיב מִיתָה.Abayé a dit : quelle est la difficulté ? Tu peux le trouver dans le cas où il est sorti par le chemin court et a retourné un membre d'offrande sur l'autel avec une fourche, geste très bref qui constitue pourtant un service, conformément à Rav Houna, car Rav Houna a dit : un non-Cohen (non-prêtre) qui a retourné une offrande avec une fourche est passible de mort par le Ciel.
- גּוּפָא – אָמַר רַב הוּנָא: זָר שֶׁהִפֵּךְ בְּצִינּוֹרָא, חַיָּיב מִיתָה. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּלָא הַפֵּךְ לַהּ לָא מִיעַכְּלִי – פְּשִׁיטָא! וְאִי דְּלָא הַפֵּךְ בְּהוּ נָמֵי מִיעַכְּלִי – מַאי קָא עָבֵיד?Revenons au sujet lui-même : Rav Houna a dit : un non-Cohen qui a retourné une offrande avec une fourche est passible de mort. Quel est le cas ? Si, sans qu'il les retourne, elles ne se seraient pas consumées, c'est évident ! Et si, même sans qu'il les retourne, elles se seraient consumées, qu'a-t-il donc fait ?
- לָא צְרִיכָא – דְּאִי לָא הַפֵּךְ בְּהוּ מִיעַכְּלִי בְּתַרְתֵּי שָׁעֵי, וְהַשְׁתָּא מִיעַכְּלִי בְּחַד שַׁעְתָּא; וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן: דְּכֹל קָרוֹבֵי עֲבוֹדָה – עֲבוֹדָה הִיא.Non, c'est nécessaire dans le cas où, s'il ne les avait pas retournées, elles se seraient consumées en deux heures, et maintenant elles se consument en une heure ; et cela nous enseigne que tout ce qui hâte le service est un service.
- אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: בָּעֵינָא דְּאֵימָא מִילְּתָא, וּמִסְתְּפֵינָא מֵחַבְרַיָּא. הַנִּכְנָס לְבַיִת הַמְנוּגָּע דֶּרֶךְ אֲחוֹרָיו, וַאֲפִילּוּ כּוּלּוֹ חוּץ מֵחוֹטְמוֹ – טָהוֹר. דִּכְתִיב: ״וְהַבָּא אֶל הַבַּיִת״ – דֶּרֶךְ בִּיאָה אָסְרָה תּוֹרָה.Rabbi Ochaya a dit : je voudrais dire quelque chose, mais je crains mes collègues. Celui qui entre dans une maison atteinte de tsaraat (lèpre des maisons) à reculons, même s'il y entre tout entier sauf son nez, est pur, comme il est écrit : « Celui qui entre dans la maison » (Lévitique 14, 46) : c'est le mode d'entrée normal que la Torah a interdit.
- וּמִסְתְּפֵינָא מֵחַבְרַיָּא – אִי הָכִי כּוּלּוֹ נָמֵי! אָמַר רָבָא: כּוּלּוֹ – לָא גָּרַע מִכֵּלִים שֶׁבְּבַיִת, דִּכְתִיב: ״וְלֹא יִטְמָא כׇּל אֲשֶׁר בַּבָּיִת״.Et je crains mes collègues : ils pourraient objecter : s'il en est ainsi, même s'il est entré tout entier, il devrait être pur ! Rava a dit : s'il est entré tout entier, il n'est pas moins que les objets qui sont dans la maison, comme il est écrit : « Pour que ne devienne pas impur tout ce qui est dans la maison » (Lévitique 14, 36).
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: גַּגִּין הַלָּלוּ – אֵין אוֹכְלִין שָׁם קׇדְשֵׁי קָדָשִׁים, וְאֵין שׁוֹחֲטִין שָׁם קָדָשִׁים קַלִּים; וְטָמֵא שֶׁנִּכְנָס דֶּרֶךְ גַּגִּין לַהֵיכָל – פָּטוּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאֶל הַמִּקְדָּשׁ לֹא תָבֹא״ – דֶּרֶךְ בִּיאָה אָסְרָה תּוֹרָה.Il a été enseigné aussi ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : ces toits des bâtiments du parvis : on n'y mange pas d'offrandes de sainteté majeure, et on n'y égorge pas d'offrandes de sainteté mineure ; et un impur qui entre dans le Sanctuaire par les toits est exempt, comme il est dit : « Et elle n'entrera pas dans le sanctuaire » (Lévitique 12, 4) : c'est le mode d'entrée normal que la Torah a interdit.
- זוֹ הִיא מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁבַּמִּקְדָּשׁ שֶׁאֵין חַיָּיבִין עָלֶיהָ וְכוּ׳. הֵיכָא קָאֵי דְּקָאָמַר ״זוֹ הִיא״? הָתָם קָאֵי – אֵין חַיָּיבִין עַל עֲשֵׂה וְעַל לֹא תַעֲשֶׂה שֶׁבַּמִּקְדָּשׁ,La Michna a enseigné : c'est là la mitsva positive (commandement) relative au Temple pour laquelle on n'est pas passible, etc. À quoi se rattache-t-il pour dire « c'est là » ? Il se rattache à ce qui est enseigné là-bas (Horayot 8b) : le tribunal n'est pas passible du taureau pour une décision erronée concernant une mitsva positive ou un interdit relatifs au Temple,
- וְאֵין מְבִיאִין אָשָׁם תָּלוּי עַל עֲשֵׂה וְעַל לֹא תַעֲשֶׂה שֶׁבַּמִּקְדָּשׁ.et on n'apporte pas d'offrande de culpabilité conditionnelle pour une mitsva positive ou un interdit relatifs au Temple ;
- אֲבָל חַיָּיבִין עַל עֲשֵׂה וְעַל לֹא תַעֲשֶׂה שֶׁבְּנִדָּה, וּמְבִיאִין אָשָׁם תָּלוּי עַל עֲשֵׂה וְעַל לֹא תַעֲשֶׂה שֶׁבְּנִדָּה.mais on est passible pour une mitsva positive ou un interdit relatifs à la nida (femme en état d'impureté menstruelle), et on apporte une offrande de culpabilité conditionnelle pour une mitsva positive ou un interdit relatifs à la nida.
- וְקָאָמַר: זוֹ הִיא מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁבַּמִּקְדָּשׁ שֶׁאֵין חַיָּיבִין עָלֶיהָ; וְאֵיזוֹ הִיא מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁבְּנִדָּה שֶׁחַיָּיבִין עָלֶיהָ? הָיָה מְשַׁמֵּשׁ עִם הַטְּהוֹרָה וְאָמְרָה לוֹ ״נִטְמֵאתִי״, וּפֵירַשׁ מִיָּד – חַיָּיב, מִפְּנֵי שֶׁיְּצִיאָתוֹ הֲנָאָה לוֹ כְּבִיאָתוֹ.Et il dit ici : c'est là la mitsva positive relative au Temple pour laquelle on n'est pas passible ; et quelle est la mitsva positive relative à la nida pour laquelle on est passible ? S'il avait des rapports avec une femme pure, qu'elle lui a dit : « Je suis devenue impure », et qu'il s'est retiré aussitôt, il est passible, car sa sortie lui procure autant de plaisir que son entrée.
- אִיתְּמַר, אַבָּיֵי אָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר רַב: חַיָּיב שְׁתַּיִם. וְכֵן אָמַר רָבָא, אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר שֶׁבָּא, אָמַר רַב הוּנָא: חַיָּיב שְׁתַּיִם, חֲדָא אַכְּנִיסָה וַחֲדָא אַפְּרִישָׁה.Il a été dit : Abayé a dit au nom de Rabbi 'Hiya bar Rav : il est passible de deux offrandes expiatoires. Et de même Rava a dit : Rav Chmouel bar Chaba a dit : Rav Houna a dit : il est passible de deux, une pour l'entrée et une pour le retrait.
- הָוֵי בַּהּ רַבָּה: בְּמַאי? אִילֵימָא סָמוּךְ לְוִסְתָּהּ – וּבְמַאן? אִילֵּימָא בְּתַלְמִיד חָכָם – בִּשְׁלָמָא אַכְּנִיסָה לִיחַיַּיב, קָסָבַר יָכוֹלְנִי לִבְעוֹל; אֶלָּא אַפְּרִישָׁה אַמַּאי לִיחַיַּיב? מֵזִיד הוּא!Rabba a discuté de cela : de quel cas s'agit-il ? Si l'on dit : près de son époque habituelle de menstruation, et de qui s'agit-il ? Si l'on dit : d'un érudit, certes, qu'il soit passible pour l'entrée, car il a pensé : je peux avoir des rapports avant qu'elle ne voie ; mais pour le retrait, pourquoi serait-il passible ? Il agit volontairement, sachant qu'il ne doit pas se retirer aussitôt !
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