Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּטוּמְאַת מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו. בַּמָּה הֵם מִתְכַּפְּרִין? מוּטָב שֶׁיִּתְכַּפְּרוּ בְּפָרוֹ שֶׁל אַהֲרֹן, שֶׁהֲרֵי הוּתַּר מִכְּלָלוֹ אֵצֶל בֵּיתוֹ; וְאַל יִתְכַּפְּרוּ בְּשָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים, שֶׁהֲרֵי לֹא הוּתַּר מִכְּלָלוֹ.pour la souillure du Temple et de ses aliments sacrés, c'est-à-dire s'ils y sont entrés ou en ont mangé en état d'impureté. Par quoi obtiennent-ils l'expiation de cette faute ? Il vaut mieux qu'ils obtiennent l'expiation par le taureau d'Aharon, car cette offrande, qui ne devrait expier que pour Aharon, a été permise en dehors de sa règle à l'égard de sa maison ; et qu'ils n'obtiennent pas l'expiation par le bouc offert à l'intérieur du Sanctuaire, car il n'a pas été permis en dehors de sa règle à l'égard de la maison d'Aharon.
- וְאִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר – הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״בֵּית אַהֲרֹן בָּרְכוּ אֶת ה׳ וְגוֹ׳״.Et s'il te plaît de dire que ce raisonnement est réfutable, on apporte une autre preuve : voici que le verset dit : « Maison d'Aharon, bénissez Hachem, etc. » (Psaumes 135, 19) ; il vise tous les Cohanim (prêtres), et pas seulement la famille proche d'Aharon, si bien qu'il est logique que le taureau d'Aharon expie pour eux.
- וּמַאי ״אִם נַפְשְׁךָ לוֹמַר״? וְכִי תֵּימָא ״בֵּיתוֹ״ כְּתִיב – כּוּלָּן קְרוּיִין ״בֵּיתוֹ״, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בֵּית אַהֲרֹן בָּרְכוּ אֶת ה׳, יִרְאֵי ה׳ בָּרְכוּ אֶת ה׳״.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) précise la fin de cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Et que signifie « s'il te plaît de dire » ? Quelle réfutation vise-t-on ? Et si tu dis qu'il est écrit « sa maison » (Lévitique 16, 6), ce qui suggère que le taureau n'expie que pour sa famille proche, on répond que tous les Cohanim sont appelés « sa maison », comme il est dit : « Maison d'Aharon, bénissez Hachem ; maison de Lévi, bénissez Hachem ; vous qui craignez Hachem, bénissez Hachem » (Psaumes 135, 19-20).
- וְהַאי ״אֲשֶׁר לָעָם״ לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא?! הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ דְּקָאָמַר רַחֲמָנָא: מִדְּעַם לֶיהֱוֵי! הָהוּא מִ״וּמֵאֵת עֲדַת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ נָפְקָא.La Guemara interroge : Et ce mot « du peuple » (Lévitique 16, 15) vient-il pour cela, enseigner que les Cohanim n'obtiennent pas l'expiation par ce bouc ? N'en a-t-on pas besoin pour ce que dit le Miséricordieux : qu'il provienne du peuple, c'est-à-dire qu'il soit acheté avec les fonds de la communauté ! La Guemara répond : Cela se déduit de : « Et de l'assemblée des enfants d'Israël » il prendra deux boucs (Lévitique 16, 5).
- וְהַאי ״אֲשֶׁר לוֹ״ – לְהָכִי הוּא דַּאֲתָא?! הַאי מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: מִשֶּׁלּוֹ הוּא מֵבִיא, וְאֵינוֹ מֵבִיא מִשֶּׁל צִבּוּר.Et ce mot « qui est à lui » (Lévitique 16, 6) vient-il pour cela, enseigner que le taureau n'expie que pour Aharon ? N'en a-t-on pas besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta : C'est du sien que le Cohen Gadol (grand prêtre) apporte le taureau, et il ne l'apporte pas de ce qui appartient à la communauté.
- יָכוֹל לֹא יָבִיא מִשֶּׁל צִבּוּר, שֶׁאֵין הַצִּבּוּר מִתְכַּפְּרִין בּוֹ; אֲבָל יָבִיא מִשֶּׁל אֶחָיו הַכֹּהֲנִים, שֶׁאֶחָיו הַכֹּהֲנִים מִתְכַּפְּרִין בּוֹ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר לוֹ״. יָכוֹל לֹא יָבִיא, וְאִם הֵבִיא כָּשֵׁר? תַּלְמוּד לוֹמַר שׁוּב ״אֲשֶׁר לוֹ״ – הַכָּתוּב שָׁנָה עָלָיו לְעַכֵּב.On pourrait croire qu'il ne l'apportera pas de ce qui appartient à la communauté, puisque la communauté n'obtient pas l'expiation par lui ; mais qu'il l'apportera de ce qui appartient à ses frères les Cohanim, puisque ses frères les Cohanim obtiennent l'expiation par lui. C'est pourquoi le verset enseigne : « qui est à lui ». On pourrait croire qu'il ne l'apportera pas d'eux mais que, s'il l'a apporté, l'offrande est valable. C'est pourquoi le verset enseigne de nouveau : « qui est à lui » – le verset l'a répété à son sujet pour en faire une condition indispensable.
- תַּנָּא הָכִי קָא קַשְׁיָא לֵיהּ: מַאי שְׁנָא בִּדְעַם – דְּלָא מִכַּפְּרִי, דְּלָא קָא חָסְרִי בֵּיהּ מָמוֹנָא, דִּכְתִיב ״אֲשֶׁר לָעָם״; בִּדְאַהֲרֹן נָמֵי לָא קָא חָסְרִי בֵּיהּ מָמוֹנָא! וְקָאָמַר: כּוּלָּן קְרוּיִין ״בֵּיתוֹ״.Si « qui est à lui » est nécessaire pour la propriété du taureau, comment la baraïta précédente pouvait-elle en parler ? La Guemara explique : Voici ce qui fait difficulté au Tanna (Sage de l'époque de la Michna) : En quoi diffère le bouc du peuple, par lequel les Cohanim n'obtiennent pas l'expiation, parce qu'ils ne perdent pas d'argent pour lui, comme il est écrit « du peuple » ? Pour le taureau d'Aharon non plus, ils ne perdent pas d'argent pour lui, et ils ne devraient donc pas obtenir l'expiation par lui ! Et c'est pourquoi le Tanna dit que tous les Cohanim sont appelés « sa maison ».
- בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי שִׁמְעוֹן, הַיְינוּ דִּכְתִיב תְּרֵי וִידּוּיִן וְדַם הַפָּר, חַד כְּנֶגֶד שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בִּפְנִים, וְחַד כְּנֶגֶד שָׂעִיר הַנַּעֲשֶׂה בַּחוּץ, וְחַד כְּנֶגֶד שָׂעִיר הַמִּשְׁתַּלֵּחַ;La Guemara revient à la machlokèt (divergence d'opinions) entre Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon : Cela se comprend selon Rabbi Chimon, pour qui les Cohanim n'obtiennent pas l'expiation par le bouc émissaire : c'est pourquoi sont écrites deux confessions et le sang du taureau, soit trois expiations : une correspondant au bouc offert à l'intérieur, une correspondant au bouc offert à l'extérieur, et une correspondant au bouc émissaire.
- אֶלָּא לְרַבִּי יְהוּדָה, תְּרֵי וִידּוּיִן וְדַם הַפָּר לְמָה לִי? בְּחַד וִידּוּי וְדָמוֹ סַגְיָא!Mais selon Rabbi Yehouda, pour qui les Cohanim obtiennent l'expiation par le bouc émissaire, pourquoi ai-je besoin de deux confessions et du sang du taureau ? Une seule confession et son sang suffiraient !
- אֶחָד לוֹ, וְאֶחָד לְבֵיתוֹ. כִּדְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: כָּךְ הִיא מִדַּת הַדִּין נוֹהֶגֶת: מוּטָב יָבוֹא זַכַּאי וִיכַפֵּר עַל הַחַיָּיב, וְאַל יָבוֹא חַיָּיב וִיכַפֵּר עַל הַחַיָּיב.La Guemara répond : Il faut deux confessions : une pour lui-même et une pour sa maison, comme l'a enseigné l'école de Rabbi Ichmaël : Ainsi se conduit la règle de la justice : mieux vaut qu'un innocent vienne et expie pour le coupable, et qu'un coupable ne vienne pas expier pour le coupable. Le Cohen Gadol se confesse donc d'abord pour lui-même, afin d'être innocent lorsqu'il se confesse pour les autres.
- הֲדַרַן עֲלָךְ שְׁבוּעוֹת שְׁתַּיִםNous reviendrons à toi, Chevouot chetayim (chapitre « Deux sortes de serments »).
- מַתְנִי׳ יְדִיעוֹת הַטּוּמְאָה שְׁתַּיִם שֶׁהֵן אַרְבַּע: נִטְמָא וְיָדַע, וְנֶעֶלְמָה מִמֶּנּוּ הַטּוּמְאָה וְזָכוּר אֶת הַקֹּדֶשׁ;MICHNA : Les prises de conscience de l'impureté sont deux qui sont quatre. Comment ? Il s'est rendu impur et il l'a su, puis l'impureté lui a échappé, tout en se souvenant de l'aliment sacré : c'est le premier cas ;
- נֶעְלַם מִמֶּנּוּ הַקֹּדֶשׁ וְזָכוּר אֶת הַטּוּמְאָה; נֶעֶלְמוּ מִמֶּנּוּ זֶה וָזֶה; וְאָכַל אֶת הַקֹּדֶשׁ וְלֹא יָדַע, וּמִשֶּׁאָכַל יָדַע – הֲרֵי זֶה בְּעוֹלֶה וְיוֹרֵד.l'aliment sacré lui a échappé, tout en se souvenant de l'impureté : c'est le deuxième cas. Il en va de même si l'un et l'autre lui ont échappé. Dans tous ces cas, s'il a mangé l'aliment sacré sans le savoir et qu'après avoir mangé il l'a su, il est tenu d'apporter une offrande 'olé veyored (à valeur variable selon ses moyens : animal, oiseau ou farine).
- נִטְמָא וְיָדַע, וְנֶעֶלְמָה מִמֶּנּוּ טוּמְאָה וְזָכוּר אֶת הַמִּקְדָּשׁ; נֶעְלַם מִמֶּנּוּ מִקְדָּשׁ וְזָכוּר אֶת הַטּוּמְאָה; נֶעְלַם מִמֶּנּוּ זֶה וָזֶה; וְנִכְנַס לַמִּקְדָּשׁ וְלֹא יָדַע, וּמִשֶּׁיָּצָא יָדַע – הֲרֵי זֶה בְּעוֹלֶה וְיוֹרֵד.De même pour le Temple : il s'est rendu impur et il l'a su, puis l'impureté lui a échappé, tout en se souvenant du Temple : c'est le troisième cas ; le Temple lui a échappé, tout en se souvenant de l'impureté : c'est le quatrième cas. Il en va de même si l'un et l'autre lui ont échappé. Dans tous ces cas, s'il est entré au Temple sans le savoir et qu'après être sorti il l'a su, il est tenu d'apporter une offrande 'olé veyored.
- אֶחָד הַנִּכְנָס לָעֲזָרָה וְאֶחָד הַנִּכְנָס לְתוֹסֶפֶת הָעֲזָרָה, שֶׁאֵין מוֹסִיפִין עַל הָעִיר וְעַל הָעֲזָרוֹת אֶלָּא בְּמֶלֶךְ וְנָבִיא וְאוּרִים וְתוּמִּים וְסַנְהֶדְרִין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד, וּבִשְׁתֵּי תּוֹדוֹת וּבְשִׁיר.La règle est la même pour celui qui entre dans le parvis et pour celui qui entre dans l'agrandissement du parvis, car on n'agrandit la ville de Jérusalem et les parvis que par un roi, un prophète, les Ourim VeToumim (le pectoral oraculaire du Cohen Gadol) et un Sanhédrin de soixante et onze juges, et avec deux offrandes de reconnaissance et avec un chant.
- וּבֵית דִּין מְהַלְּכִין, וּשְׁתֵּי תּוֹדוֹת אַחֲרֵיהֶן, וְכׇל יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵיהֶם.Et le tribunal avance, et les deux offrandes de reconnaissance derrière eux, et tout Israël derrière eux.
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