Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ לֹא יֵשֵׁב אָדָם לִפְנֵי הַסַּפָּר סָמוּךְ לַמִּנְחָה עַד שֶׁיִּתְפַּלֵּל. לֹא יִכָּנֵס אָדָם לַמֶּרְחָץ, וְלֹא לַבּוּרְסְקִי, וְלֹא לֶאֱכוֹל, וְלֹא לָדִין, וְאִם הִתְחִילוּ — אֵין מַפְסִיקִין. מַפְסִיקִין לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע וְאֵין מַפְסִיקִין לִתְפִלָּה.MICHNA (enseignement des Tannaïm). Un homme ne s'assiéra pas devant le barbier à l'approche de Min'ha (la prière de l'après-midi) jusqu'à ce qu'il ait prié. Un homme n'entrera pas au bain, ni à la tannerie, ni pour manger, ni pour juger, avant d'avoir prié. Mais s'ils ont commencé l'une de ces activités, ils ne l'interrompent pas. On interrompt ces activités pour réciter le Chema, mais on ne les interrompt pas pour la Tefila (la prière des dix-huit bénédictions).
- גְּמָ׳ הֵי ״סָמוּךְ לַמִּנְחָה״? אִילֵּימָא לְמִנְחָה גְּדוֹלָה — אַמַּאי לָא? הָאִיכָּא שְׁהוּת בַּיּוֹם טוּבָא! אֶלָּא סָמוּךְ לְמִנְחָה קְטַנָּה.GUEMARA (discussion des Amoraïm). De quel « à l'approche de Min'ha » la Michna parle-t-elle ? Si tu dis à l'approche de Min'ha guedola (la « grande Min'ha », dont le temps commence peu après midi), pourquoi pas ? Pourquoi interdire ces activités, puisqu'il reste beaucoup de temps dans la journée ! Mais plutôt, il s'agit de l'approche de Min'ha ketana (la « petite Min'ha », environ deux heures et demie avant le coucher du soleil).
- אִם הִתְחִילוּ אֵין מַפְסִיקִין. נֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ זְמַן תְּפִלַּת הַמִּנְחָה, אָסוּר לְאָדָם שֶׁיִּטְעוֹם כְּלוּם קוֹדֶם שֶׁיִּתְפַּלֵּל תְּפִלַּת הַמִּנְחָה.La Guemara demande : s'il en est ainsi, « s'ils ont commencé, ils n'interrompent pas ». Disons que ce sera une teyouvta (réfutation définitive) de Rabbi Yehochoua ben Lévi, car Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : dès que le temps de la prière de Min'ha est arrivé, il est interdit à un homme de goûter quoi que ce soit avant d'avoir récité la prière de Min'ha, d'où il ressort que même celui qui a commencé doit s'interrompre.
- לָא: לְעוֹלָם סָמוּךְ לְמִנְחָה גְּדוֹלָה — וּבְתִסְפּוֹרֶת בֶּן אֶלְעָשָׂה. וְלֹא לַמֶּרְחָץ — לְכוּלַּהּ מִילְּתָא דְּמֶרְחָץ. וְלֹא לְבוּרְסְקִי — לְבוּרְסְקִי גְּדוֹלָה. וְלֹא לֶאֱכוֹל — בִּסְעוּדָה גְּדוֹלָה. וְלֹא לָדִין — בִּתְחִלַּת דִּין.Non : en réalité, la Michna parle de l'approche de Min'ha guedola, et s'il reste beaucoup de temps, c'est que chaque activité citée dure particulièrement longtemps : le barbier, c'est la coupe de cheveux de Ben Élassa, très compliquée. « Ni au bain » se rapporte à toute l'opération du bain ; « ni à la tannerie » se rapporte à une grande tannerie ; « ni pour manger » se rapporte à un grand repas ; « ni pour juger » se rapporte au début du procès.
- רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אָמַר: לְעוֹלָם בְּתִסְפּוֹרֶת דִּידַן, לְכַתְּחִילָּה אַמַּאי לֹא יֵשֵׁב — גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִשָּׁבֵר הַזּוּג. וְלֹא לַמֶּרְחָץ — לְהַזִּיעַ בְּעָלְמָא. לְכַתְּחִלָּה אַמַּאי לָא — גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִתְעַלְּפֶה. וְלֹא לַבּוּרְסְקִי — לְעַיּוֹנֵי בְּעָלְמָא. לְכַתְּחִלָּה אַמַּאי לָא — דִּילְמָא חָזֵי פְּסֵידָא בִּזְבִינֵיהּ וּמִטְּרִיד. וְלֹא לֶאֱכוֹל — בִּסְעוּדָה קְטַנָּה. לְכַתְּחִלָּה אַמַּאי לָא — דִילְמָא אָתֵי לְאִמְּשׁוֹכֵי. וְלֹא לָדִין — בִּגְמַר הַדִּין. לְכַתְּחִלָּה אַמַּאי לָא — דִילְמָא חָזֵי טַעְמָא וְסָתַר דִּינָא.Rav A'ha bar Yaakov a dit : en réalité, il s'agit même de notre coupe de cheveux ordinaire. Pourquoi, au départ, ne s'assiéra-t-il pas ? C'est un décret, de crainte que les ciseaux ne se cassent. « Ni au bain » : même simplement pour transpirer. Pourquoi pas, au départ ? C'est un décret, de crainte qu'il ne s'évanouisse. « Ni à la tannerie » : même simplement pour inspecter les peaux. Pourquoi pas, au départ ? De crainte que peut-être il ne voie une perte dans sa marchandise et ne soit préoccupé. « Ni pour manger » : même à un petit repas. Pourquoi pas, au départ ? De crainte que peut-être il n'en vienne à le prolonger. « Ni pour juger » : même à la conclusion du procès. Pourquoi pas, au départ ? De crainte que peut-être il ne découvre une raison nouvelle et ne casse le jugement, de sorte que tout serait à reprendre.
- מֵאֵימָתַי הַתְחָלַת תִּסְפּוֹרֶת? אָמַר רַב אָבִין: מִשֶּׁיַּנִּיחַ מַעְפּוֹרֶת שֶׁל סַפָּרִין עַל בִּרְכָּיו. וּמֵאֵימָתַי הַתְחָלַת מֶרְחָץ? אָמַר רַב אָבִין: מִשֶּׁיַּעֲרֶה מַעְפׇּרְתּוֹ הֵימֶנּוּ. וּמֵאֵימָתַי הַתְחָלַת בּוּרְסְקִי? — מִשֶּׁיִּקְשׁוֹר בֵּין כְּתֵיפָיו. וּמֵאֵימָתַי הַתְחָלַת אֲכִילָה? — רַב אָמַר: מִשֶּׁיִּטּוֹל יָדָיו. וְרַבִּי חֲנִינָא אָמַר: מִשֶּׁיַּתִּיר חֲגוֹרוֹ.À partir de quand est-ce le début de la coupe de cheveux ? Question posée pour savoir quand on n'interrompt plus. Rav Avin a dit : à partir du moment où il pose l'étoffe des barbiers sur ses genoux. Et à partir de quand est-ce le début du bain ? Rav Avin a dit : à partir du moment où il retire de lui son manteau. Et à partir de quand est-ce le début de la tannerie ? À partir du moment où il noue le tablier de cuir entre ses épaules. Et à partir de quand est-ce le début du repas ? Rav a dit : à partir du moment où il se lave les mains. Et Rabbi 'Hanina a dit : à partir du moment où il dénoue sa ceinture.
- וְלָא פְּלִיגִי: הָא לַן, וְהָא לְהוּ.Et ils ne sont pas en désaccord : ceci, le propos de Rabbi 'Hanina, vaut pour nous, gens de Babylone, qui serrons fortement nos ceintures, et cela, le propos de Rav, vaut pour eux, gens d'Erets Israël, qui ne les serrent pas ainsi.
- אָמַר אַבָּיֵי: הָנֵי חַבְרִין בַּבְלָאֵי, לְמַאן דְּאָמַר תְּפִלַּת עַרְבִית רְשׁוּת, כֵּיוָן דִּשְׁרָא לֵיהּ הֶמְיָינֵיהּ לָא מַטְרְחִינַן לֵיהּ, וּלְמַאן דְּאָמַר חוֹבָה מַטְרְחִינַן לֵיהּ?! וְהָא תְּפִלַּת מִנְחָה דִּלְכוּלֵּי עָלְמָא חוֹבָה הִיא, וּתְנַן אִם הִתְחִילוּ — אֵין מַפְסִיקִין. וְאָמַר רַבִּי חֲנִינָא מִשֶּׁיַּתִּיר חֲגוֹרוֹ!Abayé a dit : ces Sages babyloniens, selon celui qui dit que la prière de Arvit est facultative, dès qu'il a dénoué sa ceinture, nous ne lui imposons pas l'effort d'interrompre son repas pour prier. Et selon celui qui dit qu'elle est obligatoire, lui imposons-nous cet effort ? Or la prière de Min'ha, qui selon tous est obligatoire, nous avons appris à son sujet dans la Michna : « s'ils ont commencé, ils n'interrompent pas », et Rabbi 'Hanina a dit que le repas commence à partir du moment où il dénoue sa ceinture !
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