Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָתָם לָא שְׁכִיחָא שִׁכְרוּת, הָכָא שְׁכִיחָא שִׁכְרוּת. אִי נָמֵי, בְּמִנְחָה — כֵּיוָן דִּקְבִיעָא לַהּ זִימְנָא מִירְתַת וְלָא אָתֵי לְמִפְשַׁע. עַרְבִית — כֵּיוָן דְּכוּלֵּהּ לֵילְיָא זְמַן עַרְבִית, לָא מִירְתַת וְאָתֵי לְמִפְשַׁע. מַתְקִיף לַהּ רַב שֵׁשֶׁת: טְרִיחוּתָא לְמֵיסַר הֶמְיָינֵיהּ?! וְעוֹד, לֵיקוּ הָכִי וְלִיצַלֵּי! — מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״הִכּוֹן לִקְרַאת אֱלֹהֶיךָ יִשְׂרָאֵל״.La Guemara répond qu'il faut distinguer : là-bas, à la prière de Min'ha (de l'après-midi), l'ivresse n'est pas fréquente ; ici, à la prière de Arvit (du soir), l'ivresse est fréquente, et il y avait donc lieu d'imposer l'interruption du repas. Ou bien : à Min'ha, puisque son temps est fixé, il s'inquiète et n'en viendra pas à négliger la prière ; à Arvit, puisque toute la nuit est le temps de Arvit, il ne s'inquiète pas et il en viendra à négliger. Rav Chéchèt objecte : est-ce un effort que de nouer sa ceinture ? Et de plus, qu'il se tienne ainsi, sans ceinture, et qu'il prie ! C'est que la ceinture est nécessaire, parce qu'il est dit : « Prépare-toi à la rencontre de ton D.ieu, Israël » (Amos 4, 12).
- רָבָא בַּר רַב הוּנָא רָמֵי פּוּזְמָקֵי וּמְצַלֵּי, אָמַר: ״הִכּוֹן לִקְרַאת״ וְגוֹ׳. רָבָא שָׁדֵי גְּלִימֵיהּ וּפָכַר יְדֵיהּ וּמְצַלֵּי. אָמַר: ״כְּעַבְדָּא קַמֵּיהּ מָרֵיהּ״. אָמַר רַב אָשֵׁי: חֲזֵינָא לֵיהּ לְרַב כָּהֲנָא כִּי אִיכָּא צַעֲרָא בְּעָלְמָא, שָׁדֵי גְּלִימֵיהּ וּפָכַר יְדֵיהּ וּמְצַלֵּי. אָמַר: ״כְּעַבְדָּא קַמֵּי מָרֵיהּ״. כִּי אִיכָּא שְׁלָמָא לָבֵישׁ וּמִתְכַּסֵּי וּמִתְעַטֵּף וּמְצַלֵּי. אָמַר: ״הִכּוֹן לִקְרַאת אֱלֹהֶיךָ יִשְׂרָאֵל״.Rava bar Rav Houna mettait des chaussons de prix et priait ; il disait : « Prépare-toi à la rencontre », etc. Rava ôtait son manteau, joignait les mains et priait ; il disait : « comme un serviteur devant son maître ». Rav Achi a dit : j'ai vu Rav Kahana, lorsqu'il y avait de la souffrance dans le monde, ôter son manteau, joindre les mains et prier ; il disait : « comme un serviteur devant son maître ». Lorsqu'il y avait la paix, il s'habillait, se couvrait, s'enveloppait et priait ; il disait : « Prépare-toi à la rencontre de ton D.ieu, Israël ».
- רָבָא חַזְיֵיהּ לְרַב הַמְנוּנָא דְּקָא מַאֲרֵיךְ בִּצְלוֹתֵיהּ. אֲמַר: מַנִּיחִין חַיֵּי עוֹלָם, וְעוֹסְקִים בְּחַיֵּי שָׁעָה. וְהוּא סָבַר זְמַן תְּפִלָּה לְחוּד וּזְמַן תּוֹרָה לְחוּד. רַבִּי יִרְמְיָה הֲוָה יָתֵיב קַמֵּיהּ דְּרַבִּי זֵירָא וַהֲווֹ עָסְקִי בִּשְׁמַעְתָּא. נְגַהּ לְצַלּוֹיֵי וַהֲוָה קָא מְסַרְהֵב רַבִּי יִרְמְיָה. קָרֵי עֲלֵיהּ רַבִּי זֵירָא: ״מֵסִיר אׇזְנוֹ מִשְּׁמוֹעַ תּוֹרָה גַּם תְּפִלָּתוֹ תּוֹעֵבָה״.Rava vit Rav Hamnouna prolonger sa prière. Il dit : ils délaissent la vie éternelle, l'étude de la Torah, et s'occupent de la vie passagère, la prière, qui porte sur les besoins matériels. Mais lui, Rav Hamnouna, pensait que le temps de la prière est une chose et le temps de la Torah en est une autre. Rabbi Yirmeya était assis devant Rabbi Zeira et ils étudiaient un enseignement. Il se faisait tard pour prier et Rabbi Yirmeya se hâtait de se lever. Rabbi Zeira lui appliqua le verset : « Celui qui détourne son oreille pour ne pas entendre la Torah, sa prière même est une abomination » (Proverbes 28, 9).
- מֵאֵימָתַי הַתְחָלַת דִּין? — רַבִּי יִרְמְיָה וְרַבִּי יוֹנָה. חַד אָמַר מִשֶּׁיִּתְעַטְּפוּ הַדַּיָּינִין. וְחַד אָמַר מִשֶּׁיִּפְתְּחוּ בַּעֲלֵי דִינִים. וְלָא פְּלִיגִי, הָא, דְּעָסְקִי וְאָתוּ בְּדִינָא. הָא, דְּלָא עָסְקִי וְאָתוּ בְּדִינָא.À partir de quand est-ce le début du procès ? Rabbi Yirmeya et Rabbi Yona sont en désaccord. L'un a dit : à partir du moment où les juges s'enveloppent de leur manteau. Et l'autre a dit : à partir du moment où les plaideurs ouvrent leurs plaidoiries. Et ils ne sont pas en désaccord : celui-ci parle du cas où ils étaient déjà occupés à juger une autre affaire et arrivent à celle-ci ; celui-là parle du cas où ils n'étaient pas occupés à juger une autre affaire et arrivent pour juger.
- רַב אַמֵּי וְרַב אַסִּי הֲווֹ יָתְבִי וְגָרְסִי בֵּינֵי עַמּוּדֵי. וְכֹל שַׁעְתָּא וְשַׁעְתָּא הֲווֹ טָפְחִי אַעֵיבְרָא דְּדַשָּׁא וְאָמְרִי: אִי אִיכָּא דְּאִית לֵיהּ דִּינָא, לֵיעוּל וְלֵיתֵי. רַב חִסְדָּא וְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא הֲווֹ יָתְבִי בְּדִינָא כּוּלֵּי יוֹמָא, הֲוָה קָא חָלֵישׁ לִבַּיְיהוּ. תְּנָא לְהוּ רַב חִיָּיא בַּר רַב מִדִּפְתִּי: ״וַיַּעֲמֹד הָעָם עַל מֹשֶׁה מִן הַבֹּקֶר עַד הָעָרֶב״, וְכִי תַּעֲלֶה עַל דַּעְתְּךָ שֶׁמּשֶׁה יוֹשֵׁב וְדָן כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ? תּוֹרָתוֹ מָתַי נַעֲשֵׂית? אֶלָּא לוֹמַר לָךְ כׇּל דַּיָּין שֶׁדָּן דִּין אֱמֶת לַאֲמִיתּוֹ, אֲפִילּוּ שָׁעָה אַחַת, מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ נַעֲשָׂה שׁוּתָּף לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּמַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית. כְּתִיב הָכָא: ״וַיַּעֲמֹד הָעָם עַל מֹשֶׁה מִן הַבֹּקֶר עַד הָעָרֶב״, וּכְתִיב הָתָם: ״וַיְהִי עֶרֶב וַיְהִי בֹקֶר יוֹם אֶחָד״.Rav Ami et Rav Assi étaient assis et étudiaient entre les colonnes du bâtiment de la maison d'étude. Et à chaque heure, ils frappaient sur le verrou de la porte et disaient : si quelqu'un a un procès, qu'il entre et qu'il vienne. Rav 'Hisda et Rabba bar Rav Houna siégeaient en jugement toute la journée, et leur cœur s'affaiblissait de faim. Rav 'Hiya bar Rav de Difti leur enseigna : « Et le peuple se tint auprès de Moché du matin au soir » (Exode 18, 13). Te viendrait-il à l'esprit que Moché siégeait et jugeait toute la journée ? Sa Torah, quand s'accomplissait-elle ? Mais c'est pour te dire que tout juge qui rend un jugement de vérité selon toute sa vérité, ne serait-ce qu'une heure, le verset lui compte comme s'il était devenu l'associé du Saint, béni soit-Il, dans l'œuvre de la Création. Cela se déduit par guezéra chava (analogie textuelle) : il est écrit ici : « Et le peuple se tint auprès de Moché du matin au soir », et il est écrit là-bas : « Et il y eut un soir et il y eut un matin, un jour » (Genèse 1, 5).
- עַד מָתַי יוֹשְׁבִין בַּדִּין? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: עַד זְמַן סְעוּדָה. אָמַר רַב חָמָא: מַאי קְרָא? — דִּכְתִיב: ״אִי לָךְ אֶרֶץ שֶׁמַּלְכֵּךְ נָעַר וְשָׂרַיִךְ בַּבֹּקֶר יֹאכֵלוּ. אַשְׁרֵיךְ אֶרֶץ שֶׁמַּלְכֵּךְ בֶּן חוֹרִים וְשָׂרַיִךְ בָּעֵת יֹאכֵלוּ בִּגְבוּרָה וְלֹא בַשְּׁתִי״. בִּגְבוּרָה שֶׁל תּוֹרָה, וְלֹא בִּשְׁתִיָּיה שֶׁל יַיִן.Jusqu'à quand siège-t-on en jugement ? Rav Chéchèt a dit : jusqu'à l'heure du repas. Rav 'Hama a dit : quel est le verset qui y fait allusion ? Comme il est écrit : « Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant et dont les ministres mangent dès le matin. Heureux es-tu, pays dont le roi est un homme libre et dont les ministres mangent au moment voulu, avec force et non dans la boisson » (Ecclésiaste 10, 16-17) : dans la force de la Torah, et non dans la boisson du vin.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שָׁעָה רִאשׁוֹנָה — מַאֲכַל לוּדִים. שְׁנִיָּה — מַאֲכַל לִסְטִים. שְׁלִישִׁית — מַאֲכַל יוֹרְשִׁין. רְבִיעִית — מַאֲכַל פּוֹעֲלִים. חֲמִישִׁית — מַאֲכַל כׇּל אָדָם.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : la première heure du jour est le repas des Loudim, un peuple anthropophage et vorace ; la deuxième, le repas des brigands ; la troisième, le repas des héritiers, qui n'ont pas à travailler ; la quatrième, le repas des ouvriers ; la cinquième, le repas de tout homme.
- אִינִי?! וְהָאָמַר רַב פָּפָּא רְבִיעִית זְמַן סְעוּדָה לְכׇל אָדָם! אֶלָּא רְבִיעִית מַאֲכַל כׇּל אָדָם. חֲמִישִׁית — מַאֲכַל פּוֹעֲלִים. שִׁשִּׁית — מַאֲכַל תַּלְמִידֵי חֲכָמִים. מִכָּאן וְאֵילָךְ — כְּזוֹרֵק אֶבֶן לַחֵמֶת. אָמַר אַבָּיֵי: לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא טְעֵים מִידֵּי בְּצַפְרָא, אֲבָל טְעֵים מִידֵּי בְּצַפְרָא — לֵית לַן בַּהּ.Est-ce vrai ? Rav Pappa n'a-t-il pas dit que la quatrième est le temps du repas pour tout homme ? Mais plutôt, corrige ainsi : la quatrième est le repas de tout homme ; la cinquième, le repas des ouvriers ; la sixième, le repas des Sages. À partir de là et au-delà, celui qui mange est comme celui qui jette une pierre dans une outre. Abayé a dit : nous n'avons dit cela que s'il n'a rien goûté le matin ; mais s'il a goûté quelque chose le matin, cela ne pose pas de problème.
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: מִתְפַּלֵּל אָדָם תְּפִלָּתוֹ בְּבֵית הַמֶּרְחָץ. מֵיתִיבִי: הַנִּכְנָס לְבֵית הַמֶּרְחָץ, מָקוֹם שֶׁבְּנֵי אָדָם עוֹמְדִין לְבוּשִׁין — יֵשׁ שָׁם מִקְרָא וּתְפִלָּה. וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר שְׁאֵילַת שָׁלוֹם. וּמַנִּיחַ תְּפִילִּין, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר שֶׁאֵינוֹ חוֹלֵץ.Rav Ada bar Ahava a dit : un homme peut réciter sa prière au bain. On a objecté d'après une baraïta : celui qui entre au bain : à l'endroit où les gens se tiennent habillés, la première salle, il y a là lecture de la Torah et prière, et il va sans dire salutation de paix ; et il met les tefilin, et il va sans dire qu'il ne les ôte pas.
- מָקוֹם שֶׁבְּנֵי אָדָם עוֹמְדִים עֲרוּמִּים וּלְבוּשִׁין — יֵשׁ שָׁם שְׁאֵילַת שָׁלוֹם, וְאֵין שָׁם מִקְרָא וּתְפִלָּה, וְאֵינוֹ חוֹלֵץ תְּפִילִּין, וְאֵינוֹ מַנִּיחַ לְכַתְּחִלָּה.À l'endroit où les gens se tiennent nus et habillés, la salle du milieu, il y a là salutation de paix, mais il n'y a là ni lecture de la Torah ni prière ; et il n'ôte pas les tefilin, mais il ne les met pas au départ.
- מָקוֹם שֶׁבְּנֵי אָדָם עוֹמְדִין עֲרוּמִּים — אֵין שָׁם שְׁאֵילַת שָׁלוֹם, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר מִקְרָא וּתְפִלָּה, וְחוֹלֵץ תְּפִילִּין, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר שֶׁאֵינוֹ מַנִּיחָן!À l'endroit où les gens se tiennent nus, la salle intérieure, il n'y a pas là de salutation de paix, et il va sans dire ni lecture de la Torah ni prière ; et il ôte les tefilin, et il va sans dire qu'il ne les met pas ! Cela contredit donc Rav Ada bar Ahava.
- כִּי קָאָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה בְּמֶרְחָץ שֶׁאֵין בּוֹ אָדָם. וְהָא אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: מֶרְחָץ שֶׁאָמְרוּ אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ אָדָם, בֵּית הַכִּסֵּא שֶׁאָמְרוּ אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ צוֹאָה!Lorsque Rav Ada bar Ahava a parlé, c'était d'un bain dans lequel il n'y a personne. Mais Rabbi Yossé bar 'Hanina n'a-t-il pas dit : le bain dont ils ont parlé est interdit à la prière même s'il n'y a personne ; le lieu d'aisances dont ils ont parlé est interdit même s'il n'y a pas d'excréments !
- אֶלָּא כִּי קָאָמַר רַב אַדָּא, בְּחַדְתֵי. וְהָא מִבְעָא בְּעָא לֵיהּ רָבִינָא: הִזְמִינוֹ לְבֵית הַכִּסֵּא מַהוּ, יֵשׁ זִימּוּן אוֹ אֵין זִימּוּן? וְלָא אִיפְּשִׁיטָא לֵיהּ. לָאו הוּא הַדִּין לְמֶרְחָץ? לָא, דִּילְמָאMais plutôt, lorsque Rav Ada a parlé, c'était d'un bain neuf, où personne ne s'est encore lavé. Or Ravina ne lui a-t-il pas posé la question : s'il l'a destiné à servir de lieu d'aisances, qu'en est-il ? La destination compte-t-elle ou non ? Et il n'y a pas eu de réponse pour lui. N'en va-t-il pas de même pour le bain ? Non : peut-être que
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.