Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דֶּרֶךְ עָלָיו, חַיָּיב! הָתָם לָא נָח, הָכָא נָח.par-dessus le domaine public – c'est-à-dire s'il a fait passer l'objet à plus de dix téfa'him (palmes) au-dessus du sol, où l'air est un lieu exempt – il est 'hayav (passible) malgré ce passage ; or, selon la Tossefta, le passage par un lieu exempt dispense de la peine de la Torah ! La Guemara répond qu'il faut distinguer : là-bas, dans l'enseignement de Rava, l'objet ne s'est pas posé dans le lieu exempt, il n'a fait que traverser son air ; ici, en passant par le seuil, il s'est posé dans un lieu exempt, si bien que le transport se trouve scindé en deux actes distincts.
- אֲחֵרִים אוֹמְרִים: אִסְקוּפָּה מְשַׁמֶּשֶׁת שְׁתֵּי רְשׁוּיוֹת: בִּזְמַן שֶׁהַפֶּתַח פָּתוּחַ — כְּלִפְנִים. פֶּתַח נָעוּל — כְּלַחוּץ.La Tossefta poursuit : A'hérim (« d'autres Sages ») disent : le seuil sert deux domaines selon les circonstances : lorsque l'entrée est ouverte, le seuil est rattaché à la maison et il est comme l'intérieur ; lorsque l'entrée est fermée à clé, il n'y est plus rattaché et il est comme l'extérieur.
- וְאַף עַל גַּב דְּלֵית לֵיהּ לֶחִי?! וְהָאָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: תּוֹךְ הַפֶּתַח צָרִיךְ לֶחִי אַחֵר לְהַתִּירוֹ!La Guemara s'étonne : le seuil est-il comme l'intérieur lorsque l'entrée est ouverte, et cela bien qu'il n'ait pas de lé'hi (montant latéral symbolique) ? Or Rav 'Hama bar Gourya n'a-t-il pas dit que Rav a dit : l'intérieur de l'embrasure a besoin d'un autre lé'hi pour le permettre, c'est-à-dire pour qu'on puisse y transporter ?
- וְכִי תֵימָא דְּלֵית בֵּיהּ אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה — וְהָאָמַר רַב חָמָא בַּר גּוּרְיָא אָמַר רַב: תּוֹךְ הַפֶּתַח, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה, צָרִיךְ לֶחִי אַחֵר לְהַתִּירוֹ!Et si tu dis que la Tossefta parle d'un seuil qui n'a pas une surface de quatre téfa'him sur quatre, et qui n'a donc pas besoin de lé'hi, Rav 'Hama bar Gourya n'a-t-il pas dit que Rav a dit explicitement : l'intérieur de l'embrasure, même s'il n'a pas quatre téfa'him sur quatre, a besoin d'un autre lé'hi pour le permettre ?
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הָכָא בְּאִיסְקוּפַּת מָבוֹי עָסְקִינַן, חֶצְיוֹ מְקוֹרֶה וְחֶצְיוֹ שֶׁאֵינוֹ מְקוֹרֶה, וְקֵירוּיוֹ כְּלַפֵּי פְנִים. פֶּתַח פָּתוּחַ, כְּלִפְנִים. פֶּתַח נָעוּל, כְּלַחוּץ.Rav Yehouda a dit que Rav a dit : ici, nous avons affaire au seuil d'un mavoï (impasse ouverte sur le domaine public), dont une moitié est couverte et l'autre moitié n'est pas couverte, sa couverture se trouvant du côté de l'intérieur. Si l'entrée est ouverte, le seuil est comme l'intérieur, car on considère que le bord de la couverture descend et ferme l'ouverture ; si l'entrée est fermée à clé, on ne peut plus considérer ainsi la couverture, et la partie du seuil située au-delà de la porte est comme l'extérieur.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: לְעוֹלָם בְּאִיסְקוּפַּת בַּיִת עָסְקִינַן, וּכְגוֹן שֶׁקֵּירָהּ בִּשְׁתֵּי קוֹרוֹת שֶׁאֵין בָּזוֹ אַרְבָּעָה וְאֵין בָּזוֹ אַרְבָּעָה, וְאֵין בֵּין זוֹ לָזוֹ שְׁלֹשָׁה, וְדֶלֶת בָּאֶמְצַע. פֶּתַח פָּתוּחַ, כְּלִפְנִים. פֶּתַח נָעוּל, כְּלַחוּץ.Rav Achi a dit : en réalité, nous avons affaire au seuil d'une maison, dans le cas où on l'a couvert de deux poutres, celle-ci n'ayant pas quatre téfa'him de large et celle-là n'ayant pas quatre téfa'him, sans qu'il y ait trois téfa'him entre l'une et l'autre, avec une porte au milieu. Si l'entrée est ouverte, l'intervalle de moins de trois téfa'him est tenu pour inexistant selon le principe de lavoud ; les deux poutres n'en font qu'une, large de quatre, dont le bord descend et ferme l'ouverture, et le seuil est comme l'intérieur. Si l'entrée est fermée à clé, la porte sépare les deux poutres ; la poutre extérieure, qui n'a pas quatre téfa'him, ne peut être considérée comme un toit dont une cloison descend, et le seuil est comme l'extérieur.
- וְאִם הָיְתָה אִיסְקוּפָּה גְּבוֹהָה עֲשָׂרָה וּרְחָבָה אַרְבָּעָה, הֲרֵי זוֹ רְשׁוּת לְעַצְמָהּ. מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי. דְּאָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי אוֹמֵר הָיָה רַבִּי מֵאִיר: כׇּל מָקוֹם שֶׁאַתָּה מוֹצֵא שְׁתֵּי רְשׁוּיוֹת וְהֵן רְשׁוּת אַחַת, כְּגוֹן עַמּוּד בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה וְרָחָב אַרְבָּעָה — אָסוּר לְכַתֵּף עָלָיו. גְּזֵירָה מִשּׁוּם תֵּל בִּרְשׁוּת הָרַבִּים.La Tossefta dit encore : et si le seuil était haut de dix téfa'him et large de quatre, il constitue un domaine à lui seul, même à l'intérieur d'un domaine privé. La Guemara remarque : cela soutient l'opinion de Rav Yits'hak bar Avdimi, car Rav Yits'hak bar Avdimi a dit : Rabbi Méïr disait : partout où tu trouves deux domaines, c'est-à-dire deux lieux suffisamment distincts, alors qu'ils forment légalement un seul domaine, par exemple une colonne dans un domaine privé, haute de dix téfa'him et large de quatre, il est interdit par les Sages d'y ajuster une charge sur l'épaule, c'est-à-dire d'y déposer un fardeau pris dans le domaine privé. C'est un décret à cause d'une butte dans le domaine public, de mêmes dimensions, où un tel acte transgresserait un interdit de la Torah.
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