Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נִתְכַּוֵּון לִשְׁבּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהִנִּיחַ עֵירוּבוֹ בְּבוֹר לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים — עֵירוּבוֹ עֵירוּב. לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים — אֵין עֵירוּבוֹ עֵירוּב.S'il a eu l'intention d'établir sa résidence de Chabbat dans le domaine public, et a déposé son érouv (nourriture de deux repas fixant le lieu de résidence) dans un puits, au-dessus de dix téfa'him (largeurs de main), son érouv est valable ; au-dessous de dix téfa'him, son érouv n'est pas valable.
- הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא בְּבוֹר דְּאִית בֵּיהּ עֲשָׂרָה, וּ״לְמַעְלָה״ — דְּדַלִּאי וְאוֹתְבֵיהּ, וּ״לְמַטָּה״ דְּתַתִּאי וְאוֹתְבֵיהּ, מָה לִי לְמַעְלָה וּמָה לִי לְמַטָּה. הוּא בְּמָקוֹם אֶחָד, וְעֵירוּבוֹ בְּמָקוֹם אַחֵר הוּא.La Guemara précise : De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit : d'un puits qui a dix téfa'him de profondeur, et « au-dessus » signifie qu'il l'a élevé et l'a déposé dans la partie haute du puits, et « au-dessous » qu'il l'a abaissé et l'a déposé dans la partie basse, que m'importe le haut et que m'importe le bas ? Tout le puits est un domaine privé : lui est en un lieu et son érouv en un autre, et il ne peut pas l'en sortir !
- אֶלָּא לָאו בְּבוֹר דְּלֵית בֵּיהּ עֲשָׂרָה, וְקָתָנֵי עֵירוּבוֹ עֵירוּב. אַלְמָא תַּשְׁמִישׁ עַל יְדֵי הַדְּחָק שְׁמֵיהּ תַּשְׁמִישׁ.N'est-ce donc pas qu'il s'agit d'un puits qui n'a pas dix téfa'him de profondeur, et il est enseigné que son érouv est valable ? On voit qu'un usage malaisé s'appelle un usage, et qu'un tel puits fait partie du domaine public.
- זִמְנִין מְשַׁנֵּי לֵיהּ הוּא וְעֵירוּבוֹ בְּכַרְמְלִית, וְאַמַּאי קָרֵי לַהּ ״רְשׁוּת הָרַבִּים״ — לְפִי שֶׁאֵינָהּ רְשׁוּת הַיָּחִיד.Parfois il lui répondait : il s'agit du cas où lui et son érouv sont dans une karmelit (domaine intermédiaire institué par les Sages). Et pourquoi l'appelle-t-on « domaine public » ? Parce que ce n'est pas un domaine privé.
- וְזִמְנִין מְשַׁנֵּי לֵיהּ, הוּא בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְעֵירוּבוֹ בְּכַרְמְלִית. וְרַבִּי הִיא, דְּאָמַר כׇּל דָּבָר שֶׁהוּא מִשּׁוּם שְׁבוּת, לֹא גָּזְרוּ עָלָיו בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת.Et parfois il lui répondait : lui est dans le domaine public et son érouv dans une karmelit. Et c'est l'opinion de Rabbi Yehouda HaNassi, qui a dit : tout ce qui n'est interdit qu'en vertu d'un chevout (décret rabbinique), ils ne l'ont pas décrété au crépuscule ; or l'érouv prend effet à ce moment-là, où il pouvait encore le prendre.
- וְלָא תֵּימָא דַּחוֹיֵי קָא מְדַחֵינָא לָךְ, אֶלָּא דַּוְקָא קָאָמֵינָא לָךְ. דִּתְנַן: אִם הָיָה רְקָק מַיִם וּרְשׁוּת הָרַבִּים מְהַלֶּכֶת בּוֹ, הַזּוֹרֵק לְתוֹכָהּ אַרְבַּע אַמּוֹת — חַיָּיב. וְכַמָּה הוּא רְקָק מַיִם — פָּחוֹת מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים. וּרְקָק מַיִם שֶׁרְשׁוּת הָרַבִּים מְהַלֶּכֶת בּוֹ, הַזּוֹרֵק לְתוֹכוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת — חַיָּיב.Et ne dis pas que je ne fais que t'écarter par des réponses de circonstance ; mais je te parle avec précision. Car nous avons appris (dans la Michna) : s'il y avait un marécage et que le domaine public y passe, celui qui y lance à quatre coudées est 'hayav (passible). Et quelle est la profondeur de ce marécage ? Moins de dix téfa'him. Et un marécage où passe le domaine public, celui qui y lance à quatre coudées est 'hayav.
- בִּשְׁלָמָא ״רְקָק״ ״רְקָק״ תְּרֵי זִימְנֵי, חַד בְּימוֹת הַחַמָּה וְחַד בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים. וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן בְּימוֹת הַחַמָּה, דַּעֲבִידִי אִינָשֵׁי לְקָרוֹרֵי נַפְשַׁיְהוּ, אֲבָל בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים — אֵימָא לָא. וְאִי אַשְׁמְעִינַן בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים, אַגַּב דְּמִטְּנִיף מִקְּרֵי וְנָחֵית, אֲבָל בִּימוֹת הַחַמָּה — לָא. צְרִיכָא.Certes, « marécage », « marécage », deux fois : l'un pour l'été, l'autre pour la saison des pluies. Et les deux sont nécessaires : si l'on nous avait enseigné l'été seulement, on aurait dit que c'est parce que les gens ont coutume de s'y rafraîchir, mais à la saison des pluies, je dirais que non. Et si l'on nous avait enseigné la saison des pluies seulement, on aurait dit que c'est parce que, déjà crotté, il lui arrive d'y entrer, mais en été, non. Les deux sont donc nécessaires.
- אֶלָּא הִילּוּךְ תְּרֵי זִימְנֵי לְמָה לִי? אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ הִילּוּךְ עַל יְדֵי הַדְּחָק — שְׁמֵיהּ הִילּוּךְ, תַּשְׁמִישׁ עַל יְדֵי הַדְּחָק — לָא שְׁמֵיהּ תַּשְׁמִישׁ. שְׁמַע מִינַּהּ.Mais pourquoi ai-je besoin de « passage » deux fois ? N'est-ce pas qu'il faut en déduire qu'un passage malaisé s'appelle un passage, mais qu'un usage malaisé ne s'appelle pas un usage ? Déduis-en en effet.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: הַאי זִירְזָא דְּקָנֵי, רְמָא וְזַקְפֵיהּ רְמָא וְזַקְפֵיהּ — לָא מִיחַיַּיב עַד דְּעָקַר לֵיהּ.Rav Yehouda a dit : Cette botte de roseaux, s'il l'a fait basculer et l'a redressée, l'a fait basculer et l'a redressée sur plusieurs coudées dans le domaine public, il n'est pas 'hayav tant qu'il ne l'a pas arrachée du sol, car une extrémité y est toujours restée.
- אָמַר מָר: אָדָם עוֹמֵד עַל הָאִסְקוּפָּה, נוֹטֵל מִבַּעַל הַבַּיִת וְנוֹתֵן לוֹ, נוֹטֵל מֵעָנִי וְנוֹתֵן לוֹ. הַאי אִסְקוּפָּה מַאי?Le Maître a dit : Un homme debout sur le seuil peut prendre du maître de maison et lui donner, prendre du pauvre et lui donner. Ce seuil, quel est-il ?
- אִילֵּימָא אִסְקוּפַּת רְשׁוּת הָרַבִּים — נוֹטֵל מִבַּעַל הַבַּיִת? הָא מַפֵּיק מֵרְשׁוּת הַיָּחִיד לִרְשׁוּת הָרַבִּים!Si l'on dit : c'est un seuil de statut de domaine public, comment peut-il prendre du maître de maison ? Il fait sortir du domaine privé vers le domaine public !
- וְאֶלָּא אִסְקוּפַּת רְשׁוּת הַיָּחִיד — נוֹטֵל מִן הֶעָנִי? הָא קָא מְעַיֵּיל מֵרְשׁוּת הָרַבִּים לִרְשׁוּת הַיָּחִיד!Et si c'est un seuil de statut de domaine privé, comment peut-il prendre du pauvre ? Il fait entrer du domaine public vers le domaine privé !
- אֶלָּא אִסְקוּפַּת כַּרְמְלִית — נוֹטֵל וְנוֹתֵן לְכַתְּחִלָּה, סוֹף סוֹף אִיסּוּרָא מִיהָא אִיתָא!Et si c'est un seuil de statut de karmelit, peut-il prendre et donner d'emblée ? En fin de compte, il y a tout de même un interdit !
- אֶלָּא אִסְקוּפָּה מְקוֹם פָּטוּר בְּעָלְמָא הוּא — כְּגוֹן דְּלֵית בֵּיהּ אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה. וְכִי הָא דְּכִי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מָקוֹם שֶׁאֵין בּוֹ אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה טְפָחִים — מוּתָּר לִבְנֵי רְשׁוּת הַיָּחִיד וְלִבְנֵי רְשׁוּת הָרַבִּים לְכַתֵּף עָלָיו, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַחֲלִיפוּ.Mais c'est un seuil qui n'est qu'un simple lieu exempt, à savoir qui n'a pas quatre sur quatre téfa'him. Et conformément à ceci : quand Rav Dimi est venu, il a dit : Rabbi Yo'hanan a dit : un lieu qui n'a pas quatre sur quatre téfa'him, il est permis aux gens du domaine privé et aux gens du domaine public d'y ajuster leurs charges d'épaule, à condition qu'ils n'échangent pas d'un domaine à l'autre.
- אָמַר מָר, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִטּוֹל מִבַּעַל הַבַּיִת וְנוֹתֵן לְעָנִי, מֵעָנִי וְנוֹתֵן לְבַעַל הַבַּיִת. וְאִם נָטַל וְנָתַן — שְׁלָשְׁתָּן פְּטוּרִין. לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְרָבָא. דְּאָמַר רָבָא: הַמַּעֲבִיר חֵפֶץ מִתְּחִילַּת אַרְבַּע לְסוֹף אַרְבַּע בִּרְשׁוּת הָרַבִּים — אַף עַל פִּי שֶׁהֶעֱבִירוֹLe Maître a dit : À condition qu'il ne prenne pas du maître de maison pour donner au pauvre, ni du pauvre pour donner au maître de maison. Et s'il a pris et donné, tous trois sont pétourim (exempts). Dirons-nous que c'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rava ? Car Rava a dit : celui qui transfère un objet du début de quatre coudées à la fin de quatre dans le domaine public, même s'il l'a fait passer
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