Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ מִכְּדֵי זְרִיקָה תּוֹלָדָה דְהוֹצָאָה הִיא, הוֹצָאָה גּוּפַהּ הֵיכָא כְּתִיבָא? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר קְרָא: ״וַיְצַו מֹשֶׁה וַיַּעֲבִירוּ קוֹל בַּמַּחֲנֶה״, מֹשֶׁה הֵיכָן הֲוָה יָתֵיב? — בְּמַחֲנֵה לְוִיָּה, וּמַחֲנֵה לְוִיָּה רְשׁוּת הָרַבִּים הֲוַאי, וְקָאֲמַר לְהוּ לְיִשְׂרָאֵל: לָא תַּפִּיקוּ וְתַיְתוֹ מֵרְשׁוּת הַיָּחִיד דִּידְכוּ לִרְשׁוּת הָרַבִּים.GUEMARA : Puisque de toute façon le lancer est un dérivé (toléda, travail dérivé d'une catégorie principale) du transport d'un domaine à l'autre, le transport lui-même, où est-il écrit dans la Torah ? Rabbi Yo'hanan a dit : C'est ce que dit le verset : « Moché ordonna, et ils firent passer une proclamation dans le camp » (Exode 36, 6), pour que le peuple cesse d'apporter ses dons. Moché, où siégeait-il ? Dans le camp des Lévites ; or le camp des Lévites était le domaine public, et il disait aux Bnei Israël : Ne sortez pas et n'apportez pas d'objets de votre domaine privé, vos tentes, vers le domaine public.
- וּמִמַּאי דִּבְשַׁבָּת קָאֵי? דִּילְמָא בְּחוֹל קָאֵי, וּמִשּׁוּם דִּשְׁלִימָא לַהּ מְלָאכָה, כְּדִכְתִיב: ״וְהַמְּלָאכָה הָיְתָה דַיָּם וְגוֹ׳״?! — גָּמַר ״הַעֲבָרָה״ ״הַעֲבָרָה״ מִיּוֹם הַכִּפּוּרִים:Et d'où sait-on qu'il se tenait et ordonnait cela un Chabbat ? Peut-être se tenait-il un jour de semaine, et a-t-il ordonné de cesser parce que le travail du Michkan (Tabernacle) était achevé, tous les matériaux ayant été réunis, comme il est écrit : « Et le travail leur suffisait, etc. » (Exode 36, 7) ? La Guemara répond : Il déduit par guezéra chava (analogie textuelle) le terme « faire passer » ici du terme « faire passer » employé pour Yom Kippour :
- כְּתִיב הָכָא: ״וַיַּעֲבִירוּ קוֹל בַּמַּחֲנֶה״, וּכְתִיב הָתָם: ״וְהַעֲבַרְתָּ שׁוֹפַר תְּרוּעָה״, מַה לְּהַלָּן — בַּיּוֹם אָסוּר, אַף כָּאן — בַּיּוֹם אָסוּר.Il est écrit ici : « Ils firent passer une proclamation dans le camp », et il est écrit là-bas : « Tu feras passer le son du chofar » (Lévitique 25, 9). De même que là-bas, la proclamation se fait en un jour où le travail est interdit, de même ici, elle s'est faite en un jour où le travail est interdit.
- אַשְׁכְּחַן הוֹצָאָה, הַכְנָסָה מְנָלַן? סְבָרָא הִיא: מִכְּדֵי מֵרְשׁוּת לִרְשׁוּת הוּא, מָה לִי אַפּוֹקֵי וּמָה לִי עַיּוֹלֵי! מִיהוּ, הוֹצָאָה — אָב, הַכְנָסָה — תּוֹלָדָה.Nous avons trouvé une source pour l'interdit de sortir un objet du domaine privé. Rentrer un objet dans le domaine privé, d'où le savons-nous ? C'est une déduction logique : puisque le transport va d'un domaine à un autre, que m'importe de sortir ou que m'importe de rentrer ! Toutefois, sortir est une catégorie principale (av), et rentrer est un dérivé (toléda).
- וּמִכְּדֵי אַהָא מִיחַיַּיב וְאַהָא מִיחַיַּיב, אַמַּאי קָרֵי לַהּ הַאי ״אָב״, וְאַמַּאי קָרֵי לַהּ הַאי ״תּוֹלָדָה״?Mais puisque l'on est passible pour ceci et passible pour cela, pourquoi appelle-t-on ceci « av » et pourquoi appelle-t-on cela « toléda » ?
- נָפְקָא מִינַּהּ דְּאִי עָבֵיד שְׁתֵּי אָבוֹת בַּהֲדֵי הֲדָדֵי, אִי נָמֵי שְׁתֵּי תוֹלָדוֹת בַּהֲדֵי הֲדָדֵי — מִיחַיַּיב תַּרְתֵּי, וְאִי עָבֵיד אָב וְתוֹלָדָה דִידֵיהּ — לָא מִיחַיַּיב אֶלָּא חֲדָא.La conséquence pratique est que si l'on accomplit deux avot de catégories différentes ensemble, ou bien deux toledot de deux catégories différentes ensemble, on est passible de deux sacrifices expiatoires ; tandis que si l'on accomplit un av et son propre toléda, on n'est passible que d'un seul sacrifice.
- וּלְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דִּמְחַיֵּיב אַתּוֹלָדָה בִּמְקוֹם אָב — אַמַּאי קָרוּ לַהּ ״אָב״, וְאַמַּאי קָרוּ לַהּ ״תּוֹלָדָה״? הָךְ דַּהֲוַאי בְּמִשְׁכָּן חֲשִׁיבָא — קָרֵי לַהּ ״אָב״, הָךְ דְּלָא הֲוַאי בַּמִּשְׁכָּן חֲשִׁיבָא — לָא קָרֵי לַהּ ״אָב״. אִי נָמֵי: הָךְ דִּכְתִיבָא — קָרֵי ״אָב״, וְהָךְ דְּלָא כְּתִיבָא קָרֵי ״תּוֹלָדָה״.Et selon Rabbi Eliézer, qui rend passible pour un toléda accompli en même temps que l'av, pourquoi appelle-t-on ceci « av » et pourquoi appelle-t-on cela « toléda » ? La Guemara répond : Celui qui était un travail important dans le Michkan, on l'appelle « av » ; celui qui n'était pas un travail important dans le Michkan, on ne l'appelle pas « av ». Ou bien : celui qui est écrit dans la Torah, on l'appelle « av », et celui qui n'est pas écrit, on l'appelle « toléda ».
- וְהָא דִּתְנַן: הַזּוֹרֵק אַרְבַּע אַמּוֹת בַּכּוֹתֶל, לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים — כְּזוֹרֵק בָּאֲוִיר. לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים — כְּזוֹרֵק בָּאָרֶץ, וְהַזּוֹרֵק בָּאָרֶץ אַרְבַּע אַמּוֹת — חַיָּיב.Et quant à ce que nous avons appris dans la Michna : Celui qui lance un objet à quatre coudées dans le domaine public et qui atteint un mur : au-dessus de dix palmes, c'est comme s'il lançait dans les airs, et il est pétour (exempt) ; au-dessous de dix palmes, c'est comme s'il lançait au sol ; et celui qui lance au sol à quatre coudées est 'hayav (passible).
- זָרַק אַרְבַּע אַמּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, מְנָלַן דְּמִיחַיַּיב? אָמַר רַבִּי יֹאשִׁיָּה: שֶׁכֵּן אוֹרְגֵי יְרִיעוֹת זוֹרְקִין מַחֲטֵיהֶן זֶה לָזֶה. אוֹרְגִין, מְחָטִין לְמָה לְהוּ? אֶלָּא, שֶׁכֵּן תּוֹפְרֵי יְרִיעוֹת זוֹרְקִין מַחֲטֵיהֶן זֶה לָזֶה.S'il a lancé à quatre coudées dans le domaine public, d'où savons-nous qu'il est passible ? Rabbi Yochiya a dit : Parce que les tisserands des tentures du Michkan se lançaient leurs aiguilles l'un à l'autre. La Guemara s'étonne : Des tisserands, pourquoi auraient-ils besoin d'aiguilles ? Plutôt, corrige : Parce que les couturiers des tentures se lançaient leurs aiguilles l'un à l'autre.
- וְדִילְמָא גַּבֵּי הֲדָדֵי הֲווֹ יָתְבִי?! מָטוּ הֲדָדֵי בְּמַחְטִין. דִּילְמָא בְּתוֹךְ אַרְבַּע הֲווֹ יָתְבִי?Mais peut-être étaient-ils assis l'un à côté de l'autre, sans avoir à lancer ! La Guemara répond : Ils se seraient atteints mutuellement avec leurs aiguilles. Elle objecte : Peut-être étaient-ils assis à moins de quatre coudées l'un de l'autre ?
- אֶלָּא אָמַר רַב חִסְדָּא: שֶׁכֵּן אוֹרְגֵי יְרִיעוֹת זוֹרְקִין בּוּכְיָאר בַּיְּרִיעָה. וַהֲלֹא אוֹגְדּוֹ בְּיָדוֹ! — בְּנִיסְכָּא בָּתְרָא.Plutôt, Rav 'Hisda a dit : C'est parce que les tisserands des tentures lançaient la navette dans la tenture. La Guemara objecte : Mais ne la tient-il pas attachée à sa main par le fil ? Elle répond : Il s'agit du dernier jet, où le fil lâche la navette.
- וְהָא בִּמְקוֹם פְּטוּר קָאָזְלָא! — אֶלָּא, שֶׁכֵּן אוֹרְגֵי יְרִיעוֹת זוֹרְקִין בּוּכְיָאר לְשׁוֹאֲלֵיהֶן. וְדִילְמָא גַּבֵּי הֲדָדֵי הֲווֹ יָתְבִי?! מָטוּ הֲדָדֵי בְּחֵפֶת.Mais celle-ci circule dans un lieu d'exemption, l'espace entre les deux nappes de fils ayant moins de quatre palmes de large ! Plutôt, c'est parce que les tisserands des tentures lançaient la navette à ceux qui la leur empruntaient. La Guemara objecte : Mais peut-être étaient-ils assis l'un à côté de l'autre ? Elle répond : Ils se seraient atteints mutuellement au bord de la tenture, en tirant le fil.
- וְדִילְמָא שַׁלְחוֹפֵי הֲווֹ מְשַׁלְחֲפִי?! וְתוּ, מִי שָׁאיְלִי מֵהֲדָדֵי? וְהָתָנֵי לוּדָּא: ״אִישׁ אִישׁ מִמְּלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר הֵמָּה עֹשִׂים״ — מִמְּלַאכְתּוֹ הוּא עוֹשֶׂה וְאֵינוֹ עוֹשֶׂה מִמְּלֶאכֶת חֲבֵירוֹ!Mais peut-être étaient-ils disposés en quinconce ? Et de plus, s'empruntaient-ils quoi que ce soit les uns aux autres ? N'a-t-il pas été enseigné dans la baraïta de Louda : « Chacun de son travail qu'ils faisaient » (Exode 36, 4) : chacun travaillait à partir de son propre ouvrage et ne travaillait pas à partir de l'ouvrage de son compagnon !
- וְתוּ: מַעֲבִיר אַרְבַּע אַמּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים מְנָלַן דְּמִחַיַּיב? אֶלָּא: כׇּל אַרְבַּע אַמּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים גְּמָרָא גְּמִירִי לַהּ.Et de plus : celui qui transporte un objet sur quatre coudées dans le domaine public, d'où savons-nous qu'il est passible ? Plutôt : toute la règle des quatre coudées dans le domaine public est une tradition reçue, sans source dans le texte.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מְקוֹשֵׁשׁ, מַעֲבִיר אַרְבַּע אַמּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים הֲוָה. בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: תּוֹלֵשׁ הֲוָה. רַב אַחָא בְּרַבִּי יַעֲקֹב אָמַר: מְעַמֵּר הֲוָה.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Le ramasseur de bois (Nombres 15, 32-36) était quelqu'un qui transportait du bois sur quatre coudées dans le domaine public. Il a été enseigné dans une baraïta : C'était quelqu'un qui arrachait des branches encore attachées. Rav A'ha fils de Rabbi Yaakov a dit : C'était quelqu'un qui rassemblait en gerbes du bois épars.
- לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְכִדְרַב, דְּאָמַר רַב: מָצָאתִי מְגִלַּת סְתָרִים בֵּי רַבִּי חִיָּיא וְכָתוּב בָּהּ, אִיסִי בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר: אֲבוֹת מְלָאכוֹת אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת וְאִם עֲשָׂאָן כּוּלָּן בְּהֶעְלֵם אַחַת וְאֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אַחַת וְתוּ לָא? וְהָתְנַן: אֲבוֹת מְלָאכוֹת אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת, וְהָוֵינַן בַּהּ: מִנְיָינָא לְמָה לִי? וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁאִם עֲשָׂאָן כּוּלָּם בְּהֶעְלֵם אַחַת — חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.Quelle conséquence pratique cela a-t-il ? Celle de l'enseignement de Rav, car Rav a dit : J'ai trouvé un rouleau caché chez Rabbi 'Hiya, et il y était écrit : Issi ben Yehouda dit : Les catégories principales de travaux sont au nombre de quarante moins une, et si on les a toutes accomplies en un seul oubli, on n'est passible que d'une seule. La Guemara s'étonne : D'une seule et pas plus ? N'avons-nous pas appris dans la Michna : Les catégories principales de travaux sont au nombre de quarante moins une, et nous nous sommes demandé à ce sujet : Pourquoi ai-je besoin de ce décompte ? Et Rabbi Yo'hanan a dit : C'est pour enseigner que si on les a toutes accomplies en un seul oubli, on est passible pour chacune d'elles !
- אֵימָא: אֵינוֹ חַיָּיב עַל אַחַת מֵהֶם.Corrige et dis : On n'est pas passible pour l'une d'elles ; il existe parmi les trente-neuf une catégorie qui n'entraîne pas la peine de mort, sans que l'on sache laquelle.
- רַב יְהוּדָה פְּשִׁיטָא לֵיהּ דְּהַמַּעֲבִיר חַיָּיב, וּמַתְנִיתִין פְּשִׁיטָא לֵיהּ דְּתוֹלֵשׁ חַיָּיב, וְרַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב פְּשִׁיטָא לֵיהּ דִּמְעַמֵּר חַיָּיב. מָר סָבַר הָא מִיהַת לָא מְסַפְּקָא, וּמָר סָבַר הָא מִיהַת לָא מְסַפְּקָא.Pour Rav Yehouda, il est évident que celui qui transporte est passible de mort ; pour la baraïta, il est évident que celui qui arrache est passible ; et pour Rav A'ha bar Yaakov, il est évident que celui qui rassemble est passible. Un Maître pense : celui-ci du moins ne fait pas de doute, et un autre Maître pense : celui-là du moins ne fait pas de doute.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מְקוֹשֵׁשׁ זֶה צְלָפְחָד, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וַיִּהְיוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל בַּמִּדְבָּר וַיִּמְצְאוּ אִישׁ וְגוֹ׳״, וּלְהַלָּן הוּא אוֹמֵר: ״אָבִינוּ מֵת בַּמִּדְבָּר״, מַה לְּהַלָּן צְלָפְחָד, אַף כָּאן צְלָפְחָד — דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Le ramasseur de bois, c'était Tselof'had. Et ainsi est-il dit : « Les Bnei Israël étaient dans le désert et ils trouvèrent un homme, etc. » (Nombres 15, 32), et plus loin il est dit : « Notre père est mort dans le désert » (Nombres 27, 3). De même que plus loin il s'agit de Tselof'had, de même ici il s'agit de Tselof'had. Telles sont les paroles de Rabbi Akiva.
- אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָא: עֲקִיבָא, בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ אַתָּה עָתִיד לִיתֵּן אֶת הַדִּין: אִם כִּדְבָרֶיךָ — הַתּוֹרָה כִּיסַּתּוּ, וְאַתָּה מְגַלֶּה אוֹתוֹ?! וְאִם לָאו — אַתָּה מוֹצִיא לַעַז עַל אוֹתוֹ צַדִּיק.Rabbi Yehouda ben Betéra lui dit : Akiva, de toute façon tu auras à rendre des comptes : si c'est conforme à tes paroles, la Torah l'a dissimulé et toi, tu le dévoiles ?! Et sinon, tu répands une calomnie sur ce juste.
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