Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״גַּרְאִינִין״, אוֹ ״גַרְעִינִין״? אָמַר רָבָא בַּר עוּלָּא: ״וְנִגְרַע מֵעֶרְכֶּךָ״.Dans la Michna (enseignement des Tannaïm, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) de la fin du chapitre précédent, il est question des noyaux : faut-il lire garinin avec un alef, ou garinin avec un ayin ? Rava bar Oula a dit : Avec un ayin, de la même racine que dans le verset : « Et il sera déduit (venigra) de ton estimation » (Lévitique 27, 18).
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״אוֹמְמוֹת״, אוֹ ״עוֹמְמוֹת״? אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַבְדִּימִי: ״אֲרָזִים לֹא עֲמָמֻהוּ בְּגַן אֱלֹהִים״.Ils ont posé la question : Des braises qui s'éteignent, dit-on omemot avec un alef, ou omemot avec un ayin ? Rav Its'hak bar Avdimi a dit : Avec un ayin, comme il est écrit : « Les cèdres ne l'ont pas éclipsé (amamouhou) dans le jardin de D.ieu » (Ézéchiel 31, 8).
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: ״מְאַמְּצִין״ תְּנַן, אוֹ ״מְעַמְּצִין״. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״וְעֹצֵם עֵינָיו מֵרְאוֹת בְּרָע״.Ils ont posé la question : À propos de la fermeture des yeux d'un mort, avons-nous appris meamtsin avec un alef, ou meamtsin avec un ayin ? Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Avec un ayin, comme il est écrit : « Et il ferme (veotsem) ses yeux pour ne pas voir le mal » (Isaïe 33, 15).
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹצִיא חָלָב שֶׁל בְּהֵמָה כְּדֵי גְמִיאָה. חָלָב שֶׁל אִשָּׁה וְלוֹבֶן שֶׁל בֵּיצָה — כְּדֵי לִיתֵּן בִּמְשִׁיפָא שֶׁל קִילוֹר. [קִילוֹר] כְּדֵי לָשׁוּף בְּמַיִם. בָּעֵי רַב אָשֵׁי: כְּדֵי שִׁיפָה, אוֹ כְּדֵי אֲחִיזָה וְשִׁיפָה? תֵּיקוּ.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui transporte du lait d'animal le Chabbat n'est passible que pour de quoi avaler une gorgée. Du lait de femme et du blanc d'œuf : de quoi mettre dans le délayage d'un collyre. Du collyre : de quoi le délayer dans l'eau pour les deux yeux. Rav Achi a posé la question : S'agit-il de quoi délayer, ou de quoi tenir et délayer ? Faut-il compter aussi ce qui reste collé aux doigts ? Tékou (la question reste en suspens).
- דְּבַשׁ כְּדֵי לִיתֵּן עַל הַכָּתִית. תָּנָא: כְּדֵי לִיתֵּן עַל פִּי כָתִית. בָּעֵי רַב אָשֵׁי: ״עַל כָּתִית״ — אַפּוּמָּא דְּכוּלַּהּ כָּתִית, אוֹ דִילְמָא אַמּוּרְשָׁא קַמָּא דְּכָתִית, לְאַפּוֹקֵי הוּדְרָנָא דְּלָא — תֵּיקוּ.Nous avons appris dans la Michna : Pour le miel, de quoi mettre sur une plaie. Il a été enseigné par un Tanna : De quoi mettre sur l'ouverture d'une plaie. Rav Achi a posé la question : Le texte « sur une plaie » veut-il dire sur l'ouverture de la plaie entière, ou peut-être sur la première éminence de la plaie, à l'exclusion du pourtour, qui n'est pas compté ? Tékou (la question reste en suspens).
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל מַה שֶּׁבָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּעוֹלָמוֹ לֹא בָּרָא דָּבָר אֶחָד לְבַטָּלָה. בָּרָא שַׁבְּלוּל — לְכָתִית. בָּרָא זְבוּב — לְצִירְעָה. יַתּוּשׁ — לְנָחָשׁ. וְנָחָשׁ — לַחֲפָפִית. וּסְמָמִית — לְעַקְרָב. הֵיכִי עָבֵיד לֵיהּ — מַיְיתֵי חֲדָא אוּכָּמָא וַחֲדָא חִיוָּרָא, וְשָׁלְקִי לְהוּ וְשָׁיְיפִי לֵיהּ.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : De tout ce que le Saint, béni soit-Il, a créé dans Son monde, Il n'a pas créé une seule chose en vain. Il a créé l'escargot pour la plaie ; Il a créé la mouche pour la piqûre de guêpe ; le moustique pour la morsure du serpent ; et le serpent pour la 'hafafit (une sorte d'éruption) ; et le semamit (un petit animal : l'araignée selon Rachi, le gecko selon Steinsaltz) pour la piqûre de scorpion. Comment procède-t-on ? On en apporte un noir et un blanc, on les fait bouillir et on enduit la blessure.
- תָּנוּ רַבָּנַן, חֲמִשָּׁה אֵימוֹת הֵן אֵימַת חַלָּשׁ עַל גִּבּוֹר: אֵימַת מַפְגִּיעַ עַל הָאֲרִי, אֵימַת יַתּוּשׁ עַל הַפִּיל, אֵימַת סְמָמִית עַל הָעַקְרָב, אֵימַת סְנוּנִית עַל הַנֶּשֶׁר, אֵימַת כִּילְבִּית עַל לִוְיָתָן. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מַאי קְרָא — ״הַמַּבְלִיג שֹׁד עַל עָז״.Nos Maîtres ont enseigné : Il y a cinq terreurs, terreur du faible sur le fort : la terreur du mafguia (une petite bête) sur le lion, la terreur du moustique sur l'éléphant, la terreur du semamit sur le scorpion, la terreur de l'hirondelle sur l'aigle, la terreur du kilbit (un petit animal) sur le Léviathan. Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Quel est le verset qui y fait allusion ? « Celui qui fait surgir le dévasté sur le puissant » (Amos 5, 9).
- רַבִּי זֵירָא אַשְׁכַּח לְרַב יְהוּדָה דַּהֲוָה קָאֵי אַפִּיתְחָא דְּבֵי חֲמוּהּ, וְחַזְיֵיהּ דַּהֲוָה בְּדִיחָא דַּעְתֵּיהּ, וְאִי בָּעֵי מִינֵּיהּ כׇּל חֲלָלֵי עָלְמָא הֲוָה אָמַר לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא עִיזֵּי מְסַגָּן בְּרֵישָׁא וַהֲדַר אִימְּרֵי? אֲמַר לֵיהּ כִּבְרִיָּיתוֹ שֶׁל עוֹלָם, דִּבְרֵישָׁא חֲשׁוֹכָא וַהֲדַר נְהוֹרָא. מַאי טַעְמָא הָנֵי מְכַסְּיָין וְהָנֵי מְגַלְּיָין? הָנֵי דְּמִכַּסִּינַן מִינַּיְיהוּ — מְכַסְּיָין, וְהָנֵי דְּלָא מִכַּסִּינַן מִינַּיְיהוּ — מְגַלְּיָין. מַאי טַעְמָא גַּמְלָא זוּטַר גְּנוּבְתֵּיהּ? מִשּׁוּם דְּאָכֵל כִּיסֵי. מַאי טַעְמָא תּוֹרָא אֲרִיכָא גְּנוּבְתֵּיהּ? מִשּׁוּם דְּדָיֵיר בְּאַגְמֵי, וּבָעֵי לְכַרְכּוֹשֵׁי בָּקֵי.Rabbi Zeira trouva Rav Yehouda, qui se tenait à l'entrée de la maison de son beau-père, et il vit qu'il était de bonne humeur, et que s'il l'interrogeait sur tous les recoins du monde, il lui répondrait. Il lui dit : Pourquoi les chèvres marchent-elles en tête du troupeau, et ensuite les brebis ? Il lui répondit : C'est comme à la création du monde, où il y eut d'abord l'obscurité et ensuite la lumière : les chèvres sont généralement noires, et les brebis blanches. Pourquoi celles-ci sont-elles couvertes par leur queue, et celles-là découvertes ? Celles dont nous nous couvrons, les brebis, dont nous portons la laine, sont couvertes, et celles dont nous ne nous couvrons pas sont découvertes. Pourquoi la queue du chameau est-elle courte ? Parce qu'il mange des épines, et elles s'y accrocheraient. Pourquoi la queue du bœuf est-elle longue ? Parce qu'il vit dans les marais et qu'il doit chasser les moustiques.
- מַאי טַעְמָא קַרְנָא דְקַמְצָא רַכִּיכָא? מִשּׁוּם דְּדָיְירָא בְּחִילְפֵי, וְאִי קַשְׁיָא — נָדְיָא וּמִתְעַוְּורָא. דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הַאי מַאן דְּבָעֵי דְּלִיסַמְּיֵהּ לְקַמְצָא — לִשְׁלְפִינְהוּ לְקַרְנֵיהּ. מַאי טַעְמָא הַאי תִּימְרָא דְתַרְנְגוֹלְתָּא מִדְּלֵי לְעֵילָּא? דְּדָיְירִי אַדַּפֵּי, וְאִי עָיֵיל קֻטְרָא — מִתְעַוְּורָא. ״דַּשָּׁא״ — דֶּרֶךְ שָׁם. ״דַּרְגָּא״ — דֶּרֶךְ גַּג. ״מַתְכּוּלִיתָא״ — מָתַי תִּכְלֶה דָּא. ״בֵּיתָא״ — בֹּא וְאִיתֵּיב (בַּהּ). ״בִּיקְתָּא״ — בֵּי עָקְתָא.Pourquoi l'antenne de la sauterelle est-elle molle ? Parce qu'elle vit parmi les saules, et que, si elle était dure, elle se détacherait, et la sauterelle deviendrait aveugle. Car Chmouel a dit : Celui qui veut aveugler une sauterelle, qu'il lui arrache ses antennes. Pourquoi la paupière de la poule se relève-t-elle vers le haut ? Parce que les poules vivent sur les planches des maisons, et si la fumée entrait dans leurs yeux, elles deviendraient aveugles. La porte se dit dacha : derekh cham (« le chemin est par là »). L'escalier se dit darga : derekh gag (« le chemin du toit »). L'assaisonnement se dit matkoulita : matay tikhlé da (« quand ceci finira-t-il ? »). La maison se dit beita : bo veeitiv (ba) (« viens, que je m'y asseye »). La petite maison se dit bikta : bei akta (« maison de l'étroitesse »).
- ״כּוּפְתָּא״ — כּוּף וְתִיב. ״לִבְנֵי״ — לִבְנֵי בְּנֵי. ״הוּצָא״ — חֲצִיצָה. ״חַצְבָּא״ — שֶׁחוֹצֵב מַיִם מִן הַנָּהָר. ״כּוּזָה״ — כָּזֶה. ״שׁוּטִיתָא״ — שְׁטוּתָא. ״מְשִׁיכְלָא״ — מָאשֵׁי כּוֹלָּא. ״מְשִׁיכְלְתָא״ — מָשְׁיָא כַּלְּתָא. ״אֲסִיתָא״ — חַסִּירְתָּא. ״בּוּכְנָה״ — בּוֹא וְאַכֶּנָּה.Le siège de bois se dit koufta : kouf vetiv (« renverse-le et assieds-toi »). Les briques se disent livnei : livnei benei (« pour les enfants des enfants »). La clôture d'épines se dit houtsa : c'est une simple 'hatsitsa (« séparation »). La cruche à puiser se dit 'hatsba, car elle taille ('hotsev) l'eau du fleuve. La petite cruche se dit kouza : kazé (« comme ceci »). La branche de myrte dont on danse devant la mariée se dit chotita : chetouta (« folie »). La grande bassine se dit mechikhla : machei koula (« elle lave tout »). La petite bassine se dit mechikhelta : machya kalta (« elle lave la mariée »). Le mortier se dit assita : 'hassirta (« celle à qui il manque »). Le pilon se dit boukhna : bo veakéna (« viens, que je le frappe »).
- ״לְבוּשָׁה״ — לֹא בּוּשָׁה. ״גְּלִימָא״ — שֶׁנַּעֲשָׂה בּוֹ כְּגֹלֶם. ״גּוּלְּתָא״ — גַּלִּי וְאִיתֵּיב. ״פּוּרְיָא״ — שֶׁפָּרִין וְרָבִין עָלֶיהָ. ״בּוֹר זִינְקָא״ — בּוֹר זֶה נָקִי. ״סוּדָרָא״ — סוֹד ה׳ לִירֵאָיו. ״אַפַּדְנָא״ — אַפִּיתְחָא דֵּין. תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה כׇּל זְמַן שֶׁמַּזְקִינִין מוֹסִיפִין גְּבוּרָה, וְאֵלּוּ הֵן: דָּג, וְנָחָשׁ, וַחֲזִיר.Le vêtement se dit levoucha : lo boucha (« pas de honte »). Le manteau ample se dit guelima, car on y devient comme une masse informe (golem). Le beau manteau se dit goulta : gali veeitiv (« découvre-toi et assieds-toi »). Le lit se dit pourya, car on y croît et on s'y multiplie (parin veravin). La citerne asséchée se dit bor zinka : bor zé naki (« cette citerne est vide »). Le foulard des érudits se dit soudara : « Le secret de Hachem est pour ceux qui Le craignent » (Psaumes 25, 14). Le palais se dit apadna : apit'ha dein (« à cette porte »-ci). Nos Maîtres ont enseigné : Trois créatures, tant qu'elles vieillissent, gagnent en force, et les voici : le poisson, le serpent et le porc.
- שֶׁמֶן כְּדֵי לָסוּךְ אֵבֶר קָטָן. אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי שֶׁמֶן כְּדֵי לָסוּךְ אֵבֶר קָטָן שֶׁל קָטָן בֶּן יוֹמוֹ. מֵיתִיבִי: שֶׁמֶן כְּדֵי לָסוּךְ אֵבֶר קָטָן, וְקָטָן בֶּן יוֹמוֹ. מַאי לָאו: אֵבֶר קָטָן דְּגָדוֹל, וְאֵבֶר גָּדוֹל שֶׁל קָטָן בֶּן יוֹמוֹ! אָמְרִי לָךְ דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי — לָא, הָכִי קָאָמַר: שֶׁמֶן כְּדֵי לָסוּךְ אֵבֶר קָטָן, שֶׁל קָטָן בֶּן יוֹמוֹ.Nous avons appris dans la Michna : Pour l'huile, de quoi enduire un petit membre. Ceux de l'école de Rabbi Yannaï ont dit : De l'huile, de quoi enduire le petit membre d'un nouveau-né d'un jour. On a objecté à partir d'une baraïta : De l'huile, de quoi enduire un petit membre et un nouveau-né d'un jour. Cela ne veut-il pas dire : un petit membre d'un adulte, ou un grand membre d'un nouveau-né d'un jour ? Ceux de l'école de Rabbi Yannaï te répondraient : Non, voici ce qu'elle veut dire : De l'huile, de quoi enduire un petit membre d'un nouveau-né d'un jour.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי? שֶׁמֶן כְּדֵי לָסוּךְ אֵבֶר קָטָן, וְקָטָן בֶּן יוֹמוֹ — דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: כְּדֵי לָסוּךְ אֵבֶר קָטָן. מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי: דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר סָבַר אֵבֶר קָטָן שֶׁל קָטָן, וְרַבִּי נָתָן סָבַר אֵבֶר קָטָן דְּגָדוֹל, אוֹ אֵבֶר גָּדוֹל דְּקָטָן. אֲבָל אֵבֶר קָטָן שֶׁל קָטָן בֶּן יוֹמוֹ — לָא. לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא אֵבֶר קָטָן דְּקָטָן בֶּן יוֹמוֹ לָא,Dirons-nous que cette question dépend des Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Il a été enseigné : De l'huile, de quoi enduire un petit membre et un nouveau-né d'un jour, telles sont les paroles de Rabbi Chimon ben Elazar. Rabbi Natan dit : De quoi enduire un petit membre. N'est-ce pas sur ceci qu'ils divergent : Rabbi Chimon ben Elazar pense qu'il s'agit d'un petit membre d'un petit enfant, et Rabbi Natan pense qu'il s'agit d'un petit membre d'un adulte, ou d'un grand membre d'un petit enfant, mais qu'un petit membre d'un nouveau-né d'un jour, non ? Non : tout le monde admet qu'un petit membre d'un nouveau-né d'un jour, non, on n'est pas passible,
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