Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא לָאו, רֵישָׁא בַּעֲבוֹדָה זָרָה וְסֵיפָא בִּשְׁאָר מִצְוֹת. וְשָׁגַג בְּלֹא מִתְכַּוֵּין בִּשְׁאָר מִצְוֹת הֵיכִי דָּמֵי? — דְּסָבוּר דְּשׁוּמָּן הוּא, וַאֲכָלוֹ. מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּשַׁבָּת דְּפָטוּר, דְּנִתְכַּוֵּון לַחְתּוֹךְ אֶת הַתָּלוּשׁ וְחָתַךְ אֶת הַמְחוּבָּר פָּטוּר. וְאַבָּיֵי שָׁגַג בְּלֹא מִתְכַּוֵּין הֵיכִי דָּמֵי? — דְּסָבוּר רוֹק הוּא, וּבְלָעוֹ. מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּשַׁבָּת, דְּפָטוּר, דְּנִתְכַּוֵּון לְהַגְבִּיהַּ אֶת הַתָּלוּשׁ וְחָתַךְ אֶת הַמְחוּבָּר פָּטוּר. אֲבָל נִתְכַּוֵּון לַחְתּוֹךְ אֶת הַתָּלוּשׁ וְחָתַךְ אֶת הַמְחוּבָּר — חַיָּיב.Mais alors, n'est-ce pas que la première partie de la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) oppose le Chabbat à l'idolâtrie, et la dernière partie l'oppose aux autres mitsvot (commandements) ? Et celui qui a fauté par erreur sans intention, dans les autres mitsvot, à quoi cela ressemble-t-il ? C'est le cas de celui qui pensait que c'était de la graisse permise et l'a mangée, alors que c'était de la graisse interdite. Ce qui n'est pas le cas pour le Chabbat, où il est pétour (exempt), car celui qui avait l'intention de couper une plante détachée et a coupé une plante attachée au sol est pétour. Et selon Abayé, qui le tient pour passible dans ce cas, celui qui a fauté par erreur sans intention, à quoi cela ressemble-t-il ? C'est le cas de celui qui pensait que c'était de la salive et l'a avalée, alors que c'était de la graisse interdite. Ce qui n'est pas le cas pour le Chabbat, où il est pétour, car celui qui avait l'intention de soulever une plante détachée et a coupé une plante attachée est pétour. Mais celui qui avait l'intention de couper une plante détachée et a coupé une plante attachée est 'hayav (passible), puisqu'il voulait accomplir un acte de coupe ordinaire.
- אִיתְּמַר: נִתְכַּוֵּון לִזְרוֹק שְׁתַּיִם וְזָרַק אַרְבַּע, רָבָא אָמַר: פָּטוּר. אַבָּיֵי אָמַר: חַיָּיב. רָבָא אָמַר פָּטוּר — דְּלָא קָמִיכַּוֵּין לִזְרִיקָה דְאַרְבַּע. אַבָּיֵי אֲמַר חַיָּיב — דְּהָא קָמִיכַּוֵּין לִזְרִיקָה בְּעָלְמָא. כְּסָבוּר רְשׁוּת הַיָּחִיד, וְנִמְצֵאת רְשׁוּת הָרַבִּים — רָבָא אָמַר: פָּטוּר, וְאַבָּיֵי אָמַר: חַיָּיב. רָבָא אָמַר פָּטוּר — דְּהָא לָא מִיכַּוֵין לִזְרִיקָה דְאִיסּוּרָא. וְאַבָּיֵי אֲמַר חַיָּיב — דְּהָא קָא מִיכַּוֵין לִזְרִיקָה בְּעָלְמָא.Il a été dit par les Amoraïm : celui qui avait l'intention de lancer un objet à deux coudées dans le domaine public, ce qui n'est pas interdit par la Torah, et l'a lancé à quatre coudées, Rava a dit : il est pétour. Abayé a dit : il est 'hayav. Rava a dit qu'il est pétour, car il n'avait pas l'intention d'accomplir un lancer de quatre coudées. Abayé a dit qu'il est 'hayav, car il avait bien l'intention d'accomplir un lancer quelconque, et un lancer de la distance interdite a eu lieu. Celui qui pensait se trouver dans un domaine privé et a lancé un objet à plus de quatre coudées, et il s'est avéré que c'était un domaine public, Rava a dit : il est pétour, et Abayé a dit : il est 'hayav. Rava a dit qu'il est pétour, car il n'avait pas l'intention d'accomplir un lancer interdit. Et Abayé a dit qu'il est 'hayav, car il avait bien l'intention d'accomplir un lancer quelconque.
- וּצְרִיכָא: דְּאִי אַשְׁמְעִינַן קַמַּיְיתָא, בְּהַהִיא קָאָמַר רָבָא — דְּהָא לָא קָמִיכַּוֵּין לַחֲתִיכָה דְאִיסּוּרָא. אֲבָל נִתְכַּוֵּון לִזְרוֹק שְׁתַּיִם וְזָרַק אַרְבַּע, דְּאַרְבַּע בְּלָא תַּרְתֵּי לָא מִיזְדַּרְקִי לֵיהּ, אֵימָא מוֹדֶה לֵיהּ לְאַבָּיֵי. וְאִי אַשְׁמְעִינַן בְּהָא, בְּהָא קָאָמַר רָבָא — דְּהָא לָא קָמִיכַּוֵּין לִזְרִיקָה דְאַרְבַּע, אֲבָל כְּסָבוּר רְשׁוּת הַיָּחִיד וְנִמְצָא רְשׁוּת הָרַבִּים, דְּמִכַּוֵּין לִזְרִיקָה דְאַרְבַּע — אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְאַבָּיֵי, צְרִיכָא.Et il est nécessaire de mentionner ces trois machlokèt (divergences d'opinions) : car si la Guemara nous avait enseigné seulement le premier cas, on aurait dit que c'est dans ce cas-là que Rava parle ainsi, car il n'avait pas l'intention d'accomplir une coupe interdite. Mais celui qui avait l'intention de lancer un objet à deux coudées et l'a lancé à quatre, puisque quatre coudées ne peuvent être lancées sans deux, dis que Rava reconnaît sur ce point la position d'Abayé. Et si la Guemara nous avait enseigné uniquement ce cas-ci, on aurait dit que c'est dans ce cas-là que Rava parle ainsi, car il n'avait pas l'intention d'accomplir un lancer de quatre coudées. Mais celui qui pensait se trouver dans un domaine privé et pour qui il s'est avéré que c'était un domaine public, qui avait bien l'intention d'accomplir un lancer de quatre coudées, dis que Rava reconnaît la position d'Abayé. Il est donc nécessaire de mentionner tous ces cas.
- תְּנַן ״אֲבוֹת מְלָאכוֹת אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת״, וְהָוֵינַן בַּהּ: מִנְיָנָא לְמָה לִי? וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁאִם עֲשָׂאָן כּוּלָּם בְּהֶעְלֵם אֶחָד — חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, בִּשְׁלָמָא לְאַבָּיֵי דְּאָמַר כִּי הַאי גַוְונָא חַיָּיב, מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ דְּיָדַע אִסּוּרָא דְשַׁבָּת וְיָדַע (לַהּ) אִיסּוּר מְלָאכוֹת, וְקָא טָעֵי בְּשִׁיעוּרִין. אֶלָּא לְרָבָא דְּאָמַר פָּטוּר, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בִּזְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת?Nous avons appris dans la Michna : « Les catégories principales de travaux sont quarante moins une », et nous en avons discuté : pourquoi ai-je besoin de ce compte ? Et Rabbi Yo'hanan a dit : pour enseigner que s'il les a tous accomplis en un seul oubli, il est 'hayav pour chacun d'eux. Cela se comprend bien selon Abayé, qui a dit que dans un cas de ce genre, où il voulait lancer à deux coudées et a lancé à quatre, il est 'hayav : tu trouves ce cas lorsqu'il connaissait l'interdit du Chabbat et connaissait l'interdit des travaux, mais se trompait sur les mesures : il voulait faire moins que la mesure et a atteint la mesure. Mais selon Rava, qui a dit qu'il est pétour, comment trouves-tu ce cas d'un acte délibéré quant au Chabbat et erroné quant aux travaux ?
- הָנִיחָא אִי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר כֵּיוָן שֶׁשָּׁגַג בְּכָרֵת, אַף עַל פִּי שֶׁהֵזִיד בְּלָאו — מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ דְּיָדַע לַהּ לְשַׁבָּת בְּלָאו. אֶלָּא אִי סָבַר לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, דְּאָמַר עַד שֶׁיִּשְׁגּוֹג בְּלָאו וְכָרֵת, דְּיָדַע לַהּ לְשַׁבָּת בְּמַאי? דְּיָדַע לַהּ בִּתְחוּמִין, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא.Cela va bien s'il partage l'avis de Rabbi Yo'hanan, qui a dit : dès lors qu'il a fauté par erreur quant au karèt (retranchement, peine divine), même s'il a agi délibérément quant à l'interdit (lav), il est considéré comme ayant fauté par erreur : tu trouves ce cas lorsqu'il connaissait le Chabbat par son interdit seulement, sans savoir que sa transgression entraîne le karèt. Mais s'il partage l'avis de Rabbi Chimon ben Lakich, qui a dit : ce n'est une erreur que s'il a fauté par erreur à la fois quant à l'interdit et quant au karèt, il ignore alors tous les travaux interdits : par quoi connaissait-il le Chabbat ? Réponse : il le connaissait par l'interdit des te'houmin (limites de déplacement du Chabbat), et conformément à Rabbi Akiva, pour qui cet interdit vient de la Torah.
- מַתְנִי׳ אֲבוֹת מְלָאכוֹת אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת: הַזּוֹרֵעַ, וְהַחוֹרֵשׁ, וְהַקּוֹצֵר, וְהַמְעַמֵּר, וְהַדָּשׁ, וְהַזּוֹרֶה. הַבּוֹרֵר, הַטּוֹחֵן, וְהַמְרַקֵּד, וְהַלָּשׁ, וְהָאוֹפֶה.MICHNA : Les catégories principales de travaux sont quarante moins une : celui qui sème, et celui qui laboure, et celui qui moissonne, et celui qui met en gerbes, et celui qui bat le grain, et celui qui vanne ; celui qui trie, celui qui moud, et celui qui tamise, et celui qui pétrit, et celui qui cuit au four.
- הַגּוֹזֵז אֶת הַצֶּמֶר, הַמְלַבְּנוֹ, וְהַמְנַפְּצוֹ, וְהַצּוֹבְעוֹ, וְהַטּוֹוֶה, וְהַמֵּיסֵךְ, וְהָעוֹשֶׂה שְׁתֵּי בָתֵּי נִירִין, וְהָאוֹרֵג שְׁנֵי חוּטִין, וְהַפּוֹצֵעַ שְׁנֵי חוּטִין. הַקּוֹשֵׁר, וְהַמַּתִּיר, וְהַתּוֹפֵר שְׁתֵּי תְפִירוֹת, הַקּוֹרֵעַ עַל מְנָת לִתְפּוֹר [שְׁתֵּי תְפִירוֹת].Celui qui tond la laine, celui qui la blanchit, et celui qui la peigne, et celui qui la teint, et celui qui file, et celui qui ourdit la chaîne sur le métier, et celui qui fait deux mailles de lisse, et celui qui tisse deux fils, et celui qui sépare deux fils ; celui qui noue, et celui qui dénoue, et celui qui coud deux points, celui qui déchire dans le but de coudre [deux points].
- הַצָּד צְבִי, הַשּׁוֹחֲטוֹ, וְהַמַּפְשִׁיטוֹ, הַמּוֹלְחוֹ, וְהַמְעַבֵּד אֶת עוֹרוֹ, וְהַמְמַחֲקוֹ, וְהַמְחַתְּכוֹ.Celui qui piège un cerf, celui qui l'abat, et celui qui l'écorche, celui qui le sale, et celui qui tanne sa peau, et celui qui la polit, et celui qui la découpe.
- הַכּוֹתֵב שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת, וְהַמּוֹחֵק עַל מְנָת לִכְתּוֹב שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת. הַבּוֹנֶה, וְהַסּוֹתֵר, הַמְכַבֶּה, וְהַמַּבְעִיר, הַמַּכֶּה בְּפַטִּישׁ, הַמּוֹצִיא מֵרְשׁוּת לִרְשׁוּת — הֲרֵי אֵלּוּ אֲבוֹת מְלָאכוֹת אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת.Celui qui écrit deux lettres, et celui qui efface dans le but d'écrire deux lettres ; celui qui construit, et celui qui démolit ; celui qui éteint, et celui qui allume ; celui qui frappe du marteau pour achever un ouvrage ; celui qui transporte d'un domaine à un autre : ce sont là les catégories principales de travaux, quarante moins une.
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