Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִכְּלָל דְּרֵישָׁא מִין אֶחָד וְתַמְחוּי אֶחָד. מִין אֶחָד וְתַמְחוּי אֶחָד צְרִיכָא לְמֵימַר?! אָמַר רַב הוּנָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁהָיְתָה לוֹ יְדִיעָה בֵּינְתַיִים. וְרַבָּן גַּמְלִיאֵל הִיא דְּאָמַר: אֵין יְדִיעָה לַחֲצִי שִׁיעוּר.on déduit que la première partie de la Michna (enseignement des Tannaïm) traite d'une seule espèce et d'un seul plat. La difficulté s'aggrave alors : pour une seule espèce et un seul plat, faut-il le dire ? C'est évident qu'il est passible ! Rav Houna a dit : De quoi traitons-nous ici ? D'un cas où il a eu une prise de conscience dans l'intervalle entre les deux moitiés d'olive : après avoir mangé la première moitié, il a su que l'aliment était interdit, puis il l'a oublié et a mangé la seconde. Bien qu'en matière de sacrifices la prise de conscience sépare d'ordinaire les fautes involontaires commises avant et après elle, la Michna suit Rabban Gamliel, qui a dit : Il n'y a pas de prise de conscience pour une demi-mesure. Comme on ne doit pas de sacrifice pour une demi-mesure, cette prise de conscience est sans importance et ne sépare pas les deux moitiés.
- אִיתְּמַר: אָכַל שְׁנֵי זֵיתֵי חֵלֶב בְּהֶעְלֵם אֶחָד, וְנוֹדַע לוֹ עַל הָרִאשׁוֹן, וְחָזַר וְנוֹדַע לוֹ עַל הַשֵּׁנִי. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: חַיָּיב שְׁתַּיִם. וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר חַיָּיב: ״עַל חַטָּאתוֹ ... וְהֵבִיא״. וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר פָּטוּר: ״מֵחַטָּאתוֹ וְנִסְלַח לוֹ״.Il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : celui qui a mangé deux volumes d'olive de graisse interdite en un seul oubli, et qui a pris conscience du premier, puis a pris conscience du second : Rabbi Yo'hanan a dit : il est passible de deux sacrifices 'hatat (expiatoires), un pour chaque faute ; et Rech Lakich a dit : il n'est passible que d'un seul. Chacun appuie son avis sur un verset. Rabbi Yo'hanan a dit qu'il est passible, car il est dit : « pour sa faute »… « et il apportera » (Lévitique 4, 28), ce qui indique qu'il apporte un sacrifice pour chaque faute. Et Rech Lakich a dit qu'il est exempt, car il est dit : « de sa faute, et il lui sera pardonné » (Lévitique 4, 26), ce qui indique que même s'il a expié une partie de sa faute, la faute entière lui est pardonnée.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ, הָכְתִיב: ״עַל חַטָּאתוֹ ... וְהֵבִיא״! הַהוּא לְאַחַר כַּפָּרָה. וּלְרַבִּי יוֹחָנָן נָמֵי, הָכְתִיב: ״מֵחַטָּאתוֹ וְנִסְלַח לוֹ״! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁאָכַל כְּזַיִת וּמֶחֱצָה, וְנוֹדַע לוֹ עַל כְּזַיִת, וְחָזַר וְאָכַל כַּחֲצִי זַיִת אַחַר בְּהֶעְלֵמוֹ שֶׁל שֵׁנִי. מַהוּ דְּתֵימָא לִיצְטָרְפוּ — קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara demande : Et Rech Lakich, comment peut-il dire qu'un seul sacrifice suffit ? N'est-il pas écrit : « pour sa faute »… « et il apportera » ? Elle répond : Ce verset parle du cas où il n'a pris conscience de la seconde faute qu'après l'expiation de la première ; mais s'il en a pris conscience avant, il n'apporte qu'un seul sacrifice. La Guemara demande : Et selon Rabbi Yo'hanan aussi, n'est-il pas écrit : « de sa faute, et il lui sera pardonné » ? Elle répond : De quoi traitons-nous ici ? D'un cas où il a mangé un volume d'olive et demi, a pris conscience d'un volume d'olive, puis a de nouveau mangé une autre demi-olive pendant l'oubli de la seconde demi-olive, celle qui avait été mangée avec l'olive entière. Tu aurais pu dire qu'elles devraient se joindre pour le rendre passible d'un sacrifice supplémentaire ; le verset nous enseigne donc qu'il en est exempt, puisqu'il a déjà expié une partie de sa faute.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: דְּאִיתְיְדַע לֵיהּ קוֹדֶם הַפְרָשָׁה פְּלִיגִי, וּבְהָא פְּלִיגִי: דְּמָר סָבַר יְדִיעוֹת מְחַלְּקוֹת, וּמָר סָבַר הַפְרָשׁוֹת מְחַלְּקוֹת, אֲבָל לְאַחַר הַפְרָשָׁה מוֹדֵי לֵיהּ רֵישׁ לָקִישׁ לְרַבִּי יוֹחָנָן דְּחַיָּיב שְׁתַּיִם. אוֹ דִילְמָא דְּאִיתְיְדַע לֵיהּ לְאַחַר הַפְרָשָׁה פְּלִיגִי, וּבְהָא פְּלִיגִי: דְּמָר סָבַר הַפְרָשׁוֹת מְחַלְּקוֹת, וּמָר סָבַר כַּפָּרוֹת מְחַלְּקוֹת. אֲבָל קוֹדֶם הַפְרָשָׁה מוֹדֵי לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ דְּאֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אוֹ דִילְמָא בֵּין בָּזוֹ וּבֵין בָּזוֹ מַחֲלוֹקֶת?Ravina a dit à Rav Achi : Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich divergent-ils dans le cas où il en a pris conscience, de la seconde faute, avant la mise de côté de l'animal pour le premier sacrifice, et leur divergence porte-t-elle sur ceci : l'un, Maître Rabbi Yo'hanan, pense que les prises de conscience séparent, et l'autre, Maître Rech Lakich, pense que seules les mises de côté séparent ; mais après la mise de côté, Rech Lakich reconnaît à Rabbi Yo'hanan qu'il est passible de deux sacrifices ? Ou peut-être divergent-ils dans le cas où il en a pris conscience après la mise de côté, et leur divergence porte-t-elle sur ceci : l'un, Maître Rabbi Yo'hanan, pense que les mises de côté séparent, et l'autre, Maître Rech Lakich, pense que seules les expiations séparent, c'est-à-dire que le sacrifice ne perd son pouvoir d'expier une faute connue plus tard qu'une fois offert sur l'autel ; mais avant la mise de côté, Rabbi Yo'hanan reconnaît à Rech Lakich qu'il n'est passible que d'un seul sacrifice ? Ou peut-être, dans l'un comme dans l'autre cas, y a-t-il machlokèt (divergence d'opinions) ?
- אֲמַר לֵיהּ: מִסְתַּבְּרָא בֵּין בָּזוֹ וּבֵין בָּזוֹ מַחֲלוֹקֶת. דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ קוֹדֶם הַפְרָשָׁה פְּלִיגִי, אֲבָל לְאַחַר הַפְרָשָׁה מוֹדֶה לֵיהּ רֵישׁ לָקִישׁ לְרַבִּי יוֹחָנָן דְּחַיָּיב שְׁתַּיִם — אַדְּמוֹקֵים לֵיהּ קְרָא לְאַחַר כַּפָּרָה, לוֹקְמֵיהּ לְאַחַר הַפְרָשָׁה! וְאִי אַחַר הַפְרָשָׁה פְּלִיגִי, אֲבָל קוֹדֶם הַפְרָשָׁה מוֹדֶה לֵיהּ רַבִּי יוֹחָנָן לְרֵישׁ לָקִישׁ דְּאֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת, אַדְּמוֹקֵי לֵיהּ קְרָא בִּכְזַיִת וּמֶחֱצָה, לוֹקְמֵיהּ קוֹדֶם הַפְרָשָׁה!Rav Achi lui a répondu : Il est raisonnable de dire que, dans l'un comme dans l'autre cas, il y a machlokèt. Car si tu pensais qu'ils divergent avant la mise de côté, mais qu'après la mise de côté Rech Lakich reconnaît à Rabbi Yo'hanan qu'il est passible de deux sacrifices, alors, au lieu d'établir le verset qui contredisait Rech Lakich dans le cas d'une prise de conscience après l'expiation, qu'il l'établisse après la mise de côté ! Et si tu pensais qu'ils divergent après la mise de côté, mais qu'avant la mise de côté Rabbi Yo'hanan reconnaît à Rech Lakich qu'il n'est passible que d'un seul sacrifice, alors, au lieu d'établir le verset qui contredisait Rabbi Yo'hanan dans le cas d'un volume d'olive et demi, qu'il l'établisse avant la mise de côté !
- וְדִילְמָא סַפּוֹקֵי מְסַפְּקָא לֵיהּ, וְ״אִם תִּימְצֵי לוֹמַר״ קָאָמַר: אִם תִּימְצֵי לוֹמַר קוֹדֶם הַפְרָשָׁה פְּלִיגִי בַּהּ, רַבִּי יוֹחָנָן הֵיכִי מוֹקֵי לֵיהּ לִקְרָא — בִּכְזַיִת וּמֶחֱצָה. וְאִם תִּימְצֵי לוֹמַר לְאַחַר הַפְרָשָׁה פְּלִיגִי, רֵישׁ לָקִישׁ הֵיכִי מוֹקֵי לֵיהּ לִקְרָא — בִּלְאַחַר כַּפָּרָה.Ravina n'accepte pas cette preuve : Mais peut-être celui qui a rédigé la Guemara était-il dans le doute, et il a parlé sous la forme « si tu en viens à dire » : Si tu en viens à dire qu'ils divergent avant la mise de côté, comment Rabbi Yo'hanan établit-il le verset ? Il l'établit dans le cas d'un volume d'olive et demi. Et si tu en viens à dire qu'ils divergent après la mise de côté, comment Rech Lakich établit-il le verset ? Il l'établit après l'expiation.
- אָמַר עוּלָּא: לְמַאן דְּאָמַר אָשָׁם וַדַּאי, לָא בָּעֵי יְדִיעָה בַּתְּחִילָּה,Oula a dit : Selon celui qui a dit que pour un acham certain (sacrifice de culpabilité, apporté notamment pour un vol, un usage profane d'un bien sacré ou un rapport avec une servante désignée) on n'exige pas de prise de conscience préalable de la faute,
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