Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קְצִירָה גּוֹרֶרֶת קְצִירָה, וּטְחִינָה גּוֹרֶרֶת טְחִינָה. אֲבָל נוֹדַע לוֹ עַל קְצִירָה שֶׁל זְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת — קְצִירָה גּוֹרֶרֶת קְצִירָה וּטְחִינָה שֶׁעִמָּהּ, וּטְחִינָה שֶׁכְּנֶגְדָּהּ בִּמְקוֹמָהּ עוֹמֶדֶת.Malgré tout, dans ce cas, le sacrifice 'hatat (sacrifice expiatoire d'une faute involontaire) qui expie la moisson faite par inadvertance quant au Chabbat entraîne avec lui l'expiation de la seconde moisson, faite par inadvertance quant au travail interdit ; et de même, la mouture faite par inadvertance quant au Chabbat entraîne l'expiation de la mouture faite par inadvertance quant au travail. Comme le sacrifice est offert après que les deux fautes ont été commises, il obtient l'expiation par un seul sacrifice, bien qu'il ait accompli plusieurs fautes en un seul oubli. Mais si l'ordre des événements a été différent et qu'il a pris conscience d'abord de la moisson accomplie avec intention quant au Chabbat et par inadvertance quant aux travaux, qu'il a mis de côté un sacrifice pour cette faute et qu'ensuite seulement il a pris conscience des travaux de moisson et de mouture faits par inadvertance quant au Chabbat, le sacrifice apporté pour cette moisson entraîne l'expiation de la moisson précédente et de la mouture qui l'accompagne : quant à l'oubli du Chabbat, moisson et mouture sont en effet comme une seule faute, et l'expiation de l'une expie l'autre. Et la mouture qui lui fait face, accomplie avec la dernière moisson, reste à sa place : il n'obtient pas l'expiation pour cette faute, et lorsqu'il en prendra conscience, il apportera pour elle un sacrifice distinct.
- אַבָּיֵי אָמַר: טְחִינָה נָמֵי גּוֹרֶרֶת טְחִינָה, שֵׁם טְחִינָה אַחַת הִיא. וּמִי אִית לֵיהּ לְרָבָא גְּרִירָה? וְהָא אִיתְּמַר: אָכַל שְׁנֵי זֵיתֵי חֵלֶב בְּהֶעְלֵם אֶחָד, וְנוֹדַע לוֹ עַל אַחַת מֵהֶן, וְחָזַר וְאָכַל כְּזַיִת בְּהֶעְלֵמוֹ שֶׁל שֵׁנִי. אָמַר רָבָא: הֵבִיא קׇרְבָּן עַל רִאשׁוֹן — רִאשׁוֹן וְשֵׁנִי מִתְכַּפְּרִין, שְׁלִישִׁי אֵינוֹ מִתְכַּפֵּר.Abayé a dit : la mouture aussi entraîne la dernière mouture, car le nom de « mouture » est un seul : puisqu'il a obtenu l'expiation pour une mouture, il l'obtient aussi pour la seconde, les deux ayant été faites en un seul oubli et sa prise de conscience n'étant survenue qu'après les actes. La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) demande : Et Rava admet-il donc le principe de l'entraînement de l'expiation ? Or voici qu'il a été dit par les Amoraïm, à propos de celui qui a mangé deux volumes d'olive de graisse interdite en un seul oubli, par exemple deux morceaux de graisse interdite qu'il croyait permis, faute pour laquelle il est passible d'un 'hatat, et qui a pris conscience de l'un d'eux, puis a de nouveau mangé un troisième volume d'olive pendant l'oubli du second, c'est-à-dire avant de savoir que le deuxième morceau était interdit, et qui a ensuite pris conscience du deuxième et du troisième : Rava a dit : s'il a apporté un sacrifice pour le premier, le premier et le second sont expiés, car il les a mangés en un seul oubli ; le troisième n'est pas expié, car la prise de conscience du premier l'en sépare.
- הֵבִיא קׇרְבָּן עַל הַשְּׁלִישִׁי — שְׁלִישִׁי וְשֵׁנִי מִתְכַּפְּרִין, רִאשׁוֹן אֵינוֹ מִתְכַּפֵּר. הֵבִיא קׇרְבָּן עַל הָאֶמְצָעִי — נִתְכַּפְּרוּ כּוּלָּן. אַבָּיֵי אָמַר: אֲפִילּוּ הֵבִיא קׇרְבָּן עַל אֶחָד מֵהֶן — נִתְכַּפְּרוּ כּוּלָּן. בָּתַר דְּשַׁמְעַהּ מֵאַבָּיֵי, סַבְרַהּ: אִי הָכִי, טְחִינָה נָמֵי תִּגְרֹר לִטְחִינָה! גְּרִירָה אִית לֵיהּ, גְּרִירָה דִגְרִירָה לֵית לֵיהּ.S'il a apporté un sacrifice pour le troisième, après avoir pris conscience de sa faute, le troisième et le second sont expiés, car ils ont été commis en un seul oubli, mais le premier n'est pas expié, car il relève d'un autre oubli. S'il a apporté un sacrifice pour celui du milieu, tous sont expiés, car le premier comme le troisième partagent un même oubli avec le second. Abayé a dit : même s'il a apporté un sacrifice pour l'un quelconque d'entre eux, tous sont expiés, par entraînement : l'expiation obtenue pour l'un entraîne celle des autres, avec lesquels il partage un oubli. Il apparaît donc que Rava n'admet pas l'entraînement ; comment peut-il dire que la moisson entraîne d'autres moissons ? La Guemara répond : Après l'avoir entendu d'Abayé, il s'y est rallié. La Guemara objecte : S'il en est ainsi, si Rava admet l'entraînement, la mouture aussi devrait entraîner la mouture ! La Guemara répond : Il admet l'entraînement, mais il n'admet pas l'entraînement d'un entraînement : la première mouture n'a été expiée que parce qu'elle a été entraînée avec la moisson, et Rava estime qu'elle ne peut pas à son tour entraîner l'expiation de la dernière mouture.
- מִילְּתָא דִּפְשִׁיטָא לְהוּ לְאַבָּיֵי וְרָבָא מִבַּעְיָא לְרַבִּי זֵירָא. דְּבָעֵי רַבִּי זֵירָא מֵרַבִּי אַסִּי, וְאָמְרִי לַהּ בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יִרְמְיָה מֵרַבִּי זֵירָא: קָצַר וְטָחַן חֲצִי גְרוֹגֶרֶת בְּשִׁגְגַת שַׁבָּת וּזְדוֹן מְלָאכוֹת, וְחָזַר וְקָצַר וְטָחַן חֲצִי גְרוֹגֶרֶת בִּזְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת, מַהוּ שֶׁיִּצְטָרְפוּ? אֲמַר לֵיהּ: חֲלוּקִין לַחֲטָאוֹת, וְלֹא מִצְטָרְפִין.La Guemara remarque : Une chose qui était évidente pour Abayé et Rava était une question pour Rabbi Zeira. Il leur était évident que celui qui agit avec intention quant au Chabbat et par inadvertance quant aux travaux, et celui qui agit par inadvertance quant au Chabbat et avec intention quant aux travaux, ne sont pas séparés pour les 'hatat. Car Rabbi Zeira a posé la question à Rabbi Assi, et certains disent que Rabbi Yirmeya a posé la question à Rabbi Zeira : s'il a moissonné et moulu la quantité d'une demi-figue sèche (moitié de la mesure minimale qui rend passible), par inadvertance quant au Chabbat et avec intention quant aux travaux, puis a de nouveau moissonné et moulu une demi-figue sèche avec intention quant au Chabbat et par inadvertance quant aux travaux, qu'en est-il : se joignent-elles pour former la mesure qui rend passible d'un 'hatat ? Il lui a répondu : ces deux états sont séparés pour les 'hatat, c'est-à-dire que si chacun comportait la mesure entière, il devrait deux sacrifices, et c'est pourquoi ils ne se joignent pas.
- וְכׇל הֵיכָא דַּחֲלוּקִין לַחֲטָאוֹת לָא מִצְטָרְפִי? וְהָתְנַן: אָכַל חֵלֶב וְחֵלֶב בְּהֶעְלֵם אֶחָד — אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא אַחַת. אָכַל חֵלֶב וָדָם וְנוֹתָר וּפִגּוּל בְּהֶעְלֵם אֶחָד — חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת, זֶה חוֹמֶר בְּמִינִין הַרְבֵּה מִמִּין אֶחָד. וְזֶה חוֹמֶר בְּמִין אֶחָד מִמִּינִין הַרְבֵּה: שֶׁאִם אָכַל חֲצִי זַיִת וְחָזַר וְאָכַל חֲצִי זַיִת מִמִּין אֶחָד — חַיָּיב, מִשְּׁנֵי מִינִין — פָּטוּר.La Guemara demande : Et partout où des actes sont séparés pour les 'hatat, ne se joignent-ils pas ? Or nous avons appris dans la Michna : S'il a mangé de la graisse interdite et encore de la graisse interdite en un seul oubli, il n'est passible que d'un seul 'hatat. S'il a mangé de la graisse, du sang, du notar (chair de sacrifice restée au-delà du temps permis) et du pigoul (sacrifice rendu invalide par une intention interdite lors de l'offrande) en un seul oubli, il est passible pour chacun d'eux. Telle est la rigueur qui s'applique à plusieurs espèces d'interdits par rapport à une seule espèce. Et telle est la rigueur d'une seule espèce par rapport à plusieurs espèces : s'il a mangé la moitié d'une olive, puis a de nouveau mangé la moitié d'une olive, d'une seule espèce, il est passible, les deux moitiés se joignant ; de deux espèces, il est exempt.
- וְהָוֵינַן בַּהּ: מִמִּין אֶחָד חַיָּיב צְרִיכָא לְמֵימַר? וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם בַּר תּוּטֵנִי: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁאֲכָלוֹ בִּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא, דְּאָמַר תַּמְחוּיִין מְחַלְּקִין. מַהוּ דְּתֵימָא אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֵּין לְקוּלָּא בֵּין לְחוּמְרָא — קָא מַשְׁמַע לַן דִּלְקוּלָּא לָא אָמַר, לְחוּמְרָא קָאָמַר.Et nous en avons discuté : d'une seule espèce, il est passible : faut-il le dire ? C'est évident ! Et Rech Lakich a dit au nom de bar Toutni : De quoi traitons-nous ici ? D'un cas où il les a mangées dans deux plats, chaque moitié étant préparée séparément, et cela suit Rabbi Yehochoua, qui a dit que les plats séparent : celui qui mange deux volumes d'olive d'un aliment interdit préparés dans deux plats, en un seul oubli, doit un 'hatat pour chacun. Tu aurais pu dire que Rabbi Yehochoua a parlé aussi bien pour alléger que pour aggraver, et que celui qui mange deux demi-olives de deux plats serait exempt ; elle nous enseigne donc que pour alléger, il ne l'a pas dit ; pour aggraver, il l'a dit.
- וְהָא הָכָא דַּחֲלוּקִין לַחֲטָאוֹת, וְקָא מִצְטָרְפִי! אֲמַר לֵיהּ: מָר אַרֵישָׁא מַתְנֵי לַהּ וְקַשְׁיָא לֵיהּ. אֲנַן אַסֵּיפָא מַתְנִינַן לַהּ, וְלָא קַשְׁיָא לַן: מִשְּׁנֵי מִינִין פָּטוּר, צְרִיכָה לְמֵימַר? וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם בַּר תּוּטֵנִי לְעוֹלָם מִמִּין אֶחָד. וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ ״שְׁנֵי מִינִין״ — שֶׁאֲכָלוֹ בִּשְׁנֵי תַמְחוּיִין, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הִיא דְּאָמַר תַּמְחוּיִין מְחַלְּקִין. וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן: דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֵּין לְקוּלָּא בֵּין לְחוּמְרָא.Or voici qu'ici, où les actes sont séparés pour les 'hatat, puisque selon Rabbi Yehochoua, celui qui mange un volume d'olive de chacun des deux plats doit deux sacrifices, ils se joignent malgré tout ! Rabbi Zeira lui a répondu : Toi, Maître, tu l'enseignes sur la première partie de la Michna, la réponse de Rech Lakich, et c'est pourquoi cela te fait difficulté. Nous, nous l'enseignons sur la dernière partie, et cela ne nous fait pas difficulté : à propos de de deux espèces, il est exempt : faut-il le dire ? C'est évident ! Et Rech Lakich a dit au nom de bar Toutni : en réalité, il s'agit bien d'une seule espèce. Et pourquoi la Michna l'appelle-t-elle « deux espèces » ? Parce qu'il les a mangées dans deux plats, et cela suit Rabbi Yehochoua, qui a dit que les plats séparent. Et elle nous enseigne ceci : que Rabbi Yehochoua a parlé aussi bien pour alléger que pour aggraver.
- מִדְּסֵיפָא מִין אֶחָד וּשְׁנֵי תַמְחוּיִין,La Guemara demande : Du fait que la dernière partie traite d'une seule espèce et de deux plats,
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