Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״וְכִי תִשְׁגּוּ וְלֹא תַעֲשׂוּ אֵת כׇּל הַמִּצְוֹת הָאֵלֶּה״, וּכְתִיב: ״וְהַנֶּפֶשׁ אֲשֶׁר תַּעֲשֶׂה בְּיָד רָמָה״. הוּקְשׁוּ כּוּלָּם לַעֲבוֹדָה זָרָה: מָה לְהַלָּן דָּבָר שֶׁחַיָּיבִים עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְשִׁגְגָתוֹ חַטָּאת, אַף כׇּל דָּבָר שֶׁחַיָּיבִין עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת.« Et si vous errez et n'accomplissez pas tous ces commandements » (Nombres 15, 22) – passage que les Sages rapportent à l'idolâtrie –, et il est écrit : à sa suite « Et la personne qui agira la main haute », celle-là outrage Hachem et sera retranchée (Nombres 15, 30). De ce voisinage on déduit que toutes les mitsvot (commandements) ont été comparées à l'idolâtrie : de même que là-bas, pour l'idolâtrie, il s'agit d'une chose pour laquelle on est passible, en cas de transgression délibérée, de karet (retranchement par le Ciel) et, en cas d'erreur, d'un 'hatat (sacrifice expiatoire), de même s'agit-il de toute chose pour laquelle on est passible, en cas de transgression délibérée, de karet, et en cas d'erreur, d'un 'hatat.
- וְאֶלָּא מוֹנְבַּז, שְׁגָגָה בְּמַאי? כְּגוֹן שֶׁשָּׁגַג בְּקׇרְבָּן. וְרַבָּנַן: שִׁגְגַת קׇרְבָּן לֹא שְׁמָהּ שְׁגָגָה.La Guemara demande : Mais alors, selon Mounbaz, pour qui est considéré comme ayant fauté par erreur même celui qui savait, au moment de l'acte, que c'était interdit, l'erreur porte sur quoi ? Elle répond : Par exemple s'il a erré sur le sacrifice : il savait que l'acte, commis délibérément, entraîne le karet, mais ignorait qu'il oblige à un 'hatat. Et les Rabbanan, qui contestent Mounbaz, que répondent-ils ? L'erreur sur le sacrifice ne s'appelle pas une erreur.
- וְרַבָּנַן, שְׁגָגָה בְּמַאי? רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: כֵּיוָן שֶׁשָּׁגַג בְּכָרֵת, אַף עַל פִּי שֶׁהֵזִיד בְּלָאו. וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר עַד שֶׁיִּשְׁגּוֹג בְּלָאו וְכָרֵת. אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ — אָמַר קְרָא: ״אֲשֶׁר לֹא תֵעָשֶׂינָה בִּשְׁגָגָה וְאָשֵׁם״ — עַד שֶׁיִּשְׁגּוֹג בְּלָאו וְכָרֵת שֶׁבָּהּ.Et selon les Rabbanan, l'erreur porte sur quoi ? Rabbi Yo'hanan a dit : Dès lors qu'il a erré sur le karet, bien qu'il ait agi délibérément quant à l'interdit (le lav, interdiction de la Torah), c'est une erreur. Et Rech Lakich a dit : ce n'en est une que s'il a erré à la fois sur l'interdit et sur le karet. Rava a dit : Quelle est la raison de Rabbi Chimon ben Lakich ? Le verset a dit : « qui ne doivent pas se faire, par erreur, et il se rend coupable » (Lévitique 4, 27), ce qui enseigne qu'il n'y a erreur que s'il a erré sur l'interdit – « qui ne doivent pas se faire » – et sur le karet qui s'y attache.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן, הַאי קְרָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ מַאי עָבֵיד לֵיהּ? מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״מֵעַם הָאָרֶץ״ — פְּרָט לִמְשׁוּמָּד. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: ״אֲשֶׁר לֹא תֵעָשֶׂינָה בִּשְׁגָגָה וְאָשֵׁם״. הַשָּׁב מִידִיעָתוֹ — מֵבִיא קׇרְבָּן עַל שִׁגְגָתוֹ, לֹא שָׁב מִידִיעָתוֹ — אֵינוֹ מֵבִיא קׇרְבָּן עַל שִׁגְגָתוֹ.Et Rabbi Yo'hanan, ce verset de Rabbi Chimon ben Lakich, qu'en fait-il ? Il en a besoin pour ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : « Parmi le peuple du pays » (Lévitique 4, 27) : à l'exclusion du renégat, qui n'apporte pas de sacrifice pour ses erreurs. Rabbi Chimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Chimon : on l'apprend de « qui ne doivent pas se faire, par erreur, et il se rend coupable » : celui qui se détourne de sa faute du fait de sa connaissance de celle-ci apporte un sacrifice pour son erreur ; celui qui ne se détourne pas du fait de sa connaissance n'apporte pas de sacrifice pour son erreur.
- תְּנַן: אֲבוֹת מְלָאכוֹת אַרְבָּעִים חָסֵר אַחַת. וְהָוֵינַן בַּהּ: מִנְיָנָא לְמָה לִי? וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁאִם עֲשָׂאָן כּוּלָּן בְּהֶעְלֵם אֶחָד — חַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת. הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ — בִּזְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת.La Guemara apporte une preuve : Nous avons appris dans une Michna : Les travaux principaux interdits le Chabbat sont quarante moins un. Et nous avons discuté à ce sujet : À quoi me sert le nombre ? L'énumération ne suffisait-elle pas ? Et Rabbi Yo'hanan a dit : il enseigne que s'il les a tous accomplis en un seul oubli, il est passible pour chacun. Or comment trouver un tel cas ? Avec transgression délibérée quant au Chabbat – il sait que c'est Chabbat – et erreur sur les travaux, qu'il ignore être interdits.
- בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר כֵּיוָן שֶׁשָּׁגַג בְּכָרֵת אַף עַל פִּי שֶׁהֵזִיד בְּלָאו — מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ כְּגוֹן דְּיָדַע לֵהּ לְשַׁבָּת בְּלָאו. אֶלָּא לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ, דְּאָמַר עַד שֶׁיִּשְׁגּוֹג בְּלָאו וּבְכָרֵת — דְּיָדַע לֵיהּ לְשַׁבָּת בְּמַאי? דְּיָדְעֵהּ בִּתְחוּמִין, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא.Cela se comprend selon Rabbi Yo'hanan, qui a dit : dès lors qu'il a erré sur le karet, bien qu'il ait agi délibérément quant à l'interdit, il y a erreur : on trouve ce cas lorsqu'il connaissait le Chabbat par l'interdit, ignorant seulement le karet. Mais selon Rabbi Chimon ben Lakich, qui a dit : il n'y a erreur que s'il a erré sur l'interdit et sur le karet, cet homme ignore tout des travaux : il connaissait le Chabbat par quoi ? Comment parler alors de transgression délibérée quant au Chabbat ? La Guemara répond : Il le connaissait par les limites de déplacement du Chabbat (te'houmin), et selon l'avis de Rabbi Akiva, pour qui cette interdiction vient de la Torah.
- מַאן תְּנָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: שָׁגַג בָּזֶה וּבָזֶה — זֶהוּ שׁוֹגֵג הָאָמוּר בַּתּוֹרָה. הֵזִיד בָּזֶה וּבָזֶה — זֶהוּ מֵזִיד הָאָמוּר בַּתּוֹרָה. שָׁגַג בְּשַׁבָּת וְהֵזִיד בִּמְלָאכוֹת, אוֹ שֶׁשָּׁגַג בִּמְלָאכוֹת וְהֵזִיד בְּשַׁבָּת, אוֹ שֶׁאָמַר: יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁמְּלָאכָה זוֹ אֲסוּרָה, אֲבָל אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁחַיָּיבִין עָלֶיהָ קׇרְבָּן אוֹ לֹא — חַיָּיב. כְּמַאן — כְּמוֹנְבַּז.Qui est le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de ce que nos Maîtres ont enseigné : S'il a erré sur ceci et sur cela – sur le Chabbat et sur les travaux –, c'est le fautif par erreur dont parle la Torah. S'il a agi délibérément quant à ceci et à cela, c'est le fautif délibéré dont parle la Torah. S'il a erré sur le Chabbat et agi délibérément quant aux travaux, ou s'il a erré sur les travaux et agi délibérément quant au Chabbat, ou s'il a dit : « Je sais que ce travail est interdit, mais je ne sais pas si l'on est passible d'un sacrifice ou non », il est passible d'un 'hatat. Selon qui ? Selon Mounbaz, pour qui l'erreur sur le seul sacrifice est une erreur.
- אָמַר אַבָּיֵי: הַכֹּל מוֹדִים בִּשְׁבוּעַת בִּיטּוּי, שֶׁאֵין חַיָּיבִין עָלֶיהָ קׇרְבָּן עַד שֶׁיִּשְׁגּוֹג בְּלָאו שֶׁבָּהּ. ״הַכֹּל מוֹדִים״, מַאן — רַבִּי יוֹחָנָן. פְּשִׁיטָא, כִּי קָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, הֵיכָא דְּאִיכָּא כָּרֵת, אֲבָל הָכָא דְּלֵיכָּא כָּרֵת — לָא!Abayé a dit : Tous s'accordent, pour le chevouat bitouï (serment de parole, par lequel on s'engage ou on affirme quelque chose), qu'on n'est passible d'un sacrifice que si l'on a erré sur l'interdit qui s'y attache. La Guemara demande : « Tous s'accordent » : qui ? De qui Abayé parle-t-il ? De Rabbi Yo'hanan, qui, ailleurs, se contente d'une erreur sur le karet. Mais c'est évident ! Quand Rabbi Yo'hanan parle, c'est là où il y a un karet ; mais ici, où il n'y a pas de karet, non ! Sur quoi l'erreur porterait-elle, sinon sur l'interdit ?
- סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא, הוֹאִיל וְחַיָּיב קׇרְבָּן — חִידּוּשׁ הוּא, דִּבְכָל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ לָא אַשְׁכְּחַן לָאו דְּמַיְיתֵי עֲלֵיהּ קׇרְבָּן, וְהָכָא מַיְיתֵי — כִּי שָׁגַג בְּקׇרְבָּן נָמֵי לִיחַיַּיב,Il te serait venu à l'esprit de dire : puisque l'obligation du sacrifice est une nouveauté de la Torah, car dans toute la Torah nous ne trouvons pas d'interdit pour lequel on apporte un sacrifice sans qu'il y ait de karet, et qu'ici on en apporte un, alors s'il a erré sur le sacrifice, qu'il soit passible aussi, même selon les Rabbanan,
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