Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָתַנְיָא, רַבִּי אוֹשַׁעְיָא אוֹמֵר: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יֹאחֲזֶנּוּ בְּיָדוֹ וְיַעֲבִירֶנּוּ אַרְבַּע אַמּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים!Mais n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Ochaya dit : à condition de ne pas la tenir dans sa main et de ne pas lui faire parcourir quatre coudées dans le domaine public ! Il y a donc bien une différence entre la porter et la transporter.
- [אֶלָּא] הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בִּמְחוּפֶּה עוֹר.[Mais alors,] ici, de quoi s'agit-il ? D'une amulette recouverte de cuir : l'écrit étant couvert, il n'y a pas d'outrage à entrer avec elle aux lieux d'aisances.
- וַהֲרֵי תְּפִילִּין דִּמְחוּפּוֹת עוֹר, וְתַנְיָא: הַנִּכְנָס לְבֵית הַכִּסֵּא — חוֹלֵץ תְּפִילִּין בְּרִחוּק אַרְבַּע אַמּוֹת וְנִכְנָס.Mais voici les tefilin (phylactères), qui sont recouverts de cuir, et il a été enseigné : celui qui entre aux lieux d'aisances retire les tefilin à une distance de quatre coudées et entre !
- הָתָם מִשּׁוּם שִׁין. דְּאָמַר אַבָּיֵי: שִׁין שֶׁל תְּפִילִּין הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי. וְאָמַר אַבָּיֵי: דָּלֶת שֶׁל תְּפִילִּין הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי. וְאָמַר אַבָּיֵי: יוֹד שֶׁל תְּפִילִּין הֲלָכָה לְמֹשֶׁה מִסִּינַי.Là, c'est à cause du chin visible sur le boîtier, car Abayé a dit : le chin des tefilin est une halakha (loi) transmise à Moché au Sinaï. Et Abayé a dit : le dalet formé par le nœud de la lanière des tefilin est une halakha transmise à Moché au Sinaï. Et Abayé a dit : le youd des tefilin est une halakha transmise à Moché au Sinaï.
- וְלֹא בְּשִׁרְיוֹן וְלֹא בְּקַסְדָּא וְלֹא בְּמַגָּפַיִים.Il a été enseigné dans la Michna : « Et pas avec un chiryon, ni avec un kasda, ni avec des magafayim. » La Guemara explique ces termes.
- שִׁרְיוֹן — זַרְדָּא. קַסְדָּא — אָמַר רַב: סַנְוָארְתָא. מַגָּפַיִים — אָמַר רַב: פֻּזְמָקֵי.Le chiryon, c'est une cotte de mailles (zarda). Le kasda : Rav a dit : c'est un bonnet de cuir (sanvarta), porté sous le casque de métal. Les magafayim : Rav a dit : ce sont des jambières (pouzmaké) de fer.
- מַתְנִי׳ לֹא תֵּצֵא אִשָּׁה בַּמַּחַט הַנְּקוּבָה, וְלֹא בְּטַבַּעַת שֶׁיֵּשׁ עָלֶיהָ חוֹתָם, וְלֹא בְּכוֹלֵיאָר, וְלֹא בְּכוֹבֶלֶת, וְלֹא בִּצְלוֹחִית שֶׁל פִּלְיָיטוֹן.MICHNA : Une femme ne sortira pas avec une aiguille percée, ni avec une bague sur laquelle il y a un sceau, ni avec un kolyar, ni avec une kovélèt, que la Guemara va définir, ni avec une fiole de palyaton (huile de baume).
- וְאִם יָצְתָה — חַיֶּיבֶת חַטָּאת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים פּוֹטְרִין בְּכוֹבֶלֶת וּבִצְלוֹחִית שֶׁל פִּלְיָיטוֹן.Et si elle est sortie, elle est passible d'un 'hatat (sacrifice expiatoire) : ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages exemptent pour la kovélèt et la fiole de palyaton, qu'ils considèrent comme des parures.
- גְּמָ׳ אָמַר עוּלָּא וְחִילּוּפֵיהֶן בְּאִישׁ. אַלְמָא קָסָבַר עוּלָּא: כָּל מִידֵּי דַּחֲזֵי לְאִישׁ לָא חֲזֵי לְאִשָּׁה, וּמִידִּי דַּחֲזֵי לְאִשָּׁה לָא חֲזֵי לְאִישׁ.GUEMARA : Oula a dit : et l'inverse vaut pour l'homme : la bague sans sceau, qui est une parure pour la femme, le rend passible, et la bague à sceau l'exempte. Il en ressort qu'Oula estime : tout objet qui convient à l'homme ne convient pas à la femme, et un objet qui convient à la femme ne convient pas à l'homme.
- מֵתִיב רַב יוֹסֵף: הָרוֹעִים יוֹצְאִין בְּשַׂקִּין. וְלֹא הָרוֹעִים בִּלְבַד אָמְרוּ, אֶלָּא כָּל אָדָם. אֶלָּא שֶׁדַּרְכָּן שֶׁל הָרוֹעִים לָצֵאת בְּשַׂקִּין.Rav Yossef a objecté : il est enseigné : les bergers sortent le Chabbat avec des sacs pour se couvrir. Et ce n'est pas des seuls bergers qu'on l'a dit, mais de tout homme ; seulement c'est l'habitude des bergers de sortir avec des sacs. Ainsi, même celui qui n'en a pas l'habitude peut sortir avec une chose qui est un vêtement pour d'autres.
- [אֶלָּא] אָמַר רַב יוֹסֵף: קָסָבַר עוּלָּא נָשִׁים עַם בִּפְנֵי עַצְמָן הֵן.[Mais alors,] Rav Yossef a dit : Oula estime que les femmes sont un peuple à part, et l'usage des autres hommes ne les concerne pas.
- אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: הַמּוֹצֵא תְּפִילִּין — מַכְנִיסָן זוּג זוּג, אֶחָד הָאִישׁ וְאֶחָד הָאִשָּׁה. וְאִי אָמְרַתְּ נָשִׁים עַם בִּפְנֵי עַצְמָן הֵן, וְהָא מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא הוּא, וְכׇל מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁהַזְּמַן גְּרָמָא נָשִׁים פְּטוּרוֹת?Abayé lui a objecté : il est enseigné : celui qui trouve des tefilin le Chabbat hors de la ville les rentre paire par paire, que ce soit un homme ou une femme. Or, si tu dis que les femmes sont un peuple à part, voici que c'est une mitsva positive liée au temps, et de toute mitsva (commandement) positive liée au temps les femmes sont exemptées ! Pour elles, les tefilin ne seraient donc pas un vêtement, et elles ne devraient pas pouvoir les rentrer ainsi.
- הָתָם קָסָבַר רַבִּי מֵאִיר: לַיְלָה זְמַן תְּפִילִּין הוּא, וְשַׁבָּת זְמַן תְּפִילִּין הוּא. הָוֵה לֵיהּ מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁלֹּא הַזְּמַן גְּרָמָא, וְכׇל מִצְוַת עֲשֵׂה שֶׁלֹּא הַזְּמַן גְּרָמָא — נָשִׁים חַיָּיבוֹת.Là, Rabbi Méïr estime que la nuit est un temps des tefilin et que Chabbat est un temps des tefilin. C'est donc une mitsva positive qui n'est pas liée au temps, et de toute mitsva positive qui n'est pas liée au temps les femmes sont obligées.
- וְהָא הוֹצָאָה כִּלְאַחַר יָד הִיא!Sur la Michna, on demande : mais voici que c'est un transport de manière inhabituelle ! La bague à sceau n'est pas une parure pour la femme, et la porter au doigt n'est pas la manière de transporter un objet ; pourquoi serait-elle passible ?
- אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: בָּאִשָּׁה גִּזְבָּרִית עָסְקִינַן. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: תֵּרַצְתָּ אִשָּׁה, אִישׁ מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Rabbi Yirmeya a dit : il s'agit d'une femme trésorière, qui a l'habitude de porter son sceau au doigt. Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : tu as résolu le cas de la femme ; pour l'homme, que peut-on dire ?
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: פְּעָמִים שֶׁאָדָם נוֹתֵן לְאִשְׁתּוֹ טַבַּעַת שֶׁיֵּשׁ עָלֶיהָ חוֹתָם לְהוֹלִיכָהּ לַקּוּפְסָא, וּמַנִּיחָתָהּ בְּיָדָהּ עַד שֶׁמַּגַּעַת לַקּוּפְסָא. וּפְעָמִים שֶׁהָאִשָּׁה נוֹתֶנֶת לְבַעֲלָהּ טַבַּעַת שֶׁאֵין עָלֶיהָ חוֹתָם לְהוֹלִיכָהּ אֵצֶל אוּמָּן לְתַקֵּן, וּמַנִּיחָהּ בְּיָדוֹ עַד שֶׁמַּגִּיעַ אֵצֶל אוּמָּן.Mais alors, Rava a dit : il arrive qu'un homme donne à sa femme une bague sur laquelle il y a un sceau pour l'apporter au coffret, et elle la met à sa main jusqu'à ce qu'elle arrive au coffret. Et il arrive que la femme donne à son mari une bague sur laquelle il n'y a pas de sceau pour l'apporter chez l'artisan afin de la réparer, et il la met à sa main jusqu'à ce qu'il arrive chez l'artisan. C'est donc bien une manière habituelle de les transporter.
- וְלֹא בְּכוֹלֵיאָר וְלֹא בְּכוֹבֶלֶת. מַאי כּוֹלֵיאָר? אָמַר רַב: מַכְבַּנְתָּא. כּוֹבֶלֶת — אָמַר רַב: חוּמַרְתָּא דְפִילוֹן. וְכֵן אָמַר רַב אַסִּי: חוּמַרְתָּא דְפִילוֹן.« Ni avec un kolyar, ni avec une kovélèt. » Qu'est-ce qu'un kolyar ? Rav a dit : une makhbanta (une broche). La kovélèt : Rav a dit : un sachet de pilon (substance parfumée). Et Rav Assi a dit de même : un sachet de pilon.
- תָּנוּ רַבָּנַן: לֹא תֵּצֵא בְּכוֹבֶלֶת, וְאִם יָצְתָה — חַיֶּיבֶת חַטָּאת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא תֵּצֵא, וְאִם יָצְתָה — פְּטוּרָה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יוֹצְאָה אִשָּׁה בְּכוֹבֶלֶת לְכַתְּחִלָּה.Nos Maîtres ont enseigné : elle ne sortira pas avec une kovélèt, et si elle est sortie, elle est passible d'un 'hatat : ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : elle ne sortira pas, et si elle est sortie, elle est exempte. Rabbi Eliézer dit : une femme sort avec une kovélèt d'emblée.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רַבִּי מֵאִיר סָבַר מַשּׂאוֹי הוּא. וְרַבָּנַן סָבְרִי תַּכְשִׁיט הוּא, וְדִילְמָא שָׁלְפָא וּמַחְוְיָא, וְאָתְיָא לְאֵיתוֹיֵיהּ. וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר: מַאן דִּרְכַּהּ לְמִירְמֵיהּ — אִשָּׁה שֶׁרֵיחָהּ רַע, אִשָּׁה שֶׁרֵיחָהּ רָע לָא שָׁלְפָא וּמַחְוְיָא, וְלָא אָתְיָא לְאֵתוֹיֵיהּ אַרְבַּע אַמּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים.Sur quoi portent leurs divergences ? Rabbi Méïr estime que c'est un fardeau. Et les Sages estiment que c'est une parure, mais ils l'interdisent d'emblée de peur qu'elle ne l'enlève pour la montrer et n'en vienne à la transporter. Et Rabbi Eliézer estime : qui a l'habitude de la mettre ? Une femme dont l'odeur est mauvaise. Une femme dont l'odeur est mauvaise ne l'enlève pas pour la montrer, car ce serait à son déshonneur, et n'en viendra pas à la transporter quatre coudées dans le domaine public.
- וְהָתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר פּוֹטֵר בְּכוֹבֶלֶת וּבִצְלוֹחִית שֶׁל פְּלַיְיטוֹן!Mais n'a-t-il pas été enseigné : Rabbi Eliézer exempte pour la kovélèt et la fiole de palyaton ! « Exempt » signifie : interdit d'emblée, mais sans sanction, alors qu'ici il permet d'emblée.
- לָא קַשְׁיָא: הָא כִּי קָאֵי — אַדְּרַבִּי מֵאִיר. הָא כִּי קָאֵי — אַדְּרַבָּנַן. כִּי קָאֵי אַדְּרַבִּי מֵאִיר דְּאָמַר חַיָּיב חַטָּאת — אָמַר אִיהוּ פָּטוּר. כִּי קָאֵי אַדְּרַבָּנַן דְּאָמְרִי פָּטוּר אֲבָל אָסוּר — אָמַר אִיהוּ מוּתָּר לְכַתְּחִלָּה.Ce n'est pas difficile : celle-ci, c'est lorsqu'il se tient face à Rabbi Méïr ; celle-là, c'est lorsqu'il se tient face aux Sages. Lorsqu'il se tient face à Rabbi Méïr, qui a dit qu'elle est passible d'un 'hatat, il a dit, lui : elle est exempte. Lorsqu'il se tient face aux Sages, qui ont dit : exempte mais interdit, il a dit, lui : c'est permis d'emblée.
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