Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּשֵׁיר וּבְטַבַּעַת וְיֵצֵא בּוֹ בִּרְשׁוּת הָרַבִּים. מִשּׁוּם מַרְאִית הָעַיִן.à un bracelet ou à une bague et sortir avec elle dans le domaine public, à cause de l'apparence : on croirait qu'il la porte comme parure et non pour sa guérison.
- וְהָתַנְיָא: אֵיזֶהוּ קָמֵיעַ מוּמְחֶה — כֹּל שֶׁרִיפֵּא שְׁלֹשָׁה בְּנֵי אָדָם כְּאֶחָד!Mais n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : quelle est l'amulette éprouvée ? Toute amulette qui a guéri trois personnes ensemble ! Or il était dit plus haut qu'il suffit qu'elle ait guéri trois fois, même une seule personne.
- לָא קַשְׁיָא: הָא — לִמְּחוֹיֵי גַּבְרָא, הָא — לִמְּחוֹיֵי קְמִיעָא.Ce n'est pas difficile : celle-ci, qui parle de trois personnes, vise à établir la reconnaissance de l'homme qui écrit les amulettes ; celle-là, qui parle de trois guérisons, vise à établir la reconnaissance de l'amulette.
- אָמַר רַב פָּפָּא: פְּשִׁיטָא לִי תְּלָתָא קְמֵיעֵי לִתְלָתָא גַּבְרֵי תְּלָתָא תְּלָתָא זִימְנֵי — אִיתְמַחִי גַּבְרָא וְאִתְמַחִי קָמֵיעַ. תְּלָתָא קְמֵיעֵי לִתְלָתָא גַּבְרֵי חַד חַד זִימְנָא — גַּבְרָא אִיתְמַחִי, קְמִיעָא לָא אִיתְמַחִי. חַד קָמֵיעַ לִתְלָתָא גַּבְרֵי — קְמִיעָא אִיתְמַחִי, גַּבְרָא לָא אִיתְמַחִי.Rav Pappa a dit : il m'est évident que si trois amulettes ont servi à trois hommes, trois fois chacune, l'homme est reconnu expert et l'amulette est éprouvée. Trois amulettes à trois hommes, une fois chacune : l'homme est reconnu expert, l'amulette n'est pas éprouvée. Une amulette à trois hommes : l'amulette est éprouvée, l'homme n'est pas reconnu expert.
- בָּעֵי רַב פָּפָּא: תְּלָתָא קְמֵיעֵי לְחַד גַּבְרָא מַאי? קְמִיעָא וַדַּאי לָא אִיתְמַחִי. גַּבְרָא אִיתְמַחִי, אוֹ לָא אִיתְמַחִי? מִי אָמְרִינַן הָא אַסִּי לֵיהּ, אוֹ דִילְמָא מַזָּלָא דְּהַאי גַּבְרָא הוּא דְּקָא מְקַבֵּל כְּתָבָא. תֵּיקוּ.Rav Pappa a demandé : trois amulettes à un seul homme, qu'en est-il ? L'amulette n'est assurément pas éprouvée. L'homme qui les a écrites est-il reconnu expert ou n'est-il pas reconnu expert ? Disons-nous : voici qu'il l'a guéri, ou bien peut-être est-ce l'étoile de cet homme malade qui reçoit l'écrit, et un autre ne serait pas guéri ? Tékou (la question reste en suspens).
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: קְמֵיעִין יֵשׁ בָּהֶן מִשּׁוּם קְדוּשָּׁה, אוֹ דִילְמָא אֵין בָּהֶן מִשּׁוּם קְדוּשָּׁה? לְמַאי הִילְכְתָא? אִילֵּימָא לְאַצּוֹלִינְהוּ מִפְּנֵי הַדְּלֵיקָה, תָּא שְׁמַע: הַבְּרָכוֹת וְהַקְּמֵיעִין, אַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן אוֹתִיּוֹת וּמֵעִנְיָנוֹת הַרְבֵּה שֶׁבַּתּוֹרָה — אֵין מַצִּילִין אוֹתָן מִפְּנֵי הַדְּלֵיקָה, וְנִשְׂרָפִים בִּמְקוֹמָן!Ils ont posé la question : les amulettes ont-elles un caractère de sainteté, ou peut-être n'ont-elles pas de caractère de sainteté ? Pour quelle halakha (règle pratique) la question se pose-t-elle ? Si l'on dit : pour les sauver de l'incendie le Chabbat, viens et entends : il est enseigné : les bénédictions et les amulettes, bien qu'il y ait en elles des lettres du Nom divin et de nombreux passages de la Torah, on ne les sauve pas de l'incendie, et elles brûlent sur place !
- אֶלָּא לְעִנְיַן גְּנִיזָה. תָּא שְׁמַע: הָיָה כָּתוּב עַל יְדוֹת הַכֵּלִים וְעַל כַּרְעֵי הַמִּטָּה — יָגוֹד וְיִגְנְזֶנּוּ!Mais alors, c'est au sujet de la mise en guéniza (enfouissement des écrits saints hors d'usage). Viens et entends : si un Nom divin était écrit sur les anses des ustensiles ou sur les pieds du lit, on le coupera et on le mettra en guéniza !
- אֶלָּא לִיכָּנֵס בָּהֶן בְּבֵית הַכִּסֵּא. מַאי? יֵשׁ בָּהֶן קְדוּשָּׁה — וַאֲסִיר, אוֹ דִילְמָא אֵין בָּהֶן קְדוּשָּׁה — וּשְׁרֵי? תָּא שְׁמַע וְלֹא בְּקָמֵיעַ בִּזְמַן שֶׁאֵינוֹ מִן הַמּוּמְחֶה: הָא מִן הַמּוּמְחֶה — נָפֵיק.Mais alors, c'est pour entrer avec elles aux lieux d'aisances. Qu'en est-il ? Ont-elles de la sainteté, et c'est interdit, ou peut-être n'ont-elles pas de sainteté, et c'est permis ? Viens et entends : « Et pas avec une amulette lorsqu'elle ne provient pas d'un expert. » Il en ressort que si elle provient d'un expert, on sort avec.
- וְאִי אָמְרַתְּ קְמֵיעִין יֵשׁ בָּהֶן מִשּׁוּם קְדוּשָּׁה, זִמְנִין דְּמִיצְטְרִיךְ לְבֵית הַכִּסֵּא, וְאָתֵי לְאֵיתוֹיִינְהוּ אַרְבַּע אַמּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים. הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן — בְּקָמֵיעַ שֶׁל עִיקָּרִין.Or, si tu dis que les amulettes ont un caractère de sainteté, il arrive que l'on ait besoin d'aller aux lieux d'aisances, et l'on en viendra à les transporter quatre coudées dans le domaine public ! Ici, de quoi s'agit-il ? D'une amulette de racines, qui n'a aucune sainteté.
- וְהָתַנְיָא: אֶחָד קָמֵיעַ שֶׁל כְּתָב וְאֶחָד קָמֵיעַ שֶׁל עִיקָּרִין! אֶלָּא הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן — בְּחוֹלֶה שֶׁיֵּשׁ בּוֹ סַכָּנָה. וְהָתַנְיָא: אֶחָד חוֹלֶה שֶׁיֵּשׁ בּוֹ סַכָּנָה וְאֶחָד חוֹלֶה שֶׁאֵין בּוֹ סַכָּנָה.Mais n'a-t-il pas été enseigné : qu'il s'agisse d'une amulette écrite ou d'une amulette de racines ! Mais alors, ici, de quoi s'agit-il ? D'un malade qui est en danger, auquel on permet d'entrer avec son amulette. Mais n'a-t-il pas été enseigné : qu'il s'agisse d'un malade qui est en danger ou d'un malade qui n'est pas en danger !
- אֶלָּא כֵּיוָן דְּמַסֵּי, אַף עַל גַּב דְּנָקֵיט לֵיהּ בִּידֵיהּ — (נָמֵי) שַׁפִּיר דָּמֵי.Mais alors, dis plutôt : puisqu'elle guérit, même s'il la tient dans sa main, c'est (aussi) permis, car c'est là sa manière d'être portée, et le problème du transport ne se pose pas.
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