Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָיָה קוֹרֵא בַּסֵּפֶר עַל הָאִיסְקוּפָּה וְנִתְגַּלְגֵּל הַסֵּפֶר מִיָּדוֹ — גּוֹלְלוֹ אֶצְלוֹ. הָיָה קוֹרֵא בְּרֹאשׁ הַגָּג וְנִתְגַּלְגֵּל הַסֵּפֶר מִיָּדוֹ, עַד שֶׁלֹּא הִגִּיעַ לַעֲשָׂרָה טְפָחִים — גּוֹלְלוֹ אֶצְלוֹ. מִשֶּׁהִגִּיעַ לַעֲשָׂרָה טְפָחִים — הוֹפְכוֹ עַל הַכְּתָב. וְהָוֵינַן בַּהּ: אַמַּאי הוֹפְכוֹ עַל הַכְּתָב? הָא לָא נָח!S'il lisait dans un livre (un rouleau) sur le seuil et que le livre a roulé de sa main vers le domaine public, une extrémité restant dans sa main, il le roule vers lui. S'il lisait au sommet du toit et que le livre a roulé de sa main, tant qu'il n'est pas parvenu à dix téfa'him (largeurs de main) du sol, il le roule vers lui. Dès qu'il est parvenu à dix téfa'him, il le retourne sur l'écriture, le texte contre le mur, afin qu'il ne soit pas exposé au mépris. Et nous en avons discuté : pourquoi le retourne-t-il sur l'écriture au lieu de le ramener ? Il ne s'est pas posé !
- וְאָמַר רָבָא: בְּכוֹתֶל מְשׁוּפָּע. אֵימוֹר דְּאָמַר רָבָא בְּסֵפֶר, דַּעֲבִיד דְּנָיַיח, מַיִם מִי עֲבִידִי דְּנָיְיחִי?!Et Rava a dit : il s'agit d'un mur incliné, sur lequel le livre repose. La Guemara réfute cette réponse pour le cas de la pluie : Admettons que Rava l'ait dit à propos d'un livre, qui est de nature à se poser sur un mur incliné ; l'eau est-elle de nature à se poser ?!
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: כְּגוֹן שֶׁקָּלַט מֵעַל גַּבֵּי גּוּמָּא. גּוּמָּא פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא מַיִם עַל גַּבֵּי מַיִם לָאו הַנָּחָה הוּא, קָא מַשְׁמַע לַן.Mais alors, Rava a dit : il s'agit du cas où il a capté l'eau au-dessus d'un trou rempli d'eau. La Guemara objecte : Dans un trou, c'est évident ! Elle répond : Tu aurais pu dire que de l'eau sur de l'eau ne constitue pas une pose ; il nous apprend donc que si.
- וְאָזְדָא רָבָא לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רָבָא: מַיִם עַל גַּבֵּי מַיִם — הַיְינוּ הַנָּחָתָן. אֱגוֹז עַל גַּבֵּי מַיִם — לָאו הַיְינוּ הַנָּחָתוֹ. בָּעֵי רָבָא: אֱגוֹז בִּכְלִי וּכְלִי צָף עַל גַּבֵּי מַיִם, בָּתַר אֱגוֹז אָזְלִינַן — וְהָא נָיַיח, אוֹ דִילְמָא בָּתַר כְּלִי אָזְלִינַן — וְהָא לָא נָיַיח, דְּנָיֵיד. תֵּיקוּ.Et Rava suit là son raisonnement, car Rava a dit : de l'eau sur de l'eau, telle est sa pose ; une noix sur de l'eau, ce n'est pas sa pose. Rava a posé la question : une noix dans un récipient, et le récipient flotte sur l'eau : suivons-nous la noix, et voici qu'elle est au repos dans le récipient, ou peut-être suivons-nous le récipient, et voici qu'il n'est pas au repos, car il bouge ? Tékou : la question reste en suspens.
- שֶׁמֶן שֶׁצָּף עַל גַּבֵּי יַיִן, מַחֲלוֹקֶת רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי וְרַבָּנַן. דִּתְנַן: שֶׁמֶן שֶׁצָּף עַל גַּבֵּי יַיִן וְנָגַע טְבוּל יוֹם בַּשֶּׁמֶן — לֹא פָּסַל אֶלָּא שֶׁמֶן בִּלְבַד. רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי אוֹמֵר: שְׁנֵיהֶם מְחוּבָּרִים זֶה לָזֶה.De l'huile qui flotte sur du vin : si on l'en a soulevée, cela dépend de la machlokèt (divergence) entre Rabbi Yo'hanan ben Nouri et les Sages, comme nous l'avons appris dans une Michna : de l'huile qui flotte sur du vin, et un tevoul yom (impur qui s'est immergé et attend le coucher du soleil) a touché l'huile : il n'a rendu inapte que l'huile seule. Rabbi Yo'hanan ben Nouri dit : les deux sont reliés l'un à l'autre.
- אָמַר רַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי אִילְעַאי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָיָה טָעוּן אוֹכְלִים וּמַשְׁקִין, וְנִכְנָס וְיוֹצֵא כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ — אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיַּעֲמוֹד.Rabbi Avin a dit que Rabbi Ilaï a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : celui qui était chargé d'aliments et de boissons pour les déplacer à l'intérieur d'un même domaine, puis a changé d'avis, et qui entre et sort de domaine en domaine toute la journée, n'est pas 'hayav (passible) tant qu'il ne s'est pas arrêté ; il ne le devient qu'en repartant après cet arrêt dans le but de sortir.
- אָמַר אַבָּיֵי: וְהוּא שֶׁעָמַד לָפוּשׁ. מִמַּאי — מִדְּאָמַר מָר תּוֹךְ אַרְבַּע אַמּוֹת עָמַד לָפוּשׁ — פָּטוּר, לְכַתֵּף — חַיָּיב. חוּץ לְאַרְבַּע אַמּוֹת, עָמַד לָפוּשׁ — חַיָּיב. לְכַתֵּף — פָּטוּר.Abayé a dit : et cela, à condition qu'il se soit arrêté pour se reposer, non pour ajuster sa charge. D'où le sait-il ? De ce que le Maître a dit : à l'intérieur de quatre coudées dans le domaine public, s'il s'est arrêté pour se reposer, il est pétour (exempt), car il n'a pas transporté d'un trait quatre coudées ; s'il s'est arrêté pour ajuster sa charge sur l'épaule, il est 'hayav, car cet arrêt ne compte pas. Au-delà de quatre coudées, s'il s'est arrêté pour se reposer, il est 'hayav, car l'arrêt vaut pose ; pour ajuster sa charge sur l'épaule, il est pétour, car ce n'est pas un arrêt.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? — שֶׁלֹּא הָיְתָה עֲקִירָה מִשָּׁעָה רִאשׁוֹנָה לְכָךְ? הָא אַמְרַהּ רַבִּי יוֹחָנָן חֲדָא זִימְנָא! דְּאָמַר רַב סָפְרָא אָמַר רַבִּי אַמֵּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַמַּעֲבִיר חֲפָצִים מִזָּוִית לְזָוִית, וְנִמְלַךְ עֲלֵיהֶן וְהוֹצִיאָן — פָּטוּר, שֶׁלֹּא הָיְתָה עֲקִירָה מִשָּׁעָה רִאשׁוֹנָה לְכָךְ. אָמוֹרָאֵי נִינְהוּ, מָר אָמַר לַהּ בְּהַאי לִישָּׁנָא, וּמָר אָמַר לַהּ בְּהַאי לִישָּׁנָא.La Guemara demande : Que nous apprend Rabbi Yo'hanan ? Que le soulèvement n'a pas été accompli dès le premier instant dans ce but ? Mais Rabbi Yo'hanan l'a déjà dit une fois ! Car Rav Safra a dit que Rabbi Ami a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : celui qui transporte des objets d'un coin à un autre, puis change d'avis à leur sujet et les fait sortir, est pétour, car le soulèvement n'a pas été accompli dès le premier instant dans ce but. La Guemara répond : Ce sont deux Amoraïm (Sages de la Guemara) qui rapportent Rabbi Yo'hanan : l'un l'a dit en ces termes, et l'autre l'a dit en ces termes.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹצִיא מֵחֲנוּת לִפְלַטְיָא דֶּרֶךְ סְטָיו — חַיָּיב. וּבֶן עַזַּאי פּוֹטֵר.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : celui qui fait sortir un objet d'une boutique vers une pelatia (une grande place) en passant par un setav (une galerie à colonnes) est 'hayav. Et Ben Azzaï l'exempte.
- בִּשְׁלָמָא בֶּן עַזַּאי, קָסָבַר מְהַלֵּךְ כְּעוֹמֵד דָּמֵי. אֶלָּא רַבָּנַן, נְהִי נָמֵי דְּקָסָבְרִי מְהַלֵּךְ לָאו כְּעוֹמֵד דָּמֵי, הֵיכָא אַשְׁכַּחְנָא כְּהַאי גַּוְונָא דְּחַיָּיב?Cela se comprend pour Ben Azzaï : il estime que celui qui marche est considéré comme s'il se tenait debout, et l'objet a donc été posé dans le setav. Mais pour les Sages, admettons même qu'ils estiment que celui qui marche n'est pas considéré comme s'il se tenait debout : où trouvons-nous un cas semblable où l'on soit 'hayav, alors qu'un domaine différent sépare le départ de l'arrivée ?
- אָמַר רַב סָפְרָא אָמַר רַבִּי אַמֵּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן:Rav Safra a dit que Rabbi Ami a dit que Rabbi Yo'hanan a dit :
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