Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא מְחַיֵּיב רַבִּי אֶלָּא בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד מְקוֹרֶה, דְּאָמְרִינַן: בֵּיתָא כְּמַאן דְּמַלְיָא דָּמְיָא. אֲבָל שֶׁאֵינוֹ מְקוֹרֶה — לָא.Rabbi Yehouda HaNassi n'a déclaré passible celui qui lance un objet que dans un domaine privé couvert d'un toit, car nous disons : une maison est considérée comme si elle était pleine ; tout son espace est tenu pour rempli d'objets, si bien que l'objet qui la traverse est comme posé sur une surface de quatre téfa'him sur quatre (le téfa'h est une largeur de main). Mais dans un domaine privé qui n'est pas couvert, non, il ne le déclare pas passible.
- וְכִי תֵּימָא הָכָא נָמֵי בִּמְקוֹרֶה — הָתִינַח בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד מְקוֹרֶה, בִּרְשׁוּת הָרַבִּים מְקוֹרֶה מִי חַיָּיב? וְהָאָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: הַמַּעֲבִיר חֵפֶץ אַרְבַּע אַמּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים מְקוֹרֶה, פָּטוּר — לְפִי שֶׁאֵינוֹ דּוֹמֶה לְדִגְלֵי מִדְבָּר.Et si tu dis : ici aussi, notre Michna (texte enseigné par les Tannaïm) traite d'un domaine couvert, cela se comprend pour un domaine privé couvert ; mais dans un domaine public couvert, est-on passible ? Or voici que Rav Chmouel bar Yehouda a dit que Rabbi Abba a dit que Rav Houna a dit que Rav a dit : celui qui transporte un objet sur quatre coudées dans un domaine public couvert est pétour (exempt), parce que ce domaine n'est pas semblable aux bannières du désert : les travaux interdits le Chabbat sont déduits de ceux du Sanctuaire dressé par les tribus campant sous leurs bannières dans le désert, qui n'était pas couvert. On ne peut donc pas expliquer notre Michna par un domaine public couvert.
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי זֵירָא: הָא מַנִּי? — אֲחֵרִים הִיא. דְּתַנְיָא: אֲחֵרִים אוֹמְרִים: עָמַד בִּמְקוֹמוֹ וְקִבֵּל — חַיָּיב, עָקַר מִמְּקוֹמוֹ וְקִבֵּל — פָּטוּר. עָמַד בִּמְקוֹמוֹ וְקִבֵּל — חַיָּיב, הָא בָּעֵינַן הַנָּחָה עַל גַּבֵּי מְקוֹם אַרְבָּעָה וְלֵיכָּא! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ לָא בָּעֵינַן מְקוֹם אַרְבָּעָה.Mais alors, Rabbi Zeira a dit : selon qui est enseignée celle-ci, notre Michna ? C'est l'opinion des A'hérim (« d'autres » Sages), comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : les A'hérim disent : s'il s'est tenu à sa place et a reçu l'objet lancé vers lui depuis un autre domaine, celui qui l'a lancé est 'hayav (passible) ; s'il a quitté sa place et a reçu l'objet, le lanceur est pétour. S'il s'est tenu à sa place et a reçu, il est 'hayav : or nous exigeons qu'on pose sur une surface de quatre téfa'him sur quatre, et il n'y en a pas ici ! Mais alors, déduis-en que selon les A'hérim, nous n'exigeons pas de surface de quatre.
- וְדִילְמָא הַנָּחָה הוּא דְּלָא בָּעֵינַן, הָא עֲקִירָה בָּעֵינַן. וְהַנָּחָה נָמֵי, דִּילְמָא דִּפְשֵׁיט כַּנְפֵיהּ וְקַבְּלַהּ — דְּאִיכָּא נָמֵי הַנָּחָה.La Guemara réfute : Et peut-être est-ce pour le fait de poser que nous n'exigeons pas de surface de quatre téfa'him, mais pour le fait de soulever, nous l'exigeons. Et pour le fait de poser aussi, peut-être s'agit-il du cas où il a étendu le pan de son vêtement et l'a reçu ainsi, de sorte qu'il y a aussi là une pose sur une surface de quatre.
- אָמַר רַבִּי אַבָּא: מַתְנִיתִין, כְּגוֹן שֶׁקִּבֵּל בִּטְרַסְקָל וְהִנִּיחַ עַל גַּבֵּי טְרַסְקָל, דְּאִיכָּא נָמֵי הַנָּחָה. וְהָא ״יָדוֹ״ קָתָנֵי? — תְּנִי ״טְרַסְקָל שֶׁבְּיָדוֹ״.Rabbi Abba a dit : notre Michna traite du cas où il a reçu l'objet dans un teraskal (une corbeille) et l'a posé sur un teraskal, de sorte qu'il y a aussi là une pose sur une surface de quatre. La Guemara objecte : Mais il est enseigné dans la Michna : « sa main » ! Elle répond : Enseigne en corrigeant le texte : « le teraskal qui est dans sa main ».
- הָתִינַח טְרַסְקָל בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד, אֶלָּא טְרַסְקָל שֶׁבִּרְשׁוּת הָרַבִּים רְשׁוּת הַיָּחִיד הוּא.La Guemara demande : Cela se comprend pour un teraskal dans le domaine privé ; mais un teraskal qui est dans le domaine public est lui-même un domaine privé, puisqu'il présente une surface de quatre téfa'him et qu'on le suppose élevé de dix téfa'him !
- לֵימָא דְּלָא כְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה. דְּתַנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נָעַץ קָנֶה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וּבְרֹאשׁוֹ טְרַסְקָל, זָרַק וְנָח עַל גַּבָּיו — חַיָּיב.Disons donc que notre Michna, qui ne le considère pas ainsi, n'est pas conforme à l'opinion de Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda, comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda dit : si l'on a planté une perche dans le domaine public, avec à son sommet un teraskal, et que l'on a lancé un objet qui s'est posé dessus, on est 'hayav : bien que la perche soit étroite, le teraskal large de quatre téfa'him et élevé de dix constitue un domaine privé.
- דְּאִי כְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה, פָּשַׁט בַּעַל הַבַּיִת אֶת יָדוֹ לַחוּץ וְנָתַן לְתוֹךְ יָדוֹ שֶׁל עָנִי אַמַּאי חַיָּיב? מֵרְשׁוּת הַיָּחִיד לִרְשׁוּת הַיָּחִיד קָא מַפֵּיק!Notre Michna n'est pas conforme à son opinion, car si elle l'était, lorsque le maître de maison a étendu sa main au-dehors et a donné l'objet dans la main du pauvre, c'est-à-dire dans le teraskal qu'il tient, pourquoi est-il 'hayav ? Il fait sortir d'un domaine privé vers un domaine privé !
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה, הָתָם לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה, הָכָא לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה.La Guemara répond : Tu peux même dire que notre Michna suit Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda : là, dans sa baraïta, le teraskal est au-dessus de dix téfa'him ; ici, dans notre Michna, il est au-dessous de dix, et n'est donc pas un domaine privé.
- קַשְׁיָא לֵיהּ לְרַבִּי אֲבָהוּ: מִי קָתָנֵי ״טְרַסְקָל שֶׁבְּיָדוֹ״, וְהָא ״יָדוֹ״ קָתָנֵי! אֶלָּא אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: כְּגוֹן שֶׁשִּׁלְשֵׁל יָדוֹ לְמַטָּה מִשְּׁלֹשָׁה וְקִבְּלָהּ.Cela faisait difficulté pour Rabbi Abbahou : est-il enseigné « le teraskal qui est dans sa main » ? Il est enseigné « sa main » ! Il n'y a pas lieu de corriger la Michna. Mais alors, Rabbi Abbahou a dit : il s'agit du cas où le pauvre a abaissé sa main au-dessous de trois téfa'him du sol et a reçu l'objet ; ce qui est à moins de trois téfa'him du sol est considéré comme le sol lui-même.
- וְהָא ״עוֹמֵד״ קָתָנֵי? — בְּשׁוֹחֶה. וְאִיבָּעֵית אֵימָא — בְּגוּמָּא. וְאִיבָּעֵית אֵימָא — בְּנַנָּס.La Guemara objecte : Mais il est enseigné que le pauvre « se tient debout » ! Elle répond : Il s'agit de quelqu'un qui est penché. Et si tu veux, dis : il se tient dans un trou, sa main étant proche du bord. Et si tu veux, dis : il s'agit d'un nain, dont les mains sont, même debout, à moins de trois téfa'him du sol.
- אָמַר רָבָא: אִיכְּפַל תַּנָּא לְאַשְׁמֹעִינַן כֹּל הָנֵי?! אֶלָּא אָמַר רָבָא: יָדוֹ שֶׁל אָדָם חֲשׁוּבָה לוֹ כְּאַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה. וְכֵן כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: יָדוֹ שֶׁל אָדָם חֲשׁוּבָה לוֹ כְּאַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה.Rava a dit : le Tanna s'est-il donné tant de mal pour nous apprendre tout cela ? Il n'aurait pas choisi des cas aussi inhabituels. Mais alors, Rava a dit : la main d'un homme est considérée pour lui comme une surface de quatre téfa'him sur quatre. Et de même, quand Ravin est venu de la terre d'Israël, il a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : la main d'un homme est considérée pour lui comme une surface de quatre sur quatre.
- אָמַר רַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי אִילְעַאי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: זָרַק חֵפֶץ וְנָח בְּתוֹךְ יָדוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ — חַיָּיב. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? — יָדוֹ שֶׁל אָדָם חֲשׁוּבָה לוֹ כְּאַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה? וְהָא אַמְרַהּ רַבִּי יוֹחָנָן חֲדָא זִימְנָא? מַהוּ דְתֵימָא הָנֵי מִילֵּי, הֵיכָא דְּאַחְשְׁבַהּ הוּא לִידֵיהּ. אֲבָל הֵיכָא דְּלָא אַחְשְׁבַהּ הוּא לִידֵיהּ — אֵימָא לָא. קָא מַשְׁמַע לַן.Rabbi Avin a dit que Rabbi Ilaï a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : si l'on a lancé un objet et qu'il s'est posé dans la main d'un autre, situé dans un autre domaine, on est 'hayav. La Guemara demande : Que nous apprend-il ? Que la main d'un homme est considérée pour lui comme quatre sur quatre ? Mais Rabbi Yo'hanan l'a déjà dit une fois ! Elle répond : Tu aurais pu dire que cela ne vaut que lorsque le lanceur a lui-même accordé de l'importance à sa main, en visant la main de l'autre ; mais lorsqu'il ne lui a pas accordé d'importance, l'objet étant arrivé là sans intention de sa part, dis que non, il ne serait pas passible. Il nous apprend donc qu'il l'est.
- אָמַר רַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי אִילְעַאי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עָמַד בִּמְקוֹמוֹ וְקִיבֵּל — חַיָּיב. עָקַר מִמְּקוֹמוֹ וְקִיבֵּל — פָּטוּר. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: עָמַד בִּמְקוֹמוֹ וְקִיבֵּל — חַיָּיב. עָקַר מִמְּקוֹמוֹ וְקִיבֵּל — פָּטוּר.Rabbi Avin a dit que Rabbi Ilaï a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : s'il s'est tenu à sa place et a reçu l'objet, le lanceur est 'hayav ; s'il a quitté sa place et a reçu l'objet, le lanceur est pétour. Il a été enseigné de même dans une baraïta : les A'hérim disent : s'il s'est tenu à sa place et a reçu, il est 'hayav ; s'il a quitté sa place et a reçu, il est pétour.
- בָּעֵי רַבִּי יוֹחָנָן: זָרַק חֵפֶץ וְנֶעֱקַר הוּא מִמְּקוֹמוֹ וְחָזַר וְקִיבְּלוֹ — מַהוּ?Rabbi Yo'hanan a posé la question : si l'on a lancé un objet, qu'on a soi-même quitté sa place et qu'on l'a ensuite rattrapé, quelle est la règle ?
- מַאי קָמִבַּעְיָא לֵיהּ? אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: ״שְׁנֵי כֹחוֹת בְּאָדָם אֶחָד״ קָא מִבַּעְיָא לֵיהּ. שְׁנֵי כֹחוֹת בְּאָדָם אֶחָד כְּאָדָם אֶחָד דָּמֵי, וְחַיָּיב, אוֹ דִילְמָא כִּשְׁנֵי בְנֵי אָדָם דָּמֵי, וּפָטוּר. תֵּיקוּ.La Guemara demande : Sur quoi porte sa question ? Cet homme n'a-t-il pas soulevé et posé l'objet lui-même ? Rav Ada bar Ahava a dit : sa question porte sur « deux forces chez un seul homme » : deux forces chez un seul homme sont-elles considérées comme un seul homme, et il est 'hayav, ou peut-être sont-elles considérées comme deux hommes, et il est pétour ? Tékou : la question reste en suspens.
- אָמַר רַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הִכְנִיס יָדוֹ לְתוֹךְ חֲצַר חֲבֵירוֹ וְקִיבֵּל מֵי גְשָׁמִים וְהוֹצִיא — חַיָּיב. מַתְקִיף לַהּ רַבִּי זֵירָא: מָה לִי הִטְעִינוֹ חֲבֵירוֹ, מָה לִי הִטְעִינוֹ שָׁמַיִם, אִיהוּ לָא עָבֵיד עֲקִירָה?! לָא תֵּימָא ״קִיבֵּל״ אֶלָּא ״קָלַט״. וְהָא בָּעֵינַן עֲקִירָה מֵעַל גַּבֵּי מְקוֹם אַרְבָּעָה, וְלֵיכָּא!Rabbi Avin a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : celui qui a introduit sa main dans la cour de son prochain, y a reçu de l'eau de pluie et l'a fait sortir est 'hayav. Rabbi Zeira s'y oppose : quelle différence y a-t-il pour moi entre le cas où son prochain l'a chargé et celui où le ciel l'a chargé ? Lui n'a pas accompli de soulèvement ! La Guemara répond : Ne dis pas « il a reçu », mais « il a capté » l'eau activement, ce qui vaut un soulèvement. Elle objecte : Mais nous exigeons un soulèvement depuis une surface de quatre téfa'him, et il n'y en a pas !
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בְּרֵיהּ דְּרַב הוּנָא: כְּגוֹן שֶׁקָּלַט מֵעַל גַּבֵּי הַכּוֹתֶל. עַל גַּבֵּי כּוֹתֶל נָמֵי, וְהָא לָא נָח! — כִּדְאָמַר רָבָא בְּכוֹתֶל מְשׁוּפָּע, הָכָא נָמֵי בְּכוֹתֶל מְשׁוּפָּע. וְהֵיכָא אִיתְּמַר דְּרָבָא — אַהָא דִּתְנַן:Rabbi 'Hiya fils de Rav Houna a dit : il s'agit du cas où il a capté l'eau sur le mur, surface suffisante. La Guemara objecte : Sur le mur aussi, voici qu'elle ne s'est pas posée ! Elle y ruisselle sans s'arrêter. Elle répond : Comme Rava l'a dit à propos d'un mur incliné, ici aussi il s'agit d'un mur incliné. Elle demande : Et où a été dite cette parole de Rava ? À propos de ce que nous avons appris dans une Michna :
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