Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דּוּמְיָא דְּקָמֵיעַ. שְׁמַע מִינָּה.à l'instar de l'amulette, qui sert à guérir ; or la nourriture des petits poulains sert de même à soulager une souffrance. Déduis-en que c'est bien cela.
- אָמַר מָר: וְלֹא בַּקָּמֵיעַ אַף עַל פִּי שֶׁהוּא מוּמְחֶה. וְהָא אֲנַן תְּנַן: וְלֹא בַּקָּמֵיעַ שֶׁאֵינוֹ מוּמְחֶה. הָא מוּמְחֶה — שַׁפִּיר דָּמֵי! הָכָא נָמֵי שֶׁאֵינוֹ מוּמְחֶה.Le Maître a dit : ni avec une amulette, même si elle est éprouvée. Or, n'avons-nous pas appris (dans une Michna, enseignement des Tannaïm) : ni avec une amulette qui n'est pas éprouvée ? Donc, si elle est éprouvée, c'est tout à fait permis ! Ici aussi, il s'agit d'une amulette qui n'est pas éprouvée.
- וְהָא ״אַף עַל פִּי שֶׁהוּא מוּמְחֶה״ קָתָנֵי! מוּמְחֶה לְאָדָם וְאֵינוֹ מוּמְחֶה לִבְהֵמָה. וּמִי אִיכָּא מוּמְחֶה לְאָדָם וְלָא הָוֵי מוּמְחֶה לִבְהֵמָה? אִין, אָדָם דְּאִית לֵיהּ מַזָּלָא — מְסַיַּיע לֵיהּ, בְּהֵמָה דְּלֵית לַהּ מַזָּלָא — לָא מְסַיַּיע לַהּ.Mais il est bien enseigné : « même si elle est éprouvée » ! Il s'agit d'une amulette éprouvée pour l'homme, mais non éprouvée pour l'animal. Mais existe-t-il une amulette éprouvée pour l'homme et non éprouvée pour l'animal ? Oui : l'homme, qui a un mazal (ange protecteur), elle l'aide ; l'animal, qui n'a pas de mazal, elle ne l'aide pas.
- אִי הָכִי, מַאי ״זֶה חוֹמֶר בַּבְּהֵמָה מִבָּאָדָם״? מִי סָבְרַתְּ אַקָּמֵיעַ קָאֵי? אַסַּנְדָּל קָאֵי.S'il en est ainsi, que signifie : « c'est là une rigueur plus grande pour l'animal que pour l'homme » ? La règle serait la même pour tous deux ! Crois-tu que cela se rapporte à l'amulette ? Cela se rapporte à la sandale.
- תָּא שְׁמַע: סָכִין וּמְפַרְכְּסִין לְאָדָם, וְאֵין סָכִין וּמְפַרְכְּסִין לַבְּהֵמָה. מַאי לַָאו, דְּאִיכָּא מַכָּה וּמִשּׁוּם צַעַר! לָא, דִּגְמַר מַכָּה וּמִשּׁוּם תַּעֲנוּג.Viens et entends (une preuve) : on oint et on racle les croûtes pour l'homme, et on n'oint pas ni ne racle pour l'animal. N'est-ce pas qu'il y a une plaie, et qu'il s'agit d'une souffrance ?! Et pourtant c'est interdit pour l'animal. Non : il s'agit d'une plaie guérie, et d'un simple plaisir.
- תָּא שְׁמַע: בְּהֵמָה שֶׁאֲחָזָהּ דָּם, אֵין מַעֲמִידִין אוֹתָהּ בְּמַיִם בִּשְׁבִיל שֶׁתִּצְטַנֵּן. אָדָם שֶׁאֲחָזוֹ דָּם, מַעֲמִידִין אוֹתוֹ בְּמַיִם בִּשְׁבִיל שֶׁיִּצְטַנֵּן. אָמַר עוּלָּא: גְּזֵירָה מִשּׁוּם שְׁחִיקַת סַמְמָנִין.Viens et entends : un animal saisi par le sang (un afflux de sang qui l'échauffe), on ne le place pas dans l'eau pour qu'il se rafraîchisse ; un homme saisi par le sang, on le place dans l'eau pour qu'il se rafraîchisse. Il semble donc que la souffrance de l'animal ne soit pas prise en compte. Oulla a dit : c'est une mesure de précaution à cause du broyage des ingrédients médicinaux, lequel est interdit par la Torah.
- אִי הָכִי אָדָם נָמֵי! אָדָם נִרְאֶה כְּמֵיקֵר.S'il en est ainsi, pour l'homme aussi il faudrait l'interdire ! L'homme a l'air de simplement se rafraîchir.
- אִי הָכִי בְּהֵמָה נָמֵי נִרְאֶה כְּמֵיקֵר! אֵין מֵיקֵר לִבְהֵמָה.S'il en est ainsi, l'animal aussi a l'air de se rafraîchir ! On ne rafraîchit pas un animal de cette manière ; il est donc manifeste qu'il s'agit d'une médication.
- וְלִבְהֵמָה מִי גָּזְרִינַן? וְהָתַנְיָא: הָיְתָה עוֹמֶדֶת חוּץ לַתְּחוּם, קוֹרֵא לָהּ וְהִיא בָּאָה. וְלָא גָּזְרִינַן דִּילְמָא אָתֵי לְאֵתוּיֵי.Et pour l'animal, édictons-nous une telle mesure ? Il a pourtant été enseigné : s'il se tenait hors du te'houm (limite de déplacement du Chabbat), on l'appelle et il vient. Et nous n'édictons pas de mesure de peur qu'on en vienne à le ramener soi-même !
- אָמַר רָבִינָא: כְּגוֹן שֶׁהָיָה תְּחוּם שֶׁלָּהּ מוּבְלָע בְּתוֹךְ תְּחוּם שֶׁלּוֹ.Ravina a dit : il s'agit par exemple du cas où son te'houm à lui, celui de l'animal, était inclus dans le te'houm de son propriétaire. Celui-ci peut donc se rendre là où il se trouve, de sorte qu'il n'y a pas lieu de craindre une transgression.
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: שְׁחִיקַת סַמְמָנִין גּוּפָה תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא: בְּהֵמָה שֶׁאָכְלָה כַּרְשִׁינִין לֹא יְרִיצֶנָּה בֶּחָצֵר בִּשְׁבִיל שֶׁתִּתְרַפֶּה, וְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא מַתִּיר. דָּרֵשׁ רָבָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי אוֹשַׁעְיָא.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : le broyage des ingrédients lui-même, c'est-à-dire la mesure édictée à ce sujet pour l'animal, est une divergence entre Tannaïm. En effet, il a été enseigné : un animal qui a mangé des vesces, on ne le fera pas courir dans la cour pour qu'il se relâche les entrailles ; et Rabbi Ochaya le permet. Rava a enseigné : la halakha (loi pratique) est conforme à Rabbi Ochaya.
- אָמַר מָר: לֹא יֵצֵא הַזָּב בַּכִּיס שֶׁלּוֹ, וְלֹא עִזִּים בַּכִּיס שֶׁבְּדַדֵּיהֶן. וְהָתַנְיָא: יוֹצְאוֹת עִזִּים בַּכִּיס שֶׁבְּדַדֵּיהֶן!Le Maître a dit : le zav (homme atteint d'un écoulement impur) ne sortira pas avec sa poche, ni les chèvres avec la poche de leurs pis. Mais il a été enseigné : les chèvres sortent avec la poche de leurs pis !
- אָמַר רַב יְהוּדָה, לָא קַשְׁיָא: הָא דְּמִיהַדַּק, הָא דְּלָא מִיהַדַּק.Rav Yehouda a dit : ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'une poche bien serrée ; là, d'une poche qui n'est pas serrée. Celle-ci risque de tomber.
- רַב יוֹסֵף אָמַר: תַּנָּאֵי שָׁקְלַתְּ מֵעָלְמָא? תַּנָּאֵי הִיא, דִּתְנַן: הָעִזִּים יוֹצְאוֹת צְרוּרוֹת, רַבִּי יוֹסֵי אוֹסֵר בְּכֻלָּן חוּץ מִן הָרְחֵילוֹת הַכְּבוּנוֹת, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עִזִּים יוֹצְאוֹת צְרוּרוֹת לְיַבֵּשׁ, אֲבָל לֹא לֵיחָלֵב.Rav Yossef a dit : as-tu fait disparaître les Tannaïm du monde ? C'est une divergence entre Tannaïm. En effet, nous avons appris (dans la Michna) : les chèvres sortent les pis liés. Rabbi Yossé interdit tous ces cas, sauf les brebis enveloppées. Rabbi Yehouda dit : les chèvres sortent les pis liés pour tarir leur lait, mais non pour être traites.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָא וְהָא רַבִּי יְהוּדָה, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן לְיַבֵּשׁ, כָּאן לֵיחָלֵב.Et si tu veux, dis : l'un et l'autre enseignements sont de Rabbi Yehouda, et ce n'est pas difficile : ici, il s'agit de tarir le lait ; là, de la traite.
- תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה בְּעִזִּים שֶׁל אַנְטוֹכְיָא שֶׁהָיוּ דַּדֵּיהֶן גַּסִּין, וְעָשׂוּ לָהֶן כִּיסִין כְּדֵי שֶׁלֹּא יִסָּרְטוּ דַּדֵּיהֶן.Il a été enseigné : Rabbi Yehouda a dit : il arriva, pour les chèvres d'Antioche, que leurs pis étaient gros ; et on leur fit des poches pour que leurs pis ne soient pas griffés.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁמֵּתָה אִשְׁתּוֹ וְהִנִּיחָה בֵּן לִינַק וְלֹא הָיָה לוֹ שְׂכַר מְנִיקָה לִיתֵּן, וְנַעֲשָׂה לוֹ נֵס וְנִפְתְּחוּ לוֹ דַּדִּין כִּשְׁנֵי דַּדֵּי אִשָּׁה וְהֵנִיק אֶת בְּנוֹ.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : il arriva à un homme que sa femme mourut en laissant un fils à allaiter ; et il n'avait pas de quoi payer le salaire d'une nourrice. Un miracle lui fut fait : deux seins s'ouvrirent à lui, semblables aux deux seins d'une femme, et il allaita son fils.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: בֹּא וּרְאֵה כַּמָּה גָּדוֹל אָדָם זֶה שֶׁנַּעֲשָׂה לוֹ נֵס כָּזֶה! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אַדְּרַבָּה כַּמָּה גָּרוּעַ אָדָם זֶה שֶׁנִּשְׁתַּנּוּ לוֹ סִדְרֵי בְרֵאשִׁית.Rav Yossef a dit : viens et vois combien cet homme est grand, pour qu'un tel miracle lui ait été fait ! Abayé lui a dit : au contraire, combien cet homme est médiocre, pour que l'ordre de la création ait été changé pour lui !
- אָמַר רַב יְהוּדָה: בֹּא וּרְאֵה כַּמָּה קָשִׁים מְזוֹנוֹתָיו שֶׁל אָדָם, שֶׁנִּשְׁתַּנּוּ עָלָיו סִדְרֵי בְרֵאשִׁית. אָמַר רַב נַחְמָן: תִּדַּע, דְּמִתְרְחִישׁ נִיסָּא וְלָא אִבְּרוּ מְזוֹנֵי.Rav Yehouda a dit : viens et vois combien la subsistance de l'homme est difficile, puisque l'ordre de la création a été changé pour lui plutôt que de lui accorder de quoi payer une nourrice. Rav Na'hman a dit : sache-le : des miracles se produisent, mais des vivres n'ont pas été créés dans la maison des justes.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁנָּשָׂא אִשָּׁה גִּידֶּמֶת וְלֹא הִכִּיר בָּהּ עַד יוֹם מוֹתָהּ. אָמַר רַב: בֹּא וּרְאֵה כַּמָּה צְנוּעָה אִשָּׁה זוֹ שֶׁלֹּא הִכִּיר בָּהּ בַּעֲלָהּ. אָמַר לוֹ רַבִּי חִיָּיא: זוֹ דַּרְכָּהּ בְּכָךְ. אֶלָּא: כַּמָּה צָנוּעַ אָדָם זֶה שֶׁלֹּא הִכִּיר בְּאִשְׁתּוֹ.Nos Maîtres ont enseigné : il arriva à un homme d'épouser une femme manchote, et il ne s'en rendit compte qu'au jour de sa mort. Rav a dit : viens et vois combien cette femme était pudique, pour que son mari ne s'en soit pas rendu compte. Rabbi 'Hiyya lui a dit : c'est sa manière d'être ; toute femme se couvre, à plus forte raison une femme ayant ce défaut. Dis plutôt : combien cet homme était pudique, pour ne pas s'être rendu compte de cela chez sa femme.
- זְכָרִים יוֹצְאִין לְבוּבִין. מַאי ״לְבוּבִין״? אָמַר רַב הוּנָא: תּוּתָרֵי. מַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״לְבוּבִין״ לִישָּׁנָא דְּקָרוֹבֵי הוּא — דִּכְתִיב: ״לִבַּבְתִּנִי אֲחוֹתִי כַלָּה״.Les béliers sortent levouvin. Que signifie levouvin ? Rav Houna a dit : toutaré (liés par paires). D'où déduit-on que ce mot levouvin exprime le rapprochement ? Comme il est écrit : « Tu m'as attiré [libavtini], ma sœur, ma fiancée » (Cantique des Cantiques 4, 9).
- עוּלָּא אָמַר: עוֹר שֶׁקּוֹשְׁרִין לָהֶם כְּנֶגֶד לִבָּם — כְּדֵי שֶׁלֹּא יִפְּלוּ עֲלֵיהֶן זְאֵבִים. זְאֵבִים — אַזְּכָרִים נָפְלִי, אַנְּקֵיבוֹת לָא נָפְלִי? מִשּׁוּם דִּמְסַגּוּ בְּרֵישׁ עֶדְרָא. וּזְאֵבִין — בְּרֵישׁ עֶדְרָא נָפְלִי, בְּסוֹף עֶדְרָא לָא נָפְלִי? אֶלָּא: מִשּׁוּם דְּשַׁמִּינֵי. וּבִנְקֵבוֹת לֵיכָּא דְּשַׁמִּינָן? וְתוּ, מִי יָדְעִי בֵּין הָנֵי לְהָנֵי? אֶלָּא מִשּׁוּם דְּזָקְפִי חוּטְמַיְיהוּ וּמְסַגּוּ כִּי דָּווּ.Oulla a dit : c'est une peau qu'on leur attache devant le cœur [lev], pour que les loups ne se jettent pas sur eux. Les loups se jettent-ils sur les mâles et ne se jettent-ils pas sur les femelles ? C'est que les mâles marchent à la tête du troupeau. Et les loups se jettent-ils sur la tête du troupeau et non sur sa queue ? C'est plutôt qu'ils sont gras. N'y a-t-il pas, parmi les femelles, de grasses ? Et de plus, les loups savent-ils distinguer entre les unes et les autres ? C'est plutôt qu'ils lèvent le nez et marchent en regardant de tous côtés ; les loups croient qu'ils veulent les combattre.
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: עוֹר שֶׁקּוֹשְׁרִין לָהֶן תַּחַת זַכְרוּתָן כְּדֵי שֶׁלֹּא יַעֲלוּ עַל הַנְּקֵבוֹת. מִמַּאי? — מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: וְהָרְחֵלִים יוֹצְאוֹת שְׁחוּזוֹת. מַאי ״שְׁחוּזוֹת״ — שֶׁאוֹחֲזִין הָאַלְיָה שֶׁלָּהֶן לְמַעְלָה כְּדֵי שֶׁיַּעֲלוּ עֲלֵיהֶן זְכָרִים. רֵישָׁא כְּדֵי שֶׁלֹּא יַעֲלוּ עַל הַנְּקֵבוֹת, וְסֵיפָא כְּדֵי שֶׁיַּעֲלוּ עֲלֵיהֶן זְכָרִים.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : c'est une peau qu'on leur attache sous leur membre pour qu'ils ne montent pas sur les femelles. D'où le sait-on ? De ce que la fin de la Michna enseigne : et les brebis sortent che'houzot. Que signifie che'houzot ? Qu'on tient leur queue relevée pour que les mâles montent sur elles. La première partie parle d'une mesure prise pour qu'ils ne montent pas sur les femelles, et la dernière pour que les mâles montent sur elles.
- מַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״שְׁחוּזוֹת״ לִישָּׁנָא דְגַלּוֹיֵי הוּא? — דִּכְתִיב: ״וְהִנֵּה אִשָּׁה לִקְרָאתוֹD'où déduit-on que ce mot che'houzot exprime le fait de découvrir ? Comme il est écrit : « Et voici qu'une femme vint à sa rencontre,
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