Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאִיכָּא דְּבַשׁ. בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים דְּלֵיכָּא דְּבַשׁ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְאוֹתָן שְׁתֵּי חַלּוֹת. וְהָא מוּקְצוֹת נִינְהוּ! — דְּחַשֵּׁיב עֲלַיְיהוּ. הָא לָא חַשֵּׁיב עֲלַיְיהוּ מַאי — אָסוּר?où il y a du miel dans la ruche ; mais à la saison des pluies, où il n'y a pas de miel, que peut-on dire ? La Guemara répond : cet enseignement ne vise que ces deux rayons que l'on laisse dans la ruche pour nourrir les abeilles pendant la saison des pluies. Elle demande : mais ils sont mouktsé ! (exclus de tout usage et de tout déplacement à Chabbat), puisqu'ils sont réservés aux abeilles. Elle répond : il s'agit du cas où il a pensé à eux la veille pour les manger. Elle demande : s'il n'a pas pensé à eux, qu'en est-il ? C'est interdit ?
- אִי הָכִי, הָא דְתָנֵי: ״וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתְכַּוֵּין לָצוּד״ — לִפְלוֹג וְלִתְנֵי בְּדִידַהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — כְּשֶׁחִישֵּׁב עֲלֵיהֶן, אֲבָל לֹא חִישֵּׁב עֲלֵיהֶן — אָסוּר! הָא קָמַשְׁמַע לַן: אַף עַל פִּי שֶׁחִישֵּׁב עֲלֵיהֶן, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתְכַּוֵּין לָצוּד.S'il en est ainsi, cet enseignement : « à condition de ne pas avoir l'intention de capturer » est difficile : qu'il distingue et enseigne la règle dans le cas même : « de quoi parle-t-on ? Du cas où il a pensé à eux ; mais s'il n'a pas pensé à eux, c'est interdit » ! La Guemara répond : voici ce qu'il nous enseigne : même s'il a pensé à eux, ce n'est permis qu'à condition de ne pas avoir l'intention de capturer.
- מַנִּי? אִי רַבִּי שִׁמְעוֹן — לֵית לֵיהּ מוּקְצֶה. אִי רַבִּי יְהוּדָה — כִּי לֹא מִתְכַּוֵּין מַאי הָוֵי? הָא דָּבָר שֶׁאֵין מִתְכַּוֵּין — אָסוּר! לְעוֹלָם רַבִּי יְהוּדָה. מַאי ״וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתְכַּוֵּין לָצוּד״ — שֶׁלֹּא יַעֲשֶׂנָּה כִּמְצוּדָה, דְּלִישְׁבּוֹק לְהוּ רַוְוחָא כִּי הֵיכִי דְּלָא לִיתַּצְדוּ מִמֵּילָא.La Guemara demande : de qui est cet enseignement ? Si c'est de Rabbi Chimon, il n'admet pas le mouktsé, et il n'y a pas lieu de préciser qu'il a pensé aux rayons. Si c'est de Rabbi Yehouda, lorsqu'il n'a pas l'intention de capturer, qu'est-ce que cela change ? Un acte non intentionnel est interdit selon lui ! La Guemara répond : en réalité, c'est de Rabbi Yehouda. Que signifie « à condition de ne pas avoir l'intention de capturer » ? Qu'il ne fasse pas de la natte comme un piège : qu'il leur laisse de l'espace, afin qu'elles ne soient pas capturées d'elles-mêmes.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: מִי קָתָנֵי ״בִּימוֹת הַחַמָּה וּבִימוֹת הַגְּשָׁמִים״? ״בַּחַמָּה מִפְּנֵי הַחַמָּה וּבַגְּשָׁמִים מִפְּנֵי הַגְּשָׁמִים״ קָתָנֵי, בְּיוֹמֵי נִיסָן וּבְיוֹמֵי תִּשְׁרֵי, דְּאִיכָּא חַמָּה וְאִיכָּא צִינָּה וְאִיכָּא גְּשָׁמִים וְאִיכָּא דְּבַשׁ.Rav Achi dit : l'enseignement dit-il « en été et à la saison des pluies » ? Il dit : « au soleil à cause du soleil et sous la pluie à cause de la pluie » : il s'agit des jours de Nissan et des jours de Tichri, où il y a du soleil, où il y a du froid, où il y a des pluies et où il y a du miel dans les ruches.
- אֲמַר לְהוּ רַב שֵׁשֶׁת: פּוּקוּ וֶאֱמַרוּ לֵיהּ לְרַבִּי יִצְחָק: כְּבָר תַּרְגְּמַהּ רַב הוּנָא לִשְׁמַעְתָּיךְ בְּבָבֶל. דְּאָמַר רַב הוּנָא: עוֹשִׂין מְחִיצָה לְמֵת בִּשְׁבִיל חַי, וְאֵין עוֹשִׂין מְחִיצָה לְמֵת בִּשְׁבִיל מֵת.Rav Chéchèt leur dit (aux Sages) : sortez et dites à Rabbi Yits'hak : Rav Houna a déjà expliqué ton enseignement à Babylone ; il n'y a rien de nouveau dans ton principe selon lequel on ne déplace un ustensile que pour une chose que l'on peut déplacer. Car Rav Houna a dit : on fait une cloison pour un mort à cause d'un vivant, mais on ne fait pas de cloison pour un mort à cause du mort.
- מַאי הִיא? — דְּאָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה, וְכֵן תָּנָא שֵׁילָא מָרִי: מֵת הַמּוּטָּל בַּחַמָּה, בָּאִים שְׁנֵי בְּנֵי אָדָם וְיוֹשְׁבִין בְּצִדּוֹ. חַם לָהֶם מִלְּמַטָּה, זֶה מֵבִיא מִטָּה וְיוֹשֵׁב עָלֶיהָ וְזֶה מֵבִיא מִטָּה וְיוֹשֵׁב עָלֶיהָ. חַם לָהֶם מִלְּמַעְלָה, מְבִיאִים מַחְצֶלֶת וּפוֹרְסִין עֲלֵיהֶן. זֶה זוֹקֵף מִטָּתוֹ וְנִשְׁמָט וְהוֹלֵךְ לוֹ, וְזֶה זוֹקֵף מִטָּתוֹ וְנִשְׁמָט וְהוֹלֵךְ לוֹ, וְנִמְצֵאת מְחִיצָה עֲשׂוּיָה מֵאֵלֶיהָ.La Guemara demande : qu'est-ce que cela veut dire ? Elle répond : comme l'a dit Rav Chmouel bar Yehouda, et ainsi a enseigné Chéila Mari : un mort exposé au soleil et que l'on craint de voir se décomposer : deux hommes viennent et s'assoient à ses côtés. Lorsqu'ils ont chaud par-dessous, du fait du sol brûlant, celui-ci apporte un lit et s'y assoit, et celui-là apporte un lit et s'y assoit. Lorsqu'ils ont chaud par-dessus, ils apportent une natte et l'étendent au-dessus d'eux. Celui-ci redresse son lit, sur lequel la natte reste posée, s'esquive et s'en va, et celui-là redresse son lit, s'esquive et s'en va, et il se trouve qu'une cloison s'est faite d'elle-même pour le mort. On n'a donc permis de déplacer la natte que pour les vivants.
- אִיתְּמַר, מֵת הַמּוּטָּל בַּחַמָּה. רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הוֹפְכוֹ מִמִּטָּה לְמִטָּה. רַב חֲנִינָא בַּר שֶׁלֶמְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אָמַר: מַנִּיחַ עָלָיו כִּכָּר אוֹ תִּינוֹק וּמְטַלְטְלוֹ. הֵיכָא דְּאִיכָּא כִּכָּר אוֹ תִּינוֹק כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּשְׁרֵי. כִּי פְּלִיגִי דְּלֵית לֵיהּ: מָר סָבַר טִלְטוּל מִן הַצַּד שְׁמֵיהּ טִלְטוּל, וּמָר סָבַר לָא שְׁמֵיהּ טִלְטוּל.À ce propos, il a été dit (par les Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) : un mort exposé au soleil : Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : on le fait passer d'un lit à un autre lit jusqu'à l'ombre. Rav 'Hanina bar Chelamya a dit au nom de Rav : on place sur lui un pain ou un nourrisson et on le déplace. La Guemara précise : là où il y a un pain ou un nourrisson, tous s'accordent à dire que c'est permis. Ils divergent lorsqu'il n'en a pas : le Maître (Rav) pense qu'un déplacement de côté (fait de manière indirecte) est appelé déplacement et il l'interdit, et le Maître (Chmouel) pense qu'il n'est pas appelé déplacement.
- לֵימָא כְתַנָּאֵי: אֵין מַצִּילִין אֶת הַמֵּת מִפְּנֵי הַדְּלֵיקָה. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן לָקִישׁ: שָׁמַעְתִּי שֶׁמַּצִּילִין אֶת הַמֵּת מִפְּנֵי הַדְּלֵיקָה. הֵיכִי דָמֵי: אִי דְּאִיכָּא כִּכָּר אוֹ תִּינוֹק, מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא? אִי דְּלֵיכָּא, מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן לָקִישׁ? אֶלָּא לָאו בְּטִלְטוּל מִן הַצַּד פְּלִיגִי. דְּמָר סָבַר טִלְטוּל מִן הַצַּד שְׁמֵיהּ טִלְטוּל, וּמָר סָבַר לָא שְׁמֵיהּ טִלְטוּל! לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא טִלְטוּל מִן הַצַּד שְׁמֵיהּ טִלְטוּל, וְהַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן לָקִישׁ: דְּמִתּוֹךְ שֶׁאָדָם בָּהוּל עַל מֵתוֹDisons que c'est une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) : on ne sauve pas le mort de l'incendie. Rabbi Yehouda ben Lakich a dit : j'ai entendu qu'on sauve le mort de l'incendie. Quel est le cas ? S'il y a un pain ou un nourrisson, quel est le motif du premier Tanna, qui interdit ? Et s'il n'y en a pas, quel est le motif de Rabbi Yehouda ben Lakich, qui permet ? N'est-ce donc pas qu'ils divergent sur le déplacement de côté : le Maître pense qu'un déplacement de côté est appelé déplacement, et le Maître pense qu'il n'est pas appelé déplacement ? La Guemara rejette : non, selon tous, un déplacement de côté est appelé déplacement, et voici le motif de Rabbi Yehouda ben Lakich : puisqu'un homme est bouleversé au sujet de son mort,
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