Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בָּבָא דְרֵישָׁא, פָּטוּר וּמוּתָּר לָא קָתָנֵי. אֶלָּא בָּבָא דְסֵיפָא, דְּפָטוּר אֲבָל אָסוּר — קַשְׁיָא.La section du début de la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) traite de cas où celui qui agit est exempt et a même le droit d'agir, c'est-à-dire « permis » : ayant reçu l'objet en main, il n'a accompli ni soulèvement ni dépôt ; de tels cas, la Michna ne les enseigne pas dans son décompte. Mais la section de la fin, où l'acte est « exempt, mais interdit » par les Sages, c'est difficile : ces cas devraient être comptés, et le total devrait être de douze et non de huit.
- מִי אִיכָּא בְּכוּלֵּי שַׁבָּת ״פָּטוּר וּמוּתָּר״?! וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: כֹּל פְּטוּרֵי דְשַׁבָּת פָּטוּר אֲבָל אָסוּר, בַּר מֵהָנֵי תְּלָת דְּפָטוּר וּמוּתָּר: צֵידַת צְבִי, וְצֵידַת נָחָשׁ, וּמֵפִיס מוּרְסָא!La Guemara s'étonne au passage : Y a-t-il donc, dans tout le traité de Chabbat, un cas « exempt et permis » ?! Mais voici que Chmouel a dit : Toutes les exemptions de Chabbat signifient « exempt, mais interdit » par les Sages, à l'exception de ces trois cas, qui sont « exempt et permis » : la capture d'un cerf (lorsqu'on s'assied à l'entrée d'une maison où il était déjà entré), la capture d'un serpent, et celui qui perce un abcès !
- כִּי אִיצְטְרִיךְ לֵיהּ לִשְׁמוּאֵל, פְּטוּרֵי דְּקָא עָבֵיד מַעֲשֶׂה, פְּטוּרֵי דְּלָא קָא עָבֵיד מַעֲשֶׂה אִיכָּא טוּבָא.Réponse : Ce pour quoi Chmouel a eu besoin de préciser ces trois cas, ce sont les exemptions où l'on accomplit un acte ; mais des exemptions où l'on n'accomplit pas d'acte, et qui sont donc entièrement permises, il y en a beaucoup.
- מִכׇּל מָקוֹם, תַּרְתֵּי סְרֵי הָוְיָין! פְּטוּרֵי דְּאָתֵי בְּהוּ לִידֵי חִיּוּב חַטָּאת — קָא חָשֵׁיב, דְּלָא אָתֵי בְּהוּ לִידֵי חִיּוּב חַטָּאת — לָא קָא חָשֵׁיב.Retour à la question initiale : Quoi qu'il en soit, cela fait douze cas dans la Michna ! Réponse : Les exemptions par lesquelles on peut en venir à être passible d'un 'hatat (sacrifice expiatoire de celui qui a fauté par inadvertance), la Michna les compte ; celles par lesquelles on ne peut pas en venir à être passible d'un 'hatat, elle ne les compte pas.
- שְׁנֵיהֶן פְּטוּרִין, וְהָא אִתְעֲבִידָא מְלָאכָה מִבֵּינַיְיהוּ? תַּנְיָא רַבִּי אוֹמֵר: ״מֵעַם הָאָרֶץ בַּעֲשׂוֹתָהּ״, הָעוֹשֶׂה אֶת כּוּלָּהּ, וְלֹא הָעוֹשֶׂה אֶת מִקְצָתָהּ. יָחִיד וְעָשָׂה אוֹתָהּ — חַיָּיב, שְׁנַיִם וְעָשׂוּ אוֹתָהּ — פְּטוּרִין. אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר גַּמְדָּא: נִזְרְקָה מִפִּי חֲבוּרָה וְאָמְרוּ: ״בַּעֲשֹׂתָהּ״, יָחִיד שֶׁעֲשָׂאָהּ — חַיָּיב, שְׁנַיִם שֶׁעֲשָׂאוּהָ — פְּטוּרִין.La Michna enseigne : « Tous deux sont exempts. » Mais un travail interdit n'a-t-il pas été accompli entre eux deux ? Réponse : Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda HaNassi dit : Il est écrit : « du peuple du pays, en la faisant » (Lévitique 4, 27), ce qui enseigne : est passible celui qui la fait tout entière, et non celui qui en fait une partie. Un seul qui l'a faite est 'hayav (passible) ; deux qui l'ont faite sont pétourim (exempts). Il a été dit aussi par les Amoraïm : Rabbi 'Hiya bar Gamda a dit : Lors d'une discussion, il est sorti de la bouche du groupe des Sages, et ils ont dit : Du mot « en la faisant » on apprend : un seul qui l'a faite est passible ; deux qui l'ont faite sont exempts.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב מֵרַבִּי: הִטְעִינוֹ חֲבֵירוֹ אוֹכָלִין וּמַשְׁקִין, וְהוֹצִיאָן לַחוּץ, מַהוּ? עֲקִירַת גּוּפוֹ כַּעֲקִירַת חֵפֶץ מִמְּקוֹמוֹ דָּמֵי, וּמִיחַיַּיב, אוֹ דִילְמָא לָא? אֲמַר לֵיהּ: חַיָּיב, וְאֵינוֹ דּוֹמֶה לְיָדוֹ. מַאי טַעְמָא? — גּוּפוֹ נָיַיח, יָדוֹ לָא נָיַיח.Rav a interrogé Rabbi Yehouda HaNassi : Celui que son prochain a chargé de nourriture et de boisson dans le domaine privé, et qui les a sortis dehors tels quels, qu'en est-il ? Le soulèvement de son corps est-il considéré comme le soulèvement de l'objet de sa place, et il est passible, ou peut-être n'en est-il pas ainsi ? Rabbi lui a dit : Il est passible, et ce cas ne ressemble pas à sa main, celle dans laquelle on a posé un objet et que l'on a sortie, cas où la Michna exempte. Quelle est la raison de la différence ? Son corps est au repos en un lieu défini ; sa main n'est pas au repos.
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