Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שָׁכַח קְדֵירָה עַל גַּבֵּי כִּירָה וּבִשְּׁלָהּ בְּשַׁבָּת, מַהוּ? אִישְׁתִּיק וְלָא אֲמַר לֵיהּ וְלָא מִידֵּי. לִמְחַר נְפַק דְּרַשׁ לְהוּ: הַמְבַשֵּׁל בְּשַׁבָּת, בְּשׁוֹגֵג — יֹאכַל, בְּמֵזִיד — לֹא יֹאכַל, וְלָא שְׁנָא.Si on a oublié une marmite sur un fourneau et qu'elle a cuit le Chabbat, qu'en est-il ? Peut-on en manger ? Il s'est tu et ne lui a rien dit. Le lendemain, il est sorti et leur a enseigné : Celui qui cuit le Chabbat, par inadvertance – il pourra manger ce plat ; volontairement – il ne le mangera pas, et il n'y a pas de différence.
- מַאי ״וְלָא שְׁנָא״? רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַויְיהוּ לְהֶיתֵּירָא: מְבַשֵּׁל הוּא דְּקָא עָבֵיד מַעֲשֶׂה בְּמֵזִיד — לֹא יֹאכַל, אֲבָל הַאי דְּלָא קָא עָבֵיד מַעֲשֶׂה — בְּמֵזִיד נָמֵי יֹאכַל. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר לְאִיסּוּרָא: מְבַשֵּׁל הוּא דְּלָא אָתֵי לְאִיעָרוֹמֵי, בְּשׁוֹגֵג יֹאכַל, אֲבָל הַאי דְּאָתֵי לְאִיעָרוֹמֵי — בְּשׁוֹגֵג נָמֵי לָא יֹאכַל.Que signifie « et il n'y a pas de différence » ? Rabba et Rav Yossef disent tous deux que cela s'entend dans le sens de la permission : c'est celui qui cuit, qui accomplit un acte, qui, s'il le fait volontairement, ne mangera pas, mais celui-ci, qui n'accomplit pas d'acte, même s'il l'a fait volontairement, il pourra manger. Rav Na'hman bar Its'hak dit que cela s'entend dans le sens de l'interdit : c'est celui qui cuit, qui n'en viendra pas à ruser, qui, s'il l'a fait par inadvertance, pourra manger, mais celui-ci, qui en viendra à ruser en laissant volontairement sa marmite et en prétendant l'avoir oubliée, même par inadvertance, il ne mangera pas.
- מֵיתִיבִי: שָׁכַח קְדֵירָה עַל גַּבֵּי כִּירָה וּבִישְּׁלָה בְּשַׁבָּת, בְּשׁוֹגֵג — יֹאכַל, בְּמֵזִיד — לֹא יֹאכַל. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּחַמִּין שֶׁלֹּא הוּחַמּוּ כׇּל צוֹרְכָּן וְתַבְשִׁיל שֶׁלֹּא בִּישֵּׁל כׇּל צוֹרְכּוֹ, אֲבָל חַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ כׇּל צוֹרְכָּן וְתַבְשִׁיל שֶׁבִּישֵּׁל כׇּל צוֹרְכּוֹ, בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד — יֹאכַל, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.On a objecté d'après une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Si on a oublié une marmite sur un fourneau et qu'elle a cuit le Chabbat, par inadvertance – on pourra manger ; volontairement – on ne mangera pas. Dans quel cas cela est-il dit ? Pour de l'eau chaude qui n'a pas été entièrement chauffée et un plat qui n'a pas été entièrement cuit. Mais de l'eau chaude qui a été entièrement chauffée et un plat qui a été entièrement cuit, que ce soit par inadvertance ou volontairement, on pourra manger ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חַמִּין שֶׁהוּחַמּוּ כׇּל צוֹרְכָּן — מוּתָּרִין מִפְּנֵי שֶׁמִּצְטַמֵּק וְרַע לוֹ. וְתַבְשִׁיל שֶׁבִּישֵּׁל כׇּל צוֹרְכּוֹ — אָסוּר מִפְּנֵי שֶׁמִּצְטַמֵּק וְיָפֶה לוֹ, וְכׇל הַמִּצְטַמֵּק וְיָפֶה לוֹ, כְּגוֹן כְּרוּב וּפוֹלִים וּבָשָׂר טָרוּף — אָסוּר, וְכׇל הַמִּצְטַמֵּק וְרַע לוֹ — מוּתָּר.Rabbi Yehouda dit : L'eau chaude qui a été entièrement chauffée est permise, car elle se réduit et s'en trouve détériorée. Mais le plat qui a été entièrement cuit est interdit, car il se réduit et s'en trouve amélioré. Et tout ce qui se réduit et s'en trouve amélioré, comme le chou, les fèves et la viande hachée, est interdit, et tout ce qui se réduit et s'en trouve détérioré est permis.
- קָתָנֵי מִיהָא תַּבְשִׁיל שֶׁלֹּא בִּישֵּׁל כׇּל צוֹרְכּוֹ. בִּשְׁלָמָא לָרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לָא קַשְׁיָא: כָּאן קוֹדֶם גְּזֵרָה, כָּאן לְאַחַר גְּזֵרָה. אֶלָּא רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי לְהֶיתֵּירָא, אִי קוֹדֶם גְּזֵרָה — קַשְׁיָא מֵזִיד. אִי לְאַחַר גְּזֵרָה — קַשְׁיָא נָמֵי שׁוֹגֵג. קַשְׁיָא.Il enseigne en tout cas que pour un plat qui n'a pas été entièrement cuit, par inadvertance on peut manger. Cela se comprend selon Rav Na'hman bar Its'hak : il n'y a pas de difficulté, ici c'est avant le décret, là c'est après le décret. Mais selon Rabba et Rav Yossef, qui disent que cela s'entend dans le sens de la permission, si c'est avant le décret, il y a une difficulté pour le cas volontaire ; si c'est après le décret, il y a une difficulté aussi pour le cas par inadvertance. C'est une kouchya (difficulté) qui reste sans réponse.
- מַאי גְּזֵירְתָא? דְּאָמַר רַב יְהוּדָה בַּר שְׁמוּאֵל אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב כָּהֲנָא אָמַר רַב: בַּתְּחִילָּה הָיוּ אוֹמְרִים הַמְבַשֵּׁל בְּשַׁבָּת, בְּשׁוֹגֵג — יֹאכַל, בְּמֵזִיד — לֹא יֹאכַל, וְהוּא הַדִּין לַשּׁוֹכֵחַ. מִשֶּׁרַבּוּ מְשַׁהִין בְּמֵזִיד וְאוֹמְרִים ״שְׁכֵחִים אָנוּ״, חָזְרוּ וְקָנְסוּ עַל הַשּׁוֹכֵחַ.Quel est ce décret ? Car Rav Yehouda bar Chmouel a dit que Rabbi Abba a dit que Rav Kahana a dit que Rav a dit : Au début, on disait : Celui qui cuit le Chabbat, par inadvertance – il pourra manger ; volontairement – il ne mangera pas ; et il en va de même pour celui qui oublie. Lorsque se sont multipliés ceux qui laissaient leurs plats volontairement et disaient : « Nous avons oublié », on est revenu sur cette règle et on a sanctionné celui qui oublie.
- קַשְׁיָא דְּרַבִּי מֵאִיר אַדְּרַבִּי מֵאִיר, קַשְׁיָא דְּרַבִּי יְהוּדָה אַדְּרַבִּי יְהוּדָה! דְּרַבִּי מֵאִיר אַדְּרַבִּי מֵאִיר לָא קַשְׁיָא: הָא לְכַתְּחִילָּה, הָא דִיעֲבַד. דְּרַבִּי יְהוּדָה אַדְּרַבִּי יְהוּדָה נָמֵי לָא קַשְׁיָא: כָּאן — בִּגְרוּפָה וּקְטוּמָה, כָּאן — בְּשֶׁאֵינָהּ גְּרוּפָה וּקְטוּמָה.Il y a une contradiction entre ces paroles de Rabbi Méïr et celles de Rabbi Méïr, il y a une contradiction entre ces paroles de Rabbi Yehouda et celles de Rabbi Yehouda ! Plus haut (37a), Rabbi Méïr interdit de laisser un plat cuit, alors qu'ici il permet ; plus haut, Rabbi Yehouda permet, alors qu'ici il interdit. Entre les paroles de Rabbi Méïr et celles de Rabbi Méïr, il n'y a pas de difficulté : ceci est dit a priori, cela a posteriori. Entre les paroles de Rabbi Yehouda et celles de Rabbi Yehouda non plus, il n'y a pas de difficulté : ici il s'agit d'un fourneau balayé et couvert de cendres, là d'un fourneau qui n'est ni balayé ni couvert de cendres.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: עָבַר וְשִׁהָה מַאי? מִי קַנְסוּהּ רַבָּנַן, אוֹ לָא? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל בַּר נָתָן אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: כְּשֶׁהָלָךְ רַבִּי יוֹסֵי לְצִיפּוֹרִי מָצָא חַמִּין שֶׁנִּשְׁתַּהוּ עַל גַּבֵּי כִּירָה וְלֹא אָסַר לָהֶן, בֵּיצִים מְצוּמָּקוֹת שֶׁנִּשְׁתַּהוּ עַל גַּבֵּי כִּירָה, וְאָסַר לָהֶן. מַאי לַָאו לְאוֹתוֹ שַׁבָּת? — לָא, לְשַׁבָּת הַבָּאָה.Ils ont posé la question : si on a transgressé et laissé le plat, qu'en est-il ? Les Sages l'ont-ils sanctionné, ou non ? Viens et entends, car Chmouel bar Natan a dit que Rabbi 'Hanina a dit : Quand Rabbi Yossé s'est rendu à Tsippori, il a trouvé de l'eau chaude laissée sur un fourneau, et il ne la leur a pas interdite ; des œufs réduits laissés sur un fourneau, et il les leur a interdits. N'est-ce pas qu'il les a interdits pour ce même Chabbat ? – Non, c'était pour le Chabbat suivant.
- מִכְּלָל דְּבֵיצִים מְצוּמָּקוֹת — מִצְטַמְּקוֹת וְיָפֶה לָהֶן נִינְהוּ? אִין. דְּאָמַר רַב חָמָא בַּר חֲנִינָא: פַּעַם אַחַת נִתְאָרַחְתִּי אֲנִי וְרַבִּי לִמְקוֹם אֶחָד וְהֵבִיאוּ לְפָנֵינוּ בֵּיצִים מְצוּמָּקוֹת כְּעוּזְרָּדִין וְאָכַלְנוּ מֵהֶן הַרְבֵּה.Peut-on en déduire que les œufs réduits se réduisent et s'en trouvent améliorés ? Oui. Car Rav 'Hama bar 'Hanina a dit : Une fois, Rabbi (Yehouda HaNassi) et moi avons été reçus en un lieu, et on nous a apporté des œufs réduits à la taille de cormes, et nous en avons beaucoup mangé.
- בֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים: אַף מַחְזִירִין. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לְדִבְרֵי הָאוֹמֵרBeit Hillel disent : on peut même remettre. Rav Chéchèt a dit : selon celui qui dit
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