Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גּוֹי שֶׁחָקַק קַב בִּבְקַעַת — יִשְׂרָאֵל מַסִּיקָהּ בְּיוֹם טוֹב. וְאַמַּאי? נוֹלָד הוּא! לְדִבְרֵיהֶם דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבִּי עֲקִיבָא קָאָמַר לֵיהּ, וְלֵיהּ לָא סְבִירָא לֵיהּ.Un non-Juif qui a creusé un récipient d'un kav (mesure de capacité) dans une bûche pendant Yom Tov (jour de fête) : un Israélite peut la brûler pendant Yom Tov, même d'emblée. Mais pourquoi est-ce permis ? Ce récipient est un nolad (objet « né », apparu pendant la fête, donc interdit) ! La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) répond : c'est selon les paroles de Rabbi Eliézer et de Rabbi Akiva dans la Michna qu'il (Rav Ada bar Ahava) a dit cela, mais lui-même n'est pas de cet avis.
- רָבָא אָמַר, הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר: לְפִי שֶׁאֵין מַדְלִיקִין בִּפְתִילָה שֶׁאֵינָהּ מְחוֹרֶכֶת וְלֹא בִּסְמַרְטוּטִין שֶׁאֵינָן מְחוֹרָכִין. אֶלָּא הָא דְּתָנֵי רַב יוֹסֵף ״שָׁלֹשׁ עַל שָׁלֹשׁ מְצוּמְצָמוֹת״ לְמַאי הִלְכְתָא? לְעִנְיַן טוּמְאָה. דִּתְנַן: שָׁלֹשׁ עַל שָׁלֹשׁ שֶׁאָמְרוּ — חוּץ מִן הַמְּלָל, דִּבְרֵי רַבִּי שִׁמְעוֹן. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: שָׁלֹשׁ עַל שָׁלֹשׁ מְכֻוּוֹנוֹת.Rava a dit : voici la raison de Rabbi Eliézer au sujet de l'allumage : parce qu'on n'allume ni avec une mèche qui n'est pas roussie, ni avec des chiffons qui ne sont pas roussis avant Chabbat ; une mèche non roussie brûle mal. La Guemara demande : mais alors, ce qu'a enseigné Rav Yossef : « trois sur trois exactement », pour quelle halakha (règle pratique) cela vaut-il ? Selon Rava, la dimension exacte de l'étoffe n'importe plus pour la mèche. Réponse : c'est en matière d'impureté que cela a été dit. Car nous avons appris (dans la Michna, traité Kélim) : les trois sur trois dont ils ont parlé pour la dimension minimale d'une étoffe susceptible d'impureté s'entendent sans compter l'ourlet : ce sont les paroles de Rabbi Chimon. Et les Sages disent : trois sur trois exactement, ourlet compris.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מַסִּיקִין בְּכֵלִים וְאֵין מַסִּיקִין בְּשִׁבְרֵי כֵלִים, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר. מַסִּיקִין בִּתְמָרִין, אֲכָלָן אֵין מַסִּיקִין בְּגַרְעִינֵיהֶן, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר. מַסִּיקִין בֶּאֱגוֹזִים, אֲכָלָן אֵין מַסִּיקִין בִּקְלִיפּוֹתֵיהֶן, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : c'est un point discuté entre les Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) : on peut faire du feu avec des ustensiles entiers pendant Yom Tov, mais on ne fait pas de feu avec des débris d'ustensiles : ce sont les paroles de Rabbi Yehouda. Et Rabbi Chimon le permet. On peut faire du feu avec des dattes ; si on les a mangées, on ne fait pas de feu avec leurs noyaux : ce sont les paroles de Rabbi Yehouda. Et Rabbi Chimon le permet. On peut faire du feu avec des noix ; si on les a mangées, on ne fait pas de feu avec leurs coquilles : ce sont les paroles de Rabbi Yehouda. Et Rabbi Chimon le permet.
- וּצְרִיכָא. דְּאִי אַשְׁמְעִינַן קַמַּיְיתָא, בְּהַהִיא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה, מִשּׁוּם דְּמֵעִיקָּרָא כְּלִי וְהַשְׁתָּא שֶׁבֶר כְּלִי, וְהָוֵה לֵיהּ נוֹלַד, וְאָסוּר. אֲבָל תְּמָרִים, דְּמֵעִיקָּרָא גַּרְעִינִין וְהַשְׁתָּא גַּרְעִינִין — אֵימָא שַׁפִּיר דָּמֵי. וְאִי אַשְׁמְעִינַן גַּרְעִינִין, הֲוָה אָמֵינָא דְּמֵעִיקָּרָא מִכַּסְּיָין וְהַשְׁתָּא מִיגַּלְּיָין. אֲבָל קְלִיפֵּי אֱגוֹזִין, דְּמֵעִיקָּרָא מִיגַּלּוּ וְהַשְׁתָּא מִיגַּלּוּ — אֵימָא שַׁפִּיר דָּמֵי. צְרִיכָא.Et il fallait citer les trois cas. Car s'il nous avait appris seulement le premier, on aurait pu penser que c'est dans celui-là que Rabbi Yehouda a parlé d'interdit, parce qu'à l'origine c'était un ustensile et maintenant c'est un débris d'ustensile : il s'agit donc d'un nolad, et c'est interdit. Mais pour les dattes, où il y avait à l'origine des noyaux et maintenant encore des noyaux, dis que c'est bien permis. Et s'il nous avait appris seulement le cas des noyaux, j'aurais dit qu'ils sont interdits parce qu'à l'origine ils étaient cachés dans le fruit et maintenant ils sont découverts. Mais les coquilles de noix, qui à l'origine étaient découvertes et maintenant sont découvertes, dis que c'est bien permis. Il fallait donc citer les trois cas.
- וְהָא דְּרַב לָאו בְּפֵירוּשׁ אִיתְּמַר, אֶלָּא מִכְּלָלָא אִיתְּמַר. דְּרַב אֲכַל תַּמְרֵי וּשְׁדָא קַשְׁיָיתָא לְבוּכְיָא. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי חִיָּיא: בַּר פַּחֲתֵי, כְּנֶגְדּוֹ בְּיוֹם טוֹב אָסוּר. קַבְּלַהּ מִינֵּיהּ אוֹ לָא קַבְּלַהּ מִינֵּיהּ?Et cette halakha de Rav n'a pas été dite explicitement, mais a été dite par déduction de sa conduite. Car Rav a mangé des dattes un jour de semaine et a jeté les noyaux dans le foyer. Rabbi 'Hiya lui a dit : fils de grands, l'équivalent de ce geste pendant Yom Tov est interdit ! La Guemara demande : a-t-il accepté cela de lui, ou ne l'a-t-il pas accepté de lui ?
- תָּא שְׁמַע: דְּכִי אֲתָא רַב לְבָבֶל, אֲכַל תַּמְרֵי וּשְׁדָא קַשְׁיָיתָא לְחֵיוָתָא. מַאי לָאו בְּפַרְסָיָיאתָא, וְלָא קַבְּלַהּ? — לָא, בַּאֲרַמָּיָאתָא — הוֹאִיל וַחֲזֵי אַגַּב אִימַּיְיהוּ.Viens et entends (une preuve) : lorsque Rav est venu à Babylone, il a mangé des dattes pendant Yom Tov et a jeté les noyaux aux bêtes. N'est-ce pas qu'il s'agissait de dattes perses, dont la chair se détache entièrement du noyau, et qu'il n'a donc pas accepté cette règle ? La Guemara répond : non, il s'agissait de dattes araméennes, dont la chair reste attachée au noyau : puisqu'ils sont utilisables grâce à leur mère, c'est-à-dire grâce au fruit qui y adhère encore, on peut les manipuler.
- אֲמַר לֵיהּ רַב שְׁמוּאֵל בַּר בַּר חָנָה לְרַב יוֹסֵף: לְרַבִּי יְהוּדָה דְּאָמַר מַסִּיקִין בְּכֵלִים וְאֵין מַסִּיקִין בְּשִׁבְרֵי כֵלִים, כֵּיוָן דְּאַדְלֵיק בְּהוּ פּוּרְתָּא הָוֵה לֵיהּ שִׁבְרֵי כֵלִים, וְכִי קָא מְהַפֵּךְ — בְּאִיסּוּרָא קָא מְהַפֵּךְ? — דַּעֲבַד כִּדְרַב מַתְנָה. דְּאָמַר רַב מַתְנָה אָמַר רַב: עֵצִים שֶׁנָּשְׁרוּ מִן הַדֶּקֶל לְתַנּוּר בְּיוֹם טוֹב, מַרְבֶּה עֵצִים מוּכָנִין וּמַסִּיקָן.Rav Chmouel bar bar 'Hana a dit à Rav Yossef : selon Rabbi Yehouda, qui a dit : « on peut faire du feu avec des ustensiles, mais on ne fait pas de feu avec des débris d'ustensiles », dès qu'ils ont un peu brûlé, ils deviennent des débris d'ustensiles ; et quand on les retourne pour attiser le feu, les retourne-t-on de façon interdite ? La Guemara répond : il s'agit de celui qui a agi selon Rav Matna. Car Rav Matna a dit au nom de Rav : des branches tombées du palmier dans le four pendant Yom Tov : bien qu'elles soient interdites de manipulation, on ajoute du bois préparé à l'avance, jusqu'à ce qu'il soit majoritaire, et on les brûle. De même ici, on ajoute au feu du bois permis.
- רַב הַמְנוּנָא אָמַר: הָכָא בְּפָחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה עַל שְׁלֹשָׁה עָסְקִינַן, מִקּוּלֵּי מַטְלָנִיּוֹת שָׁנוּ כָּאן.Rav Hamnouna a dit une autre explication de la Michna : ici, il s'agit d'une étoffe de moins de trois téfa'him (largeurs de paume) sur trois ; c'est parmi les chiffons sans valeur qu'ils ont enseigné ici.
- וְאָזְדָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר לְטַעְמֵיהּ וְרַבִּי עֲקִיבָא לְטַעְמֵיהּ. דִּתְנַן: פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה עַל שְׁלֹשָׁה שֶׁהִתְקִינוֹ לִפְקֹק בּוֹ אֶת הַמֶּרְחָץ וּלְנַעֵר בּוֹ אֶת הַקְּדֵירָה וּלְקַנֵּחַ בּוֹ אֶת הָרֵחַיִים — בֵּין מִן הַמּוּכָן וּבֵין שֶׁאֵין מִן הַמּוּכָן — טָמֵא, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: בֵּין מִן הַמּוּכָן וּבֵין שֶׁלֹּא מִן הַמּוּכָן — טָהוֹר. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מִן הַמּוּכָן — טָמֵא, וְשֶׁלֹּא מִן הַמּוּכָן — טָהוֹר. וְאָמַר עוּלָּא, וְאִיתֵּימָא רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַכֹּל מוֹדִים זְרָקוֹ בָּאַשְׁפָּה — דִּבְרֵי הַכֹּל טָהוֹר.Et Rabbi Eliézer suit sa propre opinion, et Rabbi Akiva sa propre opinion. Car nous avons appris (dans la Michna, traité Kélim) : une étoffe de moins de trois sur trois qu'on a apprêtée pour boucher le trou de l'établissement de bains, pour renverser la marmite ou pour essuyer la meule, qu'elle soit « prête » ou qu'elle ne soit pas « prête », est tamé (impure, c'est-à-dire susceptible d'impureté) : ce sont les paroles de Rabbi Eliézer. Et Rabbi Yehochoua dit : qu'elle soit « prête » ou qu'elle ne soit pas « prête », elle est tahor (pure). Rabbi Akiva dit : « prête », elle est tamé ; pas « prête », elle est tahor. Et Oulla a dit, et certains disent que c'est Rabba bar bar 'Hana qui a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : tous sont d'accord que si on l'a jetée au dépotoir, de l'avis de tous elle est tahor.
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