Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עֲשֵׂה. וְהָוֵה לֵיהּ יוֹם טוֹב עֲשֵׂה וְלֹא תַעֲשֶׂה — וְאֵין עֲשֵׂה דּוֹחֶה אֶת לֹא תַעֲשֶׂה וַעֲשֵׂה.Le terme de repos employé pour le jour de fête est un commandement positif (assé). Et dès lors, le Yom Tov (jour de fête) est soumis à la fois à un commandement positif et à un interdit (lo ta'assé : « vous ne ferez aucun travail servile », Lévitique 23, 8). Or un commandement positif, tel que celui de brûler les aliments sacrés périmés, ne repousse pas un précepte qui comporte à la fois un interdit et un commandement positif.
- בְּיוֹם טוֹב הוּא דַּאֲסִיר, הָא בְּחוֹל — שַׁפִּיר דָּמֵי: מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב: כְּשֵׁם שֶׁמִּצְוָה לִשְׂרוֹף הַקֳּדָשִׁים שֶׁנִּטְמְאוּ, כָּךְ מִצְוָה לִשְׂרוֹף אֶת הַתְּרוּמָה שֶׁנִּטְמֵאת. וְאָמְרָה תּוֹרָה: בִּשְׁעַת בִּיעוּרָהּ תֵּיהָנֵי מִמֶּנָּה. הֵיכָן אָמְרָה תּוֹרָה? מִדְּרַב נַחְמָן, דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ, אָמַר קְרָא: ״וַאֲנִי הִנֵּה נָתַתִּי לְךָ אֶת מִשְׁמֶרֶת תְּרוּמוֹתָי״ — בִּשְׁתֵּי תְרוּמוֹת הַכָּתוּב מְדַבַּר, אַחַת תְּרוּמָה טְהוֹרָה וְאַחַת תְּרוּמָה טְמֵאָה. וְאָמַר רַחֲמָנָא: ״לְךָ״ — שֶׁלְּךָ תְּהֵא, לְהַסִּיקָהּ תַּחַת תַּבְשִׁילְךָ.On en déduit : c'est uniquement pendant le Yom Tov qu'allumer avec de l'huile à brûler est interdit ; mais en semaine, c'est bel et bien permis. Quelle est la raison de cette distinction ? N'est-il pas interdit de tirer profit de la terouma (prélèvement donné au Cohen) devenue impure ? Rav a dit : De même qu'il est une mitsva (commandement) de brûler les aliments sacrés devenus tamé (rituellement impurs), ainsi il est une mitsva de brûler la terouma devenue tamé. Et la Torah a dit : Au moment de sa destruction, tires-en profit. Où la Torah l'a-t-elle dit ? On le déduit de l'enseignement de Rav Na'hman, car Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : Le verset dit : « Et Moi, voici que Je t'ai donné la garde de Mes teroumot » (Nombres 18, 8). C'est de deux teroumot que parle le texte, comme l'indique le pluriel : l'une, une terouma tahor (pure), et l'autre, une terouma tamé. Et le Miséricordieux a dit : « à toi », c'est-à-dire : elle sera tienne, pour la faire brûler sous ton plat cuisiné.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא מִדְּרַבִּי אֲבָהוּ. דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״וְלֹא בִעַרְתִּי מִמֶּנּוּ בְּטָמֵא״ — מִמֶּנּוּ אִי אַתָּה מַבְעִיר, אֲבָל אַתָּה מַבְעִיר שֶׁמֶן שֶׁל תְּרוּמָה שֶׁנִּטְמֵאת. וְאֵימָא: מִמֶּנּוּ אִי אַתָּה מַבְעִיר, אֲבָל אַתָּה מַבְעִיר שֶׁמֶן שֶׁל קֹדֶשׁ שֶׁנִּטְמָא!Et si tu veux, dis que cela se déduit de l'enseignement de Rabbi Abahou, car Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Dans la déclaration sur la dîme, il est écrit : « Et je n'en ai rien détruit en état d'impureté » (Deutéronome 26, 14). On en déduit : c'est de cela, la seconde dîme, que tu ne dois pas faire brûler une part impure, mais tu peux faire brûler l'huile de terouma devenue tamé. La Guemara objecte : Mais dis plutôt : de cela tu ne dois pas faire brûler, mais tu peux faire brûler, pour en tirer profit, l'huile sacrée devenue tamé !
- לָאו קַל וָחוֹמֶר הוּא? מָה מַעֲשֵׂר הַקַּל אָמְרָה תּוֹרָה לֹא בִּעַרְתִּי מִמֶּנּוּ בְּטָמֵא, קֹדֶשׁ חָמוּר — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?La Guemara répond : N'est-ce pas un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ? Si, au sujet de la dîme, qui est légère, la Torah a dit : « Je n'en ai rien détruit en état d'impureté », le sacré, qui est grave, à plus forte raison !
- אִי הָכִי, תְּרוּמָה נָמֵי לֵימָא קַל וָחוֹמֶר הוּא! — הָא כְּתִיב ״מִמֶּנּוּ״.La Guemara réplique : S'il en est ainsi, disons que pour la terouma aussi, c'est un kal va'homer ! La Guemara répond : Mais voici qu'il est écrit « de cela », ce qui exclut nécessairement quelque chose de l'interdit.
- וּמָה רָאִיתָ! — מִסְתַּבְּרָא קֹדֶשׁ לָא מְמַעֵיטְנָא, שֶׁכֵּן (סִימָן) פנ״ק עכ״ס: פִּיגּוּל, נוֹתָר, קׇרְבָּן, מְעִילָה וְכָרֵת, אָסוּר לְאוֹנֵן.La Guemara demande : Et qu'as-tu vu pour penser que « de cela » exclut la terouma plutôt que le sacré ? La Guemara répond : Il est logique que je n'exclue pas le sacré de cet interdit, car il comporte de nombreuses rigueurs, dont (le moyen mnémotechnique est) PeNaK AKaS : Pigoul (sacrifice rendu inapte par une intention interdite), Notar (viande restée au-delà du temps imparti), sacrifice dû pour Me'ila (usage profane d'un bien sacré), et Karet (retranchement), interdit à l'onen (endeuillé avant l'enterrement de son proche). Aucune de ces rigueurs ne s'applique à la terouma.
- אַדְּרַבָּה, תְּרוּמָה לָא מְמַעֵיטְנָא, שֶׁכֵּן מחפ״ז (סִימָן): מִיתָה, חוֹמֶשׁ,La Guemara réplique : Au contraire, c'est la terouma que je n'exclus pas de l'interdit, car elle comporte des rigueurs résumées par MaHaPaZ (moyen mnémotechnique) : Mita (mort, peine céleste pour celui qui la mange alors qu'elle lui est interdite), 'Homech (le cinquième à ajouter par celui qui en a mangé par erreur),
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