Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עֲשָׁשִׁית שֶׁהָיְתָה דּוֹלֶקֶת וְהוֹלֶכֶת כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ, לְמוֹצָאֵי שַׁבָּת מְכַבָּהּ וּמַדְלִיקָהּ. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא הַדְלָקָה עוֹשָׂה מִצְוָה — שַׁפִּיר. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ הַנָּחָה עוֹשָׂה מִצְוָה, הַאי מְכַבָּהּ וּמַדְלִיקָהּ, מְכַבָּהּ וּמַגְבִּיהָהּ וּמַנִּיחָהּ וּמַדְלִיקָהּ מִיבְּעֵי לֵיהּ! וְעוֹד: מִדְּקָא מְבָרְכִינַן ״אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לְהַדְלִיק נֵר שֶׁל חֲנוּכָּה״ — שְׁמַע מִינָּה הַדְלָקָה עוֹשָׂה מִצְוָה. שְׁמַע מִינָּה.Une lanterne qui était allumée et continuait de brûler toute la journée de Chabbat (le jour de repos hebdomadaire), à la sortie du Chabbat, on l'éteint et on l'allume de nouveau comme lumière de 'Hanouka. Certes, si tu dis que c'est l'allumage qui constitue la mitsva (le commandement), l'obligation d'éteindre puis de rallumer se comprend bien. Mais si tu dis que c'est la pose qui constitue la mitsva, cette formule, selon laquelle on l'éteint et on l'allume, est inexacte : il aurait fallu dire : on l'éteint, on la soulève, on la pose et on l'allume ! Et de plus, il y a une autre preuve : du fait que nous récitons la bénédiction « qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d'allumer la lumière de 'Hanouka », déduis-en que c'est l'allumage qui constitue la mitsva. La Guemara conclut : déduis-en en effet.
- וְהַשְׁתָּא דְּאָמְרִינַן הַדְלָקָה עוֹשָׂה מִצְוָה, הִדְלִיקָהּ חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם. אִשָּׁה וַדַּאי מַדְלִיקָה, דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: נָשִׁים חַיָּיבוֹת בְּנֵר חֲנוּכָּה שֶׁאַף הֵן הָיוּ בְּאוֹתוֹ הַנֵּס.Et maintenant que nous disons que c'est l'allumage qui constitue la mitsva, si un sourd-muet, un aliéné ou un mineur l'a allumée, celui-ci n'a rien fait du tout, car ces personnes ne sont pas soumises aux mitsvot. Une femme, en revanche, peut assurément allumer, car Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Les femmes sont obligées à la lumière de 'Hanouka, car elles aussi étaient concernées par ce miracle.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אַכְסְנַאי חַיָּיב בְּנֵר חֲנוּכָּה. אָמַר רַבִּי זֵירָא: מֵרֵישׁ כִּי הֲוֵינָא בֵּי רַב, מִשְׁתַּתַּפְנָא בִּפְרִיטֵי בַּהֲדֵי אוּשְׁפִּיזָא. בָּתַר דִּנְסֵיבִי אִיתְּתָא, אָמֵינָא: הַשְׁתָּא וַדַּאי לָא צְרִיכְנָא, דְּקָא מַדְלְקִי עֲלַי בְּגוֹ בֵּיתַאי.Rav Chéchèt a dit : Un hôte de passage est obligé à la lumière de 'Hanouka. Rabbi Zeira a dit : Au début, quand j'étais à la maison d'étude, je m'associais avec des perouta (de petites pièces de monnaie) avec mon hôte (ouchpiza), afin d'avoir part à la lumière qu'il allumait. Après que j'ai épousé une femme, je me suis dit : Maintenant, je n'en ai assurément plus besoin, car on allume pour moi dans ma maison.
- אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל הַשְּׁמָנִים כּוּלָּן יָפִין לַנֵּר, וְשֶׁמֶן זַיִת מִן הַמּוּבְחָר. אָמַר אַבָּיֵי: מֵרֵישׁ הֲוָה מְהַדַּר מָר אַמִּשְׁחָא דְשׁוּמְשְׁמֵי. אָמַר: הַאי מְשִׁיךְ נְהוֹרֵיהּ טְפֵי. כֵּיוָן דִּשְׁמַע לַהּ לְהָא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, מְהַדַּר אַמִּשְׁחָא דְזֵיתָא. אָמַר: הַאי צְלִיל נְהוֹרֵיהּ טְפֵי.Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Toutes les huiles sont bonnes pour la lumière de 'Hanouka, et l'huile d'olive est la meilleure. Abayé a dit : Au début, mon Maître Rabba recherchait l'huile de sésame, car il disait : La lumière de celle-ci dure plus longtemps. Lorsqu'il a entendu cette parole de Rabbi Yehochoua ben Lévi, il a recherché l'huile d'olive, car il disait : La lumière de celle-ci est plus claire.
- וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל הַשְּׁמָנִים יָפִין לַדְּיוֹ, וְשֶׁמֶן זַיִת מִן הַמּוּבְחָר. אִיבַּעְיָא לְהוּ: לְגַבֵּל, אוֹ לְעַשֵּׁן? תָּא שְׁמַע, דְּתָנֵי רַב שְׁמוּאֵל בַּר זוּטְרָא: כׇּל הַשְּׁמָנִים יָפִין לַדְּיוֹ, וְשֶׁמֶן זַיִת מִן הַמּוּבְחָר — בֵּין לְגַבֵּל בֵּין לְעַשֵּׁן. רַב שְׁמוּאֵל בַּר זוּטְרָא מַתְנֵי הָכִי: כׇּל הָעֲשָׁנִים יָפִין לַדְּיוֹ, וְשֶׁמֶן זַיִת מִן הַמּוּבְחָר. אָמַר רַב הוּנָא: כׇּל הַשְּׂרָפִין יָפִין לַדְּיוֹ, וּשְׂרַף קְטָף יָפֶה מִכּוּלָּם.Et Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Toutes les huiles sont bonnes pour l'encre, et l'huile d'olive est la meilleure. Ils ont posé la question : l'huile d'olive est-elle la meilleure pour pétrir la suie dont on fait l'encre, ou pour faire de la fumée, c'est-à-dire pour produire cette suie en la brûlant ? Viens et entends une preuve, car Rav Chmouel bar Zoutra a enseigné : Toutes les huiles sont bonnes pour l'encre, et l'huile d'olive est la meilleure, aussi bien pour pétrir que pour faire de la fumée. Rav Chmouel bar Zoutra enseignait ainsi : Toutes les fumées sont bonnes pour l'encre, et celle de l'huile d'olive est la meilleure. Rav Houna a dit : Toutes les sèves sont bonnes pour l'encre, et la sève de baumier est la meilleure de toutes.
- אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: הַמַּדְלִיק נֵר שֶׁל חֲנוּכָּה צָרִיךְ לְבָרֵךְ. וְרַב יִרְמְיָה אָמַר: הָרוֹאֶה נֵר שֶׁל חֲנוּכָּה צָרִיךְ לְבָרֵךְ. אָמַר רַב יְהוּדָה: יוֹם רִאשׁוֹן, הָרוֹאֶה מְבָרֵךְ שְׁתַּיִם, וּמַדְלִיק מְבָרֵךְ שָׁלֹשׁ. מִכָּאן וְאֵילָךְ, מַדְלִיק מְבָרֵךְ שְׁתַּיִם, וְרוֹאֶה מְבָרֵךְ אַחַת. מַאי מְמַעֵט? מְמַעֵט זְמַן: וְנִימְעוֹט נֵס! — נֵס כׇּל יוֹמֵי אִיתֵיהּ.Rav 'Hiyya bar Achi a dit que Rav a dit : Celui qui allume une lumière de 'Hanouka doit réciter une bénédiction. Et Rav Yirmeya a dit : Celui qui voit une lumière de 'Hanouka doit réciter une bénédiction. Rav Yehouda a dit : Le premier jour, celui qui voit les lumières récite deux bénédictions, et celui qui allume en récite trois. À partir de là, celui qui allume en récite deux et celui qui voit en récite une. Laquelle retranche-t-on les autres jours ? On retranche la bénédiction du temps (« qui nous a fait vivre, nous a maintenus et nous a fait parvenir à ce temps »). Et que l'on retranche plutôt celle du miracle ! Le miracle a lieu tous les jours, tandis que la bénédiction du temps ne convient qu'à la première fois.
- מַאי מְבָרֵךְ? — מְבָרֵךְ: ״אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ לְהַדְלִיק נֵר שֶׁל חֲנוּכָּה״. וְהֵיכָן צִוָּנוּ? רַב אַוְיָא אָמַר: מִ״לֹּא תָסוּר״. רַב נְחֶמְיָה אָמַר: ״שְׁאַל אָבִיךָ וְיַגֵּדְךָ זְקֵנֶיךָ וְיֹאמְרוּ לָךְ״.Que récite-t-on ? On récite : « qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d'allumer la lumière de 'Hanouka ». Et où nous a-t-Il ordonné cela, puisque cette mitsva ne figure pas dans la Torah ? Rav Avya a dit : Du verset « Tu ne t'écarteras pas de ce qu'ils te diront, ni à droite ni à gauche » (Deutéronome 17, 11), qui ordonne d'écouter les Sages. Rav Ne'hemya a dit : Du verset « Interroge ton père et il te racontera, tes Anciens et ils te diront » (Deutéronome 32, 7).
- מֵתִיב רַב עַמְרָם: הַדְּמַאי, מְעָרְבִין בּוֹ וּמִשְׁתַּתְּפִין בּוֹ וּמְבָרְכִין עָלָיו וּמְזַמְּנִין עָלָיו וּמַפְרִישִׁין אוֹתוֹ עָרוֹם וּבֵין הַשְּׁמָשׁוֹת. וְאִי אָמְרַתְּ כׇּל מִדְּרַבָּנַן בָּעֵי בְּרָכָה, הָכָא כִּי קָאֵי עָרוֹם הֵיכִי מְבָרֵךְ? וְהָא בָּעֵינַן וְהָיָה מַחֲנֶיךָ קָדוֹשׁ — וְלֵיכָּא! אָמַר אַבָּיֵי: וַדַּאי דְּדִבְרֵיהֶם בָּעֵי בְּרָכָה, סָפֵק דְּדִבְרֵיהֶם לָא בָּעֵי בְּרָכָה.Rav Amram a objecté : Michna : Le demaï (produit dont on doute qu'il ait été prélevé, acquis d'un homme ignorant de la Loi), on peut en faire un érouv (mise en commun, entre habitants d'une cour ou pour étendre la limite de marche), on peut s'en servir pour l'association d'une ruelle, on récite sur lui les bénédictions, on s'invite sur lui à la bénédiction commune après le repas, et on peut en faire le prélèvement nu et au crépuscule de la veille de Chabbat. Or si tu dis que tout ce qui est d'ordre rabbinique requiert une bénédiction, ici, lorsqu'il se tient nu, comment peut-il réciter la bénédiction ? Or nous exigeons pourtant la condition du verset « Et ton camp sera saint » (Deutéronome 23, 15), et il n'y a pas cela ! Abayé a dit : Ce qui est certain parmi leurs paroles, c'est-à-dire une mitsva rabbinique certaine, requiert une bénédiction ; ce qui est un doute parmi leurs paroles, institué à cause d'une incertitude comme le demaï, ne requiert pas de bénédiction.
- וְהָא יוֹם טוֹב שֵׁנִי דִּסְפֵק דִּבְרֵיהֶם הוּא, וּבָעֵי בְּרָכָה? הָתָם כִּי הֵיכִי דְּלָא לִיזַלְזְלוּ בֵּהּ. רָבָא אָמַר: רוֹב עַמֵּי הָאָרֶץ מְעַשְּׂרִין הֵן.Mais voici le second jour de Yom Tov (jour de fête), qui est un doute parmi leurs paroles, et qui requiert pourtant une bénédiction ? Là, c'est afin qu'on ne le méprise pas. Rava a dit : Le demaï n'est même pas un véritable doute, car la plupart des gens ignorants de la Loi prélèvent la dîme.
- אָמַר רַב הוּנָא: חָצֵר שֶׁיֵּשׁ לָהּ שְׁנֵי פְּתָחִים צְרִיכָה שְׁתֵּי נֵרוֹת. (וְאָמַר) [אָמַר] רָבָא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא מִשְׁתֵּי רוּחוֹת, אֲבָל מֵרוּחַ אַחַת — לָא צְרִיךְ. מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם חֲשָׁדָא — חֲשָׁדָא דְמַאן? אִילֵּימָא חֲשָׁדָא דְעָלְמָא — אֲפִילּוּ בְּרוּחַ אַחַת נָמֵי לִיבְעֵי! אִי חֲשָׁדָא דִּבְנֵי מָתָא — אֲפִילּוּ מִשְׁתֵּי רוּחוֹת נָמֵי לָא לִיבְעֵי. לְעוֹלָם מִשּׁוּם חֲשָׁדָא דִּבְנֵי מָתָא, וְזִימְנִין דְּחָלְפִי בְּהַאי וְלָא חָלְפִי בְּהַאי, וְאָמְרִי: כִּי הֵיכִי דִּבְהַאי פִּיתְחָא לָא אַדְלִיק — בְּהָךְ פִּיתְחָא נָמֵי לָא אַדְלִיק.Rav Houna a dit : Une cour qui a deux ouvertures requiert deux lumières. Rava a dit : Nous n'avons dit cela que si elles donnent sur deux côtés, mais si elles donnent sur un seul côté, ce n'est pas nécessaire. Pour quelle raison ? Si l'on dit que c'est à cause de la suspicion que le propriétaire n'a pas allumé, la suspicion de qui ? Si l'on dit la suspicion des gens de l'extérieur, qui ne connaissent pas la maison, même si elles donnent sur un seul côté, cela devrait être requis ! Si c'est la suspicion des gens de la ville, qui savent qu'il s'agit d'un même foyer, même si elles donnent sur deux côtés, cela ne devrait pas être requis ! En réalité, c'est à cause de la suspicion des gens de la ville, car parfois ils passent par celle-ci et ne passent pas par celle-là, et ils disent : De même qu'à cette ouverture il n'a pas allumé, à cette autre ouverture non plus il n'a pas allumé.
- וּמְנָא תֵּימְרָא דְּחָיְישִׁינַן לַחֲשָׁד? — דְּתַנְיָא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: בִּשְׁבִיל אַרְבָּעָה דְּבָרִים אָמְרָה תּוֹרָה לְהַנִּיחַ פֵּיאָה בְּסוֹף שָׂדֵהוּ: מִפְּנֵי גֶּזֶל עֲנִיִּים, וּמִפְּנֵי בִּיטּוּל עֲנִיִּים, וּמִפְּנֵי הַחֲשָׁד, וּמִשּׁוּם ״בַּל תְּכַלֶּה״. מִפְּנֵי גֶּזֶל עֲנִיִּים — שֶׁלֹּא יִרְאֶה בַּעַל הַבַּיִת שָׁעָה פְּנוּיָיה וְיֹאמַר לִקְרוֹבוֹ עָנִי: ״הֲרֵי זוֹ פֵּאָה״.Et d'où peut-on dire que nous nous préoccupons de la suspicion ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique extérieur à la Michna) : Rabbi Chimon a dit : Pour quatre raisons, la Torah a dit de laisser la péa (coin de champ réservé aux pauvres) à la fin de son champ : à cause du vol des pauvres, à cause de l'inactivité des pauvres, à cause de la suspicion et à cause de « Tu n'achèveras pas » (Lévitique 23, 22). À cause du vol des pauvres : pour que le propriétaire ne guette pas un moment libre où aucun pauvre n'est présent et ne dise à un parent pauvre : « Voici la péa ».
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