Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כּוּתָּח הַבַּבְלִי וְכׇל מִינֵי כּוּתָּח אָסוּר לִמְכּוֹר שְׁלֹשִׁים יוֹם קוֹדֶם הַפֶּסַח.Le kouta'h babylonien (condiment contenant du levain) et toutes les sortes de kouta'h, il est interdit de les vendre à un non-Juif trente jours avant Pessa'h, car ce condiment, consommé peu à peu, se conserve longtemps.
- תָּנוּ רַבָּנַן: נוֹתְנִין מְזוֹנוֹת לִפְנֵי הַכֶּלֶב בֶּחָצֵר. נְטָלוֹ וְיָצָא — אֵין נִזְקָקִין לוֹ.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On peut mettre de la nourriture devant le chien dans la cour le Chabbat. S'il l'a prise et est sorti avec, on ne s'en occupe pas : on n'est pas tenu de l'en empêcher.
- כַּיּוֹצֵא בּוֹ: נוֹתְנִין מְזוֹנוֹת לִפְנֵי הַגּוֹי בֶּחָצֵר. נְטָלוֹ וְיָצָא — אֵין נִזְקָקִין לוֹ. הָא תּוּ לְמָה לִי, הַיְינוּ הָךְ. מַהוּ דְתֵימָא: הַאי רְמֵי עֲלֵיהּ, וְהַאי לָא רְמֵי עֲלֵיהּ — קָא מַשְׁמַע לַן.De même : on peut mettre de la nourriture devant le non-Juif dans la cour. S'il l'a prise et est sorti, on ne s'en occupe pas. La Guemara demande : Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? C'est la même chose que cela, puisque l'interdit du Chabbat ne concerne ni l'un ni l'autre ! Elle répond : Tu aurais pu dire que celui-ci, le chien, sa nourriture incombe à son maître, alors que celui-là, le non-Juif, sa nourriture ne lui incombe pas, et que l'on ne pourrait donc pas la lui donner ; elle nous enseigne que c'est permis.
- תָּנוּ רַבָּנַן: לֹא יַשְׂכִּיר אָדָם כֵּלָיו לְגוֹי בְּעֶרֶב שַׁבָּת, בִּרְבִיעִי וּבַחֲמִישִׁי מוּתָּר. כַּיּוֹצֵא בּוֹ, אֵין מְשַׁלְּחִין אִיגְּרוֹת בְּיַד גּוֹי בְּעֶרֶב שַׁבָּת, בִּרְבִיעִי וּבַחֲמִישִׁי — מוּתָּר. אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבִּי יוֹסֵי הַכֹּהֵן, וְאָמְרִי לַהּ עַל רַבִּי יוֹסֵי הֶחָסִיד, שֶׁלֹּא נִמְצָא כְּתַב יָדוֹ בְּיַד גּוֹי מֵעוֹלָם.Nos Maîtres ont enseigné : Un homme ne louera pas ses ustensiles à un non-Juif la veille de Chabbat, car il semblerait recevoir un salaire pour le travail fait le Chabbat ; le quatrième et le cinquième jour de la semaine, c'est permis. De même, on n'envoie pas de lettres par la main d'un non-Juif la veille de Chabbat ; le quatrième et le cinquième jour, c'est permis. On a dit de Rabbi Yossé le Cohen, et certains disent de Rabbi Yossé le 'Hassid (le Pieux), que jamais son écriture n'a été trouvée dans la main d'un non-Juif, de peur qu'il ne la transporte le Chabbat.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מְשַׁלְּחִין אִיגֶּרֶת בְּיַד גּוֹי עֶרֶב שַׁבָּת, אֶלָּא אִם כֵּן קוֹצֵץ לוֹ דָּמִים. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: כְּדֵי שֶׁיַּגִּיעַ לְבֵיתוֹ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: כְּדֵי שֶׁיַּגִּיעַ לַבַּיִת הַסָּמוּךְ לַחוֹמָה.Nos Maîtres ont enseigné : On n'envoie pas de lettre par la main d'un non-Juif la veille de Chabbat, à moins de lui fixer un prix. Beit Chammaï disent : il faut qu'il reste assez de temps pour qu'il arrive à sa maison, celle du destinataire, avant la nuit. Et Beit Hillel disent : assez de temps pour qu'il arrive à la maison proche de la muraille de la ville de destination.
- וַהֲלֹא קָצַץ? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת, הָכִי קָאָמַר: וְאִם לֹא קָצַץ — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: עַד שֶׁיַּגִּיעַ לְבֵיתוֹ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: עַד שֶׁיַּגִּיעַ לַבַּיִת הַסָּמוּךְ לַחוֹמָה.La Guemara demande : Mais n'a-t-il pas fixé le prix ? Qu'importe alors le moment où il arrive ! Rav Chéchèt a dit : Voici ce qu'il veut dire : Et s'il n'a pas fixé de prix, Beit Chammaï disent : il faut assez de temps jusqu'à ce qu'il arrive à sa maison ; et Beit Hillel disent : jusqu'à ce qu'il arrive à la maison proche de la muraille.
- וְהָאָמְרַתְּ רֵישָׁא אֵין מְשַׁלְּחִין? לָא קַשְׁיָא: הָא דִּקְבִיעַ בֵּי דַוָּאר בְּמָתָא, וְהָא דְּלָא קְבִיעַ בֵּי דַוָּאר בְּמָתָא.La Guemara objecte : Mais n'as-tu pas dit au début de la baraïta : on n'envoie pas de lettre sans fixer de prix ? Ce n'est pas difficile : ceci, où l'on permet sans prix fixé, vise le cas où le bei doar (la maison du préposé au courrier) est établi dans la ville ; et cela, où l'on interdit, le cas où le bei doar n'est pas établi dans la ville.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מַפְלִיגִין בִּסְפִינָה פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה יָמִים קוֹדֶם לַשַּׁבָּת. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — לִדְבַר הָרְשׁוּת, אֲבָל לִדְבַר מִצְוָה — שַׁפִּיר דָּמֵי. וּפוֹסֵק עִמּוֹ עַל מְנָת לִשְׁבּוֹת, וְאֵינוֹ שׁוֹבֵת — דִּבְרֵי רַבִּי. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ. וּמִצּוֹר לְצִידֹן — אֲפִילּוּ בְּעֶרֶב שַׁבָּת מוּתָּר.Nos Maîtres ont enseigné : On ne prend pas la mer en bateau moins de trois jours avant le Chabbat. De quoi parle-t-on ? D'une affaire facultative ; mais pour une affaire de mitsva (commandement), c'est bien permis. Et il convient avec lui, le capitaine non-Juif, à condition de se reposer le Chabbat, même s'il ne se repose pas en fait : telles sont les paroles de Rabbi. Rabban Chimon ben Gamliel dit : Ce n'est pas nécessaire. Et de Tyr à Sidon, même la veille de Chabbat, c'est permis, car le trajet est court.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין צָרִין עַל עֲיָירוֹת שֶׁל גּוֹיִם פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה יָמִים קוֹדֶם לַשַּׁבָּת. וְאִם הִתְחִילוּ — אֵין מַפְסִיקִין. וְכֵן הָיָה שַׁמַּאי אוֹמֵר: ״עַד רִדְתָּהּ״, אֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת.Nos Maîtres ont enseigné : On n'assiège pas des villes de non-Juifs moins de trois jours avant le Chabbat. Mais si l'on a commencé, on n'interrompt pas. Et ainsi disait Chammaï : il est écrit « jusqu'à sa chute » (Deutéronome 20, 20) : même le Chabbat.
- אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: נוֹהֲגִין הָיוּ וְכוּ׳. תַּנְיָא אָמַר רַבִּי צָדוֹק: כָּךְ הָיָה מִנְהָגוֹ שֶׁל בֵּית רַבָּן גַּמְלִיאֵל, שֶׁהָיוּ נוֹתְנִין כְּלֵי לָבָן לְכוֹבֵס שְׁלֹשָׁה יָמִים קוֹדֶם לַשַּׁבָּת, וּצְבוּעִים אֲפִילּוּ בְּעֶרֶב שַׁבָּת. וּמִדִּבְרֵיהֶם לָמַדְנוּ שֶׁהַלְּבָנִים קָשִׁים לְכַבְּסָן יוֹתֵר מִן הַצְּבוּעִין.Rabban Chimon ben Gamliel a dit : Ils avaient coutume, etc. Il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Tsadok a dit : Telle était la coutume de la maison de Rabban Gamliel : ils donnaient les vêtements blancs au blanchisseur non-Juif trois jours avant le Chabbat, et les vêtements teints même la veille de Chabbat. Et de leurs paroles nous avons appris que les blancs sont plus difficiles à laver que les teints.
- אַבָּיֵי הֲוָה יָהֵיב לֵיהּ הַהוּא מָנָא דִצְבִיעָא לְקַצָּרָא. אֲמַר לֵיהּ: כַּמָּה בָּעֵית עִילָּוֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: כִּדְחִיוָּרָא. אֲמַר לֵיהּ: כְּבָר קַדְמוּךָ רַבָּנַן. אָמַר אַבָּיֵי: הַאי מַאן דְּיָהֵיב מָנָא לְקַצָּרָא, בְּמִשְׁחָא נִיתֵּיב לֵיהּ וּבְמִשְׁחָא נִשְׁקוֹל מִינֵּיהּ. דְּאִי טְפֵי — אַפְסְדֵיהּ דְּמַתְחֵיהּ. וְאִי בְּצִיר — אַפְסְדֵיהּ דְּכַוְּוצֵיהּ.Abayé donnait un certain vêtement teint au blanchisseur. Il lui dit : Combien veux-tu pour cela ? Il lui répondit : Comme pour un blanc. Il lui dit : Nos Maîtres t'ont déjà devancé en enseignant que le blanc est plus difficile à laver. Abayé a dit : Celui qui donne un vêtement au blanchisseur, qu'il le lui donne mesuré et le reprenne de lui mesuré. Car s'il est plus long, il lui a causé un dommage en l'étirant ; et s'il est plus court, il lui a causé un dommage en le rétrécissant.
- וְשָׁוִין אֵלּוּ וְאֵלּוּ, שֶׁטּוֹעֲנִין כּוּ׳: מַאי שְׁנָא כּוּלְּהוּ דִּגְזַרוּ בְּהוּ בֵּית שַׁמַּאי, וּמַאי שְׁנָא קוֹרוֹת בֵּית הַבַּד וְעִיגּוּלֵי הַגַּת דְּלָא גְּזַרוּ? הָנָךְ דְּאִי עָבֵיד לְהוּ בְּשַׁבָּת מִיחַיַּיב חַטָּאת — גְּזַרוּ בְּהוּ בֵּית שַׁמַּאי עֶרֶב שַׁבָּת עִם חֲשֵׁכָה. קוֹרוֹת בֵּית הַבַּד וְעִיגּוּלֵי הַגַּת דְּאִי עָבֵיד לְהוּ בְּשַׁבָּת לָא מִיחַיַּיב חַטָּאת — לָא גְּזַרוּ.Et les uns et les autres s'accordent sur le fait que l'on charge, etc. La Guemara demande : En quoi tous ces cas diffèrent-ils, pour lesquels Beit Chammaï ont décrété, et en quoi les poutres du pressoir à huile et les rouleaux du pressoir à vin diffèrent-ils, pour lesquels ils n'ont pas décrété ? Elle répond : Ceux-là, pour lesquels, s'il les fait le Chabbat, il est passible d'un sacrifice 'hatat (expiatoire), Beit Chammaï ont décrété à leur sujet la veille de Chabbat à la tombée de la nuit. Les poutres du pressoir à huile et les rouleaux du pressoir à vin, pour lesquels, s'il les fait le Chabbat, il n'est pas passible d'un 'hatat, ils n'ont pas décrété.
- מַאן תַּנָּא דְּכֹל מִידֵּי דְּאָתֵי מִמֵּילָא, שַׁפִּיר דָּמֵי? אָמַר רַבִּי יוֹסֵי (בַּר) [בְּרַבִּי] חֲנִינָא: רַבִּי יִשְׁמָעֵאל הִיא, דִּתְנַן: הַשּׁוּם וְהַבּוֹסֶר וְהַמְּלִילוֹת שֶׁרִסְּקָן מִבְּעוֹד יוֹם, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: יִגְמוֹר מִשֶּׁתֶּחְשַׁךְ, וְרַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר:Quel Tanna (Sage de l'époque de la Michna) soutient que tout ce qui se fait de soi-même est bien permis ? Rabbi Yossé beRabbi 'Hanina a dit : C'est Rabbi Ichmaël, comme nous avons appris (dans la Michna) : L'ail, les raisins verts et les épis mûrissants qu'on a écrasés de jour, Rabbi Ichmaël dit : Il peut achever après la tombée de la nuit, et Rabbi Akiva dit :
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