Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲקַפֵּחַ אֶת בָּנַי שֶׁזּוֹ הֲלָכָה מְקוּפַּחַת, שֶׁשָּׁמַע הַשּׁוֹמֵעַ, וְטָעָה: הָאִיכָּר עוֹבֵר וּמַרְדְּעוֹ עַל כְּתֵפוֹ וְאִיהֵל צִדּוֹ אֶחָד עַל הַקֶּבֶר — טִימְּאוּ אוֹתוֹ, מִשּׁוּם כֵּלִים הַמַּאֲהִילִים עַל הַמֵּת.J'enterrerai mes fils (formule de serment) si cette halakha (règle) n'est pas tronquée ! En effet, celui qui a entendu la décision a entendu un enseignement portant sur un autre cas, et s'est trompé : il a cru que des objets mobiles de l'épaisseur d'un aiguillon transmettent l'impureté à ce qui se trouve avec eux au-dessus de la source d'impureté. Or voici le cas d'origine : le paysan passait, son aiguillon sur l'épaule, et l'un des côtés de l'aiguillon a couvert la tombe ; les Sages l'ont déclaré tamé (rituellement impur), à cause de la règle des ustensiles qui couvrent un mort : tout objet placé au-dessus d'une tombe devient impur, mais il n'en découle pas qu'il transmette l'impureté à la manière d'une tente.
- אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא, אֲנִי אֲתַקֵּן שֶׁיְּהוּ דִּבְרֵי חֲכָמִים קַיָּימִים: שֶׁיְּהוּ כׇּל הַמִּטַּלְטְלִים מְבִיאִין אֶת הַטּוּמְאָה עַל הָאָדָם שֶׁנּוֹשֵׂא אוֹתָן בְּעוֹבִי הַמַּרְדֵּעַ, וְעַל עַצְמָן בְּכָל שֶׁהֵן. וְעַל שְׁאָר אָדָם וְכֵלִים — בְּפוֹתֵחַ טֶפַח.Rabbi Akiva a dit : Moi, je vais rétablir la règle, de sorte que les paroles des Sages restent valables : tous les objets mobiles amènent l'impureté sur la personne qui les porte s'ils ont l'épaisseur de l'aiguillon, et sur eux-mêmes, ils l'amènent à toute dimension. Et sur les autres personnes et ustensiles, ils ne l'amènent qu'avec une ouverture d'un téfa'h (une largeur de paume), mesure d'une véritable tente.
- וְאָמַר רַבִּי יַנַּאי: וּמַרְדֵּעַ שֶׁאָמְרוּ, אֵין בְּעׇבְיוֹ טֶפַח וְיֵשׁ בְּהֶיקֵּפוֹ טֶפַח — וְגָזְרוּ עַל הֶיקֵּפוֹ מִשּׁוּם עׇבְיוֹ.Et Rabbi Yannaï a dit : Et l'aiguillon dont ils ont parlé est celui qui n'a pas un téfa'h d'épaisseur mais a un téfa'h de circonférence ; et ils ont décrété sur sa circonférence à cause de son épaisseur : si l'épaisseur atteignait un téfa'h, il transmettrait l'impureté comme une tente selon la Torah ; les Sages ont étendu cela, par décret, à l'objet dont seule la circonférence atteint un téfa'h. C'est là l'un des dix-huit décrets.
- וּלְרַבִּי טַרְפוֹן דְּאָמַר אֲקַפֵּחַ אֶת בָּנַי שֶׁהֲלָכָה זוֹ מְקוּפַּחַת — בָּצְרוּ לְהוּ! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אַף בְּנוֹת כּוּתִים נִדּוֹת מֵעֲרִיסָתָן, בּוֹ בַּיּוֹם גָּזְרוּ. וּבְאִידַּךְ סְבִירָא לֵיהּ כְּרַבִּי מֵאִיר.Mais selon Rabbi Tarfon, qui a dit : J'enterrerai mes fils si cette halakha n'est pas tronquée, le compte des dix-huit décrets est incomplet pour eux ! Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Le décret faisant des filles des Kouthim (Samaritains) des niddot (ayant le statut de femmes en période menstruelle) dès leur berceau, ils l'ont aussi pris ce jour-là. Et pour l'autre décret, celui de l'eau puisée (des ustensiles posés sous la gouttière), il pense comme Rabbi Méïr, qui le compte parmi les dix-huit ; le compte est donc complet.
- וְאִידַּךְ — הַבּוֹצֵר לַגַּת, שַׁמַּאי אוֹמֵר: הוּכְשַׁר, הִלֵּל אוֹמֵר: לֹא הוּכְשַׁר. אָמַר לוֹ הִלֵּל לְשַׁמַּאי: מִפְּנֵי מַה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וְאֵין מוֹסְקִין בְּטָהֳרָה?Et un autre décret concerne celui qui vendange pour le pressoir. Chammaï dit : le raisin a été rendu réceptif à l'impureté par le jus qui en suinte ; Hillel dit : Il n'a pas été rendu réceptif. Hillel a dit à Chammaï : Selon toi, pourquoi vendange-t-on dans la pureté, avec des ustensiles purs, et ne cueille-t-on pas les olives dans la pureté ? Le liquide qui suinte des olives devrait lui aussi les rendre réceptives.
- אָמַר לוֹ: אִם תַּקְנִיטֵנִי, גּוֹזְרַנִי טוּמְאָה אַף עַל הַמְּסִיקָה. נָעֲצוּ חֶרֶב בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ, אָמְרוּ: הַנִּכְנָס — יִכָּנֵס, וְהַיּוֹצֵא — אַל יֵצֵא. וְאוֹתוֹ הַיּוֹם הָיָה הִלֵּל כָּפוּף וְיוֹשֵׁב לִפְנֵי שַׁמַּאי כְּאֶחָד מִן הַתַּלְמִידִים. וְהָיָה קָשֶׁה לְיִשְׂרָאֵל כַּיּוֹם שֶׁנַּעֲשָׂה בּוֹ הָעֵגֶל. וּגְזוּר שַׁמַּאי וְהִלֵּל וְלָא קַבִּלוּ מִינַּיְיהוּ, וַאֲתוֹ תַּלְמִידַיְיהוּ גְּזוּר וְקַבִּלוּ מִינַּיְיהוּ.Chammaï lui a dit : Si tu me provoques, je décréterai l'impureté aussi sur la cueillette des olives. Vu la vivacité du conflit, ils ont planté une épée dans la maison d'étude et ont dit : Celui qui veut entrer, qu'il entre, et celui qui veut sortir, qu'il ne sorte pas, afin que tous les Sages soient présents pour le vote. Et ce jour-là, Hillel était courbé et assis devant Chammaï comme l'un des disciples. Et ce jour a été aussi pénible pour Israël que le jour où le veau d'or a été fait, car Hillel, le Nassi (chef du Sanhédrin), a dû se soumettre. Et Chammaï et Hillel ont décrété, et le peuple ne l'a pas accepté d'eux ; et leurs disciples sont venus, ont décrété, et le peuple l'a accepté d'eux.
- מַאי טַעְמָא? אָמַר רַבִּי זְעֵירִי אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִבְצְרֶנּוּ בְּקוּפּוֹת טְמֵאוֹת.Sur le fond, quelle est la raison pour laquelle le jus qui s'écoule de lui-même rend le raisin réceptif, alors que le vendangeur n'en veut pas ? Rabbi Zeïri a dit au nom de Rabbi 'Hanina : C'est un décret, de peur qu'il ne le vendange dans des paniers tamé : l'impureté de l'ustensile donne au liquide qui s'y trouve le statut de liquide qui rend réceptif.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר כְּלִי טָמֵא חוֹשֵׁב מַשְׁקִין — שַׁפִּיר, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר אֵין כְּלִי טָמֵא חוֹשֵׁב מַשְׁקִין — מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אֶלָּא אָמַר זְעֵירִי אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יִבְצְרֶנּוּ בְּקוּפּוֹת מְזוּפָּפוֹת.Cela se comprend selon celui qui a dit qu'un ustensile tamé donne de l'importance aux liquides qui s'y trouvent, même contre la volonté de leur propriétaire : tout va bien. Mais selon celui qui a dit qu'un ustensile tamé ne donne pas d'importance aux liquides, que peut-on dire ? Plutôt, Zeïri a dit au nom de Rabbi 'Hanina : C'est un décret, de peur qu'il ne le vendange dans des paniers enduits de poix : le jus ne s'y perd pas, et le vendangeur est donc content qu'il s'écoule.
- רָבָא אָמַר: גְּזֵירָה מִשּׁוּם הַנּוֹשְׁכוֹת. דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: פְּעָמִים שֶׁאָדָם הוֹלֵךְ לְכַרְמוֹ לֵידַע אִם הִגִּיעוּ עֲנָבִים לִבְצִירָה אוֹ לֹא, וְנוֹטֵל אֶשְׁכּוֹל עֲנָבִים לְסוֹחֳטוֹ, וּמְזַלֵּף עַל גַּבֵּי עֲנָבִים — וּבִשְׁעַת בְּצִירָה עֲדַיִין מַשְׁקֶה טוֹפֵחַ עֲלֵיהֶם.Rava a dit : C'est un décret à cause des grappes qui se mordent (collées l'une à l'autre) : en les séparant de ses mains, il en exprime du jus, de façon délibérée. Car Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : Il arrive qu'un homme aille à sa vigne pour savoir si les raisins sont arrivés à la vendange ou non ; il prend une grappe de raisins pour la presser et asperge de son jus les raisins ; et au moment de la vendange, il reste encore sur eux un liquide humide, capable d'humecter : ce jus, exprimé volontairement, les rend réceptifs.
- וְאִידַּךְ, אָמַרLes dix-huit décrets n'étant pas encore tous énumérés, on demande : Et quel est l'autre décret ? A dit
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