Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא תֵּצֵא לְחוּלִּין, מִפְּנֵי שֶׁהוּא סָפֵק.ne sort pas de son statut sacré pour redevenir profane, parce qu'il – le sourd-muet – est un cas de doute quant à son discernement.
- כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ אַלִּיבָּא דְּרַבָּנַן, דִּתְנַן: חֲמִשָּׁה לֹא יִתְרוֹמוּ, וְאִם תָּרְמוּ אֵין תְּרוּמָתָן תְּרוּמָה, אֵלּוּ הֵן: חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, וְהַתּוֹרֵם אֶת שֶׁאֵינוֹ שֶׁלּוֹ, וְגוֹי שֶׁתָּרַם אֶת שֶׁל יִשְׂרָאֵל אֲפִילּוּ בִּרְשׁוּתוֹ אֵין תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה.Lorsque tu poses la question, c'est selon l'avis des Rabbanan, comme nous avons appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : cinq catégories de personnes ne prélèveront pas la terouma (prélèvement donné au Cohen), et si elles l'ont prélevée, leur terouma n'est pas une terouma. Les voici : le sourd-muet, le dément et le mineur, et celui qui prélève la terouma sur une récolte qui n'est pas la sienne ; et le non-Juif qui a prélevé sur la récolte d'un Juif : même avec son autorisation, sa terouma n'est pas une terouma. Le sourd-muet et le mineur ont donc, pour les Rabbanan, le même statut.
- מַאי? לְחֵרֵשׁ יָהֵיב לֵיהּ, דְּקָטָן אָתֵי לִכְלַל דַּעַת, אוֹ דִילְמָא לְקָטָן יָהֵיב לֵיהּ, דְּחֵרֵשׁ אָתֵי לְאִחַלּוֹפֵי בְּגָדוֹל פִּיקֵּחַ. אִיכָּא דְאָמְרִי לְחֵרֵשׁ יָהֵיב לֵיהּ, אִיכָּא דְאָמְרִי לְקָטָן יָהֵיב לֵיהּ.Qu'en est-il ? Le donne-t-il au sourd-muet, car le mineur finira par parvenir à l'âge du discernement et il ne faut pas l'habituer à profaner le Chabbat, ou peut-être le donne-t-il au mineur, car le sourd-muet en viendrait à être confondu avec un adulte sain d'esprit, et l'on croirait permis de confier sa bourse à un adulte ? Certains disent : il le donne au sourd-muet ; certains disent : il le donne au mineur.
- אֵין שָׁם לֹא גּוֹי וְלֹא חֲמוֹר וְלֹא חֵרֵשׁ וְלֹא שׁוֹטֶה וְלֹא קָטָן, מַאי? אָמַר רַבִּי יִצְחָק: עוֹד אַחֶרֶת הָיְתָה, וְלֹא רָצוּ חֲכָמִים לְגַלּוֹתָהּ. מַאי ״עוֹד אַחֶרֶת הָיְתָה״? מוֹלִיכוֹ פָּחוֹת פָּחוֹת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת. אַמַּאי לֹא רָצוּ חֲכָמִים לְגַלּוֹתָהּ? — מִשּׁוּם ״כְּבוֹד אֱלֹהִים הַסְתֵּר דָּבָר וּכְבוֹד מְלָכִים חֲקוֹר דָּבָר״. וְהָכָא, מַאי ״כְּבוֹד אֱלֹהִים״ אִיכָּא? דִּילְמָא אָתֵי לְאֵתוֹיֵי אַרְבַּע אַמּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים.S'il n'y a là ni non-Juif, ni âne, ni sourd-muet, ni dément, ni mineur, qu'en est-il ? Rabbi Yits'hak a dit : il y avait encore une autre solution, mais les Sages n'ont pas voulu la révéler. Qu'est-ce que signifie « il y avait encore une autre » solution ? On transporte la bourse par étapes, de moins de quatre coudées chacune. Pourquoi les Sages n'ont-ils pas voulu la révéler ? À cause de ce verset : « La gloire de D.ieu est de cacher une chose, et la gloire des rois de scruter une chose » (Proverbes 25, 2). Et ici, quelle « gloire de D.ieu » y a-t-il à la cacher ? De peur qu'on n'en vienne à porter l'objet sur quatre coudées dans le domaine public.
- תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: בּוֹ בַּיּוֹם גָּדְשׁוּ סְאָה. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: בּוֹ בַּיּוֹם מָחֲקוּ סְאָה.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) à propos des dix-huit décrets édictés d'après Beit Chammaï, dont celui-ci fait partie : Rabbi Eliézer dit : ce jour-là, ils ont comblé la séa (mesure de capacité), c'est-à-dire qu'ils ont bien fait d'ériger une haie autour de la Torah. Rabbi Yehochoua dit : ce jour-là, ils ont arasé la séa, c'est-à-dire que ces décrets trop nombreux conduiront à transgresser la Torah elle-même.
- תַּנְיָא: מָשָׁל דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה — לַקּוּפָּה מְלֵאָה קִישּׁוּאִין וְדִילּוּעִין, אָדָם נוֹתֵן לְתוֹכָהּ חַרְדָּל — וְהִיא מַחְזֶקֶת. מָשָׁל דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה — לַעֲרֵיבָה מְלֵאָה דְּבַשׁ, נוֹתֵן לְתוֹכָהּ רִימּוֹנִים וֶאֱגוֹזִים — וְהִיא מְקִיאָה.Il a été enseigné : la parabole de Rabbi Eliézer, à quoi la chose ressemble-t-elle ? À un panier plein de concombres et de gourdes : on y met de la moutarde, et il la contient. Ainsi le décret ajouté tiendra. La parabole de Rabbi Yehochoua, à quoi la chose ressemble-t-elle ? À un pétrin plein de miel : on y met des grenades et des noix, et il rejette le miel. Ainsi le décret ajouté fera transgresser ce qui était déjà établi.
- אָמַר מָר אֵין עִמּוֹ גּוֹי מַנִּיחוֹ עַל הַחֲמוֹר. וַהֲלֹא מְחַמֵּר, וְרַחֲמָנָא אָמַר ״לֹא תַעֲשֶׂה כׇל מְלָאכָה״!Le Maître a dit dans la Michna : s'il n'y a pas avec lui de non-Juif, il pose sa bourse sur l'âne. Mais ne conduit-il pas ainsi un âne chargé, alors que le Miséricordieux a dit : « Tu ne feras aucun travail » (Exode 20, 10), ni toi ni ta bête ?
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: מַנִּיחוֹ עָלֶיהָ כְּשֶׁהִיא מְהַלֶּכֶת. וְהָא אִי אֶפְשָׁר דְּלָא קָיְימָא לְהַשְׁתִּין מַיִם וּלְהַטִּיל גְּלָלִים, וְאִיכָּא עֲקִירָה וְהַנָּחָה! כְּשֶׁהִיא מְהַלֶּכֶת — מַנִּיחוֹ עָלֶיהָ, כְּשֶׁהִיא עוֹמֶדֶת — נוֹטְלוֹ הֵימֶנָּה. אִי הָכִי, אֲפִילּוּ חֲבֵרוֹ נָמֵי!Rav Ada bar Ahava a dit : il la pose sur l'ânesse pendant qu'elle marche, de sorte que la bête n'a pas soulevé la charge. Mais il est impossible qu'elle ne s'arrête pas pour uriner et pour déféquer, et il y a alors soulèvement et dépôt de la charge, lorsqu'elle se remet en marche ! Lorsqu'elle marche, il la pose sur elle ; lorsqu'elle s'arrête, il la lui retire. S'il en est ainsi, que cela soit permis même sur son prochain : qu'il la pose sur lui en marche, puisqu'il n'y a ni soulèvement ni dépôt !
- אָמַר רַב פָּפָּא: כׇּל שֶׁבְּגוּפוֹ חַיָּיב חַטָּאת — בַּחֲבֵרוֹ פָּטוּר אֲבָל אָסוּר, כׇּל שֶׁחֲבֵרוֹ פָּטוּר אֲבָל אָסוּר — בַּחֲמוֹרוֹ מוּתָּר לְכַתְּחִלָּה.Rav Pappa a dit : tout acte pour lequel, de sa propre personne, on est passible d'un 'hatat (sacrifice expiatoire), l'accomplir par son prochain rend pétour (exempt) mais reste interdit ; tout acte qui, par son prochain, rend pétour mais reste interdit, l'accomplir par son âne est permis d'emblée.
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: הָיְתָה חֲבִילָתוֹ מוּנַּחַת לוֹ עַל כְּתֵיפוֹ — רָץ תַּחְתֶּיהָ עַד שֶׁמַּגִּיעַ לְבֵיתוֹ. דַּוְקָא רָץ, אֲבָל קַלִּי קַלִּי — לָא.Rav Ada bar Ahava a dit : celui dont, à l'entrée du Chabbat, le paquet reposait sur son épaule court sous sa charge jusqu'à ce qu'il arrive chez lui. On en déduit : précisément en courant ; mais tout doucement, non.
- מַאי טַעְמָא? — כֵּיוָן דְּלֵית לֵיהּ הֶיכֵּירָא, אָתֵי לְמִיעְבַּד עֲקִירָה וְהַנָּחָה. סוֹף סוֹף, כִּי מָטֵי לְבֵיתֵיהּ אִי אֶפְשָׁר דְּלָא קָאֵי פּוּרְתָּא, וְקָמְעַיֵּיל מֵרְשׁוּת הָרַבִּים לִרְשׁוּת הַיָּחִיד! דְּזָרֵיק לֵיהּ כִּלְאַחַר יָד.Quelle en est la raison ? Puisqu'il n'a pas de signe distinctif lui rappelant le Chabbat, il en viendrait à faire soulèvement et dépôt en s'arrêtant. Quoi qu'il en soit, lorsqu'il arrive chez lui, il est impossible qu'il ne s'arrête pas un peu, et il fait alors entrer l'objet du domaine public au domaine privé ! Il le jette de façon inhabituelle, et ce n'est donc pas un transport interdit par la Torah.
- אָמַר רָמֵי בַּר חָמָא: הַמְחַמֵּר אַחֵר בְּהֶמְתּוֹ בְּשַׁבָּת, בְּשׁוֹגֵג — חַיָּיב חַטָּאת, בְּמֵזִיד — חַיָּיב סְקִילָה. מַאי טַעְמָא? אָמַר רָבָא: דְּאָמַר קְרָא: ״לֹא תַעֲשֶׂה כׇל מְלָאכָה אַתָּה וּבְהֶמְתֶּךָ״ — בְּהֶמְתּוֹ דּוּמְיָא דִידֵיהּ: מָה הוּא — בְּשׁוֹגֵג חַיָּיב חַטָּאת, בְּמֵזִיד חַיָּיב סְקִילָה. אַף בְּהֶמְתּוֹ נָמֵי — בְּשׁוֹגֵג חַיָּיב חַטָּאת, בְּמֵזִיד חַיָּיב סְקִילָה.Rami bar 'Hama a dit : celui qui conduit sa bête chargée le Chabbat : par inadvertance, il est 'hayav (passible) d'un 'hatat (sacrifice expiatoire) ; volontairement, il est passible de lapidation. Quelle en est la raison ? Rava a dit : car le verset dit : « Tu ne feras aucun travail, toi et ta bête » (Exode 20, 10) : sa bête est semblable à lui-même. De même que lui, par inadvertance, est passible d'un 'hatat, et volontairement, passible de lapidation, de même pour sa bête aussi : par inadvertance, il est passible d'un 'hatat, volontairement, passible de lapidation.
- אָמַר רָבָא, שְׁתֵּי תְּשׁוּבוֹת בְּדָבָר: חֲדָא, דִּכְתִיב: ״תּוֹרָה אַחַת יִהְיֶה לָכֶם לָעוֹשֶׂה בִּשְׁגָגָה וְהַנֶּפֶשׁ אֲשֶׁר תַּעֲשֶׂה בְּיָד רָמָה״ — הוּקְּשָׁה כָּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ לַעֲבוֹדָה זָרָה: מָה עֲבוֹדָה זָרָה דְּעָבֵיד מַעֲשֶׂה בְּגוּפֵיהּ, הָכָא נָמֵי עַד דְּעָבֵיד מַעֲשֶׂה בְּגוּפֵיהּ.Rava a dit : il y a deux réfutations à ce propos. La première, comme il est écrit : « Une seule loi sera pour vous, pour celui qui agit par inadvertance… et l'âme qui agira à main levée » (Nombres 15, 29-30) : toute la Torah a été rapprochée de l'idolâtrie. De même que l'idolâtrie n'entraîne la culpabilité que s'il accomplit un acte de son corps, ici aussi, il n'est coupable que s'il accomplit un acte de son corps.
- וְעוֹד, תְּנַן: הַמְחַלֵּל אֶת הַשַּׁבָּת בְּדָבָר שֶׁחַיָּיבִין עַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת וְעַל זְדוֹנוֹ סְקִילָה. מִכְּלָל דְּאִיכָּא מִידֵּי דְּאֵין חַיָּיבִין עַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת וְלֹא עַל זְדוֹנוֹ סְקִילָה,Et de plus, nous avons appris dans une Michna : celui qui profane le Chabbat par une chose pour laquelle on est passible, en cas d'inadvertance, d'un 'hatat et, en cas d'acte volontaire, de lapidation. On en déduit donc qu'il existe quelque chose pour quoi l'on n'est passible ni d'un 'hatat en cas d'inadvertance, ni de lapidation en cas d'acte volontaire ;
- וּמַאי נִיהוּ, ״לָאו״ דִּמְחַמֵּר? לָא, תְּחוּמִין וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא, וְהַבְעָרָה אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹסֵי.et de quoi s'agit-il ? N'est-ce pas de l'interdit de conduire une bête chargée ? Non, il s'agit des te'houmim (limites de déplacement du Chabbat), selon Rabbi Akiva, pour qui c'est un interdit de la Torah sans ces sanctions, et de l'allumage du feu, selon Rabbi Yossé, pour qui il n'est passible que d'un simple interdit.
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