Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נִיפְרוֹס סוּדָרָא — אָתֵי לִידֵי סְחִיטָה. נְכַסְּיֵיהּ בְּנִכְתְּמָא — זִימְנִין דְּמִיפְּסַק, וְאָתֵי לְמִקְטְרֵיהּ. הִלְכָּךְ לָא אֶפְשָׁר.Si l'on dit : qu'on étende un linge sur la cruche, on en viendra à l'essorer. Qu'on la couvre d'un couvercle : parfois il se détache, et l'on en viendra à le nouer. C'est pourquoi ce n'est pas possible.
- וַאֲמַר לֵיהּ רַבָּא בַּר רַב חָנָן לְאַבָּיֵי: תְּנַן לֹא מְסַפְּקִין, וְלֹא מְטַפְּחִין, וְלֹא מְרַקְּדִין בְּיוֹם טוֹב. וְקָא חָזֵינַן דְּעָבְדִין, וְלָא אָמְרִינַן לְהוּ וְלָא מִידֵּי! וּלְטַעְמָיךְ, הָא דְּאָמַר רַבָּא: לָא לִיתִּיב אִינִישׁ אַפּוּמָּא דְלֶחְיָיא, דִילְמָא מִיגַּנְדַּר לֵיהּ חֵפֶץ וְאָתֵי לְאֵיתוֹיֵי, וְהָא קָא חָזֵינַן נְשֵׁי דְּמַיְתְיָין חַצְבֵי וְיָתְבָן אַפּוּמָּא דִמְבוֹאָה, וְלָא אָמְרִינַן לְהוּ וְלָא מִידֵּי! אֶלָּא: הַנַּח לְיִשְׂרָאֵל, מוּטָב שֶׁיְּהוּ שׁוֹגְגִין וְאַל יְהוּ מְזִידִין.Et Rava bar Rav 'Hanan a dit à Abayé : Nous avons appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna) : On ne frappe pas des mains, on ne se frappe pas la poitrine et on ne danse pas à Yom Tov (jour de fête). Or nous voyons qu'on le fait, et nous ne leur disons rien ! Et selon ton raisonnement, ce qu'a dit Rava : Qu'un homme ne s'assoie pas à l'entrée, près du poteau marquant la limite de l'impasse, de peur qu'un objet ne lui échappe en roulant et qu'il n'en vienne à le rapporter ; or nous voyons des femmes qui apportent des cruches et s'assoient à l'entrée de l'impasse, et nous ne leur disons rien ! Mais : Laisse Israël ; il vaut mieux qu'ils soient dans l'erreur plutôt que délibérément fautifs.
- סְבוּר מִינָּה הָנֵי מִילֵּי בִּדְרַבָּנַן, אֲבָל בִּדְאוֹרָיְיתָא — לָא. וְלָא הִיא, לָא שְׁנָא בִּדְרַבָּנַן וְלָא שְׁנָא בִּדְאוֹרָיְיתָא. דְּהָא תּוֹסֶפֶת דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים דְּאוֹרָיְיתָא הִיא, וְקָא חָזֵינַן לְהוּ דְּקָאָכְלִי וְשָׁתוּ עַד שֶׁתֶּחְשַׁךְ וְלָא אָמְרִינַן לְהוּ וְלָא מִידֵּי.Ils en ont déduit que cela ne vaut que pour les interdits rabbiniques, mais non pour ceux de la Torah. Mais il n'en est rien : il n'y a pas de différence entre les interdits rabbiniques et ceux de la Torah. Car l'ajout de temps profane à Yom Kippour est de la Torah, et nous les voyons manger et boire jusqu'à la tombée de la nuit, et nous ne leur disons rien.
- וְכֵן אִשָּׁה מֵחֲבֶירְתָּהּ כִּכָּרוֹת. בְּשַׁבָּת הוּא דַּאֲסִיר, אֲבָל בְּחוֹל — שַׁפִּיר דָּמֵי? לֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּהִלֵּל, דִּתְנַן: וְכֵן הָיָה הִלֵּל אוֹמֵר: לֹא תַּלְוֶה אִשָּׁה כִּכָּר לַחֲבֶירְתָּהּ עַד שֶׁתַּעֲשֶׂנָּה דָּמִים, שֶׁמָּא יוּקְּרוּ חִטִּין וְנִמְצְאוּ בָּאוֹת לִידֵי רִבִּית!La Michna a dit : Et de même la femme à sa voisine, des pains. C'est le Chabbat que c'est interdit de dire « prête-moi », mais en semaine, c'est bien permis ? Dirons-nous que la Michna n'est pas conforme à Hillel ? Car nous avons appris : Et ainsi Hillel disait : Une femme ne prêtera pas un pain à sa voisine avant d'en avoir fixé la valeur, de peur que le blé n'enchérisse et qu'elles n'en viennent à l'intérêt !
- אֲפִילּוּ תֵּימָא הִלֵּל, הָא — בְּאַתְרָא דְּקִיץ דְּמַיְהוּ, הָא — בְּאַתְרָא דְּלָא קִיץ דְּמַיְהוּ.Tu peux même dire que c'est Hillel : celle-ci, notre Michna, parle d'un lieu où le prix est fixé ; celle-là, d'un lieu où le prix n'est pas fixé.
- וְאִם אֵינוֹ מַאֲמִינוֹ. אִיתְּמַר הַלְווֹאַת יוֹם טוֹב, רַב יוֹסֵף אָמַר: לֹא נִיתְּנָה לִיתָּבַע, וְרַבָּה אָמַר: נִיתְּנָה לִיתָּבַע. רַב יוֹסֵף אָמַר לֹא נִיתְּנָה לִיתָּבַע: דְּאִי אָמַרְתָּ נִיתְּנָה לִיתָּבַע — אָתֵי לְמִיכְתַּב. רַבָּה אָמַר נִיתְּנָה לִיתָּבַע: דְּאִי אָמְרַתְּ לֹא נִיתְּנָה — לָא יָהֵיב לֵיהּ וְאָתֵי לְאִימְּנוֹעֵי מִשִּׂמְחַת יוֹם טוֹב.La Michna a dit : Et s'il ne lui fait pas confiance. Il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) au sujet du prêt de Yom Tov : Rav Yosef a dit : Il n'a pas été donné pour être réclamé en justice ; et Rabba a dit : Il a été donné pour être réclamé. Rav Yosef a dit qu'il n'a pas été donné pour être réclamé : car si tu dis qu'il a été donné pour être réclamé, on en viendra à écrire. Rabba a dit qu'il a été donné pour être réclamé : car si tu dis qu'il n'a pas été donné pour être réclamé, il ne lui donnera rien, et l'on en viendra à se priver de la joie de Yom Tov.
- תְּנַן אִם אֵינוֹ מַאֲמִינוֹ — מַנִּיחַ טַלִּיתוֹ אֶצְלוֹ: אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא לֹא נִיתְּנָה לִיתָּבַע — מִשּׁוּם הָכִי מַנִּיחַ טַלִּיתוֹ אֶצְלוֹ וְעוֹשֶׂה עִמּוֹ חֶשְׁבּוֹן לְאַחַר שַׁבָּת. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ נִיתְּנָה לִיתָּבַע, אַמַּאי מַנִּיחַ טַלִּיתוֹ אֶצְלוֹ? לִיתֵּן לֵיהּ וְלִתְבְּעֵיהּ! אָמַר: לָא בָּעֵינָא דְּלֵיקוּם בְּדִינָא וְדַיָּינָא.Nous avons appris : S'il ne lui fait pas confiance, il laisse son manteau chez lui. Si tu dis qu'il n'a pas été donné pour être réclamé, c'est bien : à cause de cela, il laisse son manteau chez lui et fait les comptes avec lui après le Chabbat. Mais si tu dis qu'il a été donné pour être réclamé, pourquoi laisse-t-il son manteau chez lui ? Qu'il lui donne et qu'il le lui réclame ! Il dit : Je ne veux pas me présenter en justice devant les juges.
- מֵתִיב רַב אִידִי בַּר אָבִין: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַפָּרָה וְחִילְּקָהּ בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה. אִם הָיָה חֹדֶשׁ מְעוּבָּר — מְשַׁמֵּט. וְאִם לָאו — אֵינוֹ מְשַׁמֵּט.Rav Idi bar Avin a objecté : Celui qui abat la vache et la partage à Roch Hachana de l'année qui suit la chemita (année sabbatique) : si le mois a été plein, de trente jours, la chemita annule la dette ; sinon, elle ne l'annule pas.
- וְאִי לֹא נִיתְּנָה לִיתָּבַע — מַאי ״מְשַׁמֵּט״? שָׁאנֵי הָתָם דְּאִיגַּלַּאי מִילְּתָא דְּחוֹל הוּא.Et s'il n'a pas été donné pour être réclamé, que signifie « annule » ? Là-bas, c'est différent, car il est apparu que c'était un jour profane.
- תָּא שְׁמַע מִסֵּיפָא: אִם לָאו — אֵינוֹ מְשַׁמֵּט. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא נִיתְּנָה לִיתָּבַע — הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״אֵינוֹ מְשַׁמֵּט״. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ לֹא נִיתְּנָה לִיתָּבַע, אַמַּאי אֵינוֹ מְשַׁמֵּט? דְּאִי יָהֵיב לֵיהּ — שָׁקֵיל.Viens et entends une preuve de la dernière partie : Sinon, elle n'annule pas. Si tu dis qu'il a été donné pour être réclamé, c'est bien : c'est ce qui est enseigné, « elle n'annule pas ». Mais si tu dis qu'il n'a pas été donné pour être réclamé, pourquoi n'annule-t-elle pas ? Le sens est que, s'il lui donne, il prend.
- מִכְּלָל דְּרֵישָׁא אִי יָהֵיב לֵיהּ — לָא שָׁקֵיל?! רֵישָׁא — צָרִיךְ לְמֵימַר לֵיהּ ״מְשַׁמֵּט אֲנִי״, סֵיפָא — לָא צָרִיךְ לְמֵימַר לֵיהּ ״מְשַׁמֵּט אֲנִי״. כְּדִתְנַן: הַמַּחֲזִיר חוֹב בַּשְּׁבִיעִית, יֹאמַר לוֹ: ״מְשַׁמֵּט אֲנִי״.Faut-il en déduire que dans la première partie, s'il lui donne, il ne prend pas ?! Dans la première partie, il doit lui dire : « J'annule » ; dans la dernière partie, il n'a pas besoin de lui dire : « J'annule ». Comme nous l'avons appris : Celui qui rembourse une dette pendant la chemita, que le créancier lui dise : « J'annule ».
- וְאִם אָמַר לוֹ ״אַף עַל פִּי כֵן״ — יְקַבֵּל מִמֶּנּוּ, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְזֶה דְּבַר הַשְּׁמִטָּה״.Et s'il lui dit : « Malgré cela », qu'il accepte de lui, car il est dit : « Et voici la parole de la chemita » (Deutéronome 15, 2).
- רַב אַוְיָא שָׁקֵיל מַשְׁכּוֹנָא. רַבָּה בַּר עוּלָּא מִיעָרַם אִיעָרוֹמֵי.Rav Avia prenait un gage. Rabba bar Oulla usait d'un stratagème.
- וְכֵן עֶרֶב פֶּסַח. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַקְדִּישׁ אָדָם פִּסְחוֹ בְּשַׁבָּת, וַחֲגִיגָתוֹ בְּיוֹם טוֹב. נֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: וְכֵן עֶרֶב פֶּסַח בִּירוּשָׁלַיִם שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת מַנִּיחַ טַלִּיתוֹ אֶצְלוֹ, וְנוֹטֵל אֶת פִּסְחוֹ וְעוֹשֶׂה עִמּוֹ חֶשְׁבּוֹן לְאַחַר יוֹם טוֹב.La Michna a dit : Et de même la veille de Pessa'h. Rabbi Yo'hanan a dit : Un homme consacre son agneau pascal le Chabbat, et son offrande de fête à Yom Tov. Dirons-nous que cela le soutient : Et de même, la veille de Pessa'h à Jérusalem, lorsqu'elle tombe un Chabbat, il laisse son manteau chez lui, prend son agneau pascal, et fait les comptes avec lui après le Yom Tov ?
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בְּמַמְנֶה אֲחֵרִים עִמּוֹ עַל פִּסְחוֹ, דְּמֵעִיקָּרָא מִיקַּדַּשׁ וְקָאֵי.De quoi s'agit-il ici ? De celui qui inscrit d'autres personnes avec lui sur son agneau pascal, qui, dès l'origine, est déjà consacré.
- וְהָא אֲנַן תְּנַן: אֵין נִמְנִין עַל הַבְּהֵמָה בַּתְּחִילָּה בְּיוֹם טוֹב! שָׁאנֵי הָכָא, כֵּיוָן דְּרָגִיל אֶצְלוֹ — כְּמַאן דְּאִימְּנִי בֵּיהּ מֵעִיקָּרָא דָּמֵי.Mais n'avons-nous pas appris : On ne s'inscrit pas initialement sur un animal à Yom Tov ! Ici, c'est différent : puisqu'il a l'habitude de venir chez lui, il est comme s'il s'y était inscrit dès l'origine.
- וְהָא תָּנֵי רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: הוֹלֵךְ אָדָם אֵצֶל רוֹעֶה הָרָגִיל אֶצְלוֹ וְנוֹתֵן לוֹ טָלֶה לְפִסְחוֹ וּמַקְדִּישׁוֹ וְיוֹצֵא בּוֹ! הָתָם נָמֵי, כֵּיוָן דְּרָגִיל אֶצְלוֹ — אַקְדּוֹשֵׁי [מַקְדֵּישׁ] לֵיהּ מֵעִיקָּרָא. וְהָא ״מַקְדִּישׁ״ קָתָנֵי? הֶקְדֵּשׁ עִילּוּי מִדְּרַבָּנַן.Mais Rabbi Hochaya a enseigné : Un homme va chez le berger chez qui il a l'habitude d'aller, celui-ci lui donne un agneau pour son agneau pascal, il le consacre et s'acquitte avec lui ! Là aussi, puisqu'il a l'habitude de venir chez lui, le berger [le consacre] dès l'origine. Mais il est enseigné : « il le consacre » ? C'est une consécration de surcroît, d'ordre rabbinique.
- וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי? וְהָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כִּסְתַם מִשְׁנָה, וּתְנַן: לֹא מַקְדִּישִׁין, וְלֹא מַעֲרִיכִין, וְלֹא מַחֲרִימִין, וְלֹא מַגְבִּיהִין תְּרוּמוֹת וּמַעַשְׂרוֹת, כׇּל אֵלּוּ — בְּיוֹם טוֹב אָמְרוּ, קַל וָחוֹמֶר בְּשַׁבָּת! לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּחוֹבוֹת שֶׁקָּבוּעַ לָהֶן זְמַן, כָּאן — בְּחוֹבוֹת שֶׁאֵין קָבוּעַ לָהֶן זְמַן.Mais Rabbi Yo'hanan a-t-il vraiment dit cela ? Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : La halakha (règle pratique) est conforme à une Michna anonyme ; et nous avons appris : On ne consacre pas, on ne fait pas de vœu d'estimation, on ne voue pas à l'interdit, on ne prélève pas la terouma (prélèvement donné au Cohen) ni les dîmes. Tout cela, on l'a dit à propos de Yom Tov ; à plus forte raison le Chabbat ! Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'obligations à date fixe ; là, d'obligations sans date fixe.
- מַתְנִי׳ מוֹנֶה אָדָם אֶת אוֹרְחָיו וְאֶת פַּרְפְּרוֹתָיו מִפִּיו, אֲבָל לֹא מִן הַכְּתָב. מֵפִיס אָדָם עִם בָּנָיו וְעִם בְּנֵי בֵיתוֹ עַל הַשּׁוּלְחָן, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתְכַּוֵּין לַעֲשׂוֹת מָנָה גְּדוֹלָה כְּנֶגֶד מָנָה קְטַנָּה. וּמְטִילִין חֲלָשִׁין עַל הַקֳּדָשִׁים בְּיוֹם טוֹב, אֲבָל לֹא עַל הַמָּנוֹת.MICHNA. Un homme compte ses hôtes et ses mets fins de mémoire, mais non d'après un écrit. Un homme tire au sort avec ses enfants et les gens de sa maison à table, à condition de ne pas avoir l'intention de mettre une grande part face à une petite part. Et on tire au sort les offrandes à Yom Tov entre les Cohanim, mais non les parts.
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