Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא מִיפְלָג פְּלִיג עִילָּוֵיהּ, דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מַעֲלִין אֶת הַמְדוּמָּע בְּאֶחָד וּמֵאָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: נוֹתֵן עֵינָיו בְּצַד זֶה וְאוֹכֵל מִצַּד אַחֵר.Or voici qu'il diverge de lui, car il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda dit : on prélève la mesure de terouma (prélèvement donné au Cohen) du mélange medoumâ (mêlé de terouma) dans la proportion d'un pour cent. Rabbi Chimon ben Elazar dit : il pose ses yeux d'un côté et il mange de l'autre côté.
- דְּרַבִּי יְהוּדָה עֲדִיפָא מִדְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר.Celle de Rabbi Yehouda va plus loin que celle de Rabbi Chimon ben Elazar : tous deux admettent le principe, mais Rabbi Yehouda ajoute que, le prélèvement ne réparant rien, on peut même l'effectuer le Chabbat.
- מַתְנִי׳ הָאֶבֶן שֶׁעַל פִּי הֶחָבִית — מַטָּהּ עַל צִדָּהּ, וְהִיא נוֹפֶלֶת. הָיְתָה בֵּין הֶחָבִיּוֹת — מַגְבִּיהָהּ וּמַטָּהּ עַל צִדָּהּ, וְהִיא נוֹפֶלֶת.MICHNA : La pierre qui est sur l'ouverture du tonneau : il le penche sur le côté et elle tombe. Si le tonneau était parmi les tonneaux, que la pierre pourrait briser, il le soulève pour l'en éloigner, le penche sur le côté et elle tombe.
- מָעוֹת שֶׁעַל הַכַּר — מְנַעֵר אֶת הַכַּר, וְהֵן נוֹפְלוֹת. הָיְתָה עָלָיו לִשְׁלֶשֶׁת — מְקַנְּחָהּ בִּסְמַרְטוּט. הָיְתָה שֶׁל עוֹר — נוֹתְנִין עָלֶיהָ מַיִם עַד שֶׁתִּכְלֶה.Des pièces de monnaie qui sont sur le coussin : il secoue le coussin et elles tombent. S'il y avait dessus une saleté (de la fiente, selon l'Aroukh), il l'essuie avec un chiffon, sans utiliser d'eau, en raison de l'interdit de laver. S'il était en cuir, on verse dessus de l'eau jusqu'à ce qu'elle disparaisse.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּשׁוֹכֵחַ, אֲבָל בְּמַנִּיחַ — נַעֲשָׂה בָּסִיס לְדָבָר הָאָסוּר.GUEMARA : Rav Houna a dit au nom de Rav : on ne l'a enseigné que dans le cas de celui qui oublie la pierre sur le tonneau ; mais dans le cas de celui qui la pose délibérément, le tonneau devient un support pour une chose interdite, et lui-même ne peut être déplacé.
- [הָיְתָה בֵּין הֶחָבִיּוֹת כּוּ׳.] מַאן תַּנָּא דְּכֹל הֵיכָא דְּאִיכָּא אִיסּוּרָא וְהֶיתֵּרָא — בְּהֶיתֵּרָא טָרְחִינַן, בְּאִיסּוּרָא לָא טָרְחִינַן?« Si elle était parmi les tonneaux », etc. Quel Tanna (Sage de l'époque de la Michna) enseigne que partout où il y a de l'interdit et du permis, nous nous donnons de la peine pour le permis, et nous ne nous donnons pas de la peine pour l'interdit ?
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל הִיא. דִּתְנַן: הַבּוֹרֵר קִטְנִית בְּיוֹם טוֹב, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: בּוֹרֵר אוֹכֶל וְאוֹכֵל. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: בּוֹרֵר כְּדַרְכּוֹ, בְּחֵיקוֹ וּבַתַּמְחוּי.Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : c'est Rabban Chimon ben Gamliel. Car nous avons appris (dans une Michna) : celui qui trie des légumineuses le jour de Yom Tov (jour de fête) : Beit Chammaï disent : il trie la nourriture et la mange. Et Beit Hillel disent : il trie à sa manière, dans son giron et dans le plat.
- וְתַנְיָא, אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁהָאוֹכֶל מְרוּבֶּה עַל הַפְּסוֹלֶת. אֲבָל פְּסוֹלֶת מְרוּבָּה עַל הָאוֹכֶל — דִּבְרֵי הַכֹּל בּוֹרֵר אוֹכֶל.Et il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabban Chimon ben Gamliel a dit : à quel propos ces paroles ont-elles été dites ? Lorsque la nourriture est plus abondante que le déchet. Mais si le déchet est plus abondant que la nourriture, de l'avis de tous, il trie la nourriture.
- וְהָא הָכָא, דְּכִי אוֹכֶל מְרוּבֶּה עַל הַפְּסוֹלֶת דָּמֵי!Mais voici qu'ici, c'est comme si la nourriture était plus abondante que le déchet ! Le tonneau de vin dépasse de beaucoup la pierre, et l'on devrait donc pouvoir ôter la pierre.
- הָכָא נָמֵי, כֵּיוָן דְּאִי בָּעֵי לְמִישְׁקַל, לָא מִשְׁתְּקִיל לֵיהּ יַיִן עַד דְּשָׁקֵיל לַהּ לְאֶבֶן — כִּפְסוֹלֶת מְרוּבָּה עַל הָאוֹכֶל דָּמֵי.Ici aussi, puisque, s'il veut prendre du vin, le vin ne peut être pris tant qu'il n'a pas enlevé la pierre, c'est comme si le déchet était plus abondant que la nourriture.
- הָיְתָה בֵּין הֶחָבִיּוֹת — מַגְבִּיהַּ. תַּנְיָא, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הָיְתָה הֶחָבִית מוּנַּחַת בָּאוֹצָר, אוֹ שֶׁהָיוּ כְּלֵי זְכוּכִית מוּנָּחִין תַּחְתֶּיהָ — מַגְבִּיהָה לְמָקוֹם אַחֵר, וּמַטָּהּ עַל צִדָּהּ, וְהִיא נוֹפֶלֶת, וְנוֹטֵל הֵימֶנָּה מַה שֶּׁצָּרִיךְ לוֹ, וּמַחְזִירָה לִמְקוֹמָהּ.« Si elle était parmi les tonneaux, il soulève. » Il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Yossé dit : si le tonneau était posé dans le cellier, parmi d'autres, ou si des ustensiles de verre étaient posés sous lui, il le soulève vers un autre endroit, le penche sur le côté et elle tombe ; il en prend ce dont il a besoin et le remet à sa place.
- מָעוֹת שֶׁעַל הַכַּר. אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּשׁוֹכֵחַ, אֲבָל בְּמַנִּיחַ — נַעֲשָׂה בָּסִיס לְדָבָר הָאָסוּר.« Des pièces de monnaie qui sont sur le coussin. » Rav 'Hiya bar Achi a dit au nom de Rav : on ne l'a enseigné que dans le cas de celui qui oublie ; mais dans le cas de celui qui les pose délibérément, le coussin devient un support pour une chose interdite.
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לְצוֹרֶךְ גּוּפוֹ, אֲבָל לְצוֹרֶךְ מְקוֹמוֹ — מְטַלְטְלוֹ וְעוֹדָן עָלָיו. וְכֵן תָּנֵי חִיָּיא בַּר רַב מִדִּיפְתִּי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לְצוֹרֶךְ גּוּפוֹ, אֲבָל לְצוֹרֶךְ מְקוֹמוֹ — מְטַלְטְלוֹ וְעוֹדָן עָלָיו.Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : on ne l'a enseigné que pour le besoin de la chose elle-même (on a besoin du coussin), mais pour le besoin de sa place, il le déplace alors qu'elles sont encore dessus. Et de même, 'Hiya bar Rav de Difti a enseigné : on ne l'a enseigné que pour le besoin de la chose elle-même, mais pour le besoin de sa place, il le déplace alors qu'elles sont encore dessus.
- מָעוֹת שֶׁעַל הַכַּר מְנַעֵר וְכוּ׳. אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: שָׁכַח אַרְנָקִי בֶּחָצֵר — מַנִּיחַ עָלֶיהָ כִּכָּר אוֹ תִּינוֹק וּמְטַלְטְלָהּ. אָמַר רַב יִצְחָק: שָׁכַח לְבֵינָה בֶּחָצֵר — מַנִּיחַ עָלֶיהָ כִּכָּר אוֹ תִּינוֹק, וּמְטַלְטְלָהּ. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בַּר שֵׁילָא אָמַר רַבִּי אַסִּי: פַּעַם אַחַת שָׁכְחוּ דִּסַקַּיָּא מְלֵאָה מָעוֹת בִּסְרַטְיָא, וּבָאוּ וְשָׁאֲלוּ אֶת רַבִּי יוֹחָנָן, וְאָמַר לָהֶן: הַנִּיחוּ עָלֶיהָ כִּכָּר אוֹ תִּינוֹק, וְטַלְטְלוּהָ.« Des pièces de monnaie qui sont sur le coussin, il secoue », etc.
Rabbi Ochaya a dit : s'il a oublié une bourse dans la cour, il pose dessus une miche de pain ou un enfant et il la déplace. La bourse devient ainsi un support pour une chose permise.
Rav Its'hak a dit : s'il a oublié une brique dans la cour, il pose dessus une miche de pain ou un enfant et il la déplace.
Rabbi Yehouda bar Chila a dit au nom de Rabbi Assi : une fois, ils ont oublié un diskaya (sac) plein de pièces sur la grand-route ; ils sont venus interroger Rabbi Yo'hanan, et il leur a dit : posez dessus une miche de pain ou un enfant et déplacez-le. - אָמַר מָר זוּטְרָא: הִלְכְתָא כְּכׇל הָנֵי שְׁמַעְתָּתָא בְּשׁוֹכֵחַ. רַב אָשֵׁי אָמַר: אֲפִילּוּ שֹׁכֵחַ נָמֵי [לָא] — וְלֹא אָמְרוּ כִּכָּר אוֹ תִּינוֹק אֶלָּא לְמֵת בִּלְבַד.Mar Zoutra a dit : la halakha (règle pratique) est conforme à tous ces enseignements dans le cas de celui qui oublie, mais non de celui qui a laissé l'objet délibérément. Rav Achi a dit : même celui qui oublie, non ; et ils n'ont parlé de la miche de pain ou de l'enfant que pour un mort uniquement.
- אַבָּיֵי מַנַּח כַּפָּא אַכִּיפֵי. רָבָא מַנַּח סַכִּינָא אַבַּר יוֹנָה וּמְטַלְטְלָהּ. אָמַר רַב יוֹסֵף: כַּמָּה חַרִּיפָן שְׁמַעְתָּתָא דְּדַרְדַּקֵּי! אֵימַר דַּאֲמוּר רַבָּנַן בְּשׁוֹכֵחַ, לְכַתְּחִילָּה מִי אֲמוּר?!Abayé posait une cuiller sur des gerbes, pour pouvoir déplacer celles-ci. Rava posait un couteau sur un pigeonneau et le déplaçait. Rav Yossef a dit : comme ils sont subtils, les enseignements des écoliers ! Dis que les Sages l'ont dit dans le cas de celui qui oublie ; l'ont-ils dit a priori ?
- אָמַר אַבָּיֵי: אִי לָאו דְּאָדָם חָשׁוּב אֲנָא, כַּפָּא אַכִּיפֵי לְמָה לִי? הָא חֲזוּ לְמִיזְגָּא עֲלַיְיהוּ!Abayé a dit : si je n'étais pas un homme important, à quoi me servirait une cuiller sur des gerbes ? Elles sont bien aptes à ce qu'on s'y accoude ! Je pourrais donc les déplacer sans la cuiller.
- אָמַר רָבָא: אֲנָא, אִי לָאו דְּאָדָם חָשׁוּב אֲנָא — סַכִּינָא אַבַּר יוֹנָה לְמָה לִי? הָא חֲזֵי לִי לְאוּמְצָא.Rava a dit : moi, si je n'étais pas un homme important, à quoi me servirait un couteau sur un pigeonneau ? Il est bien apte, pour moi, à être mangé en oumtsa (viande crue) !
- טַעְמָא דַּחֲזֵי לְאוּמְצָא, הָא לָא חֲזֵי לְאוּמְצָא — לָא. לְמֵימְרָא דְּרָבָא כְּרַבִּי יְהוּדָה סְבִירָא לֵיהּ?La raison est qu'il est apte à être mangé cru ; mais s'il n'était pas apte à être mangé cru, non. Est-ce à dire que Rava pense comme Rabbi Yehouda, qui interdit de déplacer ce qui, destiné à l'homme, ne convient plus qu'aux animaux ?
- וְהָאָמַר רָבָא לְשַׁמָּעֵיהּ: טְוִוי לִי בַּר אֲווֹזָא, וּשְׁדִי מֵיעֵיהּ לְשׁוּנָּרָא.Mais Rava n'a-t-il pas dit à son serviteur un jour de Yom Tov : rôtis-moi un oison et jette ses entrailles au chat ?
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