Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי אִירְיָא אֶבֶן, אֲפִילּוּ דִּינָר נָמֵי! אַלְּמָה אָמַר רָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא אֶבֶן, אֲבָל דִּינָר — אָסוּר! אֶבֶן, אִי נָפְלָה (לַהּ) — לָא אָתֵי אֲבוּהּ לְאֵיתוֹיֵי. דִּינָר, אִי נָפֵיל — אָתֵי אֲבוּהּ לְאֵתוֹיֵי.pourquoi spécifiquement une pierre ? Même un dinar aussi devrait être permis ! Pourquoi donc Rava a-t-il dit : on ne l'a enseigné que pour une pierre, mais pour un dinar, c'est interdit ? Une pierre, si elle tombe, son père ne viendra pas à la porter ; un dinar, s'il tombe, son père viendra à le porter. Les Sages ont donc décrété pour le dinar.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרָבָא: הַמּוֹצִיא כֵּלָיו מְקוּפָּלִים וּמוּנָּחִים עַל כְּתֵפוֹ, וְסַנְדָּלָיו וְטַבְּעוֹתָיו בְּיָדוֹ — חַיָּיב. וְאִם הָיָה מְלוּבָּשׁ בָּהֶן — פָּטוּר.Il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à Rava : celui qui fait sortir ses vêtements pliés et posés sur son épaule, ses sandales et ses bagues dans sa main, est 'hayav (passible). Mais s'il en était vêtu, il est pétour (exempt), car ils lui sont accessoires.
- הַמּוֹצִיא אָדָם וְכֵלָיו עָלָיו, וְסַנְדָּלָיו בְּרַגְלָיו, וְטַבְּעוֹתָיו בְּיָדָיו — פָּטוּר, וְאִילּוּ הוֹצִיאָן כְּמוֹת שֶׁהֵן — חַיָּיב.Celui qui fait sortir un homme, ses vêtements sur lui, ses sandales à ses pieds et ses bagues à ses mains, est exempt ; mais s'il les a fait sortir tels quels (l'homme les tenant sans les porter), il est passible, conformément à Rava.
- כַּלְכַּלָּה וְהָאֶבֶן בְּתוֹכָהּ. וְאַמַּאי? תֶּיהְוֵי כַּלְכָּלָה בָּסִיס לְדָבָר הָאָסוּר! אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָכָא בְּכַלְכַּלָּה מְלֵאָה פֵּירוֹת עָסְקִינַן. וְלִישְׁדִּינְהוּ לְפֵירֵי, וְנִישְׁדֵּי לְאֶבֶן, וְנִינְקְטִינְהוּ בְּיָדַיִם! כִּדְרַבִּי אִלְעַי אָמַר רַב: בְּפֵירוֹת הַמִּיטַּנְּפִין, הָכָא נָמֵי: בְּפֵירוֹת הַמִּיטַּנְּפִין.La Michna enseigne : un panier avec une pierre à l'intérieur. Et pourquoi ? Que le panier soit un support pour une chose interdite ! Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : nous traitons ici d'un panier plein de fruits, qui sert donc de support à des choses permises. Mais qu'il jette les fruits, qu'il jette la pierre, et qu'il ramasse les fruits avec les mains ! Comme l'a dit Rabbi Ilaï au nom de Rav : il s'agit de fruits qui se salissent en tombant ; ici aussi, il s'agit de fruits qui se salissent.
- וְלִינַעֲרִינְהוּ נַעוֹרֵי! אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רָבָא: הָכָא בְּכַלְכַּלָּה פְּחוּתָה עָסְקִינַן, דְּאֶבֶן גּוּפָהּ נַעֲשֵׂית דּוֹפֶן לַכַּלְכַּלָּה.Mais qu'il les secoue jusqu'à dégager la pierre, pour la faire tomber seule ! Rav 'Hiya bar Achi a dit au nom de Rava : nous traitons ici d'un panier percé, où la pierre elle-même tient lieu de paroi au panier, en bouchant le trou.
- מְטַלְטְלִין תְּרוּמָה וְכוּ׳. אָמַר רַב חִסְדָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁטְּהוֹרָה לְמַטָּה וּטְמֵאָה לְמַעְלָה. אֲבָל טְהוֹרָה לְמַעְלָה וּטְמֵאָה לְמַטָּה — שָׁקֵיל לֵיהּ לִטְהוֹרָה וְשָׁבֵיק לֵיהּ לִטְמֵאָה.« On déplace la terouma », etc. Rav 'Hisda a dit : on ne l'a enseigné que lorsque la terouma tehora (pure) est en bas et la temé'a (impure, donc mouktsé, exclue de tout déplacement) en haut. Mais si la pure est en haut et l'impure en bas, il prend la pure et laisse l'impure.
- וְכִי טְהוֹרָה לְמַטָּה נָמֵי, לִישְׁדִּינְהוּ וְלִינְקְטִינְהוּ! אָמַר רַבִּי אִלְעַי אָמַר רַב: בְּפֵירוֹת הַמִּיטַּנְּפִין עָסְקִינַן.Et quand la pure est en bas aussi, qu'il les jette toutes et qu'il ramasse la pure ! Rabbi Ilaï a dit au nom de Rav : nous traitons de fruits qui se salissent.
- מֵיתִיבִי: מְטַלְטְלִין תְּרוּמָה טְמֵאָה עִם הַטְּהוֹרָה וְעִם הַחוּלִּין, בֵּין שֶׁטְּהוֹרָה לְמַעְלָה וּטְמֵאָה לְמַטָּה, בֵּין שֶׁטְּמֵאָה לְמַעְלָה וּטְהוֹרָה לְמַטָּה, תְּיוּבְתָּא דְּרַב חִסְדָּא!On a objecté (depuis une baraïta) : on déplace la terouma impure avec la pure et avec les 'houlin (produits profanes), que la pure soit en haut et l'impure en bas, ou que l'impure soit en haut et la pure en bas. C'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rav 'Hisda !
- אָמַר לְךָ רַב חִסְדָּא: מַתְנִיתִין — לְצוֹרֶךְ גּוּפוֹ, בָּרַיְיתָא — לְצוֹרֶךְ מְקוֹמוֹ.Rav 'Hisda te dira : la Michna parle d'un déplacement pour le besoin de la chose elle-même (on veut consommer la terouma pure), la baraïta pour le besoin de sa place (on veut dégager l'emplacement du récipient).
- מַאי דּוּחְקֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא לְאוֹקוֹמֵי מַתְנִיתִין לְצוֹרֶךְ גּוּפוֹ?Qu'est-ce qui a contraint Rav 'Hisda à établir la Michna comme parlant du besoin de la chose elle-même ? Pourquoi ne pas l'appliquer à tout cas ?
- אָמַר רָבָא: מַתְנִיתִין כְּווֹתֵיהּ דַּיְיקָא, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: מָעוֹת שֶׁעַל הַכַּר — מְנַעֵר אֶת הַכַּר וְהֵן נוֹפְלוֹת. וְאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לְצוֹרֶךְ גּוּפוֹ, אֲבָל לְצוֹרֶךְ מְקוֹמוֹ — מְטַלְטְלוֹ וְעוֹדָן עָלָיו. וּמִדְּסֵיפָא לְצוֹרֶךְ גּוּפוֹ — רֵישָׁא נָמֵי לְצוֹרֶךְ גּוּפוֹ.Rava a dit : la Michna se déduit précisément selon lui, car elle enseigne dans la suite : des pièces de monnaie qui sont sur le coussin : il secoue le coussin et elles tombent. Et Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : on ne l'a enseigné que pour le besoin de la chose elle-même (on a besoin du coussin), mais pour le besoin de sa place, il le déplace alors qu'elles sont encore dessus. Et puisque la fin parle du besoin de la chose elle-même, le début aussi parle du besoin de la chose elle-même.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף מַעֲלִין וְכוּ׳. וְאַמַּאי?! הָא קָא מְתַקֵּן!« Rabbi Yehouda dit : on prélève même », etc. Et pourquoi ? Voici qu'il répare ! Il rend en effet le mélange consommable, ce que les Sages ont interdit le Chabbat.
- רַבִּי יְהוּדָה כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר: תְּרוּמָה בְּעֵינַהּ מַחֲתָא.Rabbi Yehouda pense comme Rabbi Eliézer, qui a dit : la terouma est posée telle quelle, comme si elle ne s'était pas mêlée au reste ; celui qui la prélève ne répare donc rien.
- דִּתְנַן: סְאָה תְּרוּמָה שֶׁנָּפְלָה לְפָחוֹת מִמֵּאָה, וְנִדְמְעוּ, וְנָפַל מִן הַמְדוּמָּע לְמָקוֹם אַחֵר, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מְדַמַּעַת כִּתְרוּמַת וַדַּאי.Car nous avons appris (dans une Michna) : une se'a (mesure de capacité) de terouma qui est tombée dans moins de cent se'a de 'houlin, et ils sont devenus medoumâ (mélange interdit aux non-Cohanim), et du mélange est tombé en un autre endroit : Rabbi Eliézer dit : il transforme ce second tas en medoumâ comme de la terouma certaine.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין הַמְדוּמָּע מְדַמֵּעַ אֶלָּא לְפִי חֶשְׁבּוֹן.Et les Sages disent : le mélange ne rend medoumâ que selon la proportion de terouma qu'il contient.
- אֵימַר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְחוּמְרָא, לְקוּלָּא מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?!Dis que tu l'as entendu de Rabbi Eliézer pour la rigueur ; pour la souplesse, l'as-tu entendu ?
- אֶלָּא: הוּא דְּאָמַר כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, כְּדִתְנַן: סְאָה תְּרוּמָה שֶׁנָּפְלָה לְמֵאָה, וְלֹא הִסְפִּיק לְהַגְבִּיהַּ עַד שֶׁנָּפְלָה אַחֶרֶת — הֲרֵי זוֹ אֲסוּרָה. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר.Mais alors : c'est lui (Rabbi Yehouda) qui a dit cela comme Rabbi Chimon, ainsi que nous l'avons appris : une se'a de terouma qui est tombée dans cent se'a, et on n'a pas eu le temps de la prélever avant qu'une autre ne tombe : celle-ci est interdite. Et Rabbi Chimon le permet.
- וּמִמַּאי? דִילְמָא הָתָם בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר אַף עַל גַּב דְּנָפְלוּ בָּזֶה אַחַר זֶה — כְּמַאן דְּנָפַל בְּבַת אַחַת דָּמֵי. וְהָא לְחַמְשִׁין נְפַלָה, וְהָא לְחַמְשִׁין נְפַלָה. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: קַמַּיְיתָא בְּטִיל בִּמְאָה, וְהָא תִּיבְטֵיל בִּמְאָה וְחַד.Et d'où tires-tu cela ? Peut-être que là-bas, ils divergent sur ceci : le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) pense que, bien qu'elles soient tombées l'une après l'autre, c'est comme si elles étaient tombées en une seule fois : celle-ci est tombée dans cinquante et celle-là est tombée dans cinquante. Et Rabbi Chimon pense : la première s'est annulée dans cent, et celle-ci s'annulera dans cent un.
- אֶלָּא: הוּא דְּאָמַר כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר. דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: נוֹתֵן עֵינָיו בְּצַד זֶה, וְאוֹכֵל מִצַּד אַחֵר.Mais alors : c'est lui qui a dit cela comme Rabbi Chimon ben Elazar. Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Chimon ben Elazar dit : il pose ses yeux d'un côté du mélange, décidant d'y prélever plus tard, et il mange de l'autre côté. Le prélèvement ne répare donc rien.
- וּמִי סָבַר לֵיהּ כְּווֹתֵיהּ?Mais pense-t-il comme lui ?
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