Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בַּמֶּה מְגָרְרוֹ? אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: בְּגַב סַכִּין.Avec quoi le gratte-t-on ? (il s'agit du soulier neuf). Rabbi Abahou a dit : avec le dos d'un couteau, ce qui s'écarte de la manière habituelle de procéder.
- אֲמַר לֵיהּ הָהוּא סָבָא: סְמִי דִּידָךְ מִקַּמֵּי הָא דְתָנֵי רַבִּי חִיָּיא: אֵין מְגָרְרִין לֹא מִנְעָל חָדָשׁ וְלֹא מִנְעָל יָשָׁן, וְלֹא יָסוּךְ אֶת רַגְלוֹ שֶׁמֶן וְהוּא בְּתוֹךְ הַמִּנְעָל אוֹ בְּתוֹךְ הַסַּנְדָּל. אֲבָל סָךְ אֶת רַגְלוֹ שֶׁמֶן, וּמַנִּיחַ בְּתוֹךְ הַמִּנְעָל אוֹ בְּתוֹךְ הַסַּנְדָּל. וְסָךְ כׇּל גּוּפוֹ שֶׁמֶן, וּמִתְעַגֵּל עַל גַּבֵּי קַטְבֻלְיָא, וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.Un certain Ancien lui a dit (à Rabbi Abahou) : efface ton enseignement devant ce qu'a enseigné Rabbi 'Hiya : on ne gratte ni un soulier neuf ni un soulier vieux, et on n'enduira pas son pied d'huile alors qu'il est dans le soulier ou dans la sandale, car l'huile pénètre le cuir et le renforce, ce qui revient à le tanner. Mais on enduit son pied d'huile et on le place ensuite dans le soulier ou dans la sandale ; et on enduit d'huile tout son corps et on se roule sur un katboulya (tapis de cuir), sans s'en soucier.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא לְצַחְצְחוֹ, אֲבָל לְעַבְּדוֹ — אָסוּר.Rav 'Hisda a dit : on ne l'a enseigné que pour le lustrer (lorsqu'on veut seulement faire briller le cuir), mais pour le tanner, c'est interdit.
- לְעַבְּדוֹ, פְּשִׁיטָא? וְתוּ: לְצַחְצְחוֹ, מִי אִיכָּא מַאן דְּשָׁרֵי?La Guemara s'étonne : pour le tanner, c'est évident que c'est interdit, puisque le tannage est un travail interdit par la Torah ! Et de plus : pour le lustrer, y a-t-il quelqu'un qui le permette intentionnellement, le jour du Chabbat ?
- אֶלָּא, אִי אִיתְּמַר הָכִי אִיתְּמַר: אָמַר רַב חִסְדָּא, לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שִׁיעוּר לְצַחְצְחוֹ, אֲבָל שִׁיעוּר לְעַבְּדוֹ — אָסוּר.Mais alors, si cela a été dit, c'est ainsi que cela a été dit : Rav 'Hisda a dit : on ne l'a enseigné que lorsqu'on l'enduit d'une quantité suffisante seulement pour le lustrer, mais avec une quantité suffisante pour le tanner, c'est interdit, même si l'on n'a pas l'intention de tanner.
- תָּנוּ רַבָּנַן: לֹא יֵצֵא קָטָן בְּמִנְעָל גָּדוֹל, אֲבָל יוֹצֵא הוּא בְּחָלוּק גָּדוֹל.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : une petite personne ne sortira pas dans un soulier trop grand, de peur qu'il ne tombe et qu'elle en vienne à le porter dans le domaine public ; mais elle sort dans une tunique trop grande, qui ne risque pas de tomber.
- וְלֹא תֵּצֵא אִשָּׁה בְּמִנְעָל מְרוּפָּט, וְלֹא תַּחֲלוֹץ בּוֹ, וְאִם חָלְצָה — חֲלִיצָתָהּ כְּשֵׁרָה.Et une femme ne sortira pas dans un soulier déchiré sur le dessus, de crainte qu'on ne se moque d'elle, qu'elle ne l'enlève et ne le porte. Et elle n'accomplira pas la 'halitsa (cérémonie déliant la veuve sans enfant du lévirat) avec lui, car ce n'est pas un soulier convenable ; mais si elle a accompli la 'halitsa avec lui, sa 'halitsa est valable.
- וְאֵין יוֹצְאִין בְּמִנְעָל חָדָשׁ. בְּאֵיזֶה מִנְעָל אָמְרוּ — בְּמִנְעָל שֶׁל אִשָּׁה.Et on ne sort pas dans un soulier neuf, de peur qu'il n'aille pas et qu'on ne l'enlève pour le porter. De quel soulier ont-ils parlé ? D'un soulier de femme, car les femmes tiennent à ce que leur soulier soit parfaitement ajusté.
- תָּנֵי בַּר קַפָּרָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא יָצְאָה בּוֹ שָׁעָה אַחַת מִבְּעוֹד יוֹם, אֲבָל יָצְאָה בּוֹ מֵעֶרֶב שַׁבָּת — מוּתָּר.Bar Kappara a enseigné : on ne l'a enseigné que si elle n'est pas sortie avec lui une heure pendant qu'il faisait encore jour ; mais si elle est sortie avec lui la veille de Chabbat, et a ainsi constaté qu'il lui allait, c'est permis.
- תָּנֵי חֲדָא: שׁוֹמְטִין מִנְעָל מֵעַל גַּבֵּי אֵימוּס, וְתַנְיָא אִידַּךְ: אֵין שׁוֹמְטִין. לָא קַשְׁיָא: הָא — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, הָא — רַבָּנַן.Une baraïta a enseigné : on retire un soulier de dessus l'imous (la forme du cordonnier), et une autre baraïta a enseigné : on ne le retire pas. Ce n'est pas difficile : celle-ci, qui l'interdit, suit Rabbi Eliézer ; celle-là, qui le permet, suit les Rabbanan (les Sages).
- דִּתְנַן: מִנְעָל שֶׁעַל גַּבֵּי אֵימוּס, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר מְטַהֵר, וַחֲכָמִים מְטַמְּאִים.Car nous avons appris (dans une Michna) : un soulier qui est sur l'imous, Rabbi Eliézer le déclare tahor (pur, c'est-à-dire non susceptible d'impureté), car à ses yeux ce n'est pas encore un ustensile achevé, et les Sages le déclarent tamé (susceptible d'impureté), car à leurs yeux il est achevé. De même pour le Chabbat : selon les Sages, c'est un ustensile que l'on peut déplacer ; selon Rabbi Eliézer, non.
- הָנִיחָא לְרָבָא, דְּאָמַר: דָּבָר שֶׁמְּלַאכְתּוֹ לְאִיסּוּר, בֵּין לְצוֹרֶךְ גּוּפוֹ, בֵּין לְצוֹרֶךְ מְקוֹמוֹ — מוּתָּר, שַׁפִּיר.Cela se comprend bien selon Rava, qui a dit : un objet dont la fonction est interdite le jour du Chabbat peut être déplacé, que ce soit pour le besoin de lui-même (pour l'utiliser à un usage permis) ou pour le besoin de sa place : c'est permis. C'est juste : on peut déplacer l'imous pour dégager le soulier, ce qui est un besoin de sa place.
- אֶלָּא לְאַבָּיֵי, דְּאָמַר: לְצוֹרֶךְ גּוּפוֹ — מוּתָּר, לְצוֹרֶךְ מְקוֹמוֹ — אָסוּר. מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Mais selon Abayé, qui a dit : pour le besoin de lui-même, c'est permis ; pour le besoin de sa place, c'est interdit, que peut-on dire ? Comment retirer le soulier sans déplacer l'imous ?
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בְּרָפוּי. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם הָיָה רָפוּי — מוּתָּר.De quoi traitons-nous ici ? D'un soulier lâche sur la forme, que l'on retire sans déplacer l'imous. Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Yehouda dit : s'il était lâche, c'est permis.
- טַעְמָא דְּרָפוּי, הָא לֹא רָפוּי — לָא. הָנִיחָא לְאַבָּיֵי, דְּאָמַר: דָּבָר שֶׁמְּלַאכְתּוֹ לְאִיסּוּר, לְצוֹרֶךְ גּוּפוֹ — מוּתָּר, לְצוֹרֶךְ מְקוֹמוֹ — אָסוּר, שַׁפִּיר.La raison est qu'il est lâche ; mais s'il n'est pas lâche, non. Cela se comprend bien selon Abayé, qui a dit : un objet dont la fonction est interdite, pour le besoin de lui-même, c'est permis ; pour le besoin de sa place, c'est interdit. C'est juste.
- אֶלָּא לְרָבָא, דְּאָמַר: בֵּין לְצוֹרֶךְ גּוּפוֹ, בֵּין לְצוֹרֶךְ מְקוֹמוֹ — מוּתָּר, מַאי אִירְיָא רָפוּי? אֲפִילּוּ לֹא רָפוּי נָמֵי!Mais selon Rava, qui a dit : que ce soit pour le besoin de lui-même ou pour le besoin de sa place, c'est permis, pourquoi spécifiquement un soulier lâche ? Même s'il n'est pas lâche, ce devrait aussi être permis !
- דְּרַבִּי יְהוּדָה מִשּׁוּם דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר הוּא. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: אִם הָיָה רָפוּי — מוּתָּר.Celle de Rabbi Yehouda suit Rabbi Eliézer, et non les Sages. Car il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Yehouda dit au nom de Rabbi Eliézer : s'il était lâche, c'est permis : le soulier n'a plus besoin de la forme, il est donc un ustensile achevé.
הדרן עלך תולין
Nous reviendrons vers toi, chapitre « Tolin »- מַתְנִי׳ נוֹטֵל אָדָם אֶת בְּנוֹ וְהָאֶבֶן בְּיָדוֹ. וְכַלְכַּלָּה וְהָאֶבֶן בְּתוֹכָהּ. וּמְטַלְטְלִין תְּרוּמָה טְמֵאָה עִם הַטְּהוֹרָה, וְעִם הַחוּלִּין.MICHNA : Une personne peut prendre son fils dans ses bras le jour du Chabbat, alors que la pierre est dans sa main (dans la main de l'enfant), ainsi qu'un panier avec une pierre à l'intérieur. Et on déplace la terouma (prélèvement donné au Cohen) temé'a (impure, et donc inconsommable et mouktsé, c'est-à-dire exclue de tout déplacement) avec la terouma tehora (pure) et avec les 'houlin (produits profanes).
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף מַעֲלִין אֶת הַמְדוּמָּע בְּאֶחָד וּמֵאָה.Rabbi Yehouda dit : on prélève même le Chabbat la mesure de terouma du mélange medoumâ (mêlé de terouma) dans la proportion d'un pour cent. Une mesure de terouma tombée dans cent mesures de 'houlin s'annule, mais il faut en retirer une mesure pour le Cohen ; ce prélèvement rend le reste consommable.
- גְּמָ׳ אָמַר רָבָא: הוֹצִיא תִּינוֹק חַי וְכִיס תָּלוּי בְּצַוָּארוֹ — חַיָּיב מִשּׁוּם כִּיס. תִּינוֹק מֵת וְכִיס תָּלוּי לוֹ בְּצַוָּארוֹ — פָּטוּר.GUEMARA : Rava a dit : si quelqu'un a fait sortir un enfant vivant, une bourse étant suspendue à son cou, il est 'hayav (passible) pour la bourse. Un enfant mort, une bourse étant suspendue à son cou : il est pétour (exempt).
- תִּינוֹק חַי וְכִיס תָּלוּי לוֹ בְּצַוָּארוֹ — חַיָּיב מִשּׁוּם כִּיס: וְלִיחַיַּיב נָמֵי מִשּׁוּם תִּינוֹק!Reprenons : un enfant vivant, une bourse étant suspendue à son cou : il est passible pour la bourse. Mais qu'il soit aussi passible pour l'enfant !
- רָבָא כְּרַבִּי נָתָן סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר חַי נוֹשֵׂא אֶת עַצְמוֹ.Rava pense comme Rabbi Natan, qui a dit : un être vivant se porte lui-même. Celui qui le transporte n'est donc pas passible.
- וְלִיבְטַל כִּיס לְגַבֵּי תִּינוֹק, מִי לָא תְּנַן אֶת הַחַי בַּמִּטָּה — פָּטוּר אַף עַל הַמִּטָּה, שֶׁהַמִּטָּה טְפֵילָה לוֹ?Mais que la bourse s'annule par rapport à l'enfant ! N'avons-nous pas appris (dans une Michna) : celui qui fait sortir un homme vivant sur un lit est exempt même pour le lit, car le lit lui est accessoire ?
- מִטָּה לְגַבֵּי חַי — מְבַטְּלִי לֵיהּ, כִּיס לְגַבֵּי תִּינוֹק — לָא מְבַטְּלִי לֵיהּ.Un lit par rapport à un homme vivant, on l'annule, car on en a besoin pour le porter ; une bourse par rapport à un enfant, on ne l'annule pas, car elle a son importance propre.
- תִּינוֹק מֵת וְכִיס תָּלוּי לוֹ בְּצַוָּארוֹ — פָּטוּר: וְלִיחַיַּיב מִשּׁוּם תִּינוֹק! רָבָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סְבִירָא לֵיהּ דְּאָמַר: כׇּל מְלָאכָה שֶׁאֵין צָרִיךְ לְגוּפָהּ — פָּטוּר עָלֶיהָ.Un enfant mort, une bourse étant suspendue à son cou : il est exempt. Mais qu'il soit passible pour l'enfant ! Rava pense comme Rabbi Chimon, qui a dit : tout travail dont on n'a pas besoin pour lui-même, on en est exempt. Celui qui fait sortir un mort n'a pas besoin de lui pour lui-même ; et, dans son chagrin, il annule la bourse par rapport à l'enfant.
- תְּנַן: נוֹטֵל אָדָם אֶת בְּנוֹ וְהָאֶבֶן בְּיָדוֹ? אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי בְּתִינוֹק שֶׁיֵּשׁ לוֹ גַּעֲגוּעִין עַל אָבִיו.Nous avons appris (dans la Michna) : une personne peut prendre son fils alors que la pierre est dans sa main : la pierre s'annule donc par rapport à l'enfant ; pourquoi la bourse ne s'annulerait-elle pas elle aussi ? Ceux de la maison de Rabbi Yanaï ont dit : il s'agit d'un enfant qui a la nostalgie de son père ; on le permet parce que l'enfant risquerait de tomber malade si son père ne le prenait pas.
- אִי הָכִי,Si c'est ainsi,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.