Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִימְהָל הֵיכִי מָהֲלִינַן לֵיהּ!Dans ce cas, la circoncision, comment le circoncisons-nous ? Peut-être est-il un nefel (enfant non viable), et on ne devrait pas profaner le Chabbat pour sa circoncision !
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: מָלִין אוֹתוֹ מִמָּה נַפְשָׁךְ: אִם חַי הוּא — שַׁפִּיר קָא מָהֵיל, וְאִם לָאו — מְחַתֵּךְ בְּבָשָׂר הוּא.Rav Adda bar Ahava a dit : On le circoncit dans tous les cas : s'il est vivant, c'est-à-dire viable, il circoncit à bon droit ; et sinon, il coupe de la chair morte, ce qui n'est pas une blessure interdite le Chabbat.
- וְאֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: סָפֵק בֶּן שִׁבְעָה, סָפֵק בֶּן שְׁמוֹנָה — אֵין מְחַלְּלִין עָלָיו אֶת הַשַּׁבָּת, אַמַּאי? נִימְהֲלֵיהּ מִמָּה נַפְשָׁךְ! אִם חַי הוּא — שַׁפִּיר קָא מָהֵיל, וְאִם לָאו — מְחַתֵּךְ בְּבָשָׂר הוּא!La Guemara demande : Mais alors, ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : S'il y a doute entre né à sept mois et né à huit mois, on ne profane pas le Chabbat pour lui, pourquoi ? Circoncisons-le dans tous les cas : s'il est vivant, il circoncit à bon droit ; et sinon, il coupe de la chair morte !
- אָמַר מָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא: אֲנָא וְרַב נְחוּמִי בַּר זְכַרְיָה תַּרְגֵּימְנָא: מִימְהָל — הָכִי נָמֵי מָהֲלִינַן לֵיהּ. לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְמַכְשִׁירֵי מִילָה, וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.Mar, fils de Ravina, a dit : Rav Ne'houmi bar Zekharia et moi avons expliqué : La circoncision elle-même, en effet, nous la pratiquons. Cet enseignement n'a été nécessaire que pour les préparatifs de la circoncision, et selon Rabbi Eliézer, pour qui les préparatifs repoussent le Chabbat ; dans notre cas, ils ne le repoussent pas.
- אָמַר אַבָּיֵי, כְּתַנָּאֵי: ״וְכִי יָמוּת מִן הַבְּהֵמָה אֲשֶׁר הִיא לָכֶם לְאׇכְלָה״, לְהָבִיא בֶּן שְׁמֹנֶה שֶׁאֵין שְׁחִיטָתוֹ מְטַהַרְתּוֹ. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים: שְׁחִיטָתוֹ מְטַהַרְתּוֹ.Abayé a dit : La question de savoir si un nefel est considéré comme mort est comme une discussion entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) : « Et si meurt un de ces animaux qui sont à vous pour nourriture » (Lévitique 11, 39) : cela vient inclure le petit né à huit mois, dont l'abattage rituel ne le rend pas pur, et qui reste une charogne impure. Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, et Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, disent : Son abattage rituel le rend pur.
- מַאי לָאו בְּהָא קָא מִיפַּלְגִי: דְּמָר סָבַר חַי הוּא, וּמָר סָבַר מֵת הוּא.N'est-ce pas sur ceci qu'ils sont en désaccord : l'un pense qu'il est vivant, et l'autre pense qu'il est mort ?
- אָמַר רָבָא: אִי הָכִי, אַדְּמִיפַּלְגִי לְעִנְיַן טוּמְאָה וְטׇהֳרָה, לִיפַּלְגִי לְעִנְיַן אֲכִילָה!Rava a dit : S'il en est ainsi, au lieu d'être en désaccord sur la question de l'impureté et de la pureté, qu'ils soient en désaccord sur la question de la consommation !
- אֶלָּא דְּכוּלֵּי עָלְמָא מֵת הוּא, וְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבְרִי כִּטְרֵפָה: טְרֵפָה לָאו אַף עַל גַּב דְּמֵתָה הִיא — שְׁחִיטָתָהּ מְטַהַרְתָּהּ, הָכָא נָמֵי — לָא שְׁנָא. וְרַבָּנַן: לָא דָּמֵי לִטְרֵפָה, טְרֵפָה — הָיְתָה לָהּ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר, הַאי — לֹא הָיְתָה לָהּ שְׁעַת הַכּוֹשֶׁר.Mais en réalité, tous s'accordent à dire qu'il est mort, et Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, et Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, pensent qu'il est comme une tereifa (animal atteint d'une lésion mortelle) : la tereifa, bien qu'elle soit considérée comme morte, son abattage rituel ne la rend-il pas pure ? Ici aussi, ce n'est pas différent. Et les Rabbanan répondent : Il n'est pas semblable à une tereifa : la tereifa a eu un temps où elle était apte, avant de le devenir, tandis que celui-ci n'a pas eu de temps où il était apte.
- וְכִי תֵּימָא: טְרֵפָה מִבֶּטֶן, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? הָתָם — יֵשׁ בְּמִינָהּ שְׁחִיטָה, הָכָא — אֵין בְּמִינָהּ שְׁחִיטָה.Et si tu dis : Pour une tereifa dès le ventre de sa mère, que peut-on dire ? On répond : Là, il existe dans son espèce un abattage rituel valable ; ici, il n'existe pas dans son espèce d'abattage rituel.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מִי פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, אוֹ לָא? אִם תִּמְצֵי לוֹמַר פְּלִיגִי, הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ, אוֹ אֵין הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ?Ils ont posé la question : Les Rabbanan sont-ils en désaccord avec Rabban Chimon ben Gamliel, ou non ? Et à supposer que tu dises qu'ils sont en désaccord, la halakha est-elle conforme à lui, ou n'est-elle pas conforme à lui ?
- תָּא שְׁמַע: עֵגֶל שֶׁנּוֹלַד בְּיוֹם טוֹב — שׁוֹחֲטִין אוֹתוֹ בְּיוֹם טוֹב! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, דְּקִים לֵיהּ בְּגַוֵּויהּ שֶׁכָּלוּ לוֹ חֳדָשָׁיו.Viens et entends : Un veau né le Yom Tov (jour de fête), on l'abat le Yom Tov ! Cela semble contredire Rabban Chimon ben Gamliel. La Guemara répond : De quoi traitons-nous ici ? Du cas où l'on sait avec certitude à son sujet que ses mois de gestation ont été accomplis.
- תָּא שְׁמַע: וְשָׁוִין, שֶׁאִם נוֹלַד הוּא וּמוּמוֹ עִמּוֹ — שֶׁזֶּה מִן הַמּוּכָן! הָכָא נָמֵי שֶׁכָּלוּ לוֹ חֳדָשָׁיו.Viens et entends : Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon, en désaccord sur l'examen des défauts d'un premier-né le Yom Tov, s'accordent à dire que s'il est né avec son défaut, il est prêt à l'usage, et n'est pas interdit ; on peut donc l'abattre le jour de sa naissance ! La Guemara répond : Ici aussi, il s'agit du cas où ses mois de gestation ont été accomplis.
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל. הֲלָכָה — מִכְּלָל דִּפְלִיגִי. שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends, car Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : La halakha est conforme à Rabban Chimon ben Gamliel. Du fait qu'on précise que la halakha est ainsi, il ressort qu'ils sont en désaccord. Déduis-en les deux réponses.
- אָמַר אַבָּיֵי: נָפַל מִן הַגָּג אוֹ אֲכָלוֹ אֲרִי — דִּבְרֵי הַכֹּל חַי הוּא. כִּי פְּלִיגִי שֶׁפִּיהֵק וָמֵת. מָר סָבַר: חַי הוּא, וּמָר סָבַר: מֵת הוּא.Abayé a dit : Si un enfant âgé de moins de trente jours est tombé du toit ou qu'un lion l'a dévoré, selon tous, il est considéré comme ayant été vivant. Leur désaccord porte sur le cas où il a bâillé et est mort : l'un pense qu'il est vivant, et l'autre pense qu'il est mort.
- לְמַאי נָפְקָא מִינֵּיהּ? לִפְטוֹר מִן הַיִּיבּוּם.Quelle conséquence pratique cela a-t-il ? Dispenser sa mère du lévirat.
- נָפַל מִן הַגָּג אוֹ אֲכָלוֹ אֲרִי — דִּבְרֵי הַכֹּל חַי הוּא? וְהָא רַב פָּפָּא וְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אִיקְּלַעוּ לְבֵי בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי בַּר אָבִין, וַעֲבַדוּ לְהוּ עִיגְלָא תִּילְתָּא בִּימָמָא דְשִׁבְעָה. וְאָמְרִי לֵיהּ: אִי אִיתָּרְחִיתוּ לֵיהּ עַד לְאוּרְתָּא — הֲוָה אָכְלִינַן מִינֵּיהּ, הַשְׁתָּא — לָא אָכְלִינַן מִינֵּיהּ!La Guemara objecte : S'il est tombé du toit ou qu'un lion l'a dévoré, selon tous, il est vivant ? Mais voici que Rav Pappa et Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, se rendirent chez le fils de Rav Idi bar Avin, et il leur prépara un veau de troisième portée le septième jour après sa naissance. Ils lui dirent : Si vous l'aviez attendu jusqu'au soir, nous en aurions mangé ; maintenant, nous n'en mangeons pas ! Il en ressort qu'une mort violente ne lève pas le doute.
- אֶלָּא: כְּשֶׁפִּיהֵק וָמֵת — דִּבְרֵי הַכֹּל מֵת הוּא, כִּי פְּלִיגִי בְּנָפַל מִן הַגָּג וַאֲכָלוֹ אֲרִי, מָר סָבַר: מֵת הוּא, וּמָר סָבַר חַי הוּא.Mais il faut donc inverser : lorsqu'il a bâillé et est mort, selon tous, il est mort. Leur désaccord porte sur celui qui est tombé du toit ou qu'un lion a dévoré : l'un pense qu'il est mort, et l'autre pense qu'il est vivant.
- בְּרֵיהּ דְּרַב דִּימִי בַּר יוֹסֵף אִתְיְלִיד לֵיהּ הָהוּא יָנוֹקָא. בְּגוֹ תְּלָתִין יוֹמִין שְׁכֵיב. יָתֵיב קָמִתְאַבֵּיל עִילָּוֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ אֲבוּהּ: צְווֹרוֹנְיָתָא קָבָעֵית לְמֵיכַל? אֲמַר לֵיהּ: קִים לִי בֵּיהּ שֶׁכָּלוּ לוֹ חֳדָשָׁיו.Il naquit au fils de Rav Dimi bar Yossef un enfant. Au bout de moins de trente jours, il mourut. Il s'assit pour porter le deuil sur lui. Son père lui dit : Veux-tu manger des mets délicats servis aux endeuillés ? Il lui dit : Je sais avec certitude à son sujet que ses mois de gestation ont été accomplis.
- רַב אָשֵׁי אִיקְּלַע לְבֵי רַב כָּהֲנָא. אִיתְּרַע בֵּיהּ מִילְּתָא בְּגוֹ תְּלָתִין יוֹמִין. חַזְיֵיהּ דְּיָתֵיב וְקָא מִתְאַבַּל עִילָּוֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: לָא סָבַר לֵיהּ מָר לְהָא דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל? אֲמַר לֵיהּ: קִים לִי בְּגַוֵּיהּ שֶׁכָּלוּ לוֹ חֳדָשָׁיו.Rav Achi se rendit chez Rav Kahana. Un malheur le frappa dans le délai de trente jours : son enfant mourut. Il le vit assis et portant le deuil sur lui. Il lui dit : Le Maître ne pense-t-il pas comme ce qu'a dit Rav Yehouda au nom de Chmouel : La halakha est conforme à Rabban Chimon ben Gamliel ? Il lui dit : Je sais avec certitude à son sujet que ses mois de gestation ont été accomplis.
- אִיתְּמַר: מֵת בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים, וְעָמְדָה וְנִתְקַדְּשָׁה. אָמַר רָבִינָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא:Il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : Si l'enfant est mort dans les trente jours, et qu'elle s'est levée et s'est fiancée à un autre homme, sans 'halitsa (rite libérant du lévirat) : Ravina a dit au nom de Rava :
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