Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בָּתִּים וַחֲצֵרוֹת פְּתוּחִין לְתוֹכוֹ, וְהָכָא בָּתִּים — אִיכָּא, חֲצֵרוֹת — לֵיכָּא. כִּי לֹא עֵירְבוּ נָמֵי, לֶיחְזִינְהוּ לְהָנֵי בָּתִּים כְּמַאן דִּסְתִימִי דָּמוּ, וַחֲצֵרוֹת אִיכָּא וּבָתִּים — לֵיכָּא!des maisons et des cours ouvrant sur lui ; or ici, des maisons, il y en a, des cours, il n'y en a pas. Mais alors, lorsqu'ils n'ont pas fait d'érouv (réunion rituelle des domaines) aussi, considérons ces maisons comme si elles étaient bouchées, puisqu'on ne peut rien en sortir vers les cours : des cours, il y en a, et des maisons, il n'y en a pas !
- אֶפְשָׁר דִּמְבַטְּלֵי לֵיהּ רְשׁוּתָא דְּכוּלְּהוּ לְגַבֵּי חַד. סוֹף סוֹף בַּיִת אִיכָּא בָּתִּים לֵיכָּא!La Guemara répond : Il est possible qu'ils renoncent, tous, à leur droit de propriété en faveur d'un seul, et la maison de celui-ci reste alors reliée à la cour. En fin de compte, une maison, il y en a ; des maisons, il n'y en a pas !
- אֶפְשָׁר דְּמִצַּפְרָא וְעַד פַּלְגָא דְּיוֹמָא לְגַבֵּי חַד, מִפַּלְגֵיהּ דְּיוֹמָא וּלְפַנְיָא לְגַבֵּי חַד. סוֹף סוֹף בְּעִידָּנָא דְּאִיתֵיהּ לְהַאי, לֵיתֵיהּ לְהַאי? אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי: מִי גָּרַם לַחֲצֵרוֹת שֶׁיֵּאָסְרוּ — בָּתִּים, וְלֵיכָּא.Il est possible qu'ils renoncent du matin jusqu'au milieu du jour en faveur de l'un, et du milieu du jour jusqu'au soir en faveur d'un autre. En fin de compte, au moment où le droit est à celui-ci, il n'est pas à celui-là ! Mais alors, Rav Achi a dit : Qu'est-ce qui a causé l'interdiction des cours ? Ce sont les maisons, et il n'y en a pas ici, puisqu'elles sont considérées comme bouchées.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא לַכֹּל אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר מַכְשִׁירֵי מִצְוָה דּוֹחִין אֶת הַשַּׁבָּת. שֶׁהֲרֵי שְׁתֵּי הַלֶּחֶם חוֹבַת הַיּוֹם הֵן, וְלֹא לְמָדָן רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אֶלָּא מִגְּזֵירָה שָׁוָה. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מִנַּיִין לְמַכְשִׁירֵי שְׁתֵּי הַלֶּחֶם שֶׁדּוֹחִין אֶת הַשַּׁבָּת? — נֶאֶמְרָה הֲבָאָה בָּעוֹמֶר, וְנֶאֶמְרָה הֲבָאָה בִּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם. מָה הֲבָאָה הָאֲמוּרָה בָּעוֹמֶר — מַכְשִׁירִין דּוֹחִין אֶת הַשַּׁבָּת. אַף הֲבָאָה הָאֲמוּרָה בִּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם — מַכְשִׁירִין דּוֹחִין אֶת הַשַּׁבָּת.Rabbi 'Hiya bar Abba a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : Ce n'est pas pour tout que Rabbi Eliézer a dit que les préparatifs d'une mitsva repoussent le Chabbat. Car voici que les deux pains de Chavouot sont une obligation du jour, et Rabbi Eliézer ne les a appris que par une guezéra chava (analogie textuelle fondée sur un même mot dans deux versets). Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Eliézer dit : D'où savons-nous que les préparatifs des deux pains repoussent le Chabbat ? L'expression « apporter » a été dite pour l'omer (offrande d'orge du 16 Nissan), et l'expression « apporter » a été dite pour les deux pains. De même que pour l'expression « apporter » dite à propos de l'omer, les préparatifs repoussent le Chabbat, de même pour l'expression « apporter » dite à propos des deux pains, les préparatifs repoussent le Chabbat.
- מוּפְנֵי. דְּאִי לָא מוּפְנֵי, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לָעוֹמֶר, שֶׁכֵּן אִם מָצָא קָצוּר — קוֹצֵר, תֹּאמַר בִּשְׁתֵּי הַלֶּחֶם, שֶׁאִם מָצָא קָצוּר — אֵינוֹ קוֹצֵר. לָאיֵי אִפְּנוֹיֵי מוּפְנֵי: מִכְּדֵי כְּתִיב ״וַהֲבֵאתֶם אֶת עוֹמֶר רֵאשִׁית קְצִירְכֶם אֶל הַכֹּהֵן״, ״מִיּוֹם הֲבִיאֲכֶם״ לְמָה לִי? שְׁמַע מִינַּהּ לְאַפְנוֹיֵי.Ces termes sont nécessairement moufné (« libres », c'est-à-dire superflus dans leur contexte et disponibles pour la guezéra chava). Car s'ils n'étaient pas libres, on pourrait réfuter l'analogie : qu'en est-il de l'omer, puisque, si l'on a trouvé de l'orge déjà coupée, on coupe tout de même pour la mitsva ; peux-tu dire la même chose pour les deux pains, où, si l'on a trouvé du blé déjà coupé, on ne coupe pas ? En vérité, ils sont bel et bien libres : Puisqu'il est écrit : « Vous apporterez l'omer, prémices de votre moisson, au Cohen » (Lévitique 23, 10), pourquoi ai-je besoin de « depuis le jour où vous aurez apporté » (Lévitique 23, 15) ? Déduis-en que c'est pour le rendre libre.
- וְאַכַּתִּי: מוּפְנֶה מִצַּד אֶחָד הוּא, וְשָׁמְעִינַן לֵיהּ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמַר מוּפְנֶה מִצַּד אֶחָד לְמֵידִין וּמְשִׁיבִין! ״תָּבִיאוּ״ רִבּוּיָא הוּא.Et il reste encore une difficulté : il n'est libre que d'un seul côté, et nous avons entendu Rabbi Eliézer dire que d'une guezéra chava libre d'un seul côté, on apprend, mais on réfute aussi. La Guemara répond : « Vous apporterez » (Lévitique 23, 17), dit à propos des deux pains, est un terme d'inclusion, superflu lui aussi ; le mot est donc libre des deux côtés.
- לְמַעוֹטֵי מַאי, אִילֵּימָא לְמַעוֹטֵי לוּלָב — וְהָתַנְיָא: לוּלָב וְכׇל מַכְשִׁירָיו דּוֹחִין אֶת הַשַּׁבָּת, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וְאֶלָּא לְמַעוֹטֵי סוּכָּה — וְהָתַנְיָא: סוּכָּה וְכׇל מַכְשִׁירֶיהָ דּוֹחִין אֶת הַשַּׁבָּת, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וְאֶלָּא לְמַעוֹטֵי מַצָּה — וְהָתַנְיָא: מַצָּה וְכׇל מַכְשִׁירֶיהָ דּוֹחִין אֶת הַשַּׁבָּת, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וְאֶלָּא לְמַעוֹטֵי שׁוֹפָר — וְהָתַנְיָא: שׁוֹפָר וְכׇל מַכְשִׁירָיו דּוֹחִין אֶת הַשַּׁבָּת, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר!Que vient-il exclure ? Rabbi Yo'hanan a dit que ce n'est pas pour toutes les mitsvot que Rabbi Eliézer a énoncé sa règle. Si l'on dit que c'est pour exclure le loulav (branche de palmier de Souccot), mais voici qu'il a été enseigné : Le loulav et tous ses préparatifs repoussent le Chabbat, ce sont les paroles de Rabbi Eliézer.
Mais alors, pour exclure la souka (cabane de la fête) ? Mais voici qu'il a été enseigné : La souka et tous ses préparatifs repoussent le Chabbat, ce sont les paroles de Rabbi Eliézer.
Mais alors, pour exclure la matsa (pain azyme de Pessa'h) ? Mais voici qu'il a été enseigné : La matsa et tous ses préparatifs repoussent le Chabbat, ce sont les paroles de Rabbi Eliézer.
Mais alors, pour exclure le chofar (corne de bélier de Roch Hachana) ? Mais voici qu'il a été enseigné : Le chofar et tous ses préparatifs repoussent le Chabbat, ce sont les paroles de Rabbi Eliézer ! - אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: לְמַעוֹטֵי צִיצִית לְטַלִּיתוֹ וּמְזוּזָה לְפִתְחוֹ. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: וְשָׁוִין שֶׁאִם צִיֵּיץ טַלִּיתוֹ וְעָשָׂה מְזוּזָה לְפִתְחוֹ שֶׁהוּא חַיָּיב.Rav Adda bar Ahava a dit : c'est pour exclure les tsitsit (franges rituelles) de son vêtement et la mezouza de sa porte. Il a été enseigné ainsi également : Et ils s'accordent, Rabbi Eliézer et les Sages, sur le fait que s'il a mis des tsitsit à son vêtement ou a fait une mezouza pour sa porte pendant Chabbat, il est 'hayav (passible).
- מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב יוֹסֵף: לְפִי שֶׁאֵין קָבוּעַ לָהֶם זְמַן. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אַדְּרַבָּה, מִדְּאֵין קָבוּעַ לָהֶם זְמַן,Quelle en est la raison ? Rav Yossef a dit : Parce qu'aucun moment fixe ne leur est assigné. Abayé lui a dit : Au contraire, du fait qu'aucun moment fixe ne leur est assigné,
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