Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: ״הַמָּקוֹם יְרַחֵם עָלֶיךָ וְעַל חוֹלֵי יִשְׂרָאֵל״. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: ״הַמָּקוֹם יְרַחֵם עָלֶיךָ בְּתוֹךְ חוֹלֵי יִשְׂרָאֵל״. שֶׁבְנָא אִישׁ יְרוּשָׁלַיִם, בִּכְנִיסָתוֹ אוֹמֵר: ״שָׁלוֹם״, וּבִיצִיאָתוֹ אוֹמֵר: ״שַׁבָּת הִיא מִלִּזְעוֹק וּרְפוּאָה קְרוֹבָה לָבֹא, וְרַחֲמָיו מְרוּבִּין, וְשִׁבְתוּ בְּשָׁלוֹם״. כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ חוֹלֶה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ צָרִיךְ שֶׁיְּעָרְבֶנּוּ בְּתוֹךְ חוֹלֵי יִשְׂרָאֵל? כְּמַאן — כְּרַבִּי יוֹסֵי.Rabbi Yehouda dit : on dit au malade : « Que le Tout-Présent ait pitié de toi et des malades d'Israël. » Rabbi Yossé dit : « Que le Tout-Présent ait pitié de toi parmi les malades d'Israël. » Chevna de Jérusalem, en entrant, disait : « Paix », et en sortant, il disait : « C'est Chabbat, on ne crie pas, et la guérison est proche de venir, et Sa miséricorde est abondante ; et reposez-vous en paix. » Selon qui va ce qu'a dit Rabbi 'Hanina : celui qui a un malade dans sa maison doit l'inclure parmi les malades d'Israël ? Selon qui ? Selon Rabbi Yossé.
- וְאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: בְּקוֹשִׁי הִתִּירוּ לְנַחֵם אֲבֵלִים וּלְבַקֵּר חוֹלִים בְּשַׁבָּת. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: כִּי הֲוָה אָזְלִינַן בָּתְרֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר לְשַׁיּוֹלֵי בִּתְפִיחָה, זִימְנִין אָמַר: ״הַמָּקוֹם יִפְקׇדְךָ לְשָׁלוֹם״. וְזִימְנִין אָמַר לֵיהּ: ״רַחֲמָנָא יִדְכְּרִינָךְ לִשְׁלָם״. הֵיכִי עָבֵיד הָכִי? וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה: לְעוֹלָם אַל יִשְׁאַל אָדָם צְרָכָיו בִּלְשׁוֹן אֲרַמִּי. וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַשּׁוֹאֵל צְרָכָיו בִּלְשׁוֹן אֲרַמִּי — אֵין מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת נִזְקָקִין לוֹ, שֶׁאֵין מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת מַכִּירִין בִּלְשׁוֹן אֲרַמִּי! שָׁאנֵי חוֹלֶה דִּשְׁכִינָה עִמּוֹ.Et Rabbi 'Hanina a dit : c'est difficilement qu'ils ont permis de consoler les endeuillés et de visiter les malades le Chabbat, car cela attriste. Rabba bar bar 'Hana a dit : lorsque nous suivions Rabbi Elazar pour prendre des nouvelles d'un malade, tantôt il disait en hébreu : « Que le Tout-Présent se souvienne de toi pour la paix », et tantôt il lui disait en araméen : « Que le Miséricordieux se souvienne de toi pour la paix. » Comment faisait-il ainsi ? Rav Yehouda n'a-t-il pas dit : qu'un homme ne demande jamais ses besoins en langue araméenne ? Et Rabbi Yo'hanan a dit : quiconque demande ses besoins en langue araméenne, les anges du service ne s'occupent pas de lui, car les anges du service ne connaissent pas la langue araméenne ! Réponse : le malade est différent, car la Chekhina (Présence divine) est avec lui, et il n'a pas besoin de l'intermédiaire des anges.
- דְּאָמַר רַב עָנָן אָמַר רַב: מִנַּיִן שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא סוֹעֵד אֶת הַחוֹלֶה? — שֶׁנֶּאֱמַר: ״ה׳ יִסְעָדֶנּוּ עַל עֶרֶשׂ דְּוָי״. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: הַנִּכְנָס לְבַקֵּר אֶת הַחוֹלֶה לֹא יֵשֵׁב לֹא עַל גַּבֵּי מִטָּה וְלֹא עַל גַּבֵּי כִּסֵּא, אֶלָּא מִתְעַטֵּף וְיוֹשֵׁב לְפָנָיו, מִפְּנֵי שֶׁשְּׁכִינָה לְמַעְלָה מִמְּרַאֲשׁוֹתָיו שֶׁל חוֹלֶה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״ה׳ יִסְעָדֶנּוּ עַל עֶרֶשׂ דְּוָי״. וְאָמַר רָבָא אָמַר רָבִין: מִנַּיִן שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא זָן אֶת הַחוֹלֶה? — שֶׁנֶּאֱמַר: ״ה׳ יִסְעָדֶנּוּ עַל עֶרֶשׂ דְּוָי״.Car Rav Anan a dit que Rav a dit : d'où savons-nous que le Saint, béni soit-Il, soutient le malade ? Comme il est dit : « Hachem le soutiendra sur le lit de la souffrance » (Psaumes 41, 4). Il a été enseigné de même dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui entre visiter le malade ne s'assiéra ni sur le lit ni sur un siège ; il s'enveloppe avec crainte et s'assied devant lui, car la Chekhina est au-dessus du chevet du malade, comme il est dit : « Hachem le soutiendra sur le lit de la souffrance. » Et Rava a dit que Ravin a dit : d'où savons-nous que le Saint, béni soit-Il, nourrit le malade ? Comme il est dit : « Hachem le soutiendra sur le lit de la souffrance. »
- וְלֹא יִקְרָא לְאוֹר הַנֵּר. אָמַר רַבָּה: אֲפִילּוּ גָּבוֹהַּ שְׁתֵּי קוֹמוֹת, וַאֲפִילּוּ שְׁתֵּי מַרְדָּעוֹת, וַאֲפִילּוּ עֲשָׂרָה בָּתִּים זֶה עַל גַּב זֶה. חַד הוּא דְּלָא לִיקְרֵי, הָא תְּרֵי — שַׁפִּיר דָּמֵי. וְהָתַנְיָא לֹא אֶחָד וְלֹא שְׁנַיִם! אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּעִנְיָן אֶחָד, כָּאן בִּשְׁנֵי עִנְיָנִים. אָמַר רַב הוּנָא: וּבִמְדוּרָה, אֲפִילּוּ עֲשָׂרָה בְּנֵי אָדָם אָסוּר.« Et on ne lira pas à la lumière de la lampe. » Rabba a dit : l'interdit vaut même si elle est à une hauteur de deux tailles d'homme, et même de deux manches de charrue, et même de dix maisons l'une sur l'autre. La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) déduit de la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : c'est un seul qui ne lira pas ; mais à deux, c'est bien, car chacun rappellera l'autre à l'ordre. Mais voici qu'il a été enseigné : ni un ni deux ! Rabbi Elazar a dit : ce n'est pas difficile. Ici, il s'agit d'un seul sujet ; là, de deux sujets. Rav Houna a dit : et pour un feu de camp, même à dix personnes, c'est interdit, car elles sont assises loin les unes des autres.
- אָמַר רָבָא: אִם אָדָם חָשׁוּב הוּא — מוּתָּר. מֵיתִיבִי: לֹא יִקְרָא לְאוֹר הַנֵּר, שֶׁמָּא יַטֶּה. אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן אֱלִישָׁע: אֲנִי אֶקְרָא וְלֹא אַטֶּה. פַּעַם אַחַת קָרָא וּבִקֵּשׁ לְהַטּוֹת. אָמַר: כַּמָּה גְּדוֹלִים דִּבְרֵי חֲכָמִים שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים לֹא יִקְרָא לְאוֹר הַנֵּר. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר, קָרָא וְהִטָּה וְכָתַב עַל פִּנְקָסוֹ: אֲנִי יִשְׁמָעֵאל בֶּן אֱלִישָׁע, קָרִיתִי וְהִטֵּיתִי נֵר בְּשַׁבָּת, לִכְשֶׁיִּבָּנֶה בֵּית הַמִּקְדָּשׁ אָבִיא חַטָּאת שְׁמֵנָה! אָמַר רַבִּי אַבָּא: שָׁאנֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן אֱלִישָׁע, הוֹאִיל וּמֵשִׂים עַצְמוֹ עַל דִּבְרֵי תוֹרָה כְּהֶדְיוֹט.Rava a dit : si c'est un homme important, c'est permis, car même en semaine il n'a pas l'habitude d'incliner la lampe. On a objecté : on ne lira pas à la lumière de la lampe, de peur qu'on ne l'incline. Rabbi Ichmaël ben Élicha a dit : moi, je lirai et je n'inclinerai pas. Une fois, il lut et voulut incliner la lampe. Il dit : qu'elles sont grandes les paroles des Sages, qui disaient : on ne lira pas à la lumière de la lampe ! Rabbi Nathan dit : il lut et inclina, et écrivit sur son carnet : « Moi, Ichmaël ben Élicha, j'ai lu et j'ai incliné une lampe le Chabbat ; lorsque le Temple sera reconstruit, j'apporterai un 'hatat (sacrifice expiatoire) gras. » Rabbi Abba a dit : Rabbi Ichmaël ben Élicha est différent, puisqu'il se considère, à l'égard des paroles de Torah, comme un homme simple.
- תָּנֵי חֲדָא: שַׁמָּשׁ בּוֹדֵק כּוֹסוֹת וּקְעָרוֹת לְאוֹר הַנֵּר. וְתַנְיָא אִידַּךְ: לֹא יִבְדּוֹק! לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּשַׁמָּשׁ קָבוּעַ, כָּאן בְּשַׁמָּשׁ שֶׁאֵינוֹ קָבוּעַ. וְאִי בָּעֵית אֵימָא: הָא וְהָא בְּשַׁמָּשׁ קָבוּעַ, וְלָא קַשְׁיָא: הָא בִּדְמִשְׁחָא, וְהָא בִּדְנַפְטָא.On a enseigné dans une baraïta : le serviteur examine les coupes et les bols à la lumière de la lampe. Et il a été enseigné dans une autre : il ne les examinera pas ! Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'un serviteur attitré, qui craint son maître, examine avec soin et risque d'incliner la lampe ; là, d'un serviteur qui n'est pas attitré. Et si tu veux, dis : l'une et l'autre parlent d'un serviteur attitré, et ce n'est pas difficile : celle-ci, qui interdit, parle d'une lampe à huile, et celle-là, qui permet, d'une lampe à naphte, dont l'odeur est repoussante, si bien qu'il n'y touchera pas.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: שַׁמָּשׁ שֶׁאֵינוֹ קָבוּעַ בִּדְמִשְׁחָא מַהוּ? אָמַר רַב: הֲלָכָה וְאֵין מוֹרִין כֵּן. וְרַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר: הֲלָכָה וּמוֹרִין כֵּן. רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אִיקְּלַע לְבֵי רַב אַסִּי. קָם שַׁמָּעֵיהּ קָא בָּדֵיק לִנְהוֹרָא דִשְׁרָגָא. אֲמַרָה לֵיהּ דְּבֵיתְהוּ: וּמָר לָא עָבֵיד הָכִי? אֲמַר לַהּ: שִׁבְקֵיהּ, כְּרַבֵּיהּ סְבִירָא לֵיהּ.Ils ont posé la question : qu'en est-il d'un serviteur qui n'est pas attitré, avec une lampe à huile ? Rav a dit : c'est la halakha que c'est permis, mais on n'en donne pas l'enseignement. Et Rabbi Yirmeya bar Abba a dit : c'est la halakha, et on en donne l'enseignement. Rabbi Yirmeya bar Abba se trouva de passage dans la maison de Rav Assi. Son serviteur se leva et examina les coupes à la lumière de la lampe. L'épouse de Rav Assi lui dit : et le Maître ne fait pas ainsi ! Il lui dit : laisse-le, il suit l'avis de son maître.
- בֶּאֱמֶת אָמְרוּ הַחַזָּן כּוּ׳. וְהָאָמְרַתְּ רֵישָׁא ״רוֹאֶה״. מַאי לָאו, לִקְרוֹת?! לָא, לְסַדֵּר רָאשֵׁי פָּרָשִׁיּוֹתָיו. וְכֵן אָמַר רַבָּה בַּר שְׁמוּאֵל: אֲבָל מְסַדֵּר הוּא רָאשֵׁי פָּרָשִׁיּוֹתָיו, וְכוּלַּהּ פָּרָשָׁה לָא.« En vérité, ils ont dit : le 'hazan, etc. » La Guemara demande : mais voici que tu as dit dans la première partie : « il regarde ». N'est-ce pas pour lire ? Réponse : non, c'est pour préparer le début de ses sections. Et ainsi Rabba bar Chmouel a dit : mais il prépare le début de ses sections. Et toute la section, non ?
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