Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁלֹּא יִלְקֶה הַכּוֹתֶל — אֵינוֹ בְּ״כִי יוּתַּן״! מִי דָּמֵי? הָתָם לָא קָא בָּעֵי לְהוּ לְהָנֵי מַשְׁקִין כְּלָל, הָכָא קָא בָעֵי לֵיהּ לְהַאי כִּיס לְקַבּוֹלֵי בֵּיהּ זִיבָה.que le mur ne soit pas abîmé, cela ne relève pas de « si on met » (Lévitique 11, 38). De même, préserver le zav (homme atteint d'un écoulement impur) de la saleté ne compterait pas. La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) réfute : est-ce comparable ? Là, il ne veut pas du tout de ces liquides ; ici, il veut cette poche pour y recevoir l'écoulement.
- הָא לָא דָּמְיָא אֶלָּא לְסֵיפָא: עֲרֵיבָה שֶׁיָּרַד דֶּלֶף לְתוֹכָהּ, מַיִם הַנִּיתָּזִין וְהַנִּצָּפִין אֵינָן בְּ״כִי יוּתַּן״, וְשֶׁבְּתוֹכָהּ הֲרֵי זֶה בְּ״כִי יוּתַּן״.Cela n'est comparable qu'à la fin de la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : un pétrin dans lequel une gouttière a coulé : l'eau qui jaillit et celle qui déborde ne relèvent pas de « si on met », et celle qui est à l'intérieur relève de « si on met ». Comme il veut que l'eau reste dans le pétrin et ne salisse pas la maison, cela suffit à lui donner de l'importance ; de même, le zav veut que l'écoulement reste dans la poche, et la difficulté demeure.
- אֶלָּא אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ, לָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי יְהוּדָה, וְהָא רַבִּי שִׁמְעוֹן.Mais c'est Abayé et Rava qui ont dit tous deux : ce n'est pas difficile. Celle-ci, qui le rend passible, est de Rabbi Yehouda, pour qui l'on est passible d'un travail dont on n'a pas besoin pour lui-même, et celle-là, qui l'exempte, est de Rabbi Chimon, qui exempte dans un tel cas.
- תָּנֵי דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: יוֹצֵא אָדָם בִּתְפִילִּין בְּעֶרֶב שַׁבָּת עִם חֲשֵׁיכָה. מַאי טַעְמָא? — כֵּיוָן דְּאָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא חַיָּיב אָדָם לְמַשְׁמֵשׁ בַּתְּפִילִּין כׇּל שָׁעָה וְשָׁעָה. קַל וָחֹמֶר מִצִּיץ: מָה צִיץ שֶׁאֵין בּוֹ אֶלָּא אַזְכָּרָה אַחַת אָמְרָה תּוֹרָה ״וְהָיָה עַל מִצְחוֹ תָּמִיד״ — שֶׁלֹּא יַסִּיחַ דַּעְתּוֹ מִמֶּנּוּ, תְּפִילִּין שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן אַזְכָּרוֹת הַרְבֵּה — עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. הִלְכָּךְ מִידְכָּר דָּכֵיר לְהוּ. תַּנְיָא, חֲנַנְיָא אוֹמֵר: חַיָּיב אָדָם לְמַשְׁמֵשׁ בְּבִגְדוֹ עֶרֶב שַׁבָּת עִם חֲשֵׁכָה. אָמַר רַב יוֹסֵף: הִלְכְתָא רַבָּתִי לְשַׁבָּת.On a enseigné à l'école de Rabbi Ichmaël : un homme sort avec ses tefilin (phylactères) la veille du Chabbat à la tombée de la nuit, sans crainte de les oublier. Quelle en est la raison ? Puisque Rabba bar Rav Houna a dit : un homme doit palper ses tefilin à tout moment. C'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) à partir du tsits (plaque frontale du Grand Prêtre) : si pour le tsits, qui ne porte qu'une seule mention du Nom, la Torah a dit : « Et il sera sur son front constamment » (Exode 28, 38), afin qu'il n'en détourne pas son attention, pour les tefilin, qui portent de nombreuses mentions du Nom, à plus forte raison ! C'est pourquoi il s'en souvient forcément. Il a été enseigné : 'Hanania dit : un homme doit palper son vêtement la veille du Chabbat à la tombée de la nuit, pour vérifier qu'il n'y a rien laissé. Rav Yossef a dit : c'est une grande halakha pour le Chabbat.
- לֹא יְפַלֶּה אֶת כֵּלָיו כּוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ: לֹא יְפַלֶּה אֶת כֵּלָיו בַּיּוֹם שֶׁמָּא יַהֲרוֹג, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא. דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: הַהוֹרֵג כִּינָּה בְּשַׁבָּת — כְּאִילּוּ הוֹרֵג גָּמָל. וְלֹא יִקְרָא לְאוֹר הַנֵּר שֶׁמָּא יַטֶּה. אוֹ דִילְמָא תַּרְוַיְיהוּ שֶׁמָּא יַטֶּה?!« On ne secouera pas ses vêtements, etc. » Ils ont posé la question : on ne secouera pas ses vêtements même de jour, de peur de tuer un pou, et c'est Rabbi Eliézer ? Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Eliézer a dit : celui qui tue un pou le Chabbat est comme s'il tuait un chameau. Et on ne lira pas à la lumière de la lampe, de peur qu'on ne l'incline. Il s'agirait de deux raisons distinctes. Ou peut-être, dans les deux cas, est-ce de peur qu'on n'incline la lampe, et le premier interdit ne vaut que la nuit ?
- תָּא שְׁמַע: אֵין פּוֹלִין וְאֵין קוֹרִין לְאוֹר הַנֵּר. מִי אַלִּימָא מִמַּתְנִיתִין?!Viens et entends une preuve : on n'épouille pas et on ne lit pas à la lumière de la lampe. La Guemara réfute : est-elle plus forte que notre Michna ? Là aussi, les deux lois sont citées ensemble, sans que ce soit une preuve.
- תָּא שְׁמַע: אֵין פּוֹלִין לְאוֹר הַנֵּר וְאֵין קוֹרִין לְאוֹר הַנֵּר, אֵלּוּ מִן הַהֲלָכוֹת שֶׁאָמְרוּ בַּעֲלִיַּית חֲנַנְיָה בֶּן חִזְקִיָּה בֶּן גָּרוֹן. שְׁמַע מִינַּהּ דְּתַרְוַיְיהוּ שֶׁמָּא יַטֶּה, שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends : on n'épouille pas à la lumière de la lampe et on ne lit pas à la lumière de la lampe ; ce sont là des halakhot qu'ils ont dites dans la chambre haute de 'Hanania ben 'Hizkiya ben Garon. Déduis-en que, dans les deux cas, c'est de peur qu'on n'incline la lampe. Déduis-en.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: אֲפִילּוּ לְהַבְחִין בֵּין בִּגְדּוֹ לְבִגְדֵי אִשְׁתּוֹ. אָמַר רָבָא: לָא אֲמַרַן אֶלָּא דִּבְנֵי מָחוֹזָא, אֲבָל דִּבְנֵי חַקְלָיָתָא מִידָּע יָדְעִי. וְדִבְנֵי מָחוֹזָא נָמֵי לָא אֲמַרַן אֶלָּא דִּזְקֵנוֹת, אֲבָל דִּילָדוֹת מִידָּע יָדְעִי.Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : il est interdit de se servir de la lumière de la lampe même pour distinguer entre son vêtement et les vêtements de sa femme, car cela demande de l'attention. Rava a dit : nous ne l'avons dit que pour ceux des habitants de Me'hoza, dont les vêtements d'hommes sont amples comme ceux des femmes ; mais ceux des paysans, on les reconnaît. Et pour ceux des habitants de Me'hoza aussi, nous ne l'avons dit que pour ceux des femmes âgées ; mais ceux des jeunes femmes, on les reconnaît.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין פּוֹלִין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים מִפְּנֵי הַכָּבוֹד. כַּיּוֹצֵא בוֹ אָמַר רַב יְהוּדָה, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי נְחֶמְיָה: אֵין עוֹשִׂין אַפִּיקְטְוִיזִין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים מִפְּנֵי הַכָּבוֹד. תָּנוּ רַבָּנַן: הַמְפַלֶּה אֶת כֵּלָיו, מוֹלֵל וְזוֹרֵק, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַהֲרוֹג. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: נוֹטֵל וְזוֹרֵק, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִמְלוֹל. אָמַר רַב הוּנָא: הֲלָכָה מוֹלֵל וְזוֹרֵק וְזֶהוּ כְּבוֹדוֹ, וַאֲפִילּוּ בַּחוֹל. רַבָּה מְקַטַּע לְהוּ. וְרַב שֵׁשֶׁת מְקַטַּע לְהוּ. רָבָא שָׁדֵי לְהוּ לְלָקָנָא דְמַיָּא. אֲמַר לְהוּ רַב נַחְמָן לִבְנָתֵיהּ: קִטְלָן וְאַשְׁמְעִינַן לִי קָלָא דְסָנְווֹתִי.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : on n'épouille pas dans le domaine public, par égard pour les passants. De même, Rav Yehouda a dit, et certains disent que c'est Rabbi Ne'hémya : on ne prend pas d'apiktoïzin (vomitif) dans le domaine public, par égard. Nos Maîtres ont enseigné : celui qui épouille ses vêtements écrase le pou entre ses doigts et le jette, à condition de ne pas le tuer. Abba Chaoul dit : il le prend et le jette, à condition de ne pas l'écraser. Rav Houna a dit : la halakha est qu'il écrase et jette, et c'est là sa dignité, même en semaine. Rabba les coupait. Et Rav Chéchet les coupait. Rava les jetait dans un bol d'eau. Rav Na'hman a dit à ses filles : tuez-les, et faites-moi entendre le son de mes peignes.
- תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אֵין הוֹרְגִין אֶת הַמַּאֲכוֹלֶת בְּשַׁבָּת, דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין.Il a été enseigné : Rabbi Chimon ben Elazar dit : on ne tue pas le pou le Chabbat ; ce sont les paroles de Beit Chamaï. Et Beit Hillel le permettent.
- וְכֵן הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: אֵין מְשַׁדְּכִין אֶת הַתִּינוֹקוֹת לֵאָרֵס, וְלֹא אֶת הַתִּינוֹק לְלַמְּדוֹ סֵפֶר וּלְלַמְּדוֹ אוּמָּנוּת, וְאֵין מְנַחֲמִין אֲבֵלִים, וְאֵין מְבַקְּרִין חוֹלִין בְּשַׁבָּת, דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין.Et ainsi Rabbi Chimon ben Elazar disait au nom de Rabban Chimon ben Gamliel : on ne conclut pas de mariages pour les enfants, pour les fiancer, ni d'arrangements pour l'enfant, pour lui enseigner le livre et pour lui enseigner un métier, et on ne console pas les endeuillés, et on ne visite pas les malades le Chabbat ; ce sont les paroles de Beit Chamaï. Et Beit Hillel le permettent.
- תָּנוּ רַבָּנַן, הַנִּכְנָס לְבַקֵּר אֶת הַחוֹלֶה אוֹמֵר: ״שַׁבָּת הִיא מִלִּזְעוֹק, וּרְפוּאָה קְרוֹבָה לָבֹא״. וְרַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: ״יְכוֹלָה הִיא שֶׁתְּרַחֵם״.Nos Maîtres ont enseigné : celui qui entre visiter le malade le Chabbat dit : « C'est Chabbat, on ne crie pas, et la guérison est proche de venir. » Et Rabbi Méïr dit : on ajoute : « Il (le Chabbat) peut faire miséricorde. »
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