Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְכֵן בַּגַּת.Et de même pour le pressoir.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: כַּרְמְלִית מַאי? אָמַר אַבָּיֵי: הִיא הִיא. רָבָא אָמַר: הִיא גוּפָהּ גְּזֵירָה, וַאֲנַן נֵיקוּם וְנִגְזוֹר גְּזֵירָה לִגְזֵירָה?Ils ont posé la question : qu'en est-il d'une karmelit (zone intermédiaire qui, d'après les Sages seulement, n'est ni domaine public ni domaine privé) ? Peut-on se tenir dans un domaine et boire dans une karmelit ? Abayé a dit : c'est la même chose : de même que les Sages l'ont interdit pour le domaine public et le domaine privé, ils l'ont interdit pour la karmelit. Rava a dit : ce n'est pas interdit, car l'interdit de transporter depuis une karmelit est lui-même un décret, et nous, nous nous lèverions pour décréter un décret pour préserver un décret ?
- אָמַר אַבָּיֵי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ — דְּקָתָנֵי: ״וְכֵן בַּגַּת״. מַאי גַּת? אִי רְשׁוּת הַיָּחִיד — תְּנֵינָא! אִי רְשׁוּת הָרַבִּים — תְּנֵינָא. אֶלָּא לָאו כַּרְמְלִית.Abayé a dit : d'où est-ce que je le dis ? De ce qu'il est enseigné dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : « Et de même pour le pressoir. » Qu'est-ce que le pressoir ? Si c'est un domaine privé, nous l'avons déjà appris ! Si c'est un domaine public, nous l'avons déjà appris ! N'est-ce donc pas une karmelit ?
- רָבָא אָמַר: ״וְכֵן בַּגַּת״, לְעִנְיַן מַעֲשֵׂר. וְכֵן אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: ״וְכֵן בַּגַּת״ — לְעִנְיַן מַעֲשֵׂר. דִּתְנַן: שׁוֹתִין עַל הַגַּת, בֵּין עַל הַחַמִּין, בֵּין עַל הַצּוֹנֵן, וּפָטוּר. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק מְחַיֵּיב. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַל הַחַמִּין, חַיָּיב. עַל הַצּוֹנֵן — פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מַחֲזִיר אֶת הַמּוֹתָר.Rava a dit : « Et de même pour le pressoir » se rapporte au sujet de la dîme. Et de même Rav Chéchet a dit : « Et de même pour le pressoir » se rapporte au sujet de la dîme. Car nous avons appris dans la Michna : on boit le vin nouveau sur le pressoir sans prélever la dîme, qu'il soit coupé avec de l'eau chaude ou avec de l'eau froide, et on est pétour (exempt), selon les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tsadok, y oblige. Et les Sages disent : avec de l'eau chaude, on est 'hayav (obligé) de prélever, car ce qui reste ne peut être remis dans le pressoir ; avec de l'eau froide, on est exempt, parce qu'on remet le reste dans le pressoir, si bien que cette boisson reste occasionnelle. Selon Rava, notre Michna signifie qu'on ne boit sans prélever que si l'on a la tête et la majeure partie du corps dans le pressoir.
- תְּנַן: לֹא יֵצֵא הַחַיָּיט בְּמַחֲטוֹ סָמוּךְ לַחֲשֵׁיכָה שֶׁמָּא יִשְׁכַּח וְיֵצֵא. מַאי לָאו דִּתְחוּבָה לוֹ בְּבִגְדוֹ? לָא, דְּנָקֵיט לֵיהּ בִּידֵיהּ.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) apporte une preuve à l'opinion d'Abayé : nous avons appris : le tailleur ne sortira pas avec son aiguille à l'approche de la nuit, de peur qu'il n'oublie et ne sorte. N'est-ce pas un cas où elle est piquée dans son vêtement ? Même s'il sortait ainsi le Chabbat, ce ne serait qu'un interdit des Sages, puisque ce n'est pas la façon habituelle de transporter ; et ils auraient pourtant décrété un décret pour un décret. Réfutation : non, c'est un cas où il la tient à la main, ce qui est un véritable transport.
- תָּא שְׁמַע: לֹא יֵצֵא הַחַיָּיט בְּמַחֲטוֹ הַתְּחוּבָה לוֹ בְּבִגְדוֹ. מַאי לָאו בְּעֶרֶב שַׁבָּת? לָא, כִּי תַּנְיָא הַהִיא בְּשַׁבָּת. וְהָתַנְיָא: לֹא יֵצֵא הַחַיָּיט בְּמַחֲטוֹ הַתְּחוּבָה בְּבִגְדוֹ בְּעֶרֶב שַׁבָּת עִם חֲשֵׁיכָה. הָא מַנִּי? — רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּאָמַר אוּמָּן דֶּרֶךְ אוּמָּנֻתוֹ, חַיָּיב.Viens et entends une preuve : le tailleur ne sortira pas avec son aiguille piquée dans son vêtement. N'est-ce pas la veille du Chabbat ? Réfutation : non, lorsqu'on a enseigné cela, c'était pour le Chabbat même. La Guemara objecte : mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : le tailleur ne sortira pas avec son aiguille piquée dans son vêtement la veille du Chabbat à la tombée de la nuit ! Réponse : de qui est cet enseignement ? C'est de Rabbi Yehouda, qui a dit : l'artisan qui transporte à la manière de son métier est passible ; pour lui, il n'y a donc qu'un seul décret.
- דְּתַנְיָא: לֹא יֵצֵא הַחַיָּיט בְּמַחֲטוֹ הַתְּחוּבָה לוֹ בְּבִגְדוֹ, וְלֹא נַגָּר בְּקֵיסָם שֶׁבְּאׇזְנוֹ, וְלֹא סוֹרֵק בִּמְשִׁיחָה שֶׁבְּאׇזְנוֹ וְלֹא גַּרְדִּי בְּאִירָא שֶׁבְּאׇזְנוֹ, וְלֹא צַבָּע בְּדוּגְמָא שֶׁבְּצַוָּארוֹ, וְלֹא שׁוּלְחָנִי בְּדִינָר שֶׁבְּאׇזְנוֹ. וְאִם יָצָא — פָּטוּר אֲבָל אָסוּר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אוּמָּן דֶּרֶךְ אוּמָּנֻתוֹ — חַיָּיב, וּשְׁאָר כׇּל אָדָם — פָּטוּר.Car il a été enseigné : le tailleur ne sortira pas avec son aiguille piquée dans son vêtement, ni le charpentier avec la baguette qu'il porte à l'oreille, ni le cardeur avec la cordelette à son oreille, ni le tisserand (gardi) avec la touffe de laine (ira) à son oreille, ni le teinturier avec l'échantillon à son cou, ni le changeur avec le dinar à son oreille. Et s'il est sorti, il est exempt selon la Torah, mais c'est interdit par les Sages. Ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : l'artisan, à la manière de son métier, est passible ; et tout autre homme est exempt.
- תָּנֵי חֲדָא: לֹא יֵצֵא הַזָּב בְּכִיסוֹ, וְאִם יָצָא — פָּטוּר אֲבָל אָסוּר. וְתַנְיָא אִידַּךְ: לֹא יֵצֵא, וְאִם יָצָא — חַיָּיב חַטָּאת.On a enseigné dans une baraïta : le zav (homme atteint d'un écoulement impur) ne sortira pas avec sa poche attachée à son membre pour recueillir l'écoulement ; et s'il est sorti, il est exempt, mais c'est interdit. Et il a été enseigné dans une autre : il ne sortira pas ; et s'il est sorti par inadvertance, il est passible d'un 'hatat (sacrifice expiatoire).
- אָמַר רַב יוֹסֵף, לָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי מֵאִיר, הָא רַבִּי יְהוּדָה.Rav Yossef a dit : ce n'est pas difficile. Celle-ci est de Rabbi Méïr, celle-là est de Rabbi Yehouda.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר בְּמִידֵּי דְּלָאו הַיְינוּ אוֹרְחֵיהּ, בְּמִידֵּי דְּהַיְינוּ אוֹרְחֵיהּ מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ? דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, אֶלָּא מֵעַתָּה הֶדְיוֹט שֶׁחָקַק קַב בִּבְקַעַת בְּשַׁבָּת לְרַבִּי מֵאִיר הָכִי נָמֵי דְּלָא מְחַיַּיב?Abayé lui a dit : admettons que tu aies entendu cela de Rabbi Méïr pour une chose dont ce n'est pas la manière habituelle, comme ces artisans, qui portent normalement leurs objets à la main. Mais pour une chose dont c'est la manière habituelle, comme la poche du zav, l'as-tu entendu de lui ? Car si tu ne dis pas ainsi, alors, selon ce raisonnement, le profane qui a creusé un kav (récipient de cette contenance) dans une bûche le Chabbat, selon Rabbi Méïr, ne serait-il pas passible non plus ? Certainement il l'est, car c'est sa façon à lui de travailler.
- אֶלָּא אָמַר רַב הַמְנוּנָא, לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּזָב בַּעַל שְׁתֵּי רְאִיּוֹת, כָּאן בְּזָב בַּעַל שָׁלֹשׁ רְאִיּוֹת.Mais Rav Hamnouna a dit : ce n'est pas difficile. Ici, il s'agit d'un zav qui a eu deux écoulements, et qui a besoin de la poche pour savoir s'il en aura un troisième ; là, il s'agit d'un zav qui a eu trois écoulements.
- מַאי שְׁנָא זָב בַּעַל שְׁתֵּי רְאִיּוֹת דְּחַיָּיב, דְּמִיבְּעֵי לֵיהּ לִבְדִיקָה, זָב בַּעַל שָׁלֹשׁ נָמֵי מִיבְּעֵי לֵיהּ לִסְפִירָה? לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לְבוֹ בַּיּוֹם.La Guemara demande : en quoi le zav qui a eu deux écoulements est-il différent, pour être passible parce qu'il a besoin de la poche pour l'examen ? Le zav à trois écoulements en a aussi besoin pour le compte des sept jours purs ! Réponse : cela n'est nécessaire que pour le jour même du troisième écoulement, qui de toute façon n'entre pas dans le compte.
- וְהָא מִיבְּעֵי לֵיהּ כְּדֵי שֶׁלֹּא יִטַּנְּפוּ כֵּלָיו! אָמַר רַבִּי זֵירָא: הַאי תַּנָּא הוּא דְּאָמַר כׇּל אַצּוֹלֵי טִינּוּף לָא קָא חָשֵׁיב. דִּתְנַן: הַכּוֹפֶה קְעָרָה עַל הַכּוֹתֶל, אִם בִּשְׁבִיל שֶׁתּוּדַח הַקְּעָרָה, הֲרֵי זֶה בְּ״כִי יוּתַּן״. אִם בִּשְׁבִילMais il en a besoin pour que ses vêtements ne soient pas salis ! Rabbi Zeira a dit : c'est ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna) qui dit que tout usage destiné à préserver de la saleté ne compte pas. Car nous avons appris : celui qui retourne un bol contre le mur pendant la pluie, si c'est pour que le bol soit rincé, cela relève de l'expression « si on met » (Lévitique 11, 38), et l'eau rend les aliments aptes à l'impureté ; si c'est pour
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