Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָנֵי נָמֵי, (בִּגְמִילוּת חֲסָדִים שָׁיְיכִי. לִישָּׁנָא אַחֲרִינָא: הָנֵי) בְּהָנֵי שָׁיְיכִי.Celles-ci aussi (relèvent de la pratique de la bienfaisance. Autre version : celles-ci) relèvent de celles-là : les choses de la liste longue se rattachent à celles de la liste courte.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַדָּן חֲבֵירוֹ לְכַף זְכוּת — דָּנִין אוֹתוֹ לִזְכוּת. וּמַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁיָּרַד מִגָּלִיל הָעֶלְיוֹן וְנִשְׂכַּר אֵצֶל בַּעַל הַבַּיִת אֶחָד בַּדָּרוֹם שָׁלֹשׁ שָׁנִים. עֶרֶב יוֹם הַכִּפּוּרִים אָמַר לוֹ: תֵּן לִי שְׂכָרִי, וְאֵלֵךְ וְאָזוּן אֶת אִשְׁתִּי וּבָנַי. אָמַר לוֹ: אֵין לִי מָעוֹת. אָמַר לוֹ: תֵּן לִי פֵּירוֹת. אָמַר לוֹ: אֵין לִי. תֵּן לִי קַרְקַע — אֵין לִי. תֵּן לִי בְּהֵמָה — אֵין לִי. תֵּן לִי כָּרִים וּכְסָתוֹת — אֵין לִי. הִפְשִׁיל כֵּלָיו לַאֲחוֹרָיו, וְהָלַךְ לְבֵיתוֹ בְּפַחֵי נֶפֶשׁ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui juge son prochain du bon côté, on le juge lui-même favorablement. Et il arriva qu'un homme descendit de Haute-Galilée et s'engagea chez un maître de maison du Sud pour trois ans. La veille de Yom Kippour, il lui dit : Donne-moi mon salaire, que j'aille nourrir ma femme et mes enfants. Il lui dit : Je n'ai pas d'argent. Il lui dit : Donne-moi des fruits. Il lui dit : Je n'en ai pas. — Donne-moi un terrain. — Je n'en ai pas. — Donne-moi une bête. — Je n'en ai pas. — Donne-moi des coussins et des couvertures. — Je n'en ai pas. Il jeta ses affaires derrière son dos et s'en alla chez lui, l'âme affligée.
- לְאַחַר הָרֶגֶל נָטַל בַּעַל הַבַּיִת שְׂכָרוֹ בְּיָדוֹ, וְעִמּוֹ מַשּׂוֹי שְׁלֹשָׁה חֲמוֹרִים, אֶחָד שֶׁל מַאֲכָל, וְאֶחָד שֶׁל מִשְׁתֶּה, וְאֶחָד שֶׁל מִינֵי מְגָדִים, וְהָלַךְ לוֹ לְבֵיתוֹ. אַחַר שֶׁאָכְלוּ וְשָׁתוּ נָתַן לוֹ שְׂכָרוֹ.Après la fête de Souccot, le maître de maison prit son salaire en main, avec un chargement de trois ânes : un de nourriture, un de boisson et un de diverses friandises, et il s'en alla chez lui, chez l'ouvrier. Après qu'ils eurent mangé et bu, il lui donna son salaire.
- אָמַר לוֹ: בְּשָׁעָה שֶׁאָמַרְתָּ לִי ״תֵּן לִי שְׂכָרִי״ וְאָמַרְתִּי ״אֵין לִי מָעוֹת״, בַּמֶּה חֲשַׁדְתַּנִי? אָמַרְתִּי: שֶׁמָּא פְּרַקְמַטְיָא בְּזוֹל נִזְדַּמְּנָה לְךָ, וְלָקַחְתָּ בָּהֶן. וּבְשָׁעָה שֶׁאָמַרְתָּ לִי ״תֵּן לִי בְּהֵמָה״, וְאָמַרְתִּי ״אֵין לִי בְּהֵמָה״, בַּמֶּה חֲשַׁדְתַּנִי? אָמַרְתִּי: שֶׁמָּא מוּשְׂכֶּרֶת בְּיַד אֲחֵרִים. בְּשָׁעָה שֶׁאָמַרְתָּ לִי ״תֵּן לִי קַרְקַע״, וְאָמַרְתִּי לְךָ ״אֵין לִי קַרְקַע״, בַּמֶּה חֲשַׁדְתַּנִי? אָמַרְתִּי: שֶׁמָּא מוּחְכֶּרֶת בְּיַד אֲחֵרִים הִיא. וּבְשָׁעָה שֶׁאָמַרְתִּי לְךָ ״אֵין לִי פֵּירוֹת״ בַּמֶּה חֲשַׁדְתַּנִי? אָמַרְתִּי: שֶׁמָּא אֵינָן מְעוּשָּׂרוֹת. וּבְשָׁעָה שֶׁאָמַרְתִּי לְךָ ״אֵין לִי כָּרִים וּכְסָתוֹת״ בַּמֶּה חֲשַׁדְתַּנִי? אָמַרְתִּי: שֶׁמָּא הִקְדִּישׁ כָּל נְכָסָיו לַשָּׁמַיִם.Il lui dit : Au moment où tu m'as dit : « Donne-moi mon salaire », et où j'ai dit : « Je n'ai pas d'argent », de quoi m'as-tu soupçonné ? — J'ai dit : Peut-être une marchandise (perakmatya) à bas prix s'est présentée à toi, et tu l'as achetée avec cet argent. — Et au moment où tu m'as dit : « Donne-moi une bête », et où j'ai dit : « Je n'ai pas de bête », de quoi m'as-tu soupçonné ? — J'ai dit : Peut-être est-elle louée à d'autres. — Au moment où tu m'as dit : « Donne-moi un terrain », et où je t'ai dit : « Je n'ai pas de terrain », de quoi m'as-tu soupçonné ? — J'ai dit : Peut-être est-il affermé à d'autres. — Et au moment où je t'ai dit : « Je n'ai pas de fruits », de quoi m'as-tu soupçonné ? — J'ai dit : Peut-être ne sont-ils pas prélevés de la dîme. — Et au moment où je t'ai dit : « Je n'ai ni coussins ni couvertures », de quoi m'as-tu soupçonné ? — J'ai dit : Peut-être a-t-il consacré tous ses biens au Ciel.
- אָמַר לוֹ: הָעֲבוֹדָה! כָּךְ הָיָה. הִדַּרְתִּי כׇּל נְכָסַי בִּשְׁבִיל הוּרְקָנוֹס בְּנִי שֶׁלֹּא עָסַק בַּתּוֹרָה. וּכְשֶׁבָּאתִי אֵצֶל חֲבֵירַי בַּדָּרוֹם הִתִּירוּ לִי כָּל נְדָרַי. וְאַתָּה, כְּשֵׁם שֶׁדַּנְתַּנִי לִזְכוּת, הַמָּקוֹם יָדִין אוֹתְךָ לִזְכוּת.Il lui dit : Par le service du Temple ! C'est ainsi que cela s'est passé. J'ai voué tous mes biens à cause de mon fils Hourkanos, qui ne s'adonnait pas à la Torah, afin de ne pas lui laisser d'héritage. Et quand je suis venu auprès de mes collègues du Sud, ils ont délié tous mes vœux. Et toi, de même que tu m'as jugé favorablement, que l'Omniprésent te juge favorablement.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּחָסִיד אֶחָד שֶׁפָּדָה רִיבָה אַחַת בַּת יִשְׂרָאֵל, וְלַמָּלוֹן הִשְׁכִּיבָהּ תַּחַת מַרְגְּלוֹתָיו. לְמָחָר יָרַד וְטָבַל וְשָׁנָה לְתַלְמִידָיו.Nos Maîtres ont enseigné : Il arriva qu'un 'hassid (homme pieux) racheta une jeune fille juive de captivité, et à l'auberge il la coucha à ses pieds. Le lendemain, il descendit s'immerger et enseigna à ses élèves. Une telle conduite pouvait éveiller le soupçon qu'il l'avait gardée pour lui.
- וְאָמַר לָהֶן: בְּשָׁעָה שֶׁהִשְׁכַּבְתִּיהָ תַּחַת מַרְגְּלוֹתַי, בַּמֶּה חֲשַׁדְתּוּנִי? אָמַרְנוּ: שֶׁמָּא יֵשׁ בָּנוּ תַּלְמִיד שֶׁאֵינוֹ בָּדוּק לְרַבִּי.Et il leur dit : Au moment où je l'ai couchée à mes pieds, de quoi m'avez-vous soupçonné ? — Nous avons dit : Peut-être y a-t-il parmi nous un élève dont notre maître n'est pas sûr, et il a voulu protéger la jeune fille.
- בְּשָׁעָה שֶׁיָּרַדְתִּי וְטָבַלְתִּי, בַּמֶּה חֲשַׁדְתּוּנִי? אָמַרְנוּ: שֶׁמָּא מִפְּנֵי טוֹרַח הַדֶּרֶךְ אֵירַע קֶרִי לְרַבִּי. אָמַר לָהֶם: הָעֲבוֹדָה! כָּךְ הָיָה. וְאַתֶּם, כְּשֵׁם שֶׁדַּנְתּוּנִי לְכַף זְכוּת, הַמָּקוֹם יָדִין אֶתְכֶם לְכַף זְכוּת.Au moment où je suis descendu m'immerger, de quoi m'avez-vous soupçonné ? — Nous avons dit : Peut-être, à cause de la fatigue de la route, notre maître a-t-il eu un accident nocturne (une émission séminale). Il leur dit : Par le service du Temple ! C'est ainsi que cela s'est passé. Et vous, de même que vous m'avez jugé du bon côté, que l'Omniprésent vous juge du bon côté.
- תָּנוּ רַבָּנַן: פַּעַם אַחַת הוּצְרַךְ דָּבָר אֶחָד לְתַלְמִידֵי חֲכָמִים אֵצֶל מַטְרוֹנִיתָא אַחַת שֶׁכׇּל גְּדוֹלֵי רוֹמִי מְצוּיִין אֶצְלָהּ. אָמְרוּ: מִי יֵלֵךְ? אָמַר לָהֶם רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: אֲנִי אֵלֵךְ.Nos Maîtres ont enseigné : Une fois, les Sages eurent besoin de quelque chose auprès d'une matrone chez qui se trouvaient tous les grands de Rome. Ils dirent : Qui ira ? Rabbi Yehochoua leur dit : J'irai.
- הָלַךְ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ וְתַלְמִידָיו. כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ לְפֶתַח בֵּיתָהּ, חָלַץ תְּפִילָּיו בְּרִחוּק אַרְבַּע אַמּוֹת, וְנִכְנַס וְנָעַל הַדֶּלֶת בִּפְנֵיהֶן. אַחַר שֶׁיָּצָא, יָרַד וְטָבַל וְשָׁנָה לְתַלְמִידָיו.Rabbi Yehochoua et ses élèves y allèrent. Lorsqu'il arriva à l'entrée de sa maison, il ôta ses tefilin à une distance de quatre coudées, entra et ferma la porte devant eux. Après être sorti, il descendit s'immerger et enseigna à ses élèves.
- וְאָמַר לָהֶן: בְּשָׁעָה שֶׁחָלַצְתִּי תְּפִילִּין, בַּמֶּה חֲשַׁדְתּוּנִי? אָמַרְנוּ: כְּסָבוּר רַבִּי, לֹא יִכָּנְסוּ דִּבְרֵי קְדוּשָּׁה בִּמְקוֹם טוּמְאָה.Et il leur dit : Au moment où j'ai ôté les tefilin, de quoi m'avez-vous soupçonné ? — Nous avons dit : Notre maître pense que des paroles saintes ne doivent pas entrer dans un lieu d'impureté.
- בְּשָׁעָה שֶׁנָּעַלְתִּי, בַּמֶּה חֲשַׁדְתּוּנִי? אָמַרְנוּ: שֶׁמָּא דְּבַר מַלְכוּת יֵשׁ בֵּינוֹ לְבֵינָהּ.Au moment où j'ai fermé la porte, de quoi m'avez-vous soupçonné ? — Nous avons dit : Peut-être y a-t-il une affaire d'État entre lui et elle.
- בְּשָׁעָה שֶׁיָּרַדְתִּי וְטָבַלְתִּי בַּמֶּה חֲשַׁדְתּוּנִי, אָמַרְנוּ: שֶׁמָּא נִיתְּזָה צִינּוֹרָא מִפִּיהָ עַל בְּגָדָיו שֶׁל רַבִּי. אָמַר לָהֶם: הָעֲבוֹדָה! כָּךְ הָיָה. וְאַתֶּם, כְּשֵׁם שֶׁדַּנְתּוּנִי לִזְכוּת, הַמָּקוֹם יָדִין אֶתְכֶם לִזְכוּת.Au moment où je suis descendu m'immerger, de quoi m'avez-vous soupçonné ? — Nous avons dit : Peut-être un jet de salive de sa bouche a-t-il atteint les vêtements de notre maître, car les Sages ont décrété que les non-Juifs sont comme des zavim (personnes atteintes d'un écoulement), dont la salive rend impur. Il leur dit : Par le service du Temple ! C'est ainsi que cela s'est passé. Et vous, de même que vous m'avez jugé favorablement, que l'Omniprésent vous juge favorablement.
- מְפַנִּין תְּרוּמָה טְהוֹרָה וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּמַנְּחָה בְּיַד יִשְׂרָאֵל. מַהוּ דְּתֵימָא: כֵּיוָן דְּלָא חַזְיָא לֵיהּ — אָסוּר, קָא מַשְׁמַע לַן כֵּיוָן דְּחַזְיָא לְכֹהֵן — שַׁפִּיר דָּמֵי.« On débarrasse de la terouma pure », etc. C'est évident ! Ce n'est nécessaire que dans le cas où elle se trouve entre les mains d'un Israélite. Tu aurais pu dire : Puisqu'elle ne lui convient pas, c'est interdit ; il nous enseigne donc : Puisqu'elle convient à un Cohen, c'est bien.
- וּדְמַאי וְכוּ׳. דְּמַאי, הָא לָא חֲזֵי לֵיהּ! כֵּיוָן דְּאִי בָּעֵי מַפְקַר לֵיהּ לְנִכְסֵיהּ וְהָוֵה עָנִי, וַחֲזֵי לֵיהּ, הַשְׁתָּא נָמֵי חֲזֵי לֵיהּ. דִּתְנַן: מַאֲכִילִין אֶת הָעֲנִיִּים דְּמַאי וְאֶת הָאַכְסַנְיָא דְּמַאי. וְאָמַר רַב הוּנָא: תָּנָא, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין מַאֲכִילִין אֶת הָעֲנִיִּים דְּמַאי וְאֶת הָאַכְסַנְיָא דְּמַאי. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מַאֲכִילִין אֶת הָעֲנִיִּים דְּמַאי וְאֶת הָאַכְסַנְיָא דְּמַאי.« Et du demaï », etc. Le demaï ne lui convient pourtant pas ! Puisque, s'il le voulait, il pourrait renoncer à ses biens et devenir pauvre, et que le demaï lui conviendrait, maintenant aussi il lui convient. Car nous avons appris : On donne à manger aux pauvres du demaï et à la troupe (akhsanya) du demaï. Et Rav Houna a dit : Il a été enseigné : Beit Chammaï disent : On ne donne pas à manger aux pauvres du demaï ni à la troupe du demaï. Et Beit Hillel disent : On donne à manger aux pauvres du demaï et à la troupe du demaï.
- וּמַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁנִּיטְּלָה תְּרוּמָתוֹ וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא שֶׁהִקְדִּימוֹ בְּשִׁבּוֹלִים, וְנִטְּלָה הֵימֶנּוּ תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר, וְלֹא נִטְּלָה הֵימֶנּוּ תְּרוּמָה גְּדוֹלָה.« Et de la dîme première dont la terouma a été prélevée », etc. C'est évident ! Ce n'est nécessaire que dans le cas où le Lévi a devancé le Cohen lorsque le grain était encore en épis, et où l'on en a prélevé la terouma de la dîme mais pas la grande terouma.
- וְכִי הָא דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁהִקְדִּימוֹ בְּשִׁבּוֹלִין — פָּטוּר מִתְּרוּמָה גְּדוֹלָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַהֲרֵמוֹתֶם מִמֶּנּוּ תְּרוּמַת ה׳ מַעֲשֵׂר מִן הַמַּעֲשֵׂר״. מַעֲשֵׂר מִן הַמַּעֲשֵׂר אָמַרְתִּי לְךָ, וְלֹא תְּרוּמָה גְּדוֹלָה וּתְרוּמַת מַעֲשֵׂר מִן הַמַּעֲשֵׂר.Et cela est conforme à ce qu'a dit Rabbi Abbahou au nom de Rech Lakich : La dîme première qu'on a fait passer en premier, en épis, est exempte de la grande terouma, comme il est dit : « Vous en prélèverez la terouma de Hachem, la dîme de la dîme » (Nombres 18, 26) : la dîme de la dîme, t'ai-Je dit, et non la grande terouma et la terouma de la dîme de la dîme.
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: אִי הָכִי, אֲפִילּוּ הִקְדִּימוֹ בִּכְרִי נָמֵי לִיפְּטַר! אֲמַר לֵיהּ: עָלֶיךָ אָמַר קְרָא: ״מִכֹּל מַתְּנוֹתֵיכֶם תָּרִימוּ וְגוֹ׳״.Rav Pappa dit à Abayé : Dans ce cas, même si l'on a devancé le Cohen lorsqu'il était en tas, il devrait aussi être exempt ! Il lui dit : C'est à ton sujet que le verset a dit : « De tous vos dons, vous prélèverez, etc. » (Nombres 18, 29).
- וּמָה רָאִיתָ? הַאי אִידְּגַן, וְהַאי לָא אִידְּגַן.Et qu'as-tu vu pour exiger la grande terouma dans un cas et non dans l'autre ? Celui-ci est devenu du grain, et celui-là n'est pas devenu du grain. Or le verset dit de la grande terouma : « les prémices de ton grain » (Deutéronome 18, 4).
- וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא שֶׁנָּתַן אֶת הַקֶּרֶן וְלֹא נָתַן אֶת הַחוֹמֶשׁ. הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּאֵין חוֹמֶשׁ מְעַכֵּב.« Et de la dîme seconde », etc. C'est évident ! Ce n'est nécessaire que dans le cas où l'on a donné le principal mais pas le cinquième que l'on doit ajouter lors du rachat. Il nous enseigne ainsi que le cinquième n'est pas indispensable à la validité du rachat.
- וְהַתּוֹרְמוֹס הַיָּבֵשׁ כּוּ׳. דַּוְוקָא יָבֵשׁ, אֲבָל לַח — לָא. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּמָרִיר לָא אָכְלָה.« Et le lupin sec », etc. Uniquement sec, mais humide, non. Pourquoi ? Parce qu'étant amer, elle ne le mange pas : la chèvre n'en mange pas.
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