Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הוּא דְּאָמַר כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן נַנָּס.La Guemara (discussion des Amoraïm) répond : c'est lui, Rav, qui a parlé selon l'opinion de Rabbi Chimon ben Nannas dans la Michna (enseignement des Tannaïm).
- אֵימַר דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן נַנָּס ״מִפְּנֵי שֶׁהוּא מְחָרֵךְ״, גְּרַם כִּיבּוּי מִי אָמַר? אִין, מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא רַבִּי יוֹסֵי אוֹסֵר בִּכְלֵי חֶרֶס חֲדָשִׁים מְלֵאִים מַיִם, שֶׁאֵינָן יְכוֹלִים לְקַבֵּל אֶת הָאוּר וְהֵן מִתְבַּקְּעִין וּמְכַבִּין אֶת הַדְּלֵיקָה — מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא שָׁרֵי.La Guemara demande : Dis que Rabbi Chimon ben Nannas a dit qu'on peut poser la peau de chevreau sur ce qui brûle parce qu'elle ne fait que roussir sans s'enflammer ; mais a-t-il dit que l'on peut provoquer indirectement l'extinction ? Oui, il l'a permis aussi, puisqu'on enseigne à la fin de la Michna : Rabbi Yossé interdit de faire une cloison avec des récipients d'argile neufs pleins d'eau, car ils ne peuvent pas supporter le feu, et ils se fendent et éteignent l'incendie. On en déduit que le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), Rabbi Chimon ben Nannas, le permet.
- תָּנוּ רַבָּנַן: נֵר שֶׁעַל גַּבֵּי טַבְלָא — מְנַעֵר אֶת הַטַּבְלָא וְהִיא נוֹפֶלֶת, וְאִם כָּבְתָה — כָּבְתָה. אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּשׁוֹכֵחַ, אֲבָל בְּמַנִּיחַ — נַעֲשָׂה בָּסִיס לְדָבָר הָאָסוּר.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Une lampe qui est sur une planche : on secoue la planche et la lampe tombe, et si elle s'éteint, elle s'éteint. Ceux de l'école de Rabbi Yannaï ont dit : On n'a enseigné cela que pour celui qui oublie la lampe sur la planche à l'entrée de Chabbat ; mais pour celui qui l'y pose sciemment, la planche devient un support pour une chose interdite et ne peut être déplacée.
- תָּנָא: נֵר שֶׁאֲחוֹרֵי הַדֶּלֶת — פּוֹתֵחַ וְנוֹעֵל כְּדַרְכּוֹ, וְאִם כָּבְתָה — כָּבְתָה. לָיֵיט עֲלַהּ רַב. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא, וְאָמְרִי לַהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: מַאי טַעְמָא לָיֵיט עֲלַהּ רַב? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּרַב סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, וְתָנָא קָתָנֵי לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן. מִשּׁוּם דְּרַב סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה, כׇּל דְּתָנֵי כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן מֵילָט לָיֵיט לֵיהּ?!Il a été enseigné dans une baraïta : Une lampe qui est derrière la porte : on ouvre et on ferme la porte à sa manière habituelle, et si elle s'éteint, elle s'éteint. Rav maudissait celui qui agissait ainsi. Ravina a dit à Rav A'ha, fils de Rava, et certains disent que c'est Rav A'ha, fils de Rava, qui a dit à Rav Achi : Pour quelle raison Rav maudissait-il à ce sujet ? Si l'on dit que c'est parce que Rav pense comme Rabbi Yehouda, selon qui un acte dont l'effet interdit n'est pas voulu reste interdit, et que le Tanna enseigne cela selon Rabbi Chimon, qui le permet : parce que Rav pense comme Rabbi Yehouda, maudirait-il tous ceux qui enseignent selon Rabbi Chimon ? Celui-ci est pourtant un Tanna dont l'opinion est légitime.
- אֲמַר לֵיהּ: בְּהָא אֲפִילּוּ רַבִּי שִׁמְעוֹן מוֹדֶה. דְּהָא אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מוֹדֶה רַבִּי שִׁמְעוֹן בִּ״פְסִיק רֵישֵׁיהּ וְלָא יְמוּת״.Il lui a dit : Dans ce cas, même Rabbi Chimon reconnaît que c'est interdit, car Abayé et Rava ont dit tous deux : Rabbi Chimon reconnaît l'interdit dans le cas de « tranche-lui la tête, et il ne mourrait pas ? », c'est-à-dire lorsque la conséquence interdite est inévitable.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: פּוֹתֵחַ אָדָם דֶּלֶת כְּנֶגֶד מְדוּרָה בְּשַׁבָּת. לָיֵיט עֲלַהּ אַבָּיֵי. בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּרוּחַ מְצוּיָה — מַאי טַעְמֵיהּ דְמַאן דְּאָסַר?! אִי בְּרוּחַ שֶׁאֵינָהּ מְצוּיָה — מַאי טַעְמָא דְמַאן דְּשָׁרֵי?! לְעוֹלָם בְּרוּחַ מְצוּיָה: מָר סָבַר גָּזְרִינַן, וּמָר סָבַר לָא גָּזְרִינַן.Rav Yehouda a dit : On peut ouvrir une porte face à un feu de bois le Chabbat. Abayé maudissait celui qui agissait ainsi. La Guemara précise : De quoi parlons-nous ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un vent habituel, quelle est la raison de celui qui interdit ? Un tel vent n'attise ni n'éteint le feu. Si c'est un vent inhabituel, quelle est la raison de celui qui permet ? En réalité, il s'agit d'un vent habituel : l'un des Maîtres, Abayé, pense que nous décrétons l'interdit par crainte d'un vent inhabituel, et l'autre, Rav Yehouda, pense que nous ne décrétons pas.
- עוֹשִׂין מְחִיצָה כּוּ׳. לְמֵימְרָא דְּרַבָּנַן סָבְרִי גְּרַם כִּבּוּי מוּתָּר, וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר גְּרַם כִּבּוּי אָסוּר? וְהָא אִיפְּכָא שָׁמְעִינַן לְהוּ. דְּתַנְיָא: עוֹשִׂין מְחִיצָה בְּכֵלִים רֵיקָנִין, וּבִמְלֵאִין שֶׁאֵין דַּרְכָּן לְהִשְׁתַּבֵּר. וְאֵלּוּ מְלֵאִין שֶׁאֵין דַּרְכָּן לְהִשְׁתַּבֵּר — כְּלֵי מַתָּכוֹת. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אַף כְּלֵי כְּפַר שִׁיחִין וּכְלֵי כְּפַר חֲנַנְיָה אֵין דַּרְכָּן לְהִשְׁתַּבֵּר. וְכִי תֵּימָא: אֵיפוֹךְ מַתְנִיתִין, וְרַבִּי יוֹסֵי דְּבָרַיְיתָא לְדִבְרֵיהֶם קָאָמַר. וּמִי מָצֵית אָפְכַתְּ לַהּ? וְהָאָמַר רַבָּה בַּר תַּחְלִיפָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: מַאן תָּנָא גְּרַם כִּבּוּי אָסוּר — רַבִּי יוֹסֵי!Nous avons appris dans la Michna : On fait une cloison, etc. avec tous les récipients, et Rabbi Yossé interdit les récipients d'argile neufs. La Guemara demande : Faut-il dire que nos Maîtres pensent que provoquer indirectement l'extinction est permis, et que Rabbi Yossé pense que provoquer indirectement l'extinction est interdit ? Mais nous les avons entendus dire le contraire ! Car il a été enseigné dans une baraïta : On fait une cloison avec des récipients vides, et avec des récipients pleins qui n'ont pas tendance à se casser. Et voici les récipients pleins qui n'ont pas tendance à se casser : les récipients de métal. Rabbi Yossé dit : Même les récipients de Kfar Chi'hin et les récipients de Kfar 'Hananya n'ont pas tendance à se casser. Rabbi Yossé paraît donc plus indulgent que nos Maîtres. Et si tu dis : Inverse les opinions de la Michna, et Rabbi Yossé de la baraïta parle selon leurs propos à eux, sans partager leur avis : mais peux-tu vraiment l'inverser ? Rabba bar Ta'hlifa n'a-t-il pas dit au nom de Rav : Quel est le Tanna pour qui provoquer indirectement l'extinction est interdit ? C'est Rabbi Yossé !
- אֶלָּא לְעוֹלָם לָא תֵּיפוֹךְ, וּבָרָיְיתָא כּוּלָּהּ רַבִּי יוֹסֵי הִיא. וְחַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: עוֹשִׂין מְחִיצָה בְּכֵלִים רֵיקָנִין וּבִמְלֵאִים שֶׁאֵין דַּרְכָּן לְהִשְׁתַּבֵּר. וְאֵלּוּ הֵן כֵּלִים שֶׁאֵין דַּרְכָּן לְהִשְׁתַּבֵּר: כְּלֵי מַתָּכוֹת. וּכְלֵי כְּפַר שִׁיחִין וּכְלֵי כְּפַר חֲנַנְיָה נָמֵי אֵין דַּרְכָּן לְהִשְׁתַּבֵּר, שֶׁרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אַף כְּלִי כְּפַר שִׁיחִין וּכְלֵי כְּפַר חֲנַנְיָה אֵין דַּרְכָּן לְהִשְׁתַּבֵּר.Mais en réalité, n'inverse pas la Michna, et la baraïta est tout entière de Rabbi Yossé. Il y manque un passage, et voici ce qu'elle enseigne : On fait une cloison avec des récipients vides et avec des récipients pleins qui n'ont pas tendance à se casser. Et voici les récipients qui n'ont pas tendance à se casser : les récipients de métal. Et les récipients de Kfar Chi'hin et les récipients de Kfar 'Hananya non plus n'ont pas tendance à se casser, car Rabbi Yossé dit : Même les récipients de Kfar Chi'hin et les récipients de Kfar 'Hananya n'ont pas tendance à se casser.
- וְרָמֵי דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן, וְרָמֵי דְּרַבִּי יוֹסֵי אַדְּרַבִּי יוֹסֵי. דְּתַנְיָא: הֲרֵי שֶׁהָיָה שֵׁם כָּתוּב לוֹ עַל בְּשָׂרוֹ — הֲרֵי זֶה לֹא יִרְחוֹץ וְלֹא יָסוּךְ וְלֹא יַעֲמוֹד בִּמְקוֹם הַטִּינּוֹפֶת. נִזְדַּמְּנָה לוֹ טְבִילָה שֶׁל מִצְוָה — כּוֹרֵךְ עָלֶיהָ גֶּמִי, וְיוֹרֵד וְטוֹבֵל. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: לְעוֹלָם יוֹרֵד וְטוֹבֵל כְּדַרְכּוֹ, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְשַׁפְשֵׁף!La conclusion est donc que Rabbi Yossé interdit de provoquer indirectement l'extinction et que nos Maîtres le permettent. On a opposé les propos de nos Maîtres à d'autres propos de nos Maîtres, et on a opposé ceux de Rabbi Yossé à ceux de Rabbi Yossé. Car il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui avait un Nom divin écrit sur sa chair, celui-là ne se lavera pas, de peur de l'effacer, ne s'enduira pas d'huile et ne se tiendra pas dans un lieu de saleté, par respect pour le Nom. Si une immersion prescrite par une mitsva (commandement) se présente à lui, il enroule sur le Nom un jonc, puis descend et s'immerge. Rabbi Yossé dit : De toute façon, il descend et s'immerge à sa manière habituelle, pourvu qu'il ne frotte pas ! Ici, nos Maîtres sont sévères et Rabbi Yossé indulgent pour une action indirecte.
- שָׁאנֵי הָתָם דְּאָמַר קְרָא: ״וְאִבַּדְתֶּם אֶת שְׁמָם מִן הַמָּקוֹם הַהוּא לֹא תַעֲשׂוּן כֵּן לַה׳ אֱלֹהֵיכֶם״ — עֲשִׂיָּיה הוּא דְּאָסוּר, גְּרָמָא שְׁרֵי.La Guemara répond : C'est différent là-bas, car le verset dit : « Et vous ferez disparaître leur nom de ce lieu. Vous ne ferez pas ainsi à Hachem votre D.ieu » (Deutéronome 12, 3-4). Rabbi Yossé en déduit : c'est le fait d'agir directement qui est interdit ; provoquer indirectement est permis.
- אִי הָכִי, הָכָא נָמֵי, כְּתִיב: ״לֹא תַעֲשֶׂה [כׇל] מְלָאכָה״ — עֲשִׂיָּיה הוּא דְּאָסוּר, גְּרָמָא שְׁרֵי! מִתּוֹךְ שֶׁאָדָם בָּהוּל עַל מָמוֹנוֹ, אִי שָׁרֵית לֵיהּ — אָתֵי לְכַבּוֹיֵי.La Guemara demande : S'il en est ainsi, ici aussi, pour Chabbat, il est écrit : « Tu ne feras aucun travail » (Exode 20, 10) ; on devrait en déduire : c'est le fait d'agir qui est interdit ; provoquer indirectement est permis ! La Guemara répond : En réalité, ce n'est pas interdit en soi, mais comme un homme est bouleversé pour ses biens, si tu lui permets de provoquer l'extinction indirectement, il en viendra à éteindre directement.
- אִי הָכִי קַשְׁיָא דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן: וּמָה הָתָם דְּאָדָם בָּהוּל עַל מָמוֹנוֹ — שְׁרֵי, הָכָא לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!La Guemara objecte : S'il en est ainsi, il y a une difficulté entre les propos de nos Maîtres et ceux de nos Maîtres : si là-bas, pour l'incendie, où un homme est bouleversé pour ses biens, ils permettent l'action indirecte, ici, pour le Nom, à plus forte raison ne devrait-elle pas être permise ?
- וְתִסְבְּרָא הַאי גֶּמִי הֵיכִי דָּמֵי? אִי דְּמִיהַדַּק — קָא הָוֵי חֲצִיצָה, אִי לָא מִיהַדַּק — עָיְילִי בֵּיהּ מַיָּא! חֲצִיצָה, תִּיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם דְּיוֹ! בְּלַחָה. דְּתַנְיָא: הַדָּם וְהַדְּיוֹ הַדְּבַשׁ וְהֶחָלָב, יְבֵשִׁין — חוֹצְצִין, לַחִים — אֵין חוֹצְצִין. מִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא?La Guemara rejette ce raisonnement : Et comment peux-tu le penser ? Ce jonc, comment se présente-t-il ? S'il est serré contre la peau, il constitue une séparation faisant obstacle à l'immersion ; s'il n'est pas serré, l'eau y pénètre et efface le Nom ! La Guemara demande : Si le problème est la séparation, déduis-la déjà de l'encre ! La Guemara répond : Il s'agit d'encre humide, car il a été enseigné dans une baraïta : Le sang, l'encre, le miel et le lait, secs, séparent ; humides, ils ne séparent pas. Quoi qu'il en soit, la difficulté demeure : pourquoi nos Maîtres exigent-ils le jonc ?
- אֶלָּא אָמַר רָבָא בַּר רַב שֵׁילָא, הַיְינוּ טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן, דְּקָסָבְרִי: אָסוּר לַעֲמוֹד בִּפְנֵי הַשֵּׁם עָרוֹם. מִכְּלָל דְּרַבִּי יוֹסֵי סָבַר מוּתָּר לַעֲמוֹד בִּפְנֵי הַשֵּׁם עָרוֹם? דְּמַנַּח יְדֵיהּ עִילָּוֵיהּ.Mais Rava bar Rav Chila a dit : Voici la raison de nos Maîtres : ils pensent qu'il est interdit de se tenir nu devant le Nom ; il faut donc l'en séparer. On en déduirait que Rabbi Yossé pense qu'il est permis de se tenir nu devant le Nom ? Non : il suffit qu'il pose sa main dessus.
- לְרַבָּנַן נָמֵי, דְּמַנַּח יְדֵיהּ עִילָּוֵיהּ! זִימְנִין דְּמִשְׁתְּלֵי וְשָׁקֵיל לֵיהּ. לְרַבִּי יוֹסֵי נָמֵי, זִימְנִין דְּמִשְׁתְּלֵי וְשָׁקֵיל לֵיהּ? אֶלָּא: אִי דְּאִיכָּא גֶּמִי — הָכִי נָמֵי, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — לְהַדּוֹרֵי אַגֶּמִי, רַבָּנַן סָבְרִיLa Guemara demande : Pour nos Maîtres aussi, qu'il pose sa main dessus ! Elle répond : Parfois il oublie et la retire. Pour Rabbi Yossé aussi, parfois il oublie et la retire ! Mais la vraie réponse est : s'il y a un jonc à disposition, c'est effectivement ainsi : Rabbi Yossé reconnaît qu'il faut le mettre. Ici, de quoi parlons-nous ? Du cas où il faudrait chercher un jonc. Nos Maîtres pensent
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