Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בַּר קַשָּׁא דְפוּמְבְּדִיתָא דְּטַרְקֵיהּ חִיוְיָא, הֲוָה תְּלֵיסְרֵי חֲמָרֵי חִיוָּרָתָא בְּפוּמְבְּדִיתָא, קַרְעִינְהוּ לְכוּלְּהוּ, וְאִישְׁתְּכַחוּ טְרֵיפָה. הֲוַאי חֲדָא בְּהָהוּא גִּיסָא דְּפוּמְבְּדִיתָא, עַד דְּאָזְלִי מַיְיתִי לַהּ אַכְלַהּ אַרְיָא. אֲמַר לְהוּ אַבָּיֵי: דִילְמָא חִיוְיָא דְּרַבָּנַן טַרְקֵיהּ, דְּלֵית לֵיהּ אָסְוָתָא, דִּכְתִיב: ״וּפֹרֵץ גָּדֵר יִשְּׁכֶנּוּ נָחָשׁ״. אֲמַרוּ לֵיהּ: אִין רַבִּי, דְּכִי נָח נַפְשֵׁיהּ דְּרַב, גְּזַר רַב יִצְחָק בַּר בִּיסְנָא דְּלֵיכָּא דְּלַימְטֵי אַסָּא וְגִידְמֵי לְבֵי הִילּוּלָא [בְּטַבְלָא], וַאֲזַל אִיהוּ אַמְטִי אַסָּא וְגִידְמֵי לְבֵי הִילּוּלָא בְּטַבְלָא. טַרְקֵיהּ חִיוְיָא, וּמִית.officier du roi de Poumbedita qu'un serpent avait mordu. Il y avait treize ânesses blanches à Poumbedita ; on les éventra toutes, et elles se trouvèrent tréfa (atteintes d'une lésion mortelle). Il y en avait une autre de l'autre côté de Poumbedita ; le temps qu'on aille la chercher, un lion la dévora. Abayé leur dit : Peut-être est-ce un serpent des Rabbanan qui l'a mordu, pour lequel il n'y a pas de remède, comme il est écrit : « Et qui brise une clôture, un serpent le mordra » (Ecclésiaste 10, 8) ; peut-être a-t-il transgressé une mise en garde des Sages, qui sont la « clôture ». Ils lui dirent : Oui, maître, car lorsque Rav mourut, Rav Yits'hak bar Bisna décréta que nul n'apporte de myrte et de branches de palmier à la maison de noces [au son des clochettes], et lui (cet officier) alla apporter du myrte et des branches de palmier à la maison de noces au son des clochettes. Un serpent le mordit, et il mourut.
- הַאי מַאן דְּכַרְכֵיהּ חִיוְיָא — לִינְחוֹת לְמַיָּא וְלִיסְחוֹף דִּיקּוּלָא אַרֵישֵׁיהּ וּלְהַדְּקֵיהּ מִינֵּיהּ, וְכִי סָלֵיק עִילָּוֵיהּ — לִישְׁדְּיֵהּ לְמַיָּא וְלִיסְלוֹק וְלֵיתֵי. הַאי מַאן דְּמִיקַּנֵּי בֵּיהּ חִיוְיָא, אִי אִיכָּא חַבְרֵיהּ בַּהֲדֵיהּ — לַירְכְּבֵיהּ אַרְבַּע גַּרְמִידֵי, וְאִי לָא — לִישְׁוַאר נִגְרָא, וְאִי לָא — לִיעְבַּר נַהֲרָא, וּבְלֵילְיָא — לוֹתְבֵיהּ לְפֻרְיֵהּ — אַאַרְבַּע חָבְיָתָא, וְנִיגְנֵי בֵּי כוֹכְבֵי, וְלַיְיתֵי אַרְבְּעָה שׁוּנָּרֵי וְלֵיסְרִינְהוּ בְּאַרְבְּעָה כַּרְעֵי דְפוּרְיֵיהּ, וְלַיְתֵי שַׁחֲפֵי וְלִישְׁדֵּי הָתָם, דְּכִי שָׁמְעִי קָלֵיהּ אָכְלִי לֵיהּ. הַאי מַאן דְּרָהֵיט אַבָּתְרֵיהּ — לִירְהוֹט בֵּי חָלָתָא.Celui autour duquel un serpent s'est enroulé, qu'il descende dans l'eau, qu'il retourne un panier sur sa tête et l'écarte de lui peu à peu ; et lorsqu'il (le serpent) monte dessus, qu'il le jette dans l'eau, qu'il remonte et s'en aille. Celui contre lequel un serpent s'irrite et qu'il poursuit : si son compagnon est avec lui, qu'il le porte sur quatre coudées ; et sinon, qu'il saute par-dessus un fossé ; et sinon, qu'il traverse une rivière ; et la nuit, qu'il place son lit sur quatre tonneaux et dorme à la belle étoile ; qu'il apporte quatre chats et les attache aux quatre pieds de son lit ; et qu'il apporte des brindilles et les jette là, car lorsqu'ils (les chats) entendent son bruit, ils le mangent. Celui derrière lequel il court, qu'il coure dans les sables.
- הַאי אִיתְּתָא דְּחָזְיָא חִיוְיָא, וְלָא יָדְעָה אִי יָהֵיב דַּעְתֵּיהּ עִילָּוַהּ אִי לָא יָהֵיב דַּעְתֵּיהּ עִילָּוַהּ — תִּשְׁלַח מָאנַהּ וְתִשְׁדֵּי קַמֵּיהּ, אִי מִכְרַךְ בְּהוּ דַּעְתֵּיהּ עִילָּוַהּ, וְאִי לָא — לָא יָהֵיב דַּעְתֵּיהּ עִילָּוַהּ.Une femme qui voit un serpent et ne sait pas s'il a porté son attention sur elle ou s'il n'a pas porté son attention sur elle, qu'elle ôte ses vêtements et les jette devant lui : s'il s'enroule dedans, il a porté son attention sur elle ; et sinon, il n'a pas porté son attention sur elle.
- מַאי תַּקַּנְתֵּהּ תְּשַׁמֵּשׁ קַמֵּיהּ. אִיכָּא דְאָמְרִי: כׇּל שֶׁכֵּן דְּתָקֵיף לֵיהּ יִצְרֵיהּ! אֶלָּא תִּשְׁקוֹל מִמַּזְּיַהּ וּמִטּוּפְרַהּ וְתִשְׁדֵּי בֵּיהּ, וְתֵימָא: ״דִּישְׁתָּנָא אֲנָא״. הַאי אִיתְּתָא דְּעָיֵיל בַּהּ חִיוְיָא, לִיפַסְּעוּהָ וְלוֹתְבוּהָ אַתַּרְתֵּי חָבְיָתָא, וְלַיְתֵי בִּישְׂרָא שַׁמִּינָה וְלִישְׁדֵּי אַגּוּמְרֵי, וְלַיְתֵי אַגָּנָא דְּתַחְלֵי וְחַמְרָא רֵיחְתָנָא וְלוֹתְבוּ הָתָם, וְלִיטְרוֹקִינְהוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי, וְלִינְקוֹט צְבָתָא בִּידֵהּ, דְּכִי מוֹרַח רֵיחָא — נָפֵיק וְאָתֵי, וְלִישְׁקְלֵיהּ וְלִיקְלְיֵיהּ בְּנוּרָא, דְּאִי לָא — הָדַר עִילָּוַהּ.Quel est son remède ? Pour qu'il se détourne d'elle, qu'elle ait des relations avec son mari devant lui, et elle lui deviendra répugnante. Certains disent : à plus forte raison son désir se renforcerait ! Mais plutôt, qu'elle prenne de ses cheveux et de ses ongles, les jette sur lui et dise : « Je suis indisposée. » Une femme dans laquelle un serpent est entré, qu'on écarte ses jambes, qu'on la place sur deux tonneaux, qu'on apporte de la viande grasse et la jette sur les braises ; qu'on apporte une corbeille de cresson et du vin parfumé, qu'on les place là et qu'on les mélange ensemble ; et qu'il tienne une pince à la main : lorsqu'il sent l'odeur, il sort et vient ; qu'on le prenne et le brûle au feu, car sinon il reviendrait sur elle.
- כׇּל הָאוֹכָלִין כּוּ׳. כׇּל הָאוֹכָלִין לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי טְחוֹל לַשִּׁינַּיִם וְכַרְשִׁינִין לִבְנֵי מֵעַיִים. כׇּל הַמַּשְׁקִין לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי מֵי צְלָפִין בְּחוֹמֶץ. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרָבָא: מַהוּ לִשְׁתּוֹת מֵי רַגְלַיִם בְּשַׁבָּת? אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵינָא: ״כׇּל הַמַּשְׁקִין שׁוֹתֶה״, וּמֵי רַגְלַיִם לָא שָׁתוּ אִינָשֵׁי.Nous avons appris dans la Michna : Tous les aliments, etc. La Guemara demande : « Tous les aliments », pour inclure quoi ? Pour inclure la rate pour les dents et les vesces pour les entrailles : bien que chacun de ces aliments soit nuisible à l'autre organe, on les mange ordinairement. « Toutes les boissons », pour inclure quoi ? Pour inclure l'eau de câpres dans du vinaigre. Ravina dit à Rava : Qu'en est-il de boire de l'urine le Chabbat ? Il lui dit : Nous l'avons appris : « Toutes les boissons, il peut les boire », or les gens ne boivent pas d'urine ; ce n'est donc pas une boisson, et c'est interdit.
- חוּץ מִמֵּי דְקָלִים. תָּנָא: חוּץ מִמֵּי דְקָרִים. מַאן דִּתְנָא ״מֵי דְקָרִים״ — שֶׁהֵם דּוֹקְרִים אֶת הַמָּרָה, וּמַאן דְּאָמַר ״מֵי דְקָלִים״ — שֶׁיּוֹצְאִין מִן שְׁנֵי דִקְלֵי. מַאי מֵי דְקָלִים? אָמַר רַבָּה בַּר בְּרוֹנָא: תַּרְתֵּי תָּלֵאי אִיכָּא בְּמַעְרְבָא, וְנָפְקָא עֵינָא דְמַיָּא מִבֵּינַיְיהוּ. כָּסָא קַמָּא — מְרַפֵּי, אִידַּךְ — מְשַׁלְשֵׁל, וְאִידַּךְ — כִּי הֵיכִי דְּעָיְילִי הָכִי נָפְקִי. אָמַר עוּלָּא: לְדִידִי שְׁתֵי [לִי] שִׁיכְרָא דְּבַבְלָאֵי, וּמְעַלֵּי מִינַּיְיהוּ. וְהוּא דְּלָא רְגִיל בֵּיהּ אַרְבְּעִין יוֹמִין.Nous avons appris dans la Michna : Sauf l'« eau de palmiers ». Un Sage a enseigné : Sauf l'« eau qui transperce » (mei dekarim). Celui qui a enseigné « eau qui transperce » : c'est qu'elle transperce la vésicule biliaire ; et celui qui a dit « eau de palmiers » (mei dekalim) : c'est qu'elle sort d'entre deux palmiers. Qu'est-ce que l'eau de palmiers ? Rabba bar Brona a dit : Il y a deux jeunes palmiers en Occident (en Terre d'Israël), et une source d'eau jaillit entre eux. La première coupe relâche les entrailles, la suivante purge, et la suivante, telle qu'elle est entrée, telle elle ressort. Oula a dit : Moi, je bois de la bière des Babyloniens, et elle est plus efficace qu'elles. Et ce, pour celui qui n'en a pas l'habitude depuis quarante jours.
- רַב יוֹסֵף אָמַר: זֵיתוֹם הַמִּצְרִי תִּילְתָּא שְׂעָרֵי, וְתִילְתָּא קוּרְטְמֵי, וְתִילְתָּא מִילְחָא. רַב פָּפָּא אָמַר: תִּילְּתָא חִיטֵּי, וְתִילְתָּא קוּרְטְמֵי, וְתִילְתָּא מִילְחָא וְכַמּוֹנָא, וְסִימָנָיךְ — סִיסָאנֵי. וְשָׁתֵי לְהוּ בֵּין דִּבְחָא לַעֲצַרְתָּא, דִּקְמִיט — מְרַפֵּי לֵיהּ, וְדִרְפֵי — קָמֵיט לֵיהּ.Rav Yosef a dit : cette eau est le zitom égyptien : une boisson faite d'un tiers d'orge, un tiers de safran et un tiers de sel. Rav Pappa a dit : un tiers de blé, un tiers de safran et un tiers de sel et de cumin. Et ton signe mnémotechnique, pour ne pas intervertir les enseignements : sissané, nom d'un panier à dattes écrit avec deux samekh, comme Rav Yosef et se'orim (orge). Et on le boit entre Pessa'h et Chavouot : celui qui est resserré, il le relâche ; et celui qui est relâché, il le resserre.
- וְכוֹס עִקָּרִין. מַאי כּוֹס עִקָּרִין? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לַיְיתֵי מַתְקַל זוּזָא קוּמָא אֲלֶכְּסַנְדְּרָיָא, וּמַתְקַל זוּזָא גַּבְיָא גִּילָא, וּמַתְקַל זוּזָא כּוּרְכְּמָא רִישְׁקָא, וְלִישְׁחֲקִינְהוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי. לְזָבָה — תְּלָתָא בְּחַמְרָא, וְלָא מִיעַקְרָא. לְיַרְקוֹנָא — תְּרֵין בְּשִׁיכְרָא, וּמִיעֲקַר. לְזָבָה תְּלָתָא בְּחַמְרָא, וְלָא מִיעַקְרָא. וְאִי לָא — לַיְיתֵי תְּלָתָאNous avons appris dans la Michna : Et la coupe de racines. Qu'est-ce que la coupe de racines ? Rabbi Yo'hanan a dit : Qu'on apporte le poids d'un zouz de gomme d'Alexandrie, le poids d'un zouz d'alun et le poids d'un zouz de safran de jardin, et qu'on les broie ensemble. Pour une zava (femme souffrant d'écoulements), les trois dans du vin, et elle ne deviendra pas stérile. Pour la jaunisse, deux dans de la bière, et il deviendra stérile. Pour une zava, les trois dans du vin, et elle ne deviendra pas stérile. Et sinon, qu'on apporte trois
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