Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵימוֹר דִּפְלִיגִי לְעִנְיַן טוּמְאָה וְטׇהֳרָה, לְעִנְיַן שַׁבָּת מִי שָׁמְעַתְּ לְהוּ? אֶלָּא אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, לָא קַשְׁיָא: הָא דְּאִישְׁתַּהִי, הָא דְּלָא אִישְׁתַּהִי.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) rejette la réponse précédente : Admettons qu'ils divergent sur le statut de la Grande Mer à propos de l'impureté et de la pureté ; mais à propos du Chabbat, les as-tu entendus diverger ? Mais alors, Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : ce n'est pas difficile : la contradiction entre les deux baraïtot (enseignements tannaïtiques non retenus dans la Michna) se résout ainsi : celle-ci, qui interdit de se baigner dans la Grande Mer, parle du cas où il s'est attardé dans l'eau, montrant qu'il se baigne pour se soigner ; celle-là, qui le permet, parle du cas où il ne s'est pas attardé.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתָּא לְבָתְרָיְיתָא — דְּלָא אִישְׁתַּהִי, אִי דְּלָא אִישְׁתַּהִי — אֲפִילּוּ בְּמֵי מִשְׁרָה נָמֵי. דְּהָתַנְיָא: רוֹחֲצִין בְּמֵי טְבֶרְיָא וּבְמֵי מִשְׁרָה וּבְיַמָּה שֶׁל סְדוֹם, וְאַף עַל פִּי שֶׁיֵּשׁ לוֹ חֲטָטִים בְּרֹאשׁוֹ. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁלֹּא נִשְׁתַּהָא, אֲבָל נִשְׁתַּהָא — אָסוּר.La Guemara objecte : Comment as-tu établi la dernière baraïta, celle qui permet ? Comme parlant du cas où il ne s'est pas attardé ? S'il ne s'est pas attardé, même dans l'eau de rouissage du lin ce devrait être permis aussi, car il a été enseigné dans une baraïta : On se baigne le Chabbat dans les eaux de Tibériade, dans l'eau de rouissage et dans la mer de Sodome, même s'il a des plaies à la tête, que ces eaux soignent. En quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Lorsqu'il ne s'est pas attardé dans l'eau, car il semble alors simplement se rafraîchir ; mais s'il s'est attardé, c'est interdit. Or la première baraïta interdit l'eau de rouissage de façon absolue.
- אֶלָּא יָם הַגָּדוֹל אַיָּם הַגָּדוֹל לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּיָפִין שֶׁבּוֹ, הָא — בְּרָעִים שֶׁבּוֹ. מֵי מִשְׁרָה אַמֵּי מִשְׁרָה נָמֵי לָא קַשְׁיָא: הָא — דְּאִישְׁתַּהִי, הָא — דְּלָא אִישְׁתַּהִי.Mais alors, il faut résoudre autrement : la contradiction de la baraïta sur la Grande Mer avec celle sur la Grande Mer n'est pas difficile : celle-ci, qui permet, parle de ceux qui se baignent dans ses bonnes eaux, où l'on se baigne aussi en semaine pour le plaisir ; celle-là, qui interdit, parle de ses mauvaises eaux, où l'on n'entre que pour se soigner. La contradiction entre l'enseignement sur l'eau de rouissage et celui sur l'eau de rouissage n'est pas difficile non plus : celui-ci, qui interdit, parle du cas où il s'est attardé ; celui-là, qui permet, du cas où il ne s'est pas attardé.
- מַתְנִי׳ אֵין אוֹכְלִין אֵיזֹבְיוֹן בְּשַׁבָּת לְפִי שֶׁאֵינוֹ מַאֲכַל בְּרִיאִים, אֲבָל אוֹכֵל הוּא אֶת יוֹעֶזֶר, וְשׁוֹתֶה אַבּוּבְרוֹאֶה. כׇּל הָאוֹכָלִין — אוֹכֵל אָדָם לִרְפוּאָה, וְכׇל הַמַּשְׁקִין — שׁוֹתֶה, חוּץ מִמֵּי דְקָלִים וְכוֹס עִיקָּרִין, מִפְּנֵי שֶׁהֵן לִירוֹקָה. אֲבָל שׁוֹתֶה הוּא מֵי דְקָלִים לִצְמָאוֹ, וְסָךְ שֶׁמֶן עִיקָּרִין שֶׁלֹּא לִרְפוּאָה.MICHNA : On ne mange pas d'ézovyon (une plante médicinale) le Chabbat, car ce n'est pas un aliment de bien-portants et il est donc manifeste qu'on le mange pour se soigner. Mais on mange du yoézèr, et on boit de l'abouvroé. Tous les aliments que mangent les bien-portants, l'homme peut les manger pour se soigner, et toutes les boissons, il peut les boire, sauf l'« eau de palmiers » et la « coupe de racines », car elles sont un remède connu contre la jaunisse. Mais il boit l'eau de palmiers pour sa soif, et il s'enduit d'huile de racines sans intention de se soigner.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יוֹסֵף: אֵזוֹב — ״אַבְרָתָה בַּר הֲמַג״, אֵיזֹבְיוֹן — ״אַבְרָתָה בַּר הִינְג״. עוּלָּא אָמַר: מָרְוָא חִיוָּרָא. עוּלָּא אִיקְּלַע לְבֵי רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה, אַיְיתוֹ לְקַמֵּיהּ מָרְוָא חִיוָּרָא. אֲמַר: הַיְינוּ אֵזוֹב דִּכְתִיב בְּאוֹרָיְיתָא. רַב פַּפֵּי אָמַר: שׁוּמְשׁוּק. אָמַר רַב יִרְמְיָה מִדִּיפְתִּי: כְּווֹתֵיהּ דְּרַב פַּפֵּי מִסְתַּבְּרָא, דִּתְנַן: מִצְוַת אֵזוֹב שְׁלֹשָׁה קְלָחִין וּבָהֶן שְׁלֹשָׁה גִבְעוֹלִין, וְשׁוּמְשׁוּק הוּא דְּמִשְׁתַּכְחָא הָכִי. לְמַאי אָכְלִי לֵיהּ — לְקוּקְאיָנֵי. בְּמַאי אָכְלִי לֵיהּ — בִּשְׁבַע תַּמְרֵי אוּכָּמָתָא. מִמַּאי הָוְיָא — מִקִּימְחָא דִשְׂעָרֵי בְּמָנָא דַּחֲלֵיף עֲלֵיהּ אַרְבְּעִין יוֹמִין.GUEMARA : Rav Yosef a dit : l'ézov (hysope) mentionné dans la Torah est appelé abarta bar hamag, et l'ézovyon de la Michna est appelé abarta bar hing. Oula a dit : l'ézov de la Torah est la sauge blanche. Le récit le confirme : Oula arriva chez Rav Chmouel bar Yehouda ; on apporta devant lui de la sauge blanche. Il dit : c'est l'ézov qui est écrit dans la Torah. Rav Pappi a dit : c'est le choumchouk. Rav Yirmeya de Difti a dit : l'opinion de Rav Pappi semble raisonnable, car nous avons appris dans une Michna : La mitsva (commandement) de l'ézov consiste à prendre trois tiges, portant trois rameaux, et c'est le choumchouk qui se trouve ainsi. La Guemara demande à propos de l'ézovyon : Pourquoi le mange-t-on ? Contre les vers intestinaux. Avec quoi le mange-t-on ? Avec sept dattes noires. D'où viennent ces vers ? De la farine d'orge conservée dans un récipient sur lequel sont passés quarante jours depuis la mouture.
- אֲבָל אוֹכֵל הוּא אֶת יוֹעֶזֶר. מַאי יוֹעֶזֶר? פּוּתַּנְק. לְמַאי אָכְלִי לַהּ — לְאַרְקָתָא. בְּמַאי אָכְלִי לַהּ — בִּשְׁבַע תַּמְרֵי חִיוּוֹרָתָא. מִמַּאי הָוְיָא — מֵאוּמְצָא וּמַיָּא אַלִּיבָּא רֵיקָנָא, וּמִבִּישְׂרָא שַׁמִּינָא אַלִּיבָּא רֵיקָנָא, וּמִבִּישְׂרָא דְתוֹרָא אַלִּיבָּא רֵיקָנָא, מֵאַמְגּוּזָא אַלִּיבָּא רֵיקָנָא, וּמִגִּירֵי דְרוּבְיָא אַלִּיבָּא רֵיקָנָא וּמִשְׁתֵּי מַיָּא אַבָּתְרֵיהּ.Nous avons appris dans la Michna : Mais on mange du yoézèr. Qu'est-ce que le yoézèr ? Le poutnak (une sorte de menthe, le pouliot). Pourquoi le mange-t-on ? Contre les vers du foie. Avec quoi le mange-t-on ? Avec sept dattes blanches. D'où vient ce mal ? De la viande rôtie sur les braises et de l'eau, à jeun ; de la viande grasse à jeun ; de la viande de bœuf à jeun ; des noix à jeun ; ou de pousses de fenugrec à jeun, en buvant de l'eau ensuite.
- וְאִי לָא — לִיבְלַע תַּחְלֵי חִיוּוֹרָתָא. וְאִי לָא — לִיתִּיב בְּתַעֲנִיתָא, וְלַיְתֵי בִּישְׂרָא שַׁמִּינָא וְלִישְׁדֵּי אַגּוּמְרֵי, וְלִימֵיץ גַּרְמָא, וְלִיגַמַּע חַלָּא. וְאִיכָּא דְאָמְרִי: חַלָּא לָא, מִשּׁוּם דְּקָשֵׁי לְכַבְדָּא. וְאִי לָא — לַיְיתֵי גִּירְדָּא דַאֲסִינְתָּא דִּגְרִידָא מֵעִילַּאי לְתַתַּאי, וְלָא מִתַּתַּאי לְעִילַּאי, דִּילְמָא נָפְקָא אַיְּידֵי פּוּמֵּיהּ, וְלִישְׁלְקַהּ בְּשִׁיכְרָא בֵּי שִׁיבָבֵי, וּלְמָחָר נִסְכְּרִינּוּן לְנִקְבִין דִּידֵיהּ וְלִישְׁתֵּי, וְכִי מִפְּנֵי — מִפְּנֵי אַפְּשִׁיחָא דְּדִקְלָא.Et sinon – s'il n'a pas de poutnak, ou s'il en a mangé sans guérir – qu'il avale du cresson blanc. Et sinon, qu'il reste à jeun, qu'il apporte de la viande grasse, la jette sur les braises, suce l'os et avale du vinaigre. Certains disent : pas de vinaigre, car il est nuisible au foie. Et sinon, qu'il apporte de la raclure de buisson épineux, raclée de haut en bas et non de bas en haut, de peur que les vers ne sortent par sa bouche ; qu'il la fasse bouillir dans de la bière au crépuscule ; le lendemain, qu'on lui bouche les narines et qu'il boive. Et quand il va à la selle, qu'il aille à la selle sur la fente d'un palmier.
- וְשׁוֹתִין אַבּוּבְרוֹאֶה. מַאי אַבּוּבְרוֹאֶה? חוּמַטְרִיָּא. מַאי חוּמַטְרִיָּא? חוּטְרָא יְחִידָאָה. לְמַאי עָבְדִי לַהּ — לְגִילּוּיָא. וְאִי לָא — לַיְתֵי חַמְשָׁא כְּלִילֵי וְחַמְשָׁא כּוֹסָתָא דְשִׁיכְרָא, וְנִישְׁלוֹקִינְהוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי עַד דְּקַיְימָא אַאַנְפָּקָא, וְנִישְׁתֵּי.Nous avons appris dans la Michna : Et on boit de l'abouvroé. Qu'est-ce que l'abouvroé ? Le 'houmatriya. Qu'est-ce que le 'houmatriya ? Le « bâton solitaire », un arbre qui pousse sans branches. Pourquoi l'emploie-t-on ? Contre le mal de l'eau découverte, celui qui a bu de l'eau restée découverte, dont on craint qu'un serpent n'y ait laissé son venin. Et sinon, qu'il apporte cinq roses et cinq coupes de bière, qu'il les fasse bouillir ensemble jusqu'à ce qu'il en reste un anpaka (un quart de log) et qu'il le boive.
- אִימֵּיהּ דְּרַב אַחָדְבוּי בַּר אַמֵּי עֲבַדָה לֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא חַד כְּלִילָא וְחַד כּוֹסְתָּא דְשִׁיכְרָא. שְׁלַקָה וְאַישְׁקִיתֵיהּ, וּשְׁגַרָא תַּנּוּרָא וּגְרַפְתֵּיהּ, (ואותביתיה לבינתא) [וְאוֹתִיבָה בֵּיהּ לְבֵינְתָּא, וְאוֹתִיבְתֵּיהּ] בְּגַוֵּויהּ, וּנְפַק [מִינֵּיהּ] כְּהוּצָא יַרְקָא.La mère de Rav A'hadvoï bar Ami prépara pour un certain homme qui avait bu de l'eau découverte une rose et une coupe de bière. Elle les fit bouillir, le lui fit boire, chauffa le four, le vida de ses braises, y plaça une brique sur laquelle il pourrait s'asseoir sans se brûler, et l'y installa ; et il sortit [de lui] comme une feuille verte, c'est-à-dire qu'il vomit le venin.
- רַב אַוְיָא אָמַר: רְבִיעֵתָא דַחֲלָבָא מֵעִיזָּא חִיוָּרְתָּא. רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה אָמַר: לַיְיתֵי אֶתְרוֹגָא חֲלִיתָא וְלִחַיְּיקֵיהּ וְלִימַלְּיֵיהּ דּוּבְשָׁא, וְלוֹתְבֵהּ בֵּי מִילְלֵי דְנוּרָא, וְלֵיכְלֵיהּ. רַבִּי חֲנִינָא אָמַר, מֵי רַגְלַיִם בְּנֵי אַרְבָּעִים יוֹם: בַּרְזִינָא — לְזִיבּוּרָא, רְבִיעֵתָא — לְעַקְרַבָּא, פַּלְגָא רִיבְעָא — לְגִילּוּיָא, רִיבְעָא — אֲפִילּוּ לִכְשָׁפִים מְעַלּוּ. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֲנִיגְרוֹן, וַאֲבַנְגַּר, וְתִירְיָיקָה — מְעַלּוּ בֵּין לְגִילּוּיָא בֵּין לִכְשָׁפִים.Rav Avya a dit : le remède est un quart de log de lait d'une chèvre blanche. Rav Houna bar Yehouda a dit : Qu'il apporte un cédrat doux, qu'il le creuse, le remplisse de miel, le place sur des braises ardentes et le mange. Rabbi 'Hanina a dit : de l'urine de quarante jours : une barzina (très petite coupe) est efficace contre la guêpe ; un quart de log, contre le scorpion ; un demi-log, contre l'eau découverte ; un log est efficace même contre la sorcellerie. Rabbi Yo'hanan a dit : l'anigron (eau de cuisson de bettes), l'avangar (eau de cuisson de l'herbe bangri) et la thériaque sont efficaces autant contre l'eau découverte que contre la sorcellerie.
- הַאי מַאן דִּבְלַע חִיוְיָא — לוֹכְלֵיהּ כְּשׁוּתָא בְּמִילְחָא, וְלַירְהֲטֵיהּ תְּלָתָא מִילֵּי. רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי חַזְיֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דִּבְלַע חִיוְיָא. אִידְּמִי לֵיהּ כְּפַרָּשָׁא. אוֹכְלֵיהּ כְּשׁוּתָא בְּמִילְחָא וְאַרְהֲטֵיהּ קַמֵּיהּ תְּלָתָא מִילֵּי, וּנְפַק מִינֵּיהּ גּוּבֵּי גּוּבֵּי. אִיכָּא דְאָמְרִי: רַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי בְּלַע חִיוְיָא, אֲתָא אֵלִיָּהוּ אִידְּמִי לֵיהּ כְּפַרָּשָׁא. אוֹכְלֵיהּ כְּשׁוּתָא בְּמִילְחָא וְאַרְהֲטֵיהּ קַמֵּיהּ תְּלָתָא מִילֵּי וּנְפַק מִינֵּיהּ גּוּבֵּי גּוּבֵּי. הַאי מַאן דְּטַרְקֵיהּ חִיוְיָא — לֵיתֵי עוּבָּרָא דַחֲמָרָא חִיוָּרְתִּי, וְלִיקְרְעֵיהּ, וְלוֹתְבֵיהּ עִילָּוֵיהּ. וְהָנֵי מִילֵּי דְּלָא אִישְׁתְּכַח טְרֵפָה. הָהוּאCelui qui a avalé un serpent, qu'on lui fasse manger du houblon avec du sel, et qu'on le fasse courir trois mil (mesure de distance). Rav Chimi bar Achi vit un homme qui avait avalé un serpent. Il lui apparut sous l'aspect d'un cavalier, lui fit manger du houblon avec du sel et le fit courir devant lui trois mil, et le serpent sortit de lui morceau par morceau. Certains disent : Rav Chimi bar Achi avala un serpent ; Éliyahou vint, lui apparut sous l'aspect d'un cavalier, lui fit manger du houblon avec du sel et le fit courir devant lui trois mil, et le serpent sortit de lui morceau par morceau. Celui qu'un serpent a mordu, qu'il apporte le fœtus d'une ânesse blanche, qu'il le déchire et le pose sur la morsure. Et ces paroles valent lorsqu'elle ne s'est pas trouvée tréfa (atteinte d'une lésion mortelle). Un certain
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