Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אַחַת״. הָא כֵּיצַד, אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיִּכְתּוֹב שֵׁם קָטָן מִשֵּׁם גָּדוֹל — ״שֵׁם״ מִשִּׁמְעוֹן וּמִשְּׁמוּאֵל, ״נֹחַ״ מִנָּחוֹר, ״דָּן״ מִדָּנִיאֵל, ״גָּד״ מִגַּדִּיאֵל. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֲפִילּוּ לֹא כָּתַב אֶלָּא שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת וְהֵן שֵׁם אֶחָד — חַיָּיב, כְּגוֹן: ״שֵׁשׁ״ ״תֵּת״, ״רָר״, ״גַּג״, ״חָח״.c'est pourquoi le verset dit : « une ». Comment concilier cela ? Il n'est passible que lorsqu'il aura écrit un petit nom tiré d'un grand nom : Chem de Chimon et de Chmouel ; Noa'h de Na'hor ; Dan de Daniel ; Gad de Gaddiel. Rabbi Yehouda dit : même s'il n'a écrit que deux lettres qui sont un seul nom (deux fois la même lettre), il est passible ('hayav), par exemple : chèch (deux chin), tèt (deux tav), rar (deux rech), gag (deux guimel), 'ha'h (deux 'hèt).
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: וְכִי מִשּׁוּם כּוֹתֵב הוּא חַיָּיב?! וַהֲלֹא אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא מִשּׁוּם רוֹשֵׁם, שֶׁכֵּן רוֹשְׁמִין עַל קַרְשֵׁי הַמִּשְׁכָּן לֵידַע אֵיזוֹ הִיא בֶּן זוּגוֹ. לְפִיכָךְ, שָׂרַט שְׂרִיטָה אַחַת עַל שְׁנֵי נְסָרִין, אוֹ שְׁתֵּי שְׂרִיטוֹת עַל נֶסֶר אֶחָד — חַיָּיב.Rabbi Yossé a dit : est-ce donc au titre d'« écrire » qu'il est passible ? N'est-il pas passible uniquement au titre de « marquer », car on marquait les planches du Michkan (le Tabernacle) pour savoir laquelle était sa compagne ? C'est pourquoi, s'il a tracé une seule rayure sur deux planches, ou deux rayures sur une seule planche, il est passible.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״וְעָשָׂה אַחַת״, יָכוֹל עַד שֶׁיִּכְתּוֹב אֶת כָּל הַשֵּׁם, עַד שֶׁיֶּאֱרוֹג כׇּל הַבֶּגֶד, עַד שֶׁיַּעֲשֶׂה אֶת כָּל הַנָּפָה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מֵאַחַת״. אִי ״מֵאַחַת״, יָכוֹל אֲפִילּוּ לֹא כָּתַב אֶלָּא אוֹת אַחַת, וַאֲפִילּוּ לֹא אָרַג אֶלָּא חוּט אֶחָד, וַאֲפִילּוּ לֹא עָשָׂה אֶלָּא בַּיִת אֶחָד בַּנָּפָה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אַחַת״. הָא כֵּיצַד? אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיַּעֲשֶׂה מְלָאכָה שֶׁכַּיּוֹצֵא בָּהּ מִתְקַיֶּימֶת.Rabbi Chimon dit : « Et il fera une » : on pourrait croire qu'il n'est passible que lorsqu'il aura écrit tout le nom, tissé tout le vêtement, fait tout le tamis. C'est pourquoi le verset dit : « de l'une ». Si c'est « de l'une », on pourrait croire qu'il est passible même s'il n'a écrit qu'une seule lettre, même s'il n'a tissé qu'un seul fil, même s'il n'a fait qu'une seule maille dans le tamis. C'est pourquoi le verset dit : « une ». Comment concilier cela ? Il n'est passible que lorsqu'il aura fait un travail dont le semblable subsiste.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: ״וְעָשָׂה אַחַת״ ״וְעָשָׂה הֵנָּה״, פְּעָמִים שֶׁחַיָּיב אַחַת עַל כּוּלָּן, וּפְעָמִים שֶׁחַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.Rabbi Yossé dit : « Et il fera une », « et il fera celles-ci » (d'après Lévitique 4, 2) : il arrive qu'il soit passible d'un seul sacrifice pour toutes, et il arrive qu'il soit passible pour chacune d'elles.
- קָתָנֵי מִיהָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר אֲפִילּוּ לֹא כָּתַב אֶלָּא שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת וְהֵן שֵׁם אֶחָד — חַיָּיב. לָא קַשְׁיָא: הָא דִּידֵיהּ, הָא דְרַבֵּיהּ. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבָּן גַּמְלִיאֵל: אֲפִילּוּ לֹא כָּתַב אֶלָּא שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת וְהֵן שֵׁם אֶחָד — חַיָּיב, כְּגוֹן ״שֵׁשׁ״, ״תֵּת״, ״רָר״, ״גַּג״, ״חָח״.En tout cas, il est enseigné : Rabbi Yehouda dit : même s'il n'a écrit que deux lettres qui sont un seul nom, il est passible ! Or il semblait d'après la Michna qu'il exige deux lettres différentes. Ce n'est pas difficile : ceci est de lui-même, cela est de son maître. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique) : Rabbi Yehouda dit au nom de Rabban Gamliel : même s'il n'a écrit que deux lettres qui sont un seul nom, il est passible, par exemple chèch, tèt, rar, gag, 'ha'h.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא? וְכִי תֵּימָא אָלֶ״ף אָלֶ״ף דַּ״אֲאַזֶּרְךָ״ אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר אָלֶ״ף אָלֶ״ף דַּ״אֲאַזֶּרְךָ״ לָא מִיחַיַּיב, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר כֵּיוָן דְּאִיתֵיהּ בִּגְלָטוֹרֵי בְּעָלְמָא — חַיָּיב, לְמֵימְרָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן לְחוּמְרָא?Rabbi Chimon, n'est-ce pas la même opinion que le premier Tanna (Sage de la Michna) ? Et si tu dis qu'il y a entre eux la différence du cas d'alef alef de aazerkha (Isaïe 45, 5), le premier Tanna pensant que pour alef alef de aazerkha il n'est pas passible, et Rabbi Chimon pensant que, puisque cela se trouve dans de simples amulettes (guelatorei), il est passible : veut-on dire que Rabbi Chimon va dans le sens de la rigueur ?
- וְהָתַנְיָא: הַקּוֹדֵחַ כׇּל שֶׁהוּא חַיָּיב, הַמְגָרֵר כׇּל שֶׁהוּא, הַמְעַבֵּד כׇּל שֶׁהוּא, הַצָּר בִּכְלִי צוּרָה כׇּל שֶׁהוּא. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: עַד שֶׁיִּקְדַּח אֶת כּוּלּוֹ, עַד שֶׁיִּגְרוֹר אֶת כּוּלּוֹ, עַד שֶׁיְּעַבֵּד אֶת כּוּלּוֹ, עַד שֶׁיָּצוּר כּוּלּוֹ.Or il a été enseigné dans une baraïta : celui qui perce, pour toute quantité, est passible ; celui qui racle, pour toute quantité ; celui qui tanne, pour toute quantité ; celui qui dessine avec un outil à dessiner, pour toute quantité. Rabbi Chimon dit : il n'est passible que lorsqu'il aura percé le tout, raclé le tout, tanné le tout, dessiné le tout. Il va donc dans le sens de l'indulgence.
- אֶלָּא, רַבִּי שִׁמְעוֹן הָא אֲתָא לְאַשְׁמוֹעִינַן, עַד שֶׁיִּכְתּוֹב אֶת הַשֵּׁם כּוּלּוֹ. וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ הָכִי? וְהָתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: ״וְעָשָׂה אַחַת״, יָכוֹל עַד שֶׁיִּכְתּוֹב אֶת הַשֵּׁם כּוּלּוֹ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מֵאַחַת״! תָּרֵיץ וְאֵימָא הָכִי: יָכוֹל עַד שֶׁיִּכְתּוֹב אֶת הַפָּסוּק כּוּלּוֹ — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מֵאַחַת״.Mais plutôt, voici ce que Rabbi Chimon vient nous apprendre : il n'est passible que lorsqu'il aura écrit le nom tout entier. Mais peux-tu dire cela ? Il a pourtant été enseigné : Rabbi Chimon dit : « Et il fera une » : on pourrait croire qu'il n'est passible que lorsqu'il aura écrit le nom tout entier ; c'est pourquoi le verset dit : « de l'une » ! Corrige et dis ainsi : on pourrait croire qu'il n'est passible que lorsqu'il aura écrit le verset tout entier ; c'est pourquoi le verset dit : « de l'une ».
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: ״וְעָשָׂה אַחַת״ ״וְעָשָׂה הֵנָּה״ — פְּעָמִים שֶׁחַיָּיב אַחַת עַל כּוּלָּן, וּפְעָמִים שֶׁחַיָּיב עַל כׇּל אַחַת וְאַחַת.« Rabbi Yossé dit : “Et il fera une”, “et il fera celles-ci” : il arrive qu'il soit passible d'un seul sacrifice pour toutes, et il arrive qu'il soit passible pour chacune d'elles. »
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי ״אַחַת״ ״מֵאַחַת״, ״הֵנָּה״ ״מֵהֵנָּה״, אַחַת שֶׁהִיא ״הֵנָּה״, וְ״הֵנָּה״ שֶׁהִיא אַחַת.Rabbi Yossé fils de Rabbi 'Hanina a dit : quelle est la raison de Rabbi Yossé ? Le verset aurait pu dire « une » et il dit « de l'une » ; « celles-ci » et il dit « de celles-ci » : on enseigne donc une qui est « celles-ci », et « celles-ci » qui sont une.
- ״אַחַת״ — ״שִׁמְעוֹן״, ״מֵאַחַת״ — ״שֵׁם״ מִ״שִּׁמְעוֹן״. ״הֵנָּה״ — אָבוֹת, ״מֵהֵנָּה״ — תּוֹלָדוֹת. אַחַת שֶׁהִיא הֵנָּה — זְדוֹן שַׁבָּת וְשִׁגְגַת מְלָאכוֹת. הֵנָּה שֶׁהִיא אַחַת — שִׁגְגַת שַׁבָּת וּזְדוֹן מְלָאכוֹת.« Une » : c'est écrire Chimon en entier ; « de l'une » : c'est Chem tiré de Chimon. « Celles-ci » : les travaux principaux ; « de celles-ci » : les travaux dérivés. Une qui est « celles-ci » : il savait que c'était Chabbat mais il ignorait que ces travaux étaient interdits. « Celles-ci » qui sont une : il ignorait que c'était Chabbat mais il savait que ces travaux étaient interdits.
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מָצִינוּ שֵׁם קָטָן מִשֵּׁם גָּדוֹל. מִי דָּמֵי? מֵ״ם דְּ״שֵׁם״ סָתוּם, מֵ״ם דְּ״שִׁמְעוֹן״ פָּתוּחַ! אָמַר רַב חִסְדָּא: זֹאת אוֹמֶרֶת סָתוּם וַעֲשָׂאוֹ פָּתוּחַ — כָּשֵׁר.« Rabbi Yehouda a dit : nous avons trouvé un petit nom dans un grand nom. » Est-ce comparable ? Le mem de Chem est fermé, le mem de Chimon est ouvert ! Rav 'Hisda a dit : cela veut dire que si la lettre était fermée et qu'on l'a rendue ouverte, elle est valable.
- מֵיתִיבִי: ״וּכְתַבְתָּם״ — שֶׁתְּהֵא כְּתִיבָה תַּמָּה, שֶׁלֹּא יִכְתּוֹב אַלְפִין עַיְינִין, עַיְינִין אַלְפִין. בֵּיתִין כָּפִין, כָּפִין בֵּיתִין. גַּמִּין צָדִין, צָדִין גַּמִּין. דַּלְתִין רֵישִׁין, רֵישִׁין דַּלְתִין. הֵיהִין חֵיתִין, חֵיתִין הֵיהִין. וָוִין יוֹדִין, יוֹדִין וָוִין. זַיְינִין נוּנִין, נוּנִין זַיְינִין. טֵיתִין פֵּיפִין, פֵּיפִין טֵיתִין.On a objecté à partir d'une baraïta : « Et vous les écrirez » (oukhtavtam, Deutéronome 6, 9) : que ce soit une écriture parfaite (tama), c'est-à-dire qu'il n'écrive pas des alef comme des ayin, des ayin comme des alef ; des beit comme des kaf, des kaf comme des beit ; des guimel comme des tsadi, des tsadi comme des guimel ; des dalet comme des rech, des rech comme des dalet ; des hé comme des 'hèt, des 'hèt comme des hé ; des vav comme des yod, des yod comme des vav ; des zayin comme des noun, des noun comme des zayin ; des tèt comme des pé, des pé comme des tèt ;
- כְּפוּפִין פְּשׁוּטִין, פְּשׁוּטִין כְּפוּפִין. מֵימִין סָמְכִין, סָמְכִין מֵימִין. סְתוּמִין פְּתוּחִין, פְּתוּחִין סְתוּמִין. פָּרָשָׁה פְּתוּחָה לֹא יַעֲשֶׂנָּה סְתוּמָה, סְתוּמָה לֹא יַעֲשֶׂנָּה פְּתוּחָה. כְּתָבָהּ כְּשִׁירָה, אוֹ שֶׁכָּתַב אֶת הַשִּׁירָה כַּיּוֹצֵא בָהּ, אוֹ שֶׁכָּתַב שֶׁלֹּא בִּדְיוֹ, אוֹ שֶׁכָּתַב אֶת הָאַזְכָּרוֹת בְּזָהָב — הֲרֵי אֵלּוּ יִגָּנְזוּ.des lettres courbées comme des droites, des droites comme des courbées ; des mem comme des samekh, des samekh comme des mem ; des fermées comme des ouvertes, des ouvertes comme des fermées. Une section ouverte, qu'il ne la rende pas fermée ; une section fermée, qu'il ne la rende pas ouverte. S'il l'a écrite (la mezouza ou le rouleau) à la manière d'un cantique, ou s'il a écrit un cantique à sa manière ordinaire, ou s'il a écrit sans encre, ou s'il a écrit les mentions des Noms divins en or, ceux-ci doivent être mis en réserve (guenizà, retirés de l'usage). Cela contredit Rav 'Hisda.
- הוּא דְּאָמַר כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה אוֹמֵר: נֶאֱמַר בַּשֵּׁנִי ״וְנִסְכֵּיהֶם״. בַּשִּׁשִּׁי ״וּנְסָכֶיהָ״, בַּשְּׁבִיעִי ״כְּמִשְׁפָּטָם״, הֲרֵי מֵ״ם יוֹ״ד מֵ״ם — ״מַיִם״, מִכָּאן רֶמֶז לְנִיסּוּךְ מַיִם מִן הַתּוֹרָה.Il a parlé selon ce Tanna, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda ben Betéra dit : il est dit, au deuxième jour de Souccot, « et leurs libations » (veniskéhèm, Nombres 29, 19) ; au sixième, « et ses libations » (ounessakhéha, Nombres 29, 31) ; au septième, « selon leur règle » (kemichpatam, Nombres 29, 33). Voici : les lettres supplémentaires mem, yod, mem forment mayim (eau) : de là une allusion à la libation d'eau, dans la Torah. Le mem final de veniskéhèm y est lu comme un mem ouvert.
- וּמִדְּפָתוּחַ וַעֲשָׂאוֹ סָתוּם — כָּשֵׁר, סָתוּם נָמֵי סָתוּם וַעֲשָׂאוֹ פָּתוּחַ — כָּשֵׁר.Et puisqu'une lettre ouverte qu'on a rendue fermée est valable, pour une fermée aussi : fermée et rendue ouverte, elle est valable.
- מִי דָּמֵי? פָּתוּחַ וַעֲשָׂאוֹ סָתוּם —Est-ce comparable ? Ouverte et rendue fermée :
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