Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַקּוֹדֵחַ כׇּל שֶׁהוּא — חַיָּיב. בִּשְׁלָמָא לְרַב — מֶיחְזֵי כְּמַאן דְּחַר חוֹרְתָא לְבִנְיָינָא, אֶלָּא לִשְׁמוּאֵל — לָאו גְּמַר מְלָאכָה הוּא! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — דְּבַזְעֵיהּ בְּרַמְצָא דְפַרְזְלָא וְשַׁבְקֵיהּ בְּגַוֵּויהּ, דְּהַיְינוּ גְּמַר מְלָאכָה.« Celui qui perce un trou, pour toute quantité, est passible » : cela se comprend selon Rav, pour qui c'est au titre de « construire » : cela ressemble à celui qui creuse un trou pour une construction. Mais selon Chmouel, pour qui c'est au titre de « frapper du marteau » (l'achèvement d'un travail), ce n'est pas l'achèvement du travail ! Car le trou sera ensuite rempli. De quoi nous occupons-nous ici ? D'un cas où il l'a percé avec une broche de fer et l'y a laissée à l'intérieur, ce qui est l'achèvement du travail.
- זֶה הַכְּלָל. ״זֶה הַכְּלָל״ לְאֵתוּיֵי מַאי? לְאֵתוּיֵי דְּחַק קְפִיזָא בְּקַבָּא.« Voici la règle » : « voici la règle », pour inclure quoi ? Pour inclure le cas de celui qui a creusé un demi-kav (kefiza) dans un bloc de bois pouvant contenir un kav, unité de capacité.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַמַּכֶּה בְּקוּרְנָס עַל הַסַּדָּן כּוּ׳. מַאי קָעָבֵיד? רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מִפְּנֵי שֶׁמְאַמֵּן אֶת יָדוֹ. קָשׁוּ בָּהּ בְּנֵי רַחֲבָה: אֶלָּא מֵעַתָּה, חֲזָא אוּמָּנוּתָא בְּשַׁבְּתָא וּגְמַר, הָכִי נָמֵי דְּמִיחַיַּיב? אֶלָּא אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: שֶׁכֵּן מְרַדְּדֵי טַסֵּי מִשְׁכָּן עוֹשִׂין כֵּן. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אַף הַמַּכֶּה בְּקוּרְנָס עַל הַסַּדָּן בִּשְׁעַת מְלָאכָה — חַיָּיב, שֶׁכֵּן מְרַדְּדֵי טַסֵּי מִשְׁכָּן עוֹשִׂין כֵּן.Rabban Chimon ben Gamliel dit : celui qui frappe de la masse sur l'enclume, etc. Qu'a-t-il donc fait ? C'est Rabba et Rav Yossef qui ont dit tous les deux : il est passible parce qu'il exerce sa main. Les fils de Ra'hava ont trouvé cela difficile : s'il en est ainsi, celui qui a vu un métier exercé le Chabbat et l'a appris, sera-t-il aussi passible ? Mais plutôt, c'est Abayé et Rava qui ont dit tous les deux : il est passible car ceux qui aplatissaient les plaques du Michkan (le Tabernacle) faisaient ainsi. Cela a aussi été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique) : Rabban Chimon ben Gamliel dit : même celui qui frappe de la masse sur l'enclume au moment du travail est passible, car ceux qui aplatissaient les plaques du Michkan faisaient ainsi.
- מַתְנִי׳ הַחוֹרֵשׁ כׇּל שֶׁהוּא, הַמְנַכֵּשׁ וְהַמְקַרְסֵם וְהַמְזָרֵד כׇּל שֶׁהוּא — חַיָּיב. הַמְלַקֵּט עֵצִים, אִם לְתַקֵּן — כׇּל שֶׁהֵן, אִם לְהֶיסֵּק — כְּדֵי לְבַשֵּׁל בֵּיצָה קַלָּה. הַמְלַקֵּט עֲשָׂבִים, אִם לְתַקֵּן — כׇּל שֶׁהוּא, אִם לִבְהֵמָה — כִּמְלֹא פִי הַגְּדִי.MICHNA : Celui qui laboure le Chabbat toute quantité, celui qui sarcle, celui qui ôte les branches sèches et celui qui taille les pousses, pour toute quantité, est passible ('hayav). Celui qui ramasse du bois : si c'est pour améliorer l'arbre ou le sol, il est passible pour toute quantité ; si c'est pour le chauffage, il faut de quoi cuire un œuf léger (l'œuf de poule, qui cuit vite). Celui qui ramasse des herbes : si c'est pour améliorer le sol, il est passible pour toute quantité ; si c'est pour un animal, il faut la pleine bouche d'un chevreau.
- גְּמָ׳ לְמַאי חֲזֵי? חֲזֵי לְבִיזְרָא דְקַרָא. דִּכְווֹתַהּ גַּבֵּי מִשְׁכָּן, שֶׁכֵּן רָאוּי לְקֶלַח אֶחָד שֶׁל סַמָּנִין.GUEMARA : Labourer une quantité infime, à quoi cela sert-il ? Cela sert pour une graine de courge. Et son équivalent dans le Michkan : car cela convient pour une tige de plante tinctoriale.
- הַמְנַכֵּשׁ וְהַמְקַרְסֵם וְהַמְזָרֵד. תָּנוּ רַבָּנַן: הַתּוֹלֵשׁ עוּלְשִׁין וְהַמְזָרֵד זְרָדִים, אִם לַאֲכִילָה — כִּגְרוֹגֶרֶת. אִם לִבְהֵמָה — כִּמְלֹא פִי הַגְּדִי. אִם לְהֶיסֵּק — כְּדֵי לְבַשֵּׁל בֵּיצָה קַלָּה. אִם לְיַיפּוֹת אֶת הַקַּרְקַע — כׇּל שֶׁהֵן.« Celui qui sarcle, celui qui ôte les branches sèches et celui qui taille » : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : celui qui arrache des endives et celui qui taille des pousses de roseaux (zeradim) : si c'est pour la consommation humaine, il faut la mesure d'une figue sèche ; si c'est pour un animal, la pleine bouche d'un chevreau ; si c'est pour le chauffage, de quoi cuire un œuf léger ; si c'est pour embellir le sol, toute quantité.
- אַטּוּ כּוּלְּהוּ לָא לְיַפּוֹת אֶת הַקַּרְקַע נִינְהוּ? רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: בַּאֲגַם שָׁנוּ. אַבָּיֵי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא בְּשָׂדֶה דְּלָאו אֲגַם, וּכְגוֹן דְּלָא קָמִיכַּוֵּין. וְהָא אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מוֹדֶה רַבִּי שִׁמְעוֹן, בִּ״פְסִיק רֵישֵׁיהּ וְלָא יְמוּת״! לָא צְרִיכָא, דְּקָעָבֵיד בְּאַרְעָא דְחַבְרֵיהּ.Est-ce que tous ces cas ne servent pas à embellir le sol ? Chaque plante arrachée améliore le terrain. C'est Rabba et Rav Yossef qui ont dit tous les deux : on l'a enseigné pour un marécage, qu'on ne cherche pas à améliorer. Abayé a dit : tu peux même dire qu'il s'agit d'un champ qui n'est pas un marécage, et il s'agit d'un cas où il n'en a pas l'intention. Mais Abayé et Rava n'ont-ils pas dit tous les deux : Rabbi Chimon concède dans le cas de « si on lui coupe la tête, ne mourra-t-il pas ? » (la conséquence inévitable est considérée comme voulue). Ce n'est nécessaire que lorsqu'il le fait dans le terrain d'autrui, dont l'amélioration lui importe peu.
- מַתְנִי׳ הַכּוֹתֵב שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת, בֵּין בִּימִינוֹ בֵּין בִּשְׂמֹאלוֹ, בֵּין מִשֵּׁם אֶחָד בֵּין מִשְּׁנֵי שֵׁמוֹת בֵּין מִשְׁתֵּי סַמָּנִיּוֹת, בְּכׇל לָשׁוֹן — חַיָּיב. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: לֹא חִיְּיבוּ שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת אֶלָּא מִשּׁוּם רוֹשֵׁם, שֶׁכָּךְ כּוֹתְבִין עַל קַרְשֵׁי הַמִּשְׁכָּן לֵידַע אֵיזוֹ בֶּן זוּגוֹ. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מָצִינוּ שֵׁם קָטָן מִשֵּׁם גָּדוֹל — ״שֵׁם״ מִשִּׁמְעוֹן וּמִשְּׁמוּאֵל, ״נֹחַ״ מִנָּחוֹר, ״דָּן״ מִדָּנִיאֵל, ״גָּד״ מִגַּדִּיאֵל.MICHNA : Celui qui écrit deux lettres, que ce soit de sa main droite ou de sa gauche, que ce soit d'un seul nom (deux fois la même lettre) ou de deux noms (deux lettres différentes), ou de deux encres, en toute langue, est passible. Rabbi Yossé a dit : on n'a rendu passible pour deux lettres qu'au titre de « marquer », car c'est ainsi qu'on écrivait sur les planches du Michkan, pour savoir laquelle était sa compagne. Rabbi Yehouda a dit : nous avons trouvé un petit nom dans un grand nom : Chem dans Chimon et dans Chmouel ; Noa'h dans Na'hor ; Dan dans Daniel ; Gad dans Gaddiel.
- גְּמָ׳ בִּשְׁלָמָא אַיָּמִין לִיחַיַּיב מִשּׁוּם דְּדֶרֶךְ כְּתִיבָה בְּכָךְ, אֶלָּא אַשְּׂמֹאל אַמַּאי? הָא אֵין דֶּרֶךְ כְּתִיבָה בְּכָךְ! אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: בְּאִטֵּר יָד שָׁנוּ. וְתֶהֱוֵי שְׂמֹאל דִּידֵיהּ כְּיָמִין דְּכוּלֵּי עָלְמָא, וְאַשְּׂמֹאל לִיחַיַּיב, אַיָּמִין לָא לִיחַיַּיב! אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: בְּשׁוֹלֵט בִּשְׁתֵּי יָדָיו.GUEMARA : Cela se comprend pour la main droite : qu'il soit passible, car c'est la manière d'écrire ; mais pour la gauche, pourquoi ? Ce n'est pas la manière d'écrire ! Rabbi Yirmeya a dit : on l'a enseigné pour un gaucher. Mais alors, que sa gauche soit comme la droite de tout le monde : pour la gauche, qu'il soit passible ; pour la droite, qu'il ne soit pas passible ! Mais plutôt, Abayé a dit : il s'agit de celui qui maîtrise ses deux mains.
- רַב יַעֲקֹב בְּרֵהּ דְּבַת יַעֲקֹב אָמַר: הָא מַנִּי — רַבִּי יוֹסֵי הִיא, דַּאֲמַר לֹא חִיְּיבוּ שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת אֶלָּא מִשּׁוּם רוֹשֵׁם. וְהָא מִדְּסֵיפָא רַבִּי יוֹסֵי הִיא, רֵישָׁא לָאו רַבִּי יוֹסֵי! כּוּלָּהּ רַבִּי יוֹסֵי הִיא.Rav Yaakov, fils de la fille de Yaakov, a dit : de qui est cet enseignement ? C'est de Rabbi Yossé, qui a dit : on n'a rendu passible pour deux lettres qu'au titre de « marquer ». Or une marque faite de la main gauche reste une marque. Mais puisque la fin est de Rabbi Yossé, le début n'est pas de Rabbi Yossé ! Réponse : elle est tout entière de Rabbi Yossé.
- אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, מָצִינוּ. אֶלָּא רַבִּי יְהוּדָה שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת וְהֵן שְׁנֵי שֵׁמוֹת הוּא דִּמְחַיֵּיב, שְׁתֵּי אוֹתִיּוֹת וְהֵן שֵׁם אֶחָד — לָא מְחַיֵּיב?« Rabbi Yehouda a dit : nous avons trouvé. » Mais alors, Rabbi Yehouda ne rend-il passible que pour deux lettres qui sont deux noms différents, et pour deux lettres qui sont un seul nom, il ne rend pas passible ?
- וְהָתַנְיָא: ״וְעָשָׂה״ — אַחַת. יָכוֹל עַד שֶׁיִּכְתּוֹב כׇּל הַשֵּׁם, וְעַד שֶׁיֶּאֱרוֹג כׇּל הַבֶּגֶד, וְעַד שֶׁיַּעֲשֶׂה כָּל הַנָּפָה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״מֵאַחַת״.Or il a été enseigné dans une baraïta : « Et il fera » (Lévitique 4, 22) « une ». On pourrait croire qu'il n'est passible que lorsqu'il aura écrit tout le nom, tissé tout le vêtement, fait tout le tamis. C'est pourquoi le verset dit : « de l'une » (Lévitique 4, 2), ce qui indique une partie.
- אִי ״מֵאַחַת״, יָכוֹל אֲפִילּוּ לֹא כָּתַב אֶלָּא אוֹת אַחַת, וְלֹא אָרַג אֶלָּא חוּט אֶחָד, וְלֹא עָשָׂה אֶלָּא בַּיִת אֶחָד בַּנָּפָה,Si c'est « de l'une », on pourrait croire qu'il est passible même s'il n'a écrit qu'une seule lettre, s'il n'a tissé qu'un seul fil, s'il n'a fait qu'une seule maille dans le tamis ;
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.