Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָאו הַיְינוּ הַנָּחָתָן. בָּעֵי רָבָא: אֱגוֹז בִּכְלִי וּכְלִי צָף עַל גַּבֵּי מַיִם — מַהוּ? מִי אָמְרִינַן בָּתַר אֱגוֹז אָזְלִינַן, וְהָא נָיַיח, אוֹ דִילְמָא בָּתַר כְּלִי אָזְלִינַן, וְהָא לָא נָיַיח. תֵּיקוּ.ce n'est pas là son dépôt. Rava a demandé : une noix dans un récipient, et le récipient flotte sur l'eau : quelle est la règle ? Disons-nous que nous suivons la noix, et elle est au repos ? Ou peut-être suivons-nous le récipient, et il n'est pas au repos ? Tékou (la question reste en suspens).
- שֶׁמֶן עַל גַּבֵּי יַיִן, מַחֲלוֹקֶת רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי וְרַבָּנַן. דִּתְנַן: שֶׁמֶן שֶׁצָּף עַל גַּבֵּי יַיִן, וְנָגַע טְבוּל יוֹם בַּשֶּׁמֶן — לֹא פָּסַל אֶלָּא שֶׁמֶן. רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי אוֹמֵר: שְׁנֵיהֶם חִיבּוּר זֶה לָזֶה.En revanche, pour de l'huile sur du vin, c'est la machlokèt (divergence d'opinions) entre Rabbi Yo'hanan ben Nouri et les Sages. Car nous avons appris dans une Michna : de l'huile qui flotte sur du vin, et un tevoul yom (impur qui s'est immergé et dont la pureté n'est complète qu'au coucher du soleil) a touché l'huile : il n'a rendu invalide que l'huile. Rabbi Yo'hanan ben Nouri dit : les deux sont liés l'un à l'autre, et le vin aussi est invalidé.
- אָמַר אַבָּיֵי: בּוֹר בִּרְשׁוּת הָרַבִּים עֲמוּקָּה עֲשָׂרָה וּרְחָבָה שְׁמֹנָה, וְזָרַק לְתוֹכָהּ מַחְצֶלֶת — חַיָּיב. חִילְּקָהּ בְּמַחְצֶלֶת — פָּטוּר. לְאַבָּיֵי דִּפְשִׁיטָא לֵיהּ דְּמַחְצֶלֶת מְבַטְּלָא מְחִיצְתָּא — כׇּל שֶׁכֵּן חוּלְיָא דִּמְבַטְּלָא מְחִיצְתָּא. לְרַבִּי יוֹחָנָן דְּמִיבַּעְיָא לֵיהּ חוּלְיָא, מַחְצֶלֶת פְּשִׁיטָא דְּלָא מְבַטְּלָא מְחִיצְתָּא.Abayé a dit : une fosse dans le domaine public, profonde de dix téfa'him (largeurs de main) et large de huit, et quelqu'un y a lancé une natte : il est 'hayav (passible). S'il l'a partagée avec la natte, en deux parties de moins de quatre téfa'him chacune, il est pétour (exempt), car aucune des deux n'est un domaine privé. Selon Abayé, pour qui il est évident que la natte annule la cloison, à plus forte raison un bloc de terre annule-t-il la cloison. Selon Rabbi Yo'hanan, qui s'interroge sur le bloc, il est évident que la natte n'annule pas la cloison.
- וְאָמַר אַבָּיֵי: בּוֹר בִּרְשׁוּת הָרַבִּים עֲמוּקָּה עֲשָׂרָה וּרְחָבָה אַרְבָּעָה מְלֵאָה מַיִם, וְזָרַק לְתוֹכָהּ — חַיָּיב. מְלֵאָה פֵּירוֹת, וְזָרַק לְתוֹכָהּ — פָּטוּר, מַאי טַעְמָא? — מַיִם לָא מְבַטְּלִי מְחִיצְתָּא, פֵּירוֹת מְבַטְּלִי מְחִיצְתָּא. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: הַזּוֹרֵק מִן הַיָּם לְאִיסְרַטְיָא וּמִן הָאִיסְרַטְיָא לַיָּם — פָּטוּר. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אִם יֵשׁ בִּמְקוֹם שֶׁזָּרַק עָמוֹק עֲשָׂרָה וְרָחָב אַרְבָּעָה — חַיָּיב.Et Abayé a dit : une fosse dans le domaine public, profonde de dix téfa'him et large de quatre, pleine d'eau, et quelqu'un y a lancé un objet : il est 'hayav. Pleine de fruits, et quelqu'un y a lancé un objet : il est pétour. Quelle en est la raison ? L'eau n'annule pas la cloison, les fruits annulent la cloison. Il a également été enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui lance un objet de la mer vers la grande route, ou de la grande route vers la mer, est pétour, car la mer est une karmelit (domaine intermédiaire, de statut rabbinique). Rabbi Chimon dit : si, à l'endroit où il a lancé, il y a une zone profonde de dix et large de quatre, il est 'hayav, comme s'il avait lancé dans un domaine privé. Cela montre que l'eau n'annule pas le statut de domaine privé.
- מַתְנִי׳ הַזּוֹרֵק אַרְבַּע אַמּוֹת בַּכּוֹתֶל, לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים — כְּזוֹרֵק בָּאֲוִיר. לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים — כְּזוֹרֵק בָּאָרֶץ. הַזּוֹרֵק בָּאָרֶץ אַרְבַּע אַמּוֹת — חַיָּיב.MICHNA : Celui qui lance un objet à quatre coudées dans le domaine public contre le mur : au-dessus de dix téfa'him, c'est comme s'il lançait dans l'air, et il est pétour ; au-dessous de dix téfa'him, c'est comme s'il lançait sur le sol. Celui qui lance sur le sol à quatre coudées est 'hayav.
- גְּמָ׳ וְהָא לָא נָח? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בִּדְבֵילָה שְׁמֵינָה שָׁנִינוּ.GUEMARA : La Guemara demande : mais l'objet ne s'est pas posé sur le mur ! Rabbi Yo'hanan a dit : c'est d'un gâteau de figues juteux, qui colle au mur, que nous avons appris cela.
- אָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר רַב, אָמַר רַבִּי חִיָּיא: זָרַק לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה, וְהָלְכָה וְנָחָה בְּחוֹר כׇּל שֶׁהוּא, בָּאנוּ לְמַחְלוֹקֶת רַבִּי מֵאִיר וְרַבָּנַן. לְרַבִּי מֵאִיר דְּאָמַר חוֹקְקִין לְהַשְׁלִים — מִיחַיַּיב. לְרַבָּנַן דְּאָמְרִי אֵין חוֹקְקִין לְהַשְׁלִים — לָא מִיחַיַּיב. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: זָרַק לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה, וְהָלְכָה וְנָחָה בְּחוֹר כׇּל שֶׁהוּא — רַבִּי מֵאִיר מְחַיֵּיב וַחֲכָמִים פּוֹטְרִין.Rav Yehouda a dit que Rav a dit que Rabbi 'Hiya a dit : si quelqu'un a lancé au-dessus de dix téfa'him contre un mur, et que l'objet est allé se poser dans un trou de taille quelconque, de moins de quatre téfa'him, nous en arrivons à la machlokèt entre Rabbi Méïr et les Sages. Selon Rabbi Méïr, qui a dit qu'on creuse pour compléter (on considère le trou comme complété à quatre téfa'him, puisqu'on pourrait le creuser), il est 'hayav. Selon les Sages, qui disent qu'on ne creuse pas pour compléter, il n'est pas 'hayav. Il a également été enseigné ainsi dans une baraïta : si quelqu'un a lancé au-dessus de dix, et que l'objet est allé se poser dans un trou de taille quelconque, Rabbi Méïr le rend 'hayav et les Sages l'exemptent.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: תֵּל הַמִּתְלַקֵּט עֲשָׂרָה מִתּוֹךְ אַרְבַּע, וְזָרַק וְנָח עַל גַּבָּיו — חַיָּיב. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מָבוֹי שֶׁשָּׁוָה לְתוֹכוֹ, וְנַעֲשָׂה מִדְרוֹן לִרְשׁוּת הָרַבִּים, אוֹ שָׁוָה לִרְשׁוּת הָרַבִּים וְנַעֲשָׂה מִדְרוֹן לְתוֹכוֹ — אוֹתוֹ מָבוֹי אֵינוֹ צָרִיךְ לֹא לֶחִי וְלֹא קוֹרָה. רַבִּי חֲנִינָא בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: תֵּל הַמִּתְלַקֵּט עֲשָׂרָה מִתּוֹךְ אַרְבַּע, וְזָרַק וְנָח עַל גַּבָּיו — חַיָּיב.Rav Yehouda a dit que Rav a dit : un monticule qui s'élève à dix téfa'him sur une distance de quatre coudées, et quelqu'un a lancé depuis le domaine public un objet qui s'est posé à son sommet : il est 'hayav, car la pente vaut cloison. Il a également été enseigné ainsi dans une baraïta : une impasse (mavoï) plane à l'intérieur et qui devient une pente vers le domaine public, ou plane du côté du domaine public et qui devient une pente vers l'intérieur : cette impasse n'a besoin ni d'un lé'hi (montant latéral) ni d'une kora (poutre transversale), car la pente elle-même vaut cloison. Rabbi 'Hanina ben Gamliel dit : un monticule qui s'élève à dix téfa'him sur quatre coudées, et quelqu'un a lancé un objet qui s'est posé à son sommet : il est 'hayav.
- מַתְנִי׳ זָרַק לְתוֹךְ אַרְבַּע אַמּוֹת וְנִתְגַּלְגֵּל חוּץ לְאַרְבַּע אַמּוֹת — פָּטוּר. חוּץ לְאַרְבַּע אַמּוֹת וְנִתְגַּלְגֵּל לְתוֹךְ אַרְבַּע אַמּוֹת — חַיָּיב.MICHNA : Si quelqu'un a lancé un objet à l'intérieur de quatre coudées et qu'il a roulé au-delà de quatre coudées, il est pétour. S'il l'a lancé au-delà de quatre coudées et qu'il a roulé à l'intérieur de quatre coudées, il est 'hayav.
- גְּמָ׳ וְהָא לָא נָח? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וְהוּא שֶׁנָּח עַל גַּבֵּי מַשֶּׁהוּ. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: זָרַק חוּץ לְאַרְבַּע אַמּוֹת וּדְחָפַתּוּ הָרוּחַ וְהִכְנִיסַתּוּ, וְאַף עַל פִּי שֶׁחָזְרָה וְהוֹצִיאַתּוּ — פָּטוּר. אֲחָזַתּוּ הָרוּחַ מַשֶּׁהוּ, אַף עַל פִּי שֶׁחָזְרָה וְהִכְנִיסַתּוּ — חַיָּיב.GUEMARA : La Guemara demande : mais l'objet ne s'est pas posé au-delà de quatre coudées ! Rabbi Yo'hanan a dit : à condition qu'il se soit posé sur quelque chose. Il a également été enseigné ainsi dans une baraïta : s'il a lancé au-delà de quatre coudées, et que le vent l'a poussé et ramené à l'intérieur alors qu'il était encore en l'air, même s'il l'a ensuite ressorti, il est pétour. Si le vent l'a retenu un instant, même s'il l'a ensuite ramené à l'intérieur, il est 'hayav.
- אָמַר רָבָא: תּוֹךְ שְׁלֹשָׁה לְרַבָּנַן צָרִיךְ הַנָּחָה עַל גַּבֵּי מַשֶּׁהוּ. יָתֵיב מָרִימָר וְקָאָמַר לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְמָרִימָר:Rava a dit : même à moins de trois téfa'him du sol, où l'on pourrait considérer l'objet comme rattaché au sol, selon les Sages, il faut un dépôt sur quelque chose. Marimar était assis et énonçait cet enseignement. Ravina a dit à Marimar :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.