Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא אִם כֵּן עָשׂוּ לָהּ מְחִיצָה גְּבוֹהָה עֲשָׂרָה טְפָחִים, וְאֵין שׁוֹתִין הֵימֶנָּה בְּשַׁבָּת אֶלָּא אִם כֵּן הִכְנִיס לָהּ רֹאשׁוֹ וְרוּבּוֹ. וּבוֹר וְחוּלְיָתָהּ מִצְטָרְפִין לַעֲשָׂרָה.à moins qu'on n'ait fait autour d'elle une cloison haute de dix téfa'him (largeurs de main) ; tout ce qui est à l'intérieur de la cloison est alors domaine privé, et celui qui s'y tient peut puiser. Et l'on n'y boit pas le Chabbat, à moins d'y avoir fait entrer sa tête et la majeure partie de son corps. Et le puits et sa margelle se joignent pour former les dix téfa'him, comme l'a dit Rabbi Yo'hanan.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב מָרְדֳּכַי מֵרָבָא: עַמּוּד בִּרְשׁוּת הָרַבִּים גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה וְרָחָב אַרְבָּעָה, וְזָרַק וְנָח עַל גַּבָּיו — מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: הֲרֵי עֲקִירָה בְּאִיסּוּר, הֲרֵי הַנָּחָה בְּאִיסּוּר. אוֹ דִילְמָא: כֵּיוָן דְּמִמְּקוֹם פְּטוּר קָאָתְיָא — לָא.Rav Mordekhaï a demandé à Rava : une colonne dans le domaine public, haute de dix téfa'him et large de quatre, et quelqu'un a lancé un objet qui s'est posé à son sommet : quelle est la règle ? Disons-nous : voici une levée (akira) faite de manière interdite, depuis le domaine public, et voici un dépôt (hana'ha) fait de manière interdite, dans le domaine privé, et il est donc 'hayav (passible) ? Ou peut-être, puisque l'objet vient d'un lieu exempt (au-dessus de dix téfa'him, l'air du domaine public ne s'étend plus), non, il n'est pas passible ?
- אֲמַר לֵיהּ: מַתְנִיתִין הִיא. אֲתָא שַׁיְילֵיהּ לְרַב יוֹסֵף, אֲמַר לֵיהּ: מַתְנִיתִין הִיא. אֲתָא שַׁיְילֵיהּ לְאַבָּיֵי, אֲמַר לֵיהּ: מַתְנִיתִין הִיא. אֲמַר לְהוּ: כּוּלְּכוּ בְּרוּקָּא דַהֲדָדֵי תָּפִיתוּ.Rava lui a dit : c'est notre Michna, qui enseigne que celui qui dépose un objet sur un rocher haut de dix téfa'him est 'hayav. Rav Mordekhaï est allé interroger Rav Yossef, qui lui a dit : c'est notre Michna. Il est allé interroger Abayé, qui lui a dit : c'est notre Michna. Il leur a dit : vous crachez tous la même salive !
- אֲמַרוּ לֵיהּ: וְאַתְּ לָא תִּסְבְּרָא? וְהָתְנַן: הַנּוֹטֵל מֵהֶן וְנוֹתֵן עַל גַּבָּן — חַיָּיב! אֲמַר לְהוּ: דִילְמָא מַתְנִיתִין בְּמַחַט.Ils lui ont dit : et toi, ne le penses-tu pas ? N'avons-nous pas appris : « Celui qui en retire et dépose sur leur sommet est 'hayav » ? Il leur a dit : peut-être notre Michna parle-t-elle d'une aiguille, si fine qu'on peut la poser au sommet sans passer par le lieu exempt au-dessus de dix téfa'him.
- מַחַט נָמֵי אִי אֶפְשָׁר דְּלָא מִדַּלְיָא פּוּרְתָּא! דְּאִית לֵיהּ מוּרְשָׁא. אִי נָמֵי, דְּרַמְיָא בַּחֲרִיצָה.Ils ont répliqué : même une aiguille, il est impossible qu'on ne la soulève pas un peu ! Il a répondu : la Michna parle du cas où le rocher a une saillie au-dessous de dix téfa'him ; cette saillie, sans importance propre, a le statut d'un trou dans le mur du domaine privé. Ou bien, où l'aiguille est tombée dans une rainure située au-dessous de dix téfa'him, sans passer par l'espace situé au-dessus.
- אָמַר רַב מְיָשָׁא, בָּעֵי רַבִּי יוֹחָנָן: כּוֹתֶל בִּרְשׁוּת הָרַבִּים גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה וְאֵינוֹ רָחָב אַרְבַּע וּמוּקָּף לְכַרְמְלִית וַעֲשָׂאוֹ רְשׁוּת הַיָּחִיד, וְזָרַק וְנָח עַל גַּבָּיו, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן כֵּיוָן דְּאֵינוֹ רָחָב אַרְבַּע — מְקוֹם פְּטוּר הוּא, אוֹ דִילְמָא: כֵּיוָן דַּעֲשָׂאוֹ רְשׁוּת הַיָּחִיד — כְּמַאן דְּמַלְיָא דָּמְיָא.Rav Meyacha a dit que Rabbi Yo'hanan a demandé : un mur dans le domaine public, haut de dix téfa'him mais large de moins de quatre, entourant une karmelit (domaine intermédiaire, de statut rabbinique) et l'ayant transformée en domaine privé, et quelqu'un a lancé un objet depuis le domaine public, qui s'est posé à son sommet : quelle est la règle ? Disons-nous : puisqu'il n'a pas quatre téfa'him de large, c'est un lieu exempt ? Ou peut-être, puisqu'il l'a transformée en domaine privé, il est considéré comme si l'espace était rempli, et l'objet s'est donc posé sur une surface de quatre téfa'him ?
- אָמַר עוּלָּא: קַל וָחוֹמֶר, לַאֲחֵרִים עוֹשֶׂה מְחִיצָה, לְעַצְמוֹ לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?! אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב, וְכֵן אָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כּוֹתֶל בִּרְשׁוּת הָרַבִּים גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה וְאֵינוֹ רָחָב אַרְבַּע וּמוּקָּף לְכַרְמְלִית וַעֲשָׂאוֹ רְשׁוּת הַיָּחִיד, וְזָרַק וְנָח עַל גַּבָּיו — חַיָּיב. לַאֲחֵרִים עוֹשֶׂה מְחִיצָה, לְעַצְמוֹ לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Oula a dit : c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : s'il constitue une cloison pour d'autres espaces, à plus forte raison pour lui-même ! Il a également été dit : Rabbi 'Hiya bar Achi a dit au nom de Rav, et de même Rabbi Its'hak a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : un mur dans le domaine public, haut de dix téfa'him mais large de moins de quatre, entourant une karmelit et l'ayant transformée en domaine privé, et quelqu'un a lancé un objet qui s'est posé à son sommet : il est 'hayav. S'il constitue une cloison pour d'autres espaces, à plus forte raison pour lui-même !
- בָּעֵי רַבִּי יוֹחָנָן בּוֹר תִּשְׁעָה וְעָקַר מִמֶּנָּה חוּלְיָא וְהִשְׁלִימָהּ לַעֲשָׂרָה — מַהוּ? עֲקִירַת חֵפֶץ וַעֲשִׂיַּית מְחִיצָה בַּהֲדֵי הֲדָדֵי (קָאָתוּ), מִיחַיַּיב אוֹ לָא מִיחַיַּיב? וְאִם תִּימְצֵי לוֹמַר כֵּיוָן דְּלָא הָוֵי מְחִיצָה עֲשָׂרָה מֵעִיקָּרָא לָא מִיחַיַּיב: בּוֹר עֲשָׂרָה וְנָתַן לְתוֹכָהּ חוּלְיָא וּמִיעֲטָהּ, מַהוּ? הַנָּחַת חֵפֶץ וְסִילּוּק מְחִיצָה בַּהֲדֵי הֲדָדֵי (קָאָתוּ), מִיחַיַּיב אוֹ לָא מִיחַיַּיב.Rabbi Yo'hanan a demandé : une fosse de neuf téfa'him de profondeur, et quelqu'un en a retiré un bloc de terre au fond, la portant ainsi à dix téfa'him, et l'a lancé dans le domaine public : quelle est la règle ? La levée de l'objet et la constitution de la cloison arrivent en même temps : est-il 'hayav ou n'est-il pas 'hayav ? Et si tu en viens à dire que, puisque la cloison n'avait pas dix téfa'him au départ, il n'est pas 'hayav, alors : une fosse de dix téfa'him, où il a mis un bloc de terre et l'a ainsi réduite à moins de dix : quelle est la règle ? Le dépôt de l'objet et la suppression de la cloison arrivent en même temps : est-il 'hayav ou n'est-il pas 'hayav ?
- תִּיפְשׁוֹט לֵיהּ מִדִּידֵיהּ, דַּתְנַן: הַזּוֹרֵק אַרְבַּע אַמּוֹת בַּכּוֹתֶל, לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים — כְּזוֹרֵק בָּאֲוִיר. לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה — כְּזוֹרֵק בָּאָרֶץ, וְהַזּוֹרֵק בָּאָרֶץ אַרְבַּע אַמּוֹת — חַיָּיב. וְהָוֵינַן בַּהּ: וְהָא לָא נָח?La Guemara propose : résous-lui la question à partir de son propre enseignement, car nous avons appris dans la Michna : celui qui lance un objet à quatre coudées contre le mur : au-dessus de dix téfa'him, c'est comme s'il lançait dans l'air, et il est pétour (exempt) ; au-dessous de dix, c'est comme s'il lançait sur le sol, et celui qui lance sur le sol à quatre coudées est 'hayav. Et nous en avons discuté : mais l'objet ne s'est pas posé !
- וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בִּדְבֵילָה שְׁמֵינָה שָׁנִינוּ. וְאַמַּאי? הָא קָא מְמַעֵט מֵאַרְבַּע אַמּוֹת.Et Rabbi Yo'hanan a dit : c'est d'un gâteau de figues juteux, qui colle au mur, que nous avons appris cela. Mais pourquoi serait-il 'hayav ? Il réduit en effet la distance de quatre coudées ! Si le mur est exactement à quatre coudées, le gâteau collé, devenu partie du mur, raccourcit la distance parcourue. Puisque Rabbi Yo'hanan n'en tient pas compte, il semble que, pour lui, lorsque le dépôt et la suppression surviennent ensemble, on est 'hayav.
- הָתָם לָא מְבַטֵּל לַהּ. הָכָא — מְבַטֵּל לַהּ.La Guemara rejette : là-bas, pour le gâteau de figues, on ne l'annule pas au profit du mur, puisqu'on finira par l'enlever ; ici, pour le bloc de terre dans la fosse, on l'annule au profit de celle-ci.
- בָּעֵי רָבָא: זָרַק דַּף וְנָח עַל גַּבֵּי יְתֵידוֹת, מַהוּ? מַאי קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ — הַנָּחַת חֵפֶץ וַעֲשִׂיַּית מְחִיצָה בַּהֲדֵי הֲדָדֵי (קָאָתוּ)? הַיְינוּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן!Rava a demandé : si quelqu'un a lancé une planche et qu'elle s'est posée sur des piquets hauts de dix téfa'him, mais larges de moins de quatre, quelle est la règle ? La Guemara s'étonne : quelle est sa question ? Le dépôt de l'objet et la constitution de la cloison arrivent en même temps ? C'est la question de Rabbi Yo'hanan !
- כִּי קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ לְרָבָא כְּגוֹן דְּזָרַק דַּף וְחֵפֶץ עַל גַּבָּיו, מַאי? כֵּיוָן דְּבַהֲדֵי הֲדָדֵי קָאָתוּ כְּהַנָּחַת חֵפֶץ וַעֲשִׂיַּית מְחִיצָה דָּמֵי, אוֹ דִילְמָא: כֵּיוָן דְּלָא אֶפְשָׁר דְּלָא מִידְּלֵי פּוּרְתָּא וַהֲדַר נָיַיח, כַּעֲשִׂיַּית מְחִיצָה וְהַנָּחַת חֵפֶץ דָּמֵי. תֵּיקוּ.Là où Rava a posé sa question, c'est lorsqu'on a lancé une planche et un objet sur elle : quelle est la règle ? Puisqu'ils arrivent ensemble, est-ce semblable au dépôt d'un objet et à la constitution d'une cloison survenant en même temps ? Ou peut-être, puisqu'il est impossible que l'objet ne se soulève pas un peu avant de se poser, est-ce semblable à la constitution d'une cloison puis au dépôt de l'objet, et il serait 'hayav ? Tékou (la question reste en suspens).
- אָמַר רָבָא: פְּשִׁיטָא לִי מַיִם עַל גַּבֵּי מַיִם — הַיְינוּ הַנָּחָתָן. אֱגוֹז עַל גַּבֵּי מַיִם —Rava a dit : il est évident pour moi que de l'eau versée sur de l'eau, c'est là son dépôt. Mais une noix sur de l'eau,
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