Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָאו הַיְינוּ מַתְנִיתִין, וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וְהוּא שֶׁנָּח עַל גַּבֵּי מַשֶּׁהוּ. אֲמַר לֵיהּ: מִתְגַּלְגֵּל קָאָמְרַתְּ — מִתְגַּלְגֵּל אֵין סוֹפוֹ לָנוּחַ, אֲבָל הַאי כֵּיוָן דְּסוֹפוֹ לָנוּחַ, אַף עַל גַּב דְּלָא נָח — כְּמַאן דְּנָח דָּמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.N'est-ce pas là notre Michna (l'enseignement de la Michna sur l'objet lancé au-delà de quatre coudées et qui a roulé), et à propos de laquelle Rabbi Yo'hanan a dit : Et cela, seulement lorsqu'il s'est posé sur quelque chose ? Mareimar lui a dit (à Ravina) : Tu parles d'un objet qui roule ? On ne peut en tirer de preuve, car un objet qui roule, sa fin n'est pas de se poser. Mais celui-ci, passé à moins de trois téfa'him (palmes) du sol, j'aurais pu dire : puisque sa fin est de se poser, même s'il ne s'est pas encore posé, il est considéré comme un objet qui s'est posé. Rava nous enseigne donc qu'on n'est passible que s'il s'est effectivement posé.
- מַתְנִי׳ הַזּוֹרֵק בַּיָּם אַרְבַּע אַמּוֹת — פָּטוּר. אִם הָיָה רְקַק מַיִם, וּרְשׁוּת הָרַבִּים מְהַלֶּכֶת בּוֹ, הַזּוֹרֵק לְתוֹכוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת — חַיָּיב. וְכַמָּה הוּא רְקַק מַיִם — פָּחוֹת מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים. רְקַק מַיִם וּרְשׁוּת הָרַבִּים מְהַלֶּכֶת בּוֹ, הַזּוֹרֵק בְּתוֹכוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת — חַיָּיב.Michna : Celui qui lance un objet dans la mer sur quatre coudées est pétour (exempt). S'il y avait un marécage d'eau et que le domaine public passe par lui, celui qui lance dans celui-ci un objet sur quatre coudées est 'hayav (passible), comme s'il l'avait transporté sur quatre coudées dans le domaine public. Et quelle est la profondeur de ce marécage d'eau ? Moins de dix téfa'him (palmes). Pour un marécage d'eau par lequel passe le domaine public, celui qui lance dedans un objet sur quatre coudées est 'hayav.
- גְּמָ׳ אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מֵרַבָּנַן לְרָבָא: בִּשְׁלָמָא ״הִילּוּךְ״ ״הִילּוּךְ״ תְּרֵי זִימְנֵי, הָא קָא מַשְׁמַע לַן: הִילּוּךְ עַל יְדֵי הַדְּחָק — שְׁמֵיהּ הִילּוּךְ, תַּשְׁמִישׁ עַל יְדֵי הַדְּחָק — לָא שְׁמֵיהּ תַּשְׁמִישׁ. אֶלָּא ״רְקָק״ ״רְקָק״ תְּרֵי זִימְנֵי לְמָה לִי? חַד בִּימוֹת הַחַמָּה וְחַד בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים. וּצְרִיכִי. דְּאִי תְּנָא חֲדָא, הֲוָה אָמֵינָא הָנֵי מִילֵּי בִּימוֹת הַחַמָּה, דַּעֲבִידִי אִינָשֵׁי דִּמְסַגִּי לְאֹקוֹרֵי נַפְשַׁיְיהוּ, אֲבָל בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים — לָא. וְאִי אַשְׁמְעִינַן בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים, דְּכֵיוָן דְּמִיטַּנְּפִי לָא אִיכְפַּת לְהוּ, אֲבָל בִּימוֹת הַחַמָּה — לָא.Guemara : Un certain Sage parmi les Maîtres a dit à Rava : Je comprends que la Michna mentionne « passe », « passe », deux fois : elle nous enseigne ceci : le passage dans la gêne s'appelle passage, mais l'usage dans la gêne ne s'appelle pas usage. Mais « marécage », « marécage », deux fois, pourquoi en ai-je besoin ? Rava lui a répondu : L'un vise les jours d'été, et l'un les jours d'hiver. Et les deux sont nécessaires, car si la Michna en avait enseigné un seul, j'aurais dit : ces paroles ne valent que pour les jours d'été, où les gens ont l'habitude d'y marcher pour se rafraîchir, mais pour les jours d'hiver, non. Et si elle nous avait fait entendre les jours d'hiver seulement, j'aurais dit : c'est parce que, puisqu'ils sont déjà salis par la boue, cela ne les dérange pas, mais pour les jours d'été, non.
- אַבָּיֵי אֲמַר: אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא הָוֵי אַרְבַּע אַמּוֹת, אֲבָל הֵיכָא דְּהָוֵי אַרְבַּע אַמּוֹת — אַקּוֹפֵי מַקְּפִי לֵיהּ.Abayé a dit : Le second « marécage » était nécessaire pour une autre raison : il te serait venu à l'esprit de dire : ces paroles ne valent que là où le marécage n'a pas de largeur de quatre coudées, car on le traverse alors plutôt que de le contourner, mais là où il a quatre coudées, on en fait le tour. C'est pourquoi la Michna le répète.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דַּהֲוַאי אַרְבָּעָה, אֲבָל הֵיכָא דְּלָא הֲוַאי אַרְבָּעָה — מִיפְסָע פָּסְעִי לֵיהּ. וְאַזְדָּא רַב אָשֵׁי לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רַב אָשֵׁי: הַאי מַאן דְּזָרֵיק וְנָח אַגּוּדָּא דְגַמְלָא — מִיחַיַּיב, שֶׁהֲרֵי רַבִּים בּוֹקְעִין בּוֹ.Rav Achi a dit : Cela était nécessaire pour une autre raison : il te serait venu à l'esprit de dire : ces paroles ne valent que là où il a quatre téfa'him de largeur, mais là où il n'a pas quatre téfa'him, on l'enjambe. La Guemara remarque : Et Rav Achi suit ici son raisonnement, car Rav Achi a dit : Celui qui lance un objet et qu'il se pose sur une poutre de pont est 'hayav, bien que la poutre ait moins de quatre téfa'him de largeur et que certains l'enjambent, car de nombreuses personnes la foulent.
- מַתְנִי׳ הַזּוֹרֵק מִן הַיָּם לַיַּבָּשָׁה, וּמִן הַיַּבָּשָׁה לַיָּם, וּמִן הַיָּם לַסְּפִינָה, וּמִן הַסְּפִינָה לַיָּם, וּמִן הַסְּפִינָה לַחֲבֶירְתָּהּ — פָּטוּר. סְפִינוֹת קְשׁוּרוֹת זוֹ בָּזוֹ — מְטַלְטְלִין מִזּוֹ לָזוֹ. אִם אֵינָן קְשׁוּרוֹת, אַף עַל פִּי שֶׁמּוּקָּפוֹת — אֵין מְטַלְטְלִין מִזּוֹ לָזוֹ.Michna : Celui qui lance un objet de la mer à la terre ferme, ou de la terre ferme à la mer, ou de la mer au bateau, ou du bateau à la mer, ou d'un bateau à son compagnon, est pétour, car la mer a le statut de karmelit (domaine intermédiaire, interdit par les Sages seulement). Si des bateaux sont attachés l'un à l'autre, on transporte de l'un à l'autre à Chabbat. S'ils ne sont pas attachés, même s'ils sont adjacents, on ne transporte pas de l'un à l'autre.
- גְּמָ׳ אִיתְּמַר: סְפִינָה, רַב הוּנָא אָמַר: מוֹצִיאִין הֵימֶנָּה זִיז כׇּל שֶׁהוּא וּמְמַלֵּא. רַב חִסְדָּא וְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמְרִי: עוֹשֶׂה מְקוֹם אַרְבָּעָה וּמְמַלֵּא.Guemara : Il a été dit (par les Amoraïm) à propos d'un bateau, sur la manière d'y puiser de l'eau de mer à Chabbat : Rav Houna a dit : On en fait sortir une saillie de n'importe quelle taille et l'on puise. Rav 'Hisda et Rabba bar Rav Houna disent : On fait un espace de quatre téfa'him sur quatre et l'on puise par cet espace.
- רַב הוּנָא אָמַר מוֹצִיא הֵימֶנָּה זִיז כׇּל שֶׁהוּא וּמְמַלֵּא, קָסָבַר כַּרְמְלִית מֵאַרְעָא מָשְׁחִינַן וְאַוֵּירָא מְקוֹם פְּטוּר הוּא, וּבְדִין הוּא דְּזִיז נָמֵי לָא לִיבְעֵי, אֶלָּא — כִּי הֵיכִי דְּלֶיהְוֵי לֵיהּ הֶיכֵּרָא.La Guemara explique : Rav Houna, qui a dit : On en fait sortir une saillie de n'importe quelle taille et l'on puise, pense que la karmelit (domaine intermédiaire) se mesure depuis le sol marin, et que l'air au-dessus de dix téfa'him est un lieu exempt ; on y puise donc de façon permise. Et selon la stricte loi, une saillie aussi ne devrait pas être requise ; mais elle l'est afin qu'il ait un signe distinctif, pour ne pas en venir à puiser dans une véritable karmelit.
- רַב חִסְדָּא וְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמְרִי עוֹשֶׂה מְקוֹם אַרְבָּעָה וּמְמַלֵּא, קָסָבְרִי כַּרְמְלִית מִשְּׂפַת מַיָּא מָשְׁחִינַן — מַיָּא אַרְעָא סְמִיכְתָּא, אִי לָא עָבֵיד מְקוֹם אַרְבָּעָה — קָא מְטַלְטֵל מִכַּרְמְלִית לִרְשׁוּת הַיָּחִיד.Rav 'Hisda et Rabba bar Rav Houna, qui disent : On fait un espace de quatre téfa'him et l'on puise, pensent que la karmelit (domaine intermédiaire) se mesure depuis la surface de l'eau : l'eau est comme une terre compacte. S'il ne fait pas un espace de quatre téfa'him, il transporte de la karmelit au domaine privé.
- אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְרַבָּה בַּר אֲבוּהּ: וּלְרַב הוּנָא דְּאָמַר מוֹצִיא הֵימֶנָּה זִיז כׇּל שֶׁהוּא וּמְמַלֵּא, זִימְנִין דְּלֵיכָּא עֲשָׂרָה, וְקָא מְטַלְטֵל מִכַּרְמְלִית לִרְשׁוּת הַיָּחִיד! אֲמַר לֵיהּ: גָּמְרִינַן דְּאֵין סְפִינָה מְהַלֶּכֶת בְּפָחוֹת מֵעֲשָׂרָה. וְהָא מוּרְשָׁא אִית לַהּ! אָמַר רַב סָפְרָא: גָּשׁוֹשֵׁי אָזְלִי קַמַּהּ.Rav Na'hman a dit à Rabba bar Avouh : Et selon Rav Houna, qui a dit : On en fait sortir une saillie de n'importe quelle taille et l'on puise, parfois il n'y a pas dix téfa'him de profondeur, et il transporte de la karmelit au domaine privé ! Il lui a dit : Nous tenons par tradition qu'un bateau ne circule pas dans moins de dix téfa'him d'eau. On objecte : Mais il a une proue relevée (qui peut passer au-dessus de hauts-fonds) ! Rav Safra a dit : Des sondeurs marchent devant lui et mesurent la profondeur à l'aide de perches.
- אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לְרַב חִיָּיא בַּר אָבִין: לְרַב חִסְדָּא וּלְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא דְּאָמְרִי עוֹשֶׂה מְקוֹם אַרְבָּעָה וּמְמַלֵּא, שׁוֹפְכִין דִּידֵיהּ הֵיכִי שָׁדֵי לְהוּ? וְכִי תֵּימָא דְּשָׁדֵי לְהוּ בְּאוֹתוֹ מָקוֹם — מְאִיסִי לֵיהּ. דְּשָׁדֵי לְהוּ אַדֻּפְנָא דִסְפִינָה. וְהָא אִיכָּא כֹּחוֹ! כֹּחוֹ בְּכַרְמְלִית לָא גְזַרוּ. וּמְנָא תֵּימְרָא? דְּתַנְיָא: סְפִינָה אֵין מְטַלְטְלִין לֹא מִתּוֹכָהּ לַיָּם וְלֹא מִן הַיָּם לְתוֹכָהּ,Rav Na'hman bar Yits'hak a dit à Rav 'Hiya bar Avin : Selon Rav 'Hisda et Rabba bar Rav Houna, qui disent : On fait un espace de quatre téfa'him et l'on puise, ses eaux usées, comment les rejette-t-il ? Et si tu dis qu'il les rejette à ce même endroit, l'eau qu'il y puisera ensuite le dégoûtera ! Il lui a répondu : Il les rejette sur la paroi du bateau, d'où elles s'écoulent à la mer. On objecte : Mais il y a sa force : c'est bien par son action qu'elles parviennent à la mer ! On répond : Concernant sa force (une action indirecte) dans une karmelit, ils n'ont pas décrété. Et d'où le dis-tu ? Car il a été enseigné dans une baraïta : Pour un bateau, on ne transporte ni de son intérieur à la mer, ni de la mer à son intérieur.
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