Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאַתְרוֹ בַּיהּ מַלְקוֹת, וְלָא אַתְרוֹ בַּיהּ קַטְלָא.Il s'agit d'un cas où ils l'ont avertie qu'elle encourait les coups de fouet, mais ne l'ont pas avertie qu'elle encourait la mort. Le tribunal la juge alors pour adultère et, si elle est reconnue coupable, elle reçoit les coups de fouet et non la peine de mort.
- וְקָמִיפַּלְגִי בִּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְרַבָּנַן, דִּתְנַן: מַכּוֹת בִּשְׁלֹשָׁה. מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אָמְרוּ: בְּעֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה.Et ils divergent sur le sujet de la machlokèt (divergence d'opinions) entre Rabbi Ichmaël et les Sages, car nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm) : celui qui encourt les coups de fouet est jugé par trois juges. Au nom de Rabbi Ichmaël, on a dit : il est jugé par vingt-trois juges. Rabbi Méïr admet donc que le cas du diffamateur soit jugé par trois juges, car il tient qu'un tribunal de trois peut infliger les coups de fouet ; l'opinion contraire tient que seul un tribunal de vingt-trois le peut, et exige donc ici vingt-trois juges.
- רָבִינָא אָמַר: כְּגוֹן שֶׁנִּמְצָא אֶחָד מִן הָעֵדִים קָרוֹב אוֹ פָּסוּל, וְקָמִיפַּלְגִי בִּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי, אַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא. דִּתְנַן: רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר, לֹא בָּא שְׁלִישִׁי אֶלָּא לְהַחְמִיר עָלָיו, לַעֲשׂוֹת דִּינוֹ כַּיּוֹצֵא בָּאֵלּוּ.Ravina a dit une autre explication : la Michna traite d'un cas où l'un des témoins s'est trouvé être un proche parent ou inapte, deux témoins valables restant cependant. Et Rabbi Méïr et les Sages divergent sur le sujet de la machlokèt entre Rabbi Yossé et Rabbi Yehouda HaNassi selon l'opinion de Rabbi Akiva. Car nous avons appris dans une Michna (Makkot 5b) : Rabbi Akiva dit : lorsque le verset énonce : « Sur la parole de deux témoins ou de trois témoins » (Deutéronome 17, 6), le troisième témoin n'est venu dans le verset que pour être plus sévère envers lui, pour rendre son jugement semblable à celui de ces deux autres. Si trois témoins sont convaincus de faux, le troisième, bien que son témoignage fût superflu, subit la même peine que ses compagnons.
- אִם כֵּן עָנַשׁ הַכָּתוּב אֶת הַנִּיטְפָּל לְעוֹבְרֵי עֲבֵירָה כְּעוֹבְרֵי עֲבֵירָה – עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה שֶׁיְּשַׁלֵּם שָׂכָר לַנִּיטְפָּל לְעוֹשֵׂה מִצְוָה כְּעוֹשֵׂה מִצְוָה.Rabbi Akiva tire la conséquence de cette halakha : si ainsi le verset a puni celui qui s'associe à ceux qui commettent une faute comme ceux qui commettent la faute eux-mêmes, à plus forte raison D.ieu accordera-t-Il la récompense à celui qui s'associe à celui qui accomplit une mitsva (commandement) comme à celui qui accomplit la mitsva lui-même, car la mesure du bien est toujours plus grande que celle du châtiment.
- וּמָה שְׁנַיִם, נִמְצָא אֶחָד מֵהֶן קָרוֹב אוֹ פָּסוּל – עֵדוּתָן בְּטֵלָה, אַף שְׁלֹשָׁה, נִמְצָא אֶחָד מֵהֶן קָרוֹב אוֹ פָּסוּל – עֵדוּתָן בְּטֵלָה. וּמִנַּיִין שֶׁאֲפִילּוּ מֵאָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עֵדִים״.Le verset enseigne aussi ceci : de même que dans le cas de deux témoins, si l'un d'eux se trouve être un proche parent ou inapte, leur témoignage est annulé, car le témoin restant ne peut témoigner seul, de même pour trois témoins, si l'un d'eux se trouve être un proche parent ou inapte, leur témoignage est annulé. Et d'où savons-nous qu'il en est ainsi même pour cent témoins ? Le verset dit : « témoins », sans limiter leur nombre.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? בְּדִינֵי נְפָשׁוֹת, אֲבָל בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת תִּתְקַיֵּים עֵדוּת בַּשְּׁאָר. רַבִּי אוֹמֵר: אֶחָד דִּינֵי מָמוֹנוֹת וְאֶחָד דִּינֵי נְפָשׁוֹת, וְאֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁהִתְרוּ בָּהֶן, אֲבָל בִּזְמַן שֶׁלֹּא הִתְרוּ בָּהֶן,Les Tannaïm ont discuté de la portée de l'opinion de Rabbi Akiva. Rabbi Yossé a dit : De quoi ces paroles sont-elles dites ? Que le témoignage entier est annulé, c'est dans les affaires capitales ; mais dans les affaires d'argent, le témoignage subsistera par les autres témoins. Rabbi Yehouda HaNassi dit : il en va de même tant pour les affaires d'argent que pour les affaires capitales. Et quand le témoignage est-il annulé ? Lorsqu'ils ont averti les fautifs, le proche ou l'inapte s'étant ainsi joints aux témoins ; mais lorsqu'ils ne les ont pas avertis, ils ne comptent pas comme témoins.
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