Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בֵּן סוֹרֵר וּמוֹרֶה, שֶׁרָצוּ אָבִיו וְאִמּוֹ לִמְחוֹל לוֹ – מוֹחֲלִין לוֹ.Le ben sorer oumoré (fils rebelle et dévoyé) dont le père et la mère ont voulu pardonner, on lui pardonne : ils peuvent lui pardonner.
- זָקֵן מַמְרֵא שֶׁרָצוּ בֵּית דִּינוֹ לִמְחוֹל לוֹ – מוֹחֲלִין לוֹ. וּכְשֶׁבָּאתִי אֵצֶל חֲבֵירַי שֶׁבַּדָּרוֹם, עַל שְׁנַיִם הוֹדוּ לִי, עַל זָקֵן מַמְרֵא לֹא הוֹדוּ לִי, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִרְבּוּ מַחְלוֹקוֹת בְּיִשְׂרָאֵל. תְּיוּבְתָּא.Le zaken mamré (sage rebelle) dont le tribunal a voulu pardonner, on lui pardonne. Et quand je suis venu chez mes collègues du Sud, ils m'ont donné raison sur deux de ces cas, mais sur le zaken mamré ils ne m'ont pas donné raison, afin que les divergences ne se multiplient pas en Israël. La raison invoquée appuie Rabbi Elazar : c'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rav Kahana.
- תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: מִתְּחִילָּה לֹא הָיוּ (מַרְבִּין) מַחְלוֹקוֹת בְּיִשְׂרָאֵל, אֶלָּא בֵּית דִּין שֶׁל שִׁבְעִים וְאֶחָד יוֹשְׁבִין בְּלִשְׁכַּת הַגָּזִית, וּשְׁנֵי בָּתֵּי דִינִין שֶׁל עֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה, אֶחָד יוֹשֵׁב עַל פֶּתַח הַר הַבַּיִת וְאֶחָד יוֹשֵׁב עַל פֶּתַח הָעֲזָרָה, וּשְׁאָר בָּתֵּי דִינִין שֶׁל עֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה יוֹשְׁבִין בְּכׇל עַיְירוֹת יִשְׂרָאֵל.Il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Yossé a dit : À l'origine, les divergences ne se multipliaient pas en Israël. Mais le tribunal de soixante et onze siégeait dans la salle de la pierre taillée, et deux tribunaux de vingt-trois, l'un siégeant à l'entrée du mont du Temple et l'autre à l'entrée du parvis ; et les autres tribunaux de vingt-trois siégeaient dans toutes les villes d'Israël.
- הוּצְרַךְ הַדָּבָר לִשְׁאוֹל, שׁוֹאֲלִין מִבֵּית דִּין שֶׁבְּעִירָן. אִם שָׁמְעוּ, אָמְרוּ לָהֶן. וְאִם לָאו, בָּאִין לָזֶה שֶׁסָּמוּךְ לְעִירָן. אִם שָׁמְעוּ, אָמְרוּ לָהֶם. וְאִם לָאו, בָּאִין לָזֶה שֶׁעַל פֶּתַח הַר הַבַּיִת. אִם שָׁמְעוּ, אָמְרוּ לָהֶם. וְאִם לָאו, בָּאִין לָזֶה שֶׁעַל פֶּתַח הָעֲזָרָה.Lorsqu'il fallait interroger sur une chose, on interrogeait le tribunal de sa ville. S'ils avaient entendu une tradition, ils le leur disaient. Sinon, ils venaient à celui qui était proche de leur ville. S'ils avaient entendu, ils le leur disaient. Sinon, ils venaient à celui de l'entrée du mont du Temple. S'ils avaient entendu, ils le leur disaient. Sinon, ils venaient à celui de l'entrée du parvis.
- וְאוֹמֵר: כָּךְ דָּרַשְׁתִּי וְכָךְ דָּרְשׁוּ חֲבֵירַי, כָּךְ לִמַּדְתִּי וְכָךְ לִמְּדוּ חֲבֵירַי. אִם שָׁמְעוּ, אָמְרוּ לָהֶם. וְאִם לָאו, אֵלּוּ וָאֵלּוּ בָּאִין לְלִשְׁכַּת הַגָּזִית, שֶׁשָּׁם יוֹשְׁבִין מִתָּמִיד שֶׁל שַׁחַר עַד תָּמִיד שֶׁל בֵּין הָעַרְבַּיִם.Et il disait : Voici comment j'ai interprété et voici comment mes collègues ont interprété ; voici comment j'ai enseigné et voici comment mes collègues ont enseigné. S'ils avaient entendu, ils le leur disaient. Sinon, les uns et les autres venaient à la salle de la pierre taillée, où l'on siégeait depuis le tamid (sacrifice perpétuel) du matin jusqu'au tamid de l'après-midi.
- וּבְשַׁבָּתוֹת וּבְיָמִים טוֹבִים, יוֹשְׁבִין בַּחֵיל. נִשְׁאֲלָה שְׁאֵלָה בִּפְנֵיהֶם, אִם שָׁמְעוּ – אָמְרוּ לָהֶם, וְאִם לָאו – עוֹמְדִין לַמִּנְיָן. רַבּוּ הַמְטַמְּאִים – טִמְּאוּ, רַבּוּ הַמְּטַהֲרִין – טִהֲרוּ.Et les Chabbatot et les jours de Yom Tov (fête), ils siégeaient sur le 'hel (le rempart du Temple). Lorsqu'une question était posée devant eux, s'ils avaient entendu, ils le leur disaient ; sinon, ils se levaient pour voter. Si ceux qui déclaraient tamé (impur) étaient les plus nombreux, ils déclaraient tamé ; si ceux qui déclaraient tahor (pur) étaient les plus nombreux, ils déclaraient tahor.
- מִשֶּׁרַבּוּ תַּלְמִידֵי שַׁמַּאי וְהִלֵּל שֶׁלֹּא שִׁמְּשׁוּ כׇּל צָרְכָּן, רַבּוּ מַחְלוֹקוֹת בְּיִשְׂרָאֵל וְנַעֲשֵׂית תּוֹרָה כִּשְׁתֵּי תוֹרוֹת.Depuis que se sont multipliés les disciples de Chammaï et de Hillel qui n'avaient pas servi leurs maîtres autant qu'il était nécessaire, les divergences se sont multipliées en Israël, et la Torah est devenue comme deux Torot.
- מִשָּׁם כּוֹתְבִין וְשׁוֹלְחִין בְּכׇל מְקוֹמוֹת: כׇּל מִי שֶׁהוּא חָכָם, וּשְׁפַל בֶּרֶךְ, וְדַעַת הַבְּרִיּוֹת נוֹחָה הֵימֶנּוּ – יְהֵא דַּיָּין בְּעִירוֹ. מִשָּׁם מַעֲלִין אוֹתוֹ לְהַר הַבַּיִת, מִשָּׁם לָעֲזָרָה, מִשָּׁם לְלִשְׁכַּת הַגָּזִית.De là, on écrivait et on envoyait dans tous les lieux : Quiconque est sage, humble, et dont l'esprit des gens est satisfait, qu'il soit juge dans sa ville. De là, on le fait monter au mont du Temple, de là au parvis, de là à la salle de la pierre taillée.
- שְׁלַחוּ מִתָּם: אֵיזֶהוּ בֶּן הָעוֹלָם הַבָּא? עַנְוְותָן וּשְׁפַל בֶּרֶךְ, שָׁיֵיף עָיֵיל שָׁיֵיף וְנָפֵיק, וְגָרֵיס בְּאוֹרָיְיתָא תְּדִירָא, וְלָא מַחְזֵיק טֵיבוּתָא לְנַפְשֵׁיהּ. יְהַבוּ בֵּיהּ רַבָּנַן עֵינַיְיהוּ בְּרַב עוּלָּא בַּר אַבָּא.On a envoyé de là-bas (de la terre d'Israël) : Qui est promis au monde à venir ? Celui qui est modeste et humble, qui entre courbé et sort courbé, qui étudie la Torah constamment et ne s'attribue pas de mérite. Les Sages ont posé leurs yeux sur Rav Oulla bar Abba.
- חָזַר לְעִירוֹ וְשָׁנָה. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁיַּעֲשֶׂה כְּהוֹרָאָתוֹ, אוֹ שֶׁיּוֹרֶה לַאֲחֵרִים וְיַעֲשׂוּ כְּהוֹרָאָתוֹ.S'il est retourné dans sa ville et a enseigné comme auparavant, il est exempt. Nos Maîtres ont enseigné : Il n'est passible que s'il agit selon son enseignement, ou s'il enseigne à d'autres et qu'ils agissent selon son enseignement.
- בִּשְׁלָמָא יוֹרֶה לַאֲחֵרִים וְיַעֲשׂוּ כְּהוֹרָאָתוֹ – מֵעִיקָּרָא לָאו בַּר קְטָלָא הוּא, וְהַשְׁתָּא בַּר קְטָלָא הוּא. אֶלָּא שֶׁיַּעֲשֶׂה כְּהוֹרָאָתוֹ? מֵעִיקָּרָא נָמֵי בַּר קְטָלָא הוּא! הָתִינַח הֵיכָא דְּאוֹרִי בְּחֵלֶב וָדָם, דְּמֵעִיקָּרָא לָאו בַּר קְטָלָא הוּא וְהַשְׁתָּא בַּר קְטָלָא הוּא. אֶלָּא הֵיכָא דְּאוֹרִי בְּחַיָּיבֵי מִיתוֹת בֵּית דִּין, מֵעִיקָּרָא נָמֵי בַּר קְטָלָא הוּא!Certes, s'il enseigne à d'autres et qu'ils agissent selon son enseignement, on comprend : au départ il n'est pas passible de mort, et maintenant il est passible de mort. Mais s'il agit selon son enseignement ? Au départ aussi il est passible de mort ! Cela se comprend lorsqu'il a enseigné sur le 'helev (graisse interdite) et le sang : au départ il n'est pas passible de mort, mais de karet (retranchement), et maintenant il est passible de mort. Mais lorsqu'il a enseigné sur les transgressions passibles de mort par le tribunal, au départ aussi il est passible de mort !
- מֵעִיקָּרָא – בָּעֵי הַתְרָאָה, הַשְׁתָּא – לָא בָּעֵי הַתְרָאָה.Au départ, il faut un avertissement ; maintenant, il ne faut pas d'avertissement.
- מֵסִית, דְּלָא בָּעֵי הַתְרָאָה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? מֵעִיקָּרָא, אִי אָמַר טַעְמָא – מְקַבְּלִינַן מִינֵּיהּ. הַשְׁתָּא, אִי אָמַר טַעְמָא – לָא מְקַבְּלִינַן מִינֵּיהּ.Le messit (celui qui incite à l'idolâtrie), qui n'a pas besoin d'avertissement, que peut-on dire ? Au départ, s'il donne une raison, nous l'acceptons de lui. Maintenant, s'il donne une raison, nous ne l'acceptons pas de lui.
- מַתְנִי׳ חוֹמֶר בְּדִבְרֵי סוֹפְרִים מִבְּדִבְרֵי תוֹרָה. הָאוֹמֵר: ״אֵין תְּפִילִּין״, כְּדֵי לַעֲבוֹר עַל דִּבְרֵי תוֹרָה – פָּטוּר. ״חָמֵשׁ טוֹטָפוֹת״, לְהוֹסִיף עַל דִּבְרֵי סוֹפְרִים – חַיָּיב.Michna. Il y a plus de rigueur pour les paroles des Scribes que pour les paroles de la Torah. Celui qui dit : « Il n'y a pas de tefilin », pour transgresser les paroles de la Torah, est patour (exempt). S'il dit : « Cinq totafot (compartiments) », pour ajouter aux paroles des Scribes, il est 'hayav (passible).
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל דָּבָר שֶׁעִיקָּרוֹ מִדִּבְרֵי תוֹרָה וּפֵירוּשׁוֹ מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים, וְיֵשׁ בּוֹ לְהוֹסִיף, וְאִם הוֹסִיף גּוֹרֵעַ. וְאֵין לָנוּ אֶלָּא תְּפִילִּין, אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה.Guemara. Rabbi Elazar a dit au nom de Rabbi Ochaya : Il n'est passible que pour une chose dont le fondement vient des paroles de la Torah et dont l'explication vient des paroles des Scribes, à laquelle il est possible d'ajouter, et si l'on ajoute, on retranche. Et nous n'avons que les tefilin, selon Rabbi Yehouda.
- וְהָאִיכָּא לוּלָב, דְּעִיקָּרוֹ מִדִּבְרֵי תוֹרָה וּפֵירוּשׁוֹ מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים, וְיֵשׁ בּוֹ לְהוֹסִיף, וְאִם הוֹסִיף – גּוֹרֵעַ?Mais voici qu'il y a le loulav, dont le fondement vient des paroles de la Torah et dont l'explication vient des paroles des Scribes, à laquelle il est possible d'ajouter, et si l'on ajoute, on retranche ?
- בְּלוּלָב, מַאי סְבִירָא לַן? אִי סְבִירָא לַן דְּלוּלָב אֵין צָרִיךְ אֶגֶד, הַאי לְחוֹדֵיהּ קָאֵי וְהַאי לְחוֹדֵיהּ קָאֵי. וְאִי סְבִירָא לַן דְּצָרִיךְ אֶגֶד, גָּרוּעַ וְעוֹמֵד הוּא.Pour le loulav, que pensons-nous ? Si nous pensons que le loulav n'a pas besoin de lien, celui-ci se tient à part et celui-là se tient à part, et l'ajout ne gâte rien. Et si nous pensons qu'il a besoin de lien, il est retranché dès le départ : l'ajout ne vient pas invalider un objet déjà valable.
- וְהָאִיכָּא צִיצִית, דְּעִיקָּרוֹ מִדִּבְרֵי תוֹרָה וּפֵירוּשׁוֹ מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים, וְיֵשׁ בּוֹ לְהוֹסִיף, וְאִם הוֹסִיף – גּוֹרֵעַ?Mais voici qu'il y a les tsitsit, dont le fondement vient des paroles de la Torah et dont l'explication vient des paroles des Scribes, auxquels il est possible d'ajouter, et si l'on ajoute, on retranche ?
- בְּצִיצִית, מַאי סְבִירָא לַן? אִי סְבִירָא לַן דְּקֶשֶׁר הָעֶלְיוֹן לָאו דְּאוֹרָיְיתָא, הַאי לְחוֹדֵיהּ קָאֵי וְהַאי לְחוֹדֵיהּ קָאֵי. וְאִי סְבִירָא לַןPour les tsitsit, que pensons-nous ? Si nous pensons que le nœud supérieur n'est pas de la Torah, celui-ci se tient à part et celui-là se tient à part. Et si nous pensons
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