Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּמוּפְלָא שֶׁבְּבֵית דִּין הַכָּתוּב מְדַבֵּר. ״מִמְּךָ״ – זֶה יוֹעֵץ, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״מִמֵּךְ יָצָא חֹשֵׁב עַל ה׳ רָעָה יֹעֵץ בְּלִיַּעַל״. ״דָּבָר״ – זוֹ הֲלָכָה. ״לַמִּשְׁפָּט״ – זֶה הַדִּין.C'est du plus éminent (moufla) du tribunal que le verset parle : un juge ordonné et expert. « De toi » (mimekha) – c'est le conseiller, celui qu'on consulte pour les affaires importantes comme l'intercalation de l'année. Et de même il est dit : « De toi (mimekh) est sorti celui qui a médité le mal contre Hachem, un conseiller de méchanceté » (Na'houm 1, 11). « Une chose » – c'est la halakha (loi) transmise à Moché au Sinaï. « En jugement » (lamichpat) – c'est le din, la règle établie par déduction herméneutique.
- ״בֵּין דָּם לְדָם״ – בֵּין דַּם נִדָּה, דַּם לֵידָה, דַּם זִיבָה. ״בֵּין דִּין לְדִין״ – בֵּין דִּינֵי נְפָשׁוֹת, דִּינֵי מָמוֹנוֹת, דִּינֵי מַכּוֹת. ״בֵּין נֶגַע לָנֶגַע״ – בֵּין נִגְעֵי אָדָם, נִגְעֵי בָתִּים, נִגְעֵי בְגָדִים.« Entre sang et sang » : c'est-à-dire savoir distinguer entre le sang de nida (femme menstruée), le sang d'accouchement et le sang de ziva (écoulement anormal). « Entre cause et cause » – entre les procès capitaux, les procès d'argent et les procès de flagellation. « Entre plaie et plaie » – entre les plaies de tsaraat de l'homme, les plaies des maisons et les plaies des vêtements.
- ״דִּבְרֵי״ – אֵלּוּ הַחֲרָמִים, וְהָעֲרָכִין, וְהַהֶקְדֵּשׁוֹת. ״רִיבֹת״ – זוֹ הַשְׁקָאַת סוֹטָה, וַעֲרִיפַת עֶגְלָה, וְטׇהֳרַת מְצוֹרָע. ״בִּשְׁעָרֶיךָ״ – זוֹ לֶקֶט, שִׁכְחָה, וּפֵאָה.« Paroles de » (divrei) – ce sont les consécrations d'anathème ('haramim), les estimations (arakhin) et les consécrations au Temple, qui prennent toutes effet par la parole. « Querelles » – c'est le fait de faire boire la sota (femme soupçonnée d'adultère), qui découle d'une querelle entre époux, la nuque brisée de la génisse, qui découle d'un meurtre non élucidé, et la purification du metsora (atteint de tsaraat), frappé pour médisance. « Dans tes portes » – c'est le léket (glanures), la chik'ha (gerbes oubliées) et la péa (coin du champ), dons que les pauvres mangent aux portes de la ville.
- ״וְקַמְתָּ״ – מִבֵּית דִּין. ״וְעָלִיתָ״ – מְלַמֵּד שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ גָּבוֹהַּ מֵאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, וְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל גָּבוֹהַּ מִכׇּל הָאֲרָצוֹת. ״אֶל הַמָּקוֹם״ – מְלַמֵּד שֶׁהַמָּקוֹם גּוֹרֵם.« Tu te lèveras » – du tribunal où tu sièges. « Et tu monteras » – cela enseigne que le Temple est plus élevé que le reste de la terre d'Israël, et que la terre d'Israël est plus élevée que tous les autres pays. « Vers le lieu » – cela enseigne que le lieu est déterminant : c'est le lieu choisi par D.ieu pour le Sanhédrin qui donne à ses décisions leur autorité, et le zaken mamré (sage rebelle) n'est passible que s'il s'oppose à elles.
- בִּשְׁלָמָא בֵּית הַמִּקְדָּשׁ גָּבוֹהַּ מֵאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, דִּכְתִיב: ״וְעָלִיתָ״. אֶלָּא אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל גָּבוֹהַּ מִכׇּל הָאֲרָצוֹת מְנָא לֵיהּ? דִּכְתִיב: ״לָכֵן הִנֵּה יָמִים בָּאִים נְאֻם ה׳ לֹא יֵאָמֵר חַי ה׳ אֲשֶׁר הֶעֱלָה אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם. כִּי אִם חַי ה׳ אֲשֶׁר הֶעֱלָה וַאֲשֶׁר הֵבִיא אֶת זֶרַע בֵּית יִשְׂרָאֵל מֵאֶרֶץ צָפֹנָה וּמִכֹּל הָאֲרָצוֹת אֲשֶׁר הִדַּחְתִּים שָׁם וְיָשְׁבוּ עַל אַדְמָתָם״.La Guemara demande : Certes, que le Temple soit plus élevé que le reste de la terre d'Israël se comprend, comme il est écrit : « Et tu monteras ». Mais que la terre d'Israël soit plus élevée que tous les autres pays, d'où le Tanna le sait-il ? La Guemara répond : Comme il est écrit : « C'est pourquoi, voici, des jours viennent – parole de Hachem – où l'on ne dira plus : Par la vie de Hachem qui a fait monter les Bnei Israël du pays d'Égypte, mais : Par la vie de Hachem qui a fait monter et qui a ramené la descendance de la maison d'Israël du pays du nord et de tous les pays où Je les avais dispersés, et ils habiteront sur leur terre » (Jérémie 23, 7-8). Venir des autres pays vers la terre d'Israël est donc appelé une montée.
- תָּנוּ רַבָּנַן: זָקֵן מַמְרֵא אֵינוֹ חַיָּיב אֶלָּא עַל דָּבָר שֶׁזְּדוֹנוֹ כָּרֵת וְשִׁגְגָתוֹ חַטָּאת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַל דָּבָר שֶׁעִיקָּרוֹ מִדִּבְרֵי תוֹרָה וּפֵירוּשׁוֹ מִדִּבְרֵי סוֹפְרִים. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֲפִילּוּ דִּקְדּוּק אֶחָד מִדִּקְִדּוּקֵי סוֹפְרִים.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Le zaken mamré n'est passible que pour une chose dont la transgression volontaire entraîne le karet (retranchement) et dont la transgression involontaire entraîne un 'hatat (sacrifice expiatoire). Telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : Il est passible pour une chose dont le fondement vient des paroles de la Torah et dont l'explication vient des paroles des Scribes (sofrim, les Sages). Rabbi Chimon dit : Même pour un seul détail parmi les détails des Scribes, il est passible.
- מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר? גָּמַר ״דָּבָר״ ״דָּבָר״. כְּתִיב הָכָא: ״כִּי יִפָּלֵא מִמְּךָ דָבָר לַמִּשְׁפָּט״, וּכְתִיב הָתָם: ״וְנֶעְלַם דָּבָר מֵעֵינֵי הַקָּהָל״. מָה לְהַלָּן דָּבָר שֶׁחַיָּיב עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת, אַף כָּאן דָּבָר שֶׁחַיָּיב עַל זְדוֹנוֹ כָּרֵת וְעַל שִׁגְגָתוֹ חַטָּאת.Quelle est la raison de Rabbi Méïr ? Il apprend par analogie (guezéra chava) le mot « chose » ici du mot « chose » là-bas. Il est écrit ici : « Si une chose t'est trop difficile en jugement » (Deutéronome 17, 8), et il est écrit là-bas : « Et une chose est cachée aux yeux de l'assemblée » (Lévitique 4, 13). De même que là-bas, il s'agit d'une chose pour laquelle on est passible de karet si elle est volontaire et d'un 'hatat si elle est involontaire, de même ici, il s'agit d'une chose pour laquelle on est passible de karet si elle est volontaire et d'un 'hatat si elle est involontaire.
- וְרַבִּי יְהוּדָה: ״עַל פִּי הַתּוֹרָה אֲשֶׁר יוֹרוּךָ״ – עַד דְּאִיכָּא ״תּוֹרָה״ וְ״יוֹרוּךָ״.Et Rabbi Yehouda ? Sa raison est le verset : « Selon la Torah qu'ils t'enseigneront » (Deutéronome 17, 11) : on n'est passible que lorsqu'il y a à la fois « la Torah » et « ils t'enseigneront », c'est-à-dire un fondement écrit et une interprétation des Sages.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן: ״אֲשֶׁר יַגִּידוּ לְךָ מִן הַמָּקוֹם הַהוּא״ – אֲפִילּוּ כֹּל דְּהוּ.Et Rabbi Chimon ? Sa raison est le verset : « Ce qu'ils te diront, de ce lieu-là » (Deutéronome 17, 10) : il est passible même pour la moindre chose.
- אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בַּר חִינָּנָא לְרָבָא: תַּרְגְּמַהּ לִי לְהָא מַתְנִיתָא אַלִּיבָּא דְּרַבִּי מֵאִיר. אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב פָּפָּא: פּוֹק תַּרְגְּמַהּ לֵיהּ.Rav Houna bar 'Hinana a dit à Rava : Explique-moi cette baraïta (qui énumère les domaines du verset) selon Rabbi Méïr, pour qui il faut une chose passible de karet ou d'un 'hatat. Rava a dit à Rav Pappa : Sors et explique-la-lui.
- ״כִּי יִפָּלֵא״ – בְּמוּפְלָא שֶׁבְּבֵית דִּין הַכָּתוּב מְדַבֵּר. ״מִמְּךָ״ – זֶה יוֹעֵץ, שֶׁיּוֹדֵעַ לְעַבֵּר שָׁנִים וְלִקְבּוֹעַ חֳדָשִׁים. כְּדִתְנַן: הֵן הֵעִידוּ שֶׁמְּעַבְּרִים אֶת הַשָּׁנָה כׇּל אֲדָר, שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים עַד הַפּוּרִים.Rav Pappa lui a dit : « Si une chose est trop difficile » (ki yipalé) – c'est du plus éminent du tribunal que le verset parle. « De toi » – c'est le conseiller, qui sait intercaler les années et fixer les mois. Comment cela touche-t-il au karet ? Comme nous avons appris (dans une Michna, Édouyot 7, 7) : Ils ont témoigné (Rabbi Yehochoua et Rabbi Pappias) qu'on intercale l'année pendant tout le mois d'Adar, alors qu'on disait qu'on ne le peut que jusqu'à Pourim.
- דְּאִי לְהַאי גִּיסָא, קָא שָׁרֵי חָמֵץ בְּפֶסַח. וְאִי לְהַאי גִּיסָא, קָא שָׁרֵי חָמֵץ בְּפֶסַח.Une décision contraire peut mener au karet : car si le désaccord va dans ce sens (le tribunal a intercalé et lui dit que l'année n'est pas intercalée), il permet le 'hamets (levain) à Pessa'h du calendrier du tribunal. Et si le désaccord va dans l'autre sens (le tribunal n'a pas intercalé et lui dit que l'année l'est), il permet également le 'hamets à Pessa'h.
- דָּבָר זֶה – הֲלָכָה. זוֹ הִלְכַת אַחַד עָשָׂר. דְּאִיתְּמַר: עֲשִׂירִי, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: עֲשִׂירִי כִּתְשִׁיעִי, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר: עֲשִׂירִי כְּאַחַד עָשָׂר.« Cette chose » – c'est la halakha transmise à Moché au Sinaï : c'est la halakha des onze jours qui séparent une période de nida de la suivante. Comme il a été dit (par les Amoraïm) au sujet de la femme qui voit du sang au dixième de ces jours : Rabbi Yo'hanan a dit : Le dixième est comme le neuvième. Et Rabbi Chimon ben Lakich a dit : Le dixième est comme le onzième.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר, עֲשִׂירִי כִּתְשִׁיעִי: מָה תְּשִׁיעִי בָּעֵי שִׁימּוּר – אַף עֲשִׂירִי בָּעֵי שִׁימּוּר.Rabbi Yo'hanan a dit : Le dixième est comme le neuvième : de même que le neuvième requiert une garde (chimour : un jour pur à observer après l'écoulement avant de s'immerger), de même le dixième requiert une garde le onzième jour.
- רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר, עֲשִׂירִי כְּאַחַד עָשָׂר: מָה אַחַד עָשָׂר לֹא בָּעֵי שִׁימּוּר – אַף עֲשִׂירִי לָא בָּעֵי שִׁימּוּר.Rech Lakich a dit : Le dixième est comme le onzième : de même que le onzième ne requiert pas de garde, de même le dixième ne requiert pas de garde. Si le tribunal suit l'un et le zaken mamré l'autre, la divergence touche à une union passible de karet.
- ״מִשְׁפָּט״ – זֶה הַדִּין.« En jugement » – c'est le din, la règle établie par déduction herméneutique :
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